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| GRANDES
LIGNES DU PLAN D'ACTION PROVISOIRE POUR LE SUIVI DE LA CONFERENCE
DE DAKAR |
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1. L'UNESCO, dont le mandat de chef de file au sein du mouvement
en faveur de l'Education pour tous (EPT) a été réaffirmé lors
de la Conférence de Dakar qui s'est tenue au mois d'avril
dernier, a entrepris de réfléchir sur les modalités concrètes
de mise en œuvre du Cadre d'Action adopté à l'issue des débats
de cette réunion et a mené de larges consultations dans ce
but. Ce document constitue un résumé des résultats de cette
réflexion.
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2.
Lors de la mise en place des mécanismes de suivi de Dakar, l'UNESCO
souhaiterait tirer des enseignements du passé en : |
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a.
faisant en sorte que les pays en développement, qui doivent
être considérés comme les acteurs principaux de la scène
éducative internationale, jouent un rôle moteur dans la
mise en œuvre du Cadre d'action de Dakar, et qu'ils soient,
par conséquent, mieux représentés au niveau du pilotage
de l'ensemble du processus ;
b. établissant
des relations constructives avec toutes les agences bilatérales
qui ont manifesté leur volonté de soutenir activement les
divers programmes et projets visant à progresser vers l'objectif
d'une éducation de qualité pour tous ;
c. élargissant
le champ de la coopération au niveau international, en impliquant
dans le suivi de la Conférence non seulement les quatre
partenaires officiels de l'UNESCO du mouvement de l'Education
Pour Tous, à savoir la Banque Mondiale, le FNUAP, le PNUD
et l'UNICEF, mais aussi d'autres agences multilatérales,
comme la FAO, l'OIT et l'OMS, sans l'aide desquelles l'Organisation
ne pourra pas faire face au défi qui lui a été lancé à Dakar
;
d.
veillant à ce que l'ensemble des Etats Membres de l'UNESCO
soient plus étroitement associés au suivi de la Conférence
; les discussions se sont déjà engagées à ce propos avec
les 58 pays du Conseil exécutif de l'UNESCO qui se sont
réunis au mois de mai dernier ;
e.
redéfinissant ses relations avec la communauté des ONG,
qui devrait disposer de représentants reflétant sa diversité,
et qui devrait également être à l'avenir plus étroitement
associée au suivi de la Conférence de Dakar.
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3. Dans le cadre du suivi de Dakar, l'UNESCO devrait jouer
un rôle clé pour aider à coordonner des politiques de planification
globales, approfondies et continues aux activités des donateurs
(elles-mêmes coordonnées entre elles), et ce, à tous les niveaux
(national, régional et international). Ceci se fera sur la
base des forces de la Banque mondiale, du PNUD, de l'UNICEF,
et des donateurs bilatéraux qui travaillent dans ce domaine.
C'est pourquoi, l'UNESCO entend lancer, avec ses partenaires,
diverses initiatives, à la fois au niveau international, régional
et national, parmi lesquelles on peut citer :
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3.1. Au niveau national : des actions permettant d'appuyer
concrètement les pays dans la préparation et la mise en œuvre
de leurs plans d'action nationaux, en concertation avec toutes
les agences déjà présentes sur le terrain (Banque Mondiale,
PNUD, UNICEF, etc.), comme :
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a.
la préparation et la mise à la disposition des Etats d'un
guide visant à les aider à se mettre au travail, et, notamment,
à établir ou améliorer des Comités de coordination nationale
de l'éducation pour tous : ce guide devrait plaider en faveur
d'un processus global hautement participatif au niveau national,
bien intégré aux plans préexistants. Une première version
de ce document est en cours de préparation par l'UNESCO,
sur la base de l'expérience acquise lors de la préparation
du Forum de Dakar ; il sera soumis pour commentaires à différents
partenaires ; ce guide sera ensuite traduit et largement
diffusé à tous les partenaires nationaux concernés - gouvernements
et société civile - par le biais des Commissions nationales
pour l'UNESCO et différentes structures interinstitutions.
b.
la consultation concertée et systématique des Etats Membres
par l'UNESCO et tous les partenaires intéressés . Ces Etats
Membres se verront offrir une assistance technique lors
de la préparation ou de l'amélioration des plans d'action
nationaux (ou de certains éléments de ces plans) et de leur
intégration à des plans sectoriels plus larges ainsi qu'à
des mécanismes de multi-partenariat. L'UNESCO cherchera
à apporter son aide en priorité aux pays fermement engagés
à atteindre l'objectif de l'éducation pour tous, et qui
ne disposent pas de mécanismes de coordination préexistants;
elle veillera à ce que l'ensemble du processus soit transparent,
participatif, intégré, et bien articulé avec les stratégies
de développement et les programmes de réduction de la pauvreté
en cours (CCA/UNDAF, CDF/PRSP, SIPs, etc.). L'Organisation
partagera les informations qu'elle aura collectées lors
de cette consultation, avec l'ensemble de ses partenaires.
c.
une aide aux pays pour mettre en œuvre les stratégies sectorielles
ainsi définies : à la demande des gouvernements, l'UNESCO
collaborera avec les autres agences au niveau local, en
encourageant la mobilisation des ressources nécessaires,
l'élaboration d'analyses sectorielles ainsi que la conception
et le montage de projets avec l'aide des experts présents
sur le terrain ; ces experts seront mobilisés avec l'aide
des réseaux régionaux existants.
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3.2. Au niveau régional et sous-régional : des actions visant
à identifier clairement les besoins de la région concernée,
à y mobiliser les ressources, et, enfin, à mettre en place les
mécanismes de collaboration permettant aux pays de préparer
et de mettre en œuvre leur plan d'action national. Plusieurs
activités peuvent être envisagées dans ce cadre, parmi lesquelles
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a. la
convocation de réunions techniques régionales et sous-régionales,
permettant de réunir tous les partenaires bilatéraux et
multilatéraux présents dans la région, les banques régionales
de développement, les représentants des ministères de l'éducation
et des finances, les syndicats enseignants, le secteur privé,
la société civile, les fondations, etc., afin de discuter
des besoins de la région en matière d'éducation de base,
et des modalités de coopération et de financement à envisager
dans ce cadre. L'UNESCO devrait jouer un rôle clé dans la
coordination de la promotion avec les gouvernements, la
responsabilité de ceux-ci devant être clairement mise en
avant lors de chaque réunion. La prochaine réunion PROMEDLAC
qui va se tenir en Bolivie pourrait servir de test pour
le lancement d'une telle consultation.
b.
l'identification par l'UNESCO, avec l'aide de tous les Etats
de la région et de ses partenaires, des réseaux déjà existants,
dans tous les domaines qui sont liés au développement de
l'éducation de base. L'agence la mieux représentée dans
la région devrait être responsable de la mise en synergie
de tous ces réseaux. Dans certains cas, il pourra s'agir
de l'UNESCO ; dans d'autres cas, d'autres agences seront
certainement mieux placées.
c.
le renforcement des capacités institutionnelles des Etats,
ce qui leur permettra à terme de mettre en œuvre leur plan
d'action concrètement, et d'engager un dialogue politique
constructif avec les diverses agences de coopération concernées.
Des séminaires, des cours de formation, etc. seront organisés
dans ce cadre au niveau régional et/ou sous-régional. L'UNESCO
(et ses instituts spécialisés) et d'autres partenaires tels
que la Banque mondiale ou l'UNICEF participeront - entre
autres - au renforcement de la capacité des Etats dans la
collecte et l'utilisation des statistiques, dans l'offre
de conseils normatifs sur les réformes en matière d'éducation,
ainsi que dans la planification des systèmes éducatifs.
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3.3. Au niveau international : des actions permettant d'impulser
et de réguler l'ensemble du processus de suivi, en veillant
à ce qu'il réponde au mieux aux besoins des pays, particulièrement
ceux qui se trouvent en situation difficile. A cet égard l'UNESCO
entend : |
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a. mettre
en place un groupe informel de haut niveau, placé sous l'autorité
du Directeur Général de l'UNESCO, et rassemblant 20 à 25
personnes : des représentants des pays en développement
- leur volonté politique devant continuer à se manifester
de manière claire et déterminée -, des pays donateurs qui
participent au financement de l'éducation de base ainsi
que des agences d'aide multilatérales. Ses membres seront
invités par le Directeur Général de l'UNESCO. Il ne s'agira
pas de créer un comité directeur, comme cela a pu être le
cas dans le passé, mais un groupe informel, qui se réunira
sur l'initiative du Directeur Général. Ses tâches principales
concerneront la promotion à haut niveau, la mobilisation
des ressources (en particulier les investissements en matière
d'éducation), les conseils et le soutien pour la réalisation
des objectifs EPT. Il devra également examiner les rapports
élaborés par le groupe de travail qui va être présenté ci-dessous.
Enfin, il aura à communiquer - de façon convaincante - les
besoins et les progrès accomplis à tous les publics concernés.
L'UNESCO, avec l'appui de l'ensemble de ses partenaires,
sera chargée de préparer l'organisation des réunions de
ce groupe, en faisant appel - pour chaque réunion - à l'expertise
la plus pertinente en fonction des sujets débattus. La première
réunion du groupe se tiendra avant le premier anniversaire
du Forum de Dakar.
b.
créer un groupe de travail sur l'éducation pour tous, de
nature plus technique, qui travaillera en consultation avec
le groupe informel de haut niveau. Ce groupe de travail,
qui sera placé sous l'autorité de l'ADG/ED, apportera ses
conseils techniques pour le mouvement dans son ensemble,
créera et soutiendra des partenariats, encouragera les réseaux
régionaux et sous-régionaux, et assurera ses propres relations
avec les programmes-phare interinstitutions, dans le cadre
du suivi de la réunion de Dakar. Par ailleurs, il facilitera
la coordination des donateurs au niveau national, régional
et international. Ce groupe, composé d'une trentaine de
personnes, rassemblera à la fois des représentants des trois
acteurs principaux (pays en développement, pays donateurs,
agences d'aide multilatérales), des représentants des réseaux
régionaux, de la société civile - ONG et fondations privées
actives dans le domaine de l'éducation - de l'OCDE et du
G 8. Il tiendra sa première réunion à l'automne 2000.
c.
poursuivre la mise en place d'un observatoire, chargé d'évaluer
et de rendre compte les progrès réalisés en matière d'éducation
pour tous : cette fonction d'observatoire sera confiée à
l'Institut des statistiques de l'UNESCO, qui travaillera
en relation étroite avec l'ensemble des agences donatrices
et les ONG qui font des investissements substantiels dans
l'amélioration des systèmes statistiques éducatifs. Entre
autres innovations, l'Institut mettra au point un « index
de développement EPT », qui regroupera plusieurs indicateurs
pertinents en matière de progression vers l'objectif de
l'Education pour tous; de nouveaux indicateurs seront mis
au point, qui permettront d'aborder plus précisément les
questions de qualité, de résultats, etc.
d. alimenter
la réflexion sur la rationalisation des flux de financement
en faveur de l'éducation de base, en coopération avec le
Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE, la Banque
Mondiale, le G 8, le Club de Paris, l'UNICEF ainsi que différents
représentants des pays bénéficiaires et/ou en développement.
Parmi les questions qui pourraient être abordés dans ce
cadre, on peut citer les suivantes:
comment
renforcer les mécanismes de prévision des flux d'aide
?
Comment
améliorer l'évaluation statistique de ces flux et leurs
comptes rendus?
Comment
contrôler les réalisations et les efforts bilatéraux et
multilatéraux ?
Comment
accroître la coordination au sein des donateurs dans le
domaine du financement, au niveau de chaque pays ?
Comment
consolider « l'initiative accélérée » lancée par la Banque
mondiale, en partenariat avec l'UNICEF, la Campagne globale
et d'autres acteurs ?
Comment
aborder les questions d'allègement et d'annulation de
la dette et les conséquences sur tout ce qui relève de
l'éducation de base ? Comment utiliser au mieux les mécanismes
des SWAP ?, etc.
e.
participer à la mise au point au renforcement des programmes-phare
interinstitutions majeurs, qui répondent à certains des
objectifs adoptés à Dakar, et qui pourraient être reconsidérés
dans la perspective du Forum, tels que :
-
l'initiative interinstitutions FRESH (Focusing Resources
for Effective School Health) ;
-
l'initiative interinstitutions portant sur le thème du
SIDA et de l'éducation ;
-
l'initiative interinstitutions consacrée au développement
de la petite enfance;
-
l'initiative en faveur de l'alphabétisation, qui s'inscrit
dans le cadre de la Décennie de l'alphabétisation proposée
par les Nations Unies ;
-
l'initiative des Nations Unies en faveur de l'éducation
des filles;
-
l'initiative sur l'éducation en situation d'urgence.
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Il est essentiel d'inviter les agences qui en assurent le leadership
à consolider ces initiatives, l'action du groupe de travail
ici étant essentiellement d'assurer leur synergie. Quant à l'UNESCO,
soit elle assumera le leadership de nouvelles initiatives qui
répondent à des objectifs prioritaires adoptés à Dakar et qui
ne font pas actuellement l'objet d'une action concertée au niveau
international, soit elle suscitera et encouragera de telles
initiatives (les thèmes à considérer devraient inclure l'éducation
intégratrice, l'éducation et le travail des enfants, l'éducation
des femmes, les nouvelles technologies de l'information dans
l'éducation, les statistiques sur l'éducation, la qualité de
l'éducation, etc.). |
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f. veiller
à ce que les diverses préoccupations exprimées lors de la
Conférence de Dakar soient dûment prises en compte lors
de la mise en place des calendriers des prochaines réunions
internationales - notamment Beijing+5, Copenhague +5, l'ECOSOC,
l'Assemblée du millénaire - et dans les initiatives en cours,
en particulier celles consacrées à la lutte contre la pauvreté
et l'exclusion.
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