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| Edition
spéciale du Bulletin d'information électronique du Secteur de
l'éducation de l'UNESCO |
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no 11
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Sommaire
(23 novembre 2000)
- La
clé du succès : l'intégration des efforts de l'EPT dans
les cadres généraux du développement
- Mobilisation
du soutien financier international pour l'éducation de base
- De
meilleures données pour une meilleure éducation
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La
clé du succès : l'intégration des efforts d'EPT dans les cadres
généraux du développement
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C'est en intégrant les plans d'action nationaux pour l'Education
pour tous (EPT) dans les cadres généraux du développement qu'on
réalisera les objectifs fixés par le Cadre d'action de Dakar.
En cette deuxième journée de la réunion du Groupe de travail
sur l'EPT, les participants à une session portant sur l'association
des plans pour l'EPT aux stratégies sectorielles et aux objectifs
du développement ont reconnu la nécessité d'intégrer l'éducation
dans le cadre des grandes initiatives du développement. «Le
cadre stratégique est notre dernière chance», s'est exclamé
un participant. |
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Maris O'Rourke, de la Banque mondiale, a présenté une stratégie
pour l'EPT au nom du PNUD, de l'UNICEF et de sa propre organisation.
Celle-ci vise à intégrer les efforts d'EPT dans les cadres et
initiatives existants, tels que les documents de stratégie pour
la réduction de la pauvreté (PRSP), l'initiative Pays pauvres
très endettés (PPTE) et le Cadre de développement intégré. Ceci
suppose l'élaboration d'un cadre stratégique transsectoriel
et de stratégies de communication, le partage des meilleures
pratiques, le montage de transactions financières, un meilleur
usage des ressources, le renforcement des capacités et la promotion
d'une utilisation adéquate des remises de la dette. |
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Mme O'Rourke a expliqué que si la communauté internationale
voulait progresser sans attendre dans cette direction, il conviendrait
de s'entendre sur une série de principes, tels que les critères
de participation des pays et la définition précise des plans
nationaux. Il faudrait également s'entendre sur la mobilisation
des ressources et la question de l'évaluation et du suivi. |
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Le débat qui suivait portait sur des questions telles que la
nécessité de faire participer la société civile aux efforts
pour l'EPT et l'importance, pour les pays, qu'ils aient un sentiment
de propriété de leur initiative. A cet égard, «nous avons tendance,»
fait remarquer le français Jean-Bernard Thiant, «à répondre
aux désirs des bailleurs au détriment des pays». L'indien Anil
Bordia a appelé des organisations telles que l'UNESCO, l'UNICEF
et le PNUD à aider les pays à négocier de meilleurs accords
avec les organismes d'aide. |
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Le représentant du G-8, Seiji Kojima, a expliqué que les dirigeants
de ces huit pays accordaient une grande importance au degré
d'appropriation, dans la mesure où, précisa-t-il, «sans le soutien
de la société civile, nous avons moins de chances de réussir.»
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Plusieurs participants ont jugé important que les plans d'action
nationaux pour l'EPT reconnaissent les raisons des échecs essuyés
dans la poursuite de leurs objectifs éducatifs, d'abord pour
aider les pays eux-mêmes, et ensuite, pour que les agences de
développement soient mieux à même de leur venir en aide. Sheldon
Shaeffer, de l'UNICEF, a ajouté que les plans nationaux devraient,
selon lui, faire état de coûts chiffrés, fixer des stratégies
à durée déterminée afin d'éviter toute inégalité et être reliés
à d'autres secteurs |
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L'élaboration des plans d'action nationaux, compte tenu du vaste
processus de consultation qu'elle implique, pourrait se révéler
également une occasion de réfléchir à la finalité de l'éducation,
d'imaginer stratégies et approches nouvelles et d'aborder la
question des valeurs. |
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La réunion du Groupe de travail, qui s'achève demain vendredi,
est organisée six mois presque jour pour jour après le Forum
mondial sur l'éducation (Dakar, Sénégal, 26-28 April 2000) et
réunit des acteurs clés du mouvement de l'Education pour tous,
dont des représentants de gouvernements, d'entités régionales,
d'organismes d'aide bilatéraux et multilatéraux et d'organisations
non gouvernementales. On attend de cette réunion qu'elle stimule
le processus de l'Education pour tous au sein des organisations
représentées et contribue à l'établissement de l'ordre du jour
du Groupe informel de haut niveau qui doit être convoqué par
le Directeur général de l'UNESCO en avril 2001. |
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Mobilisation
du soutien financier international pour l'éducation de base
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Si la responsabilité du financement de l'éducation incombe,
pour sa plus grande part, aux gouvernements nationaux, la communauté
internationale a un immense rôle à jouer, en tant que soutien
et catalyseur, dans la réalisation de l'Education pour tous.
C'est une des principales conclusions de la session consacrée
à la mobilisation du soutien financier international pour l'éducation
de base, dans le cadre de l'initiative mondiale pour l'EPT prévue
par le Cadre d'action de Dakar. |
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«Les ressources internationales sont rares et très recherchées,»
a reconnu Lene Buchert de l'UNESCO, qui présentait un projet
intitulé Coopération des partenaires du développement au soutien
à l'Education pour tous : logique et stratégies. «La communauté
internationale doit faire preuve de créativité en mobilisant
les ressources et agir avec plus de promptitude que par le passé,»
a-t-elle souligné. Ce document de l'UNESCO est l'un des volets
de l'initiative mondiale qui, selon Mme Buchert, n'est pas uniquement
d'ordre financier, mais fournit un cadre fixant des modalités
de coopération à tous les niveaux et appuyant le rôle directeur
des gouvernements |
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Le document trace cinq grandes lignes d'action : renforcer le
financement externe de l'éducation, améliorer la prévisibilité
des flux de l'aide extérieure, obtenir l'allègement et/ou l'annulation
de la dette pour lutter contre la pauvreté et soutenir l'éducation
de base, assurer une coordination plus efficace des donateurs
et développer les approches sectorielles. |
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Mme Buchert a évoqué le fléchissement de l'aide internationale
au développement au cours des années 1990, et la récente recommandation
faite aux organismes bilatéraux par le Directeur général de
l'UNESCO, les encourageant à doubler le montant de leur soutien
à l'éducation de façon à atteindre un total de 7 milliards de
dollars EU en 2005, 10,5 milliards de dollars EU en 2010 et
14 milliards de dollars EU en 2015. «Mais cela n'est qu'un complément
à ce que les pays doivent investir eux-mêmes dans l'éducation,»
a précisé Mme Buchert. Le financement extérieur ne représente
actuellement que 3 % des dépenses éducatives des pays en développement
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Parmi les thèmes récurrents du débat qui a suivi figuraient
le manque de cadres et de stratégies globaux de l'éducation
dans de nombreux pays, la nécessité d'assurer la coordination
et le suivi et de considérer certains risques à prendre, ainsi
que des questions, entre autres, de responsabilité et de transparence |
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«Il faudra d'abord s'entendre sur un certain nombre de points,
si l'on veut faire avancer cette question du financement», a
remarqué José-Javier Paniagua de la Commission Européenne, précisant
que l'éducation était désormais une des priorités financières
de la Commission. |
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Steve Packer, du Département of International Development du
Royaume-Uni, estime indispensable d'adopter un point de vue
plus global sur les systèmes financiers. «Le Cadre d'action
de Dakar s'intéresse beaucoup au financement extérieur,» a-t-il
noté, «alors que de nombreux pays ont besoin de redistribuer
les ressources au sein du budget national et au sein même du
budget de l'éducation.» |
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Gabriel Bayemi, de la Banque africaine de développement, a soulevé
quant à lui la question de l'usage efficace des ressources et
d'une meilleure coordination de l'aide. Il a indiqué que si,
par le passé, la Banque africaine ne comptait qu'un seul et
unique client (le gouvernement), elle demandait aujourd'hui
aux pays de consulter le société civile et d'autres groupes,
avant toute présentation de nouveaux plans. |
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Marion Molteno, de Save the Children, a rappelé aux participants
qu'il était essentiel de vérifier que les ressources extérieures
parviennent bien en bonne main : «Nous devons savoir comment
l'argent est réparti dans les pays. Les sommes versées correspondent-elles
aux attentes aux différents niveaux ?», s'est-elle interrogée.
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Dans leur exposé d'hier, les représentants des ONG réunies sous
la bannière de la Campagne mondiale pour l'éducation ont remis
aux participants un document présentant les grandes lignes d'une
initiative mondiale dont l'élément clé serait l'information,
non le contrôle des fonds, comme proposé antérieurement par
la Campagne. Parmi les activités préconisées figurent l'établissement
d'un inventaire ou d'un registre chargé de comptabiliser les
progrès réalisés au plan national dans la mise en œuvre d'un
plan viable et participatif d'EPT, ainsi que l'identification
des manques de ressources et des mécanismes de soutien extérieur
existants et potentiels. |
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| De meilleures
données pour une meilleure éducation |
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Le suivi des objectifs et des cibles de l'Education pour tous
était le thème de la session à laquelle étaient conviés les
participants cet après-midi. Une présentation du nouvel Observatoire
de l'EPT, basé à l'Institut de statistique de l'UNESCO (ISU),
fut offerte par Denise Lievesley, son Directeur. Si la nécessité
d'un suivi régulier de l'éducation suscite l'assentiment général,
a-t-elle expliqué, l'exercice du Bilan de l'EPT à l'an 2000
a amplement démontré que les évaluations ne peuvent être conduites
à la va-vite, mais qu'elles doivent s'appuyer sur un système
de rapports réguliers. |
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L'Observatoire de l'EPT a pour objectifs de recueillir, analyser
et disséminer de manière régulière les informations pertinentes
dont ont besoin l'ensemble des usagers – pays, régions et toute
entité s'intéressant au suivi international – et de contribuer
à la construction de systèmes statistiques nationaux durables
pour ce faire. Les exercices d'évaluation visent à aider les
gouvernements à élaborer, réviser et infléchir leurs politiques
pour que leurs objectifs d'EPT soient atteints dans les meilleurs
délais. Ils constituent également un instrument de suivi international |
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Dans la foulée du Forum de Dakar, la première étape consiste
à évaluer les indicateurs existants, non seulement d'un point
de vue statistique, mais aussi dans l'optique de leur pertinence
politique. L'Institut, a expliqué Mme Lievesley, est dépendant
des experts de l'éducation lorsqu'il s'agit de mesurer la pertinence
politique des indicateurs. Dans l'intervalle, et pour qu'on
dispose en l'an 2000 d'un repère solide, il s'est efforcé de
prévoir une partie des besoins futurs et de minimiser les écarts
entre données en intégrant un nombre restreint de nouveaux facteurs
dans l'exercice intitulé «Enquête 2000». |
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Une autre difficulté pour l'Institut consiste à trouver un juste
équilibre entre la collecte de données de base touchant l'ensemble
des pays, et de sous-ensembles statistiques intéressant des
régions ou pays individuels présentant des caractéristiques
similaires. Un autre objectif est l'élaboration d'une stratégie
à des fins politiques et d'un système d'alerte précoce visant
à aider les pays dont le retard devient trop marqué. |
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L'ISU n'est pas le seul organisme producteur de statistiques,
et Mme Lievesley a cordialement invité les organisations mieux
placées dans certains domaines à s'associer à la collecte des
données. «Notre porte est ouverte aux partenariats et aux organismes
désireux de travailler dans ce domaine,» a-t-elle précisé, ajoutant
que la coopération financière était essentielle si l'Institut
voulait remplir pleinement son mandat. La présidente de séance,
Emily Vargas-Baron, de l'USAID, se fit l'écho de cet appel à
tous les participants présents pour qu'ils apportent leur entière
collaboration à l'entreprise. |
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Sheldon Shaeffer, de l'UNICEF, a souligné qu'il fallait privilégier
la collecte de données désagrégées, expliquant que c'était un
des atouts du Bilan de l'EPT à l'an 2000, qui avait consenti
à des efforts particuliers dans ce domaine. |
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Plusieurs participants ont mis l'accent sur la difficulté de
comparer les données au plan international, dans la mesure où
les systèmes éducatifs ne sont pas unifiés. D'autres s'interrogèrent
sur le public visé, remarquant que les statistiques s'adressent
d'abord à une élite. On a suggéré d'éviter la production de
données trop complexes, que les pays sont incapables d'utiliser.
Richard Sack,de l'Association pour le développement de l'éducation
en Afrique (ADEA), a demandé que les statistiques sortent du
domaine réservé des experts pour être mises à la portée de tous.
Il a appelé tout particulièrement à l'élaboration pour les médias
de données plus «conviviales». |
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| Contact:
Anne Muller (a.muller@unesco.org) |
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