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| EDUCATION
POUR TOUS |
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PREPARATION
DES PLANS D'ACTION
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PRINCIPES
DIRECTEURS
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1.0
Introduction: la primauté de l'action
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1.1 Ces principes directeurs généraux ont pour but de donner
aux pays une orientation leur permettant d'élaborer leurs
propres principes directeurs et de choisir la ligne à suivre
pour atteindre les objectifs qu'ils se sont fixés. Elles n'offrent
ni la recette parfaite, ni la formule magique qui s'appliqueraient
comme par enchantement pour chaque pays, avec une garantie
de réussite totale. Ainsi, quoique sur le mode des recommandations
et des conseils, ces principes directeurs véhiculent un message
extrêmement clair : chaque pays a l'entière responsabilité
de réaliser la version de l'Education pour tous pour laquelle
il aura opté. Les principes directeurs adoptés dans chaque
pays doivent refléter ce sens des responsabilités et devenir
un moyen par lequel l'appropriation nationale et la réalisation
des efforts en faveur de l'EPT seront poursuivies.
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1.2
Le Forum mondial sur l'éducation qui s'est tenu à Dakar, au
Sénégal, du 26 au 28 avril 2000, s'est achevé par l'adoption
du Cadre d'action de Dakar, expression d'un nouvel engagement
collectif pour la réalisation de l'Education pour tous d'ici
2015. Le Cadre de Dakar souligne de la manière la plus claire
que des actions résolues et cohérentes devront être menées si
l'on veut que se réalisent effectivement les engagements qui
ont été pris non seulement à Dakar, mais aussi lors d'une série
de conférences internationales qui ont jalonné la décennie 1990-2000,
et qui sont également inscrits dans la Déclaration mondiale
sur l'éducation pour tous (Jomtien, 1990), la Déclaration universelle
des droits de l'homme et la Convention relative aux droits de
l'enfant. L'heure est venue de tenir les promesses et de remplir
les engagements en matière de droit à l'éducation. Le Cadre
de Dakar est un appel à l'action. |
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1.3 Un des thèmes récurrents du Cadre d'action est qu'il est
souhaitable que les mécanismes de mise en œuvre des objectifs
et des stratégies de l'EPT aient un caractère participatif et
qu'ils s'appuient - quand cela est possible - sur ce qui existe
déjà, aussi bien au niveau national qu'aux niveaux régional
et international. Reconnaître l'existence d'une base pour l'action
immédiate est affaire de bon sens et d'appréciation de la valeur
des réalisations passées, de l'utilité des mécanismes et stratégies
existants, et de la disponibilité d'une somme considérable d'informations
et de témoignages, produite en particulier par le Bilan de l'EPT
à l'an 2000. Ce Bilan a également fourni l'occasion à un certain
nombre de pays de développer des relations de travail productives
au sein des instances gouvernementales, pour dépasser les clivages
entre ministères et départements et tisser des liens avec des
partenaires extérieurs tels que les organisations non gouvernementales
(ONG). En dehors des pays qui ont maintenu, depuis Jomtien,
un niveau de coordination actif entre l'Etat et la société civile
dans leurs activités EPT, le Bilan de l'EPT à l'an 2000 a constitué
une expérience extrêmement enrichissante sur les façons dont
des partenariats peuvent être mobilisés autour de l'EPT au niveau
national. Cette expérience est sans prix et les leçons qu'elle
permet de tirer, bonnes ou mauvaises, devraient servir de point
d'appui pour le suivi de Dakar au plan national. |
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1.4
Deux remarques importantes s'imposent néanmoins. En premier
lieu, le contenu et le caractère des partenariats élaborés dans
le cadre du Bilan de l'EPT à l'an 2000 ont été dictés par les
objectifs spécifiques de cet exercice. En second lieu, en écho
à la conférence de Jomtien de 1990, et pour assurer la réalisation
effective des objectifs et des stratégies de l'EPT, le Cadre
d'action de Dakar appelle à la construction d'un large partenariat
entre l'Etat et la société civile. Il s'agira peut-être d'une
expérience nouvelle tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des
gouvernements. C'est en partie à cause de ce manque d'expérience
que le Cadre d'action de Dakar constitue un tel défi : il appelle
à des efforts massifs pour atteindre des objectifs jamais réalisés
jusqu'à ce jour en recourant à des formes de collaboration et
de participation avec lesquelles de nombreux pays sont peu familiarisés.
Clairement, le message de Dakar n'invite pas à la facilité,
mais au contraire à un réveil des initiatives et à une action
à la fois urgente et durable au cours des années à venir. L'UNESCO
espère que ces principes directeurs seront utiles à ceux qui
répondront à cette invitation. |
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| 2.0
Objet de ces principes directeurs |
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2.1 Les nombreux efforts consentis par les pays depuis plusieurs
décennies, les réalisations de la décennie post-Jomtien en
matière d'Education pour tous, les activités du Bilan de l'EPT
à l'an 2000 et le Forum mondial sur l'éducation de Dakar créent,
dans leur diversité, une dynamique puissante en faveur du
changement, et offrent, avec le Cadre de Dakar, un calendrier
pour l'action. Le principal objet de ces principes directeurs
est d'aider à entretenir cette dynamique et de stimuler les
pays pour qu'ils redoublent d'efforts à la lumière du Cadre
d'action de Dakar et des Plans d'action régionaux adoptés
lors des conférences régionales organisées dans le cadre du
Bilan. Il est clair que la vitalité du mouvement de l'EPT
après Dakar dépend de l'énergie, de la créativité et des capacités
des partenaires de l'EPT au niveau national ; à eux de trouver
les moyens efficaces et novateurs d'incorporer les objectifs
et stratégies de l'EPT dans des politiques, programmes et
actions adaptés aux réalités locales et répondant aux besoins
locaux.
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2.2 Ces principes directeurs reposent sur une idée simple
: c'est la nature de l'objectif qui devrait déterminer le
caractère du processus permettant de l'atteindre. Dans ce
cas précis, le résultat visé par les présents principes directeurs
est la production de plans crédibles pour l'EPT d'ici 2002
au plus tard ; cette production requiert un effort réel, en
particulier là où rien n'existe encore. Ces plans ont en effet
une importance vitale dans l'optique du Cadre d'action de
Dakar, parce qu'ils représentent non seulement le projet qu'adoptera
chaque pays pour réaliser, en une génération, l'ensemble des
objectifs EPT, mais aussi le support à partir duquel la communauté
internationale soutiendra, de manière coordonnée, conséquente
et cohérente, les efforts nationaux en faveur de l'EPT.
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2.3 La déclaration la plus retentissante qu'aient faite les
participants du Forum mondial sur l'éducation à Dakar est
sans doute la suivante : « Nous l'affirmons : aucun pays qui
a pris un engagement sérieux en faveur de l'éducation de base
ne verra ses efforts contrariés par le manque de ressources.
» Un élément et un signe essentiels du sérieux de cet engagement
est la production d'un plan national réaliste en faveur de
l'EPT, mais il est clair que les participants de Dakar n'entendaient
pas se contenter d'un simple document. Après tout, partout
dans le monde, les pays ont une longue expérience des projets
restés sur le papier et même, dans certains cas, destinés
dès le départ à le rester. Le défi posé par le Cadre d'action
de Dakar est double : premièrement, le processus d'élaboration
du plan national pour l'EPT devra se plier de manière convaincante
aux exigences formulées par le Cadre d'action ; deuxièmement,
le plan et sa mise en œuvre devront recevoir un soutien très
explicite des plus hautes autorités politiques du pays. Tout
signe d'un manque de volonté politique au plus haut niveau
dans l'exécution du plan ne servirait qu'à saper la confiance
dans le sérieux ou la crédibilité de l'engagement à l'égard
de l'EPT.
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| 3.0
Les forums nationaux EPT |
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3.1 Si le mouvement en faveur de l'EPT s'affirme clairement
mondial dans sa portée et sa signification, le Cadre d'action
de Dakar désigne sans ambiguïté la source principale d'où doit
irradier l'action : « Le centre de l'activité de l'EPT se situe
au niveau national. » En outre, à ce niveau, c'est au gouvernement
qu'il revient de prendre la direction et d'assumer les principales
responsabilités dans l'orchestration des efforts de réalisation
de l'EPT : « Les gouvernements ont le devoir de veiller à ce
que les buts et objectifs de l'éducation pour tous soient réalisés
de façon durable. » La poursuite des objectifs de l'EPT n'est
toutefois pas uniquement du domaine de l'Etat, elle incombe
à la société toute entière et doit en retour bénéficier à l'ensemble
de la société. Quant au soutien et à l'assistance, ils proviendront
de diverses sources internationales. |
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3.2 Une recommandation essentielle du Forum de Dakar est que
soit cultivé un partenariat reposant sur une large assise nationale,
réunissant à la fois le gouvernement et la société civile, ainsi
que d'autres partenaires, nationaux et internationaux, dans
une entreprise commune : réaliser et assurer durablement l'accès
de tous à une éducation de base de bonne qualité dans les meilleurs
délais, et au plus tard en 2015. Dans certains pays, ce type
de partenariat existe déjà ; dans d'autres, il a perdu de sa
dynamique ou est d'apparition récente ; dans d'autres encore,
il n'a pas encore vraiment débuté. Cependant, devant l'ampleur
du défi de l'EPT pour les années à venir, il faut que ce type
de partenariat soit encouragé, soutenu, organisé et renforcé
; les meilleurs résultats ne seront certainement pas le produit
du hasard. Il est donc recommandé qu'un mécanisme désigné comme
« forum national EPT » soit chargé de cultiver ce partenariat
au niveau national. |
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3.3 Certains pays disposent peut-être déjà d'un organisme comparable
à un forum national EPT, mais connu sous un autre nom ou exerçant
une partie seulement de ses fonctions. Par exemple, le processus
du Bilan de l'EPT à l'an 2000 avait peut-être suscité la création
d'un groupe de coordination lequel, moyennant quelques adaptations,
pourrait être transformé en forum national EPT. Autre exemple,
il peut exister des mécanismes de dialogue, d'interaction et
de collaboration réunissant des groupes différents (et se recouvrant
parfois en partie) de représentants de l'Etat, des ONG et des
organisations internationales, pour traiter de questions d'éducation
nationale, sans référence spécifique à l'Education pour tous.
Le choix immédiat pour chaque pays est de décider s'il faut
utiliser une structure existante ou créer une structure nouvelle. |
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Q: Qu'est-ce exactement qu'un forum national EPT
?
R:
Un forum national EPT est un organisme de consultation et
de coordination réunissant autour d'une même table les représentants
de tous ceux pour qui l'éducation de base représente un enjeu
vital. Il est à la fois un instrument de partenariat et de
dialogue et un mécanisme de coordination axé sur la planification,
l'analyse et le suivi des progrès vers la réalisation des
objectifs fixés.
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Q: Le forum national EPT aura-t-il un pouvoir de
décision ou s'agira-t-il seulement d'un espace de discussion
?
R:
Tout dépend en dernier ressort des membres du forum: de leur
capacité et de leur détermination à obtenir que ce partenariat
fonctionne et de leurs efforts pour mobiliser l'intérêt, l'engagement
et le soutien. La réussite dépendra de leur participation
soutenue et consciencieuse à tous les aspects du processus
de planification et du degré d'attention accordé aux problèmes
nouveaux, aux groupes négligés et aux lacunes de l'offre dans
l'éducation de base. Auxquels s'ajouteront l'intérêt, le soutien,
l'aide et les conseils apportés par les instances régionales
et par le mouvement mondial en faveur de l'EPT conduit par
l'UNESCO.
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Q: Quels sont les principaux buts du forum national
EPT ?
R:
L'objectif global étant la réalisation de progrès plus rapides
vers une éducation de base de qualité pour tous d'ici 2015
au plus tard, le forum national EPT a pour but de:
- promouvoir
et développer des réelles relations de partenariat en faisant
appel au dialogue, à la collaboration et à la coordination
;
- assurer
la bon fonctionnement du partenariat pour faire en sorte
que l'ensemble du processus de planification de l'EPT, d'un
bout à l'autre de son déroulement, soit aussi efficace et
productif que possible ;
- assurer
le suivi et le compte rendu des activités nationales EPT,
élaborer des stratégies afin d'améliorer les performances
lorsque les progrès sont trop lents ou faire face à des
difficultés nouvelles ou aggravées en matière d'accès, d'équité
ou de qualité de l'éducation de base ;
- encourager
l'ensemble des partenaires et parties concernés, ainsi que
la société au sens large, à un engagement plus important
et plus durable.
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[Certains pays ajouteront sans doute d'autres objectifs compatibles
avec ceux qui viennent d'être présentés.] |
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Q: Quelles sont les fonctions et tâches principales
du forum national EPT ?
R:
Conformément aux dispositions du Cadre d'action de Dakar,
ses principales fonctions sont :
- la
promotion : chaque forum doit se faire le champion de l'EPT
et prendre en tous temps et en tous lieux la défense de
l'éducation de base de qualité, en particulier pour tous
ceux dont l'accès à l'éducation formelle et non formelle
existante est nul ou laisse à désirer ;
- la
mobilisation des ressources : toutes les formes de ressources
(financières, matérielles, humaines) et toutes les sources
de financement (Etat, secteur privé, communautés, donateurs
et agences internationaux) devraient figurer dans la stratégie
de mobilisation des ressources du forum ;
- le
suivi : chaque forum doit garder un œil attentif sur la
situation de l'EPT et s'assurer que la réussite de l'apprentissage
est au cœur de l'action en faveur de l'EPT ; des mécanismes
appropriés permettant de rendre compte des progrès devront
être mis en place de façon que les résultats du suivi soient
intégrés dans des processus permanents d'évaluation des
politiques et de révision des stratégies ;
- la
production et le partage des connaissances en matière d'EPT
: sous les auspices du forum, des études et des analyses
des activités en matière d'EPT devront être menées et diffusées
;
- le
forum servira également de canal pour le partage des informations
concernant l'EPT au niveau national, ainsi que pour l'échange
d'informations avec les instances régionales et internationales.
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Au fur et à mesure que s'accumuleront l'expérience et le partage
des meilleures pratiques, ces fonctions évolueront d'elles-mêmes.
Différentes dimensions de la communication articulent plusieurs,
sinon la totalité, des fonctions qui viennent d'être mentionnées
: dialogue, échange, persuasion, promotion, observation, information,
etc. De fait, la communication sera le nerf du forum ; il faudra
donc se préoccuper de développer les compétences et les aptitudes
dans ce domaine, sans oublier les relations avec les médias. |
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Q: Quels sont les parties prenantes et les partenaires
principaux de l'EPT au niveau national ?
R:
Le forum national EPT devrait comprendre des représentants
de premier plan des ministères et départements concernés ainsi
que les secteurs pertinents de la « société civile », c'est-à-dire
des associations et organismes qui défendent les intérêts
des citoyens et expriment leurs opinions. Il est important
que, du côté gouvernemental, le ministère de l'éducation ne
soit pas le seul à participer au forum ; le ministère des
finances devrait être représenté, ainsi que les ministères
chargés de la formation des jeunes et des adultes, des programmes
d'alphabétisation et de l'éducation non formelle, tels que
les ministères de la jeunesse, de la femme et de la famille,
des affaires sociales et de l'emploi (dont les noms et attributions
varient d'un pays à l'autre). En outre, la représentation
des autorités éducatives au niveau infranational (par ex.
provincial et municipal) devrait être envisagée. Les représentants
de la société civile au forum devraient être partie prenante
de l'éducation, responsables communautaires, parents, apprenants,
associations d'enseignants, établissements d'enseignement
supérieur (par ex. universités), ONG, groupes d'employeurs,
instituts de recherche, associations de femmes, églises, associations
représentant des groupes et minorités autochtones, etc. Pour
bien montrer que la perspective du forum est réellement inclusive,
des efforts sérieux devraient être faits pour assurer la représentation
de groupes sociaux qui sont traditionnellement mal servis
par le système éducatif.
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Q: Quels autres partenaires et parties prenantes
devraient participer au forum ?
R:
Il est souhaitable que le forum accueille des représentants
du secteur économique (tant public que privé) et de la communauté
internationale : par exemple, des organisations des Nations
Unies (UNESCO, UNICEF, PNUD, FNUAP et autres), des donateurs
multilatéraux (tels que la Banque mondiale, l'Union européenne,
les banques régionales), des donateurs bilatéraux (les divisions
d'aide au développement des gouvernements étrangers) et des
ONG internationales.
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Q: Des représentants de la communauté internationale
devraient-ils figurer parmi les membres du forum ?
R:
C'est une question qui devra être tranchée par les membres
nationaux. Opinions et situations varieront d'un pays à l'autre.
Toutefois, même si ce n'est pas en qualité de membres à part
entière, il est recommandé que des représentants de la communauté
internationale apportent leurs bons offices à titre de conseillers
techniques, d'observateurs ou d'intermédiaires - autrement
dit, à titre de partenaires concernés. Ce qui est important,
c'est que la direction du processus de l'EPT demeure aux mains
des autorités nationales.
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Q: Faut-il absolument employer le nom de « forum
national EPT » ?
R:
La dénomination « forum national EPT » pour désigner le mécanisme
de partenariat et de coordination est souhaitable et devrait
être encouragée ; toutefois, s'il en résulte plus d'inconvénients
que d'avantages, il n'y a pas de raison d'insister. L'essentiel
est que, quel que soit son nom, un organisme reconnu poursuive
les objectifs, remplisse les fonctions et effectue les tâches
associées à ce rôle. Il peut s'agir d'un mécanisme existant
choisi par le gouvernement et acceptant de remplir ce rôle,
mais dont, pour des raisons d'identité et de continuité, le
nom d'origine doit être conservé. Si, d'autre part, il n'existe
aucun mécanisme de cet ordre, ni d'organisme désireux d'en
assumer le rôle, ou qu'aucun n'est considéré comme pleinement
apte à le faire, un nouvel organisme devrait être crée. Dans
ce cas, la dénomination « forum national EPT » devrait normalement
être adoptée. Bien entendu, un seul mécanisme devrait être
reconnu par le gouvernement comme remplissant le rôle de forum
national EPT ; ayant reçu cette dénomination, ce mécanisme
devrait être considéré comme le point focal des activités
nationales d'EPT par les organismes régionaux et internationaux.
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Q: Quelle devrait être la dimension du forum ?
R:
La dimension du forum est une question que les premiers membres
devront trancher, et qui doit faire ensuite l'objet d'un réexamen
constant. Si les membres sont en nombre insuffisant, le forum
pourrait être accusé de ne pas être représentatif. S'ils sont
en trop grand nombre, le travail pourrait devenir ingérable.
Un chiffre maximum de vingt participants actifs pourrait peut-être
être envisagé. Un système de rotations ou de suppléances pourrait
être adopté qui combinerait souplesse et large représentation.
Une autre forme de participation qui devrait être envisagée
est l'association, qui permet à des groupes, des institutions
et des individus de se joindre au forum en tant que membres
affiliés, montrant ainsi leur intérêt pour l'amélioration
de l'éducation de base dans le pays et leur engagement vis-à-vis
des objectifs nationaux et internationaux de l'EPT.
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Q: Comment le forum devrait-il être organisé ?
R:
Les membres devraient s'entendre dès le début sur la direction
et la structure du forum et vérifier périodiquement qu'elles
donnent satisfaction. Une option pourrait consister à confier
la présidence à un représentant du ministère de l'éducation
et le poste de vice-président à un représentant de la société
civile. Cette formule offre entre autres avantages celui de
désigner clairement la personne autorisée à agir comme porte-parole
officiel du forum national et à servir de contact dans les
relations avec les organismes EPT régionaux et internationaux.
On pourrait aussi envisager que ces rôles soient assurés par
les membres du forum selon un système de rotation, ou encore
opter pour une approche par équipe. Il serait par ailleurs
souhaitable de prévoir qu'un secrétariat de petite taille,
composé de membres appartenant à la fois au gouvernement et
à la société civile, aide aux travaux du forum national EPT.
Outre qu'il participerait à l'organisation des réunions du
forum, qu'il effectuerait le traitement du courrier et répondrait
aux demandes d'information, ce secrétariat épaulerait les
groupes de travail mis en place par le forum et aiderait à
la préparation des conférences ou des ateliers.
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Q: Faut-il créer des forums EPT au niveau infranational
?
R:
C'est là certainement une possibilité à envisager, et
dans certains pays - en particulier ceux qui sont très étendus
géographiquement ou qui sont organisés en fédération - cela
peut être un moyen de permettre que la vision et la pratique
de l'EPT se diffusent dans la société. Dans la plupart des
pays, cependant, la première des tâches à accomplir est la
création de relations étroites entre le forum national EPT
et les autorités de l'Etat, les réseaux, les institutions
et les communautés qui sont actives dans le domaine de l'éducation
de base à l'échelon de la province/de la préfecture/du comté
et à l'échelon de la municipalité ou du district. Le forum
doit servir de catalyseur des progrès de l'éducation de base
en se faisant l'intermédiaire entre ceux dont les besoins
éducatifs ne sont pas satisfaits et ceux qui possèdent les
connaissances, les compétences et les ressources.
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Q: Le forum national EPT recevra-t-il une
aide au niveau régional ?
R:
Dans chaque pays, il existe déjà, au niveau régional et
sous-régional, un certain nombre d'organisations, d'associations
et de réseaux qui se consacrent à l'amélioration de l'éducation.
Ces organismes, dont beaucoup s'occupent de l'éducation de
base, continueront d'apporter conseils et assistance. L'échelon
régional a d'ailleurs été un élément clé de la décennie post-Jomtien,
qu'il s'agisse des conférences à mi-parcours ou du Bilan de
l'EPT à l'an 2000, qui ont produit des analyses entre pays
et des stratégies qui devraient se révéler utiles pour la
période à venir. En outre, des forums régionaux EPT seront
prochainement créés pour soutenir les efforts nationaux envers
l'EPT de différentes façons - coordination des réseaux, promotion
des partenariats et de la coopération technique, conseils
et instructions sur la manière d'organiser les activités EPT,
choix des cibles et suivi aux niveaux régional et sous-régional,
partage des meilleures pratiques et des enseignements tirés
des innovations réussies, débat sur les politiques, promotion
et mobilisation des ressources. Chaque forum national EPT
sera membre d'un forum régional EPT, qui sera en retour responsable
devant les forums nationaux.
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Q: Quelle attitude adopter dans les pays meurtris
par la guerre ou frappés par la crise, lorsque les piliers
de la vie sociale, économique et politique ont été détruits
?
R:
La création d'un forum national EPT, et à plus forte raison
l'élaboration d'un plan national EPT, s'avéreront extrêmement
difficiles dans les pays où la structure et la souveraineté
de l'Etat lui-même sont en ruines. Dans ce genre de situations,
les Nations Unies peuvent, de manière temporaire, être les
mieux placées pour organiser l'intégration des problèmes de
l'EPT dans les processus de stabilisation, de réhabilitation
et de reconstruction. Des efforts devraient cependant être
faits pour garantir la participation des représentants de
la société et de la communauté nationales à tous les mécanismes
de coordination et de consultation qui seront mis en place
; on créera ainsi les germes des partenariats futurs. Le plus
important est que des activités organisées d'apprentissage
soient rétablies là où et lorsque cela est possible, et que
la destruction des systèmes éducatifs, tant du point de vue
matériel et que de l'organisation, soit réduite au minimum.
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3.4 Dans le sillage du Forum de Dakar et compte tenu des engagements
fermes qui y ont été pris, une série d'actions immédiates devrait
être menée dans le but de créer et/ou de renforcer les forums
nationaux EPT. La description détaillée de ces actions ne peut
être faite que par les autorités gouvernementales responsables
au niveau national (en général, le ministère de l'éducation),
après consultation de leurs partenaires. Toutefois, les questions
suivantes devraient contribuer à clarifier les étapes à suivre
: |
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(i)
Existe-t-il actuellement un groupe ou un organisme ressemblant
à un forum national EPT ?
(ii)
La formulation et la mise en œuvre des politiques figurent-elles
parmi les fonctions de cet organisme ? Si oui, de quelle
manière ?
(iii)
Cet organisme est-il désireux et capable de jouer le rôle
de forum national EPT ?
(iv)
S'il n'existe aucun organisme de ce genre, qui devrait être
invité à participer à la conception et à la création du
forum national EPT ?
(v)
Qui devrait être informé et consulté au sujet de ce processus
?
(vi)
Quels sont les critères de sélection des membres de plein
droit du forum ?
(vii)
Jusqu'où doit-on étendre la participation au forum ?
(viii)
Comment pourraient être résolues les divergences d'opinion
concernant cette participation ?
(ix)
Comment pourraient être résolues les divergences d'opinion
concernant les objectifs, les fonctions et les tâches du
forum ?
(x)
Quelles mesures doivent être prises pour garantir la transparence
du forum, son sérieux et son caractère démocratique ?
(xi)
Quand le forum devra-il se réunir pour la première fois
?
(xii)
Quels doivent être les points prioritaires de l'ordre du
jour de sa première réunion ?
(xiii)
De quelles formes d'assistance apportée par la communauté
internationale le forum aura-t-il besoin pour mener à bien
ses premières tâches ?
(xiv)
De quels types d'informations le forum aura-t-il besoin
pour entreprendre l'élaboration d'un plan national EPT ?
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ENCADRE
Chaque
plan national EPT :
(i) sera défini par les responsables nationaux en consultation
directe et systématique avec la société civile du pays
;
(ii) canalisera le soutien coordonné de tous les partenaires
du développement ;
(iii) définira des réformes correspondant aux six objectifs
de l'EPT ;
(iv) établira un cadre financier pour le long terme
;
(v) sera axé sur l'action et s'inscrira dans un calendrier
précis ;
(vi) comprendra des indicateurs de résultats à mi-parcours
;
(vii)
réalisera une synergie de tous les efforts de développement
humain en étant intégré dans le cadre et le processus
de planification nationale du développement.
Source:
Cadre d'action de Dakar, para. 16
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| 4.0
Préparer le plan national en faveur de l'EPT |
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4.1 Le point de départ pour la préparation du plan national
EPT, qui devra être prêt d'ici 2002, est donné par les informations,
stratégies et plans existant déjà relativement à chaque pays.
Parmi les sources utiles, citons les suivantes :
- Les
informations recueillies sous forme de données nationales,
régionales et thématiques à l'occasion du Bilan de l'EPT
à l'an 2000 ; outre des données de base, les rapports d'évaluation
contiennent des analyses récentes des forces et des faiblesses
au niveau des performances nationales en matière d'éducation
de base au cours de la décennie écoulée, ainsi que des recommandations
pour l'action future et une ébauche de stratégies appropriées.
L'inscription des plans et des performances nationaux dans
une optique régionale s'avère particulièrement utile, en
particulier du fait de la perspective offerte par les expériences
des pays voisins.
- D'autres
enquêtes et études nationales et/ou régionales dans le domaine
de l'éducation, de la démographie, de l'emploi, etc., qui
ont accumulé des connaissances contextuelles et liées à
l'éducation.
- Les
stratégies et les plans nationaux existants pour le secteur
éducatif et pour d'autres secteurs : ces derniers sont importants
non seulement dans la mesure où, de façon directe ou indirecte,
ils exercent une influence sur ce qui peut être réalisé
dans le secteur éducatif, mais aussi parce qu'il existe
des programmes et des activités d'éducation de base également
dans ces secteurs.
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Dans les pays où les informations disponibles ne sont pas fiables,
ou sont obsolètes ou incomplètes, ou lorsqu'il existe plusieurs
séries de données et de stratégies en concurrence ou incompatibles
entre elles au sein d'un même secteur, la préparation d'un plan
national EPT fournit une excellente occasion de réunir les parties
concernées pour améliorer la situation. |
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4.2 En effectuant cet inventaire approfondi des éléments existants,
on ne perdra pas de vue que la création de plans nationaux EPT
ne signifie pas que l'on doit renoncer entièrement à ce qui
est en place, ni qu'il convient de créer un plan séparé, « auto-suffisant
», pour l'éducation de base. Une telle exigence n'est ni réaliste
ni souhaitable. Le grand message de Dakar, on le répète, est
qu'il faut s'engager collectivement avec plus d'énergie et d'efficacité
de manière à atteindre un certain nombre d'objectifs et de cibles
de l'éducation de base dans un délai déterminé. Cette impulsion
en faveur de l'éducation de base aura lieu nécessairement, et
cela ne sera pas sans conséquences sur ce qui existe actuellement
et sur ce qui a été projeté et planifié. Il est clair que si
l'on s'efforce, avec une vigueur retrouvée et des ressources
supplémentaires, de progresser plus rapidement dans le domaine
de l'éducation de base, si - au niveau national - on crée de
nouveaux partenariats et on renforce ceux qui existent, si l'intégration
aux actions de lutte contre la pauvreté et d'accélération du
développement socio-économique devient plus étroite, et si l'on
met en œuvre des moyens plus pertinents d'améliorer et de mesurer
les acquis scolaires, les effets s'en feront largement ressentir.
Le Cadre d'action de Dakar l'indique de la manière la plus explicite,
lorsqu'il définit l'éducation comme « une condition essentielle
du développement durable ainsi que de la paix et de la stabilité
à l'intérieur des pays et entre eux. » |
| |
4.3 Les effets mentionnés ci-dessus impliqueront un certain
nombre de changements immédiats de diverses natures. Le maintien
d'une impulsion soutenue en faveur de l'éducation de base au
cours des quinze prochaines années devra être géré dans le cadre
des plans et stratégies existants, mais, assez rapidement, ce
processus d'adaptation nécessitera des modifications et des
ajustements qui pourront être importants. Il est par conséquent
indispensable que les plans et dispositions stratégiques existants
soient revisités et que l'on vérifie s'ils sont en adéquation
avec le scénario post-Dakar. Inversement, les idées en matière
de réforme et d'expansion de l'éducation de base devront être
adaptées à des cadres structurés et aux processus en cours dont
les échéances ne dépassent pas dix ans. Il est clair que des
changements de cette envergure n'interviendront pas sans un
grand nombre de négociations et de re-négociations entre toutes
les parties intéressées. Compte tenu des complexités et des
sensibilités liées à ces changements, adaptations et négociations
nécessaires, la date butoir de « 2002 au plus tard » pour l'élaboration
des plans nationaux EPT joue un rôle modérateur. |
| |
|
4.4 Ainsi, l'élaboration d'un plan national EPT, s'appuyant,
pour en tirer le meilleur profit, sur les sources existantes
en matière d'informations et de stratégies, exige des actions
décisives dans le tout proche avenir, ainsi qu'un engagement
tenace dans la conduite d'un processus de changement aux multiples
facettes. S'il appartient à chaque pays d'élaborer son propre
plan pour répondre à ses besoins particuliers, et de l'inscrire
dans des cadres spécifiques en termes de stratégie, de planification
et de politique, on peut néanmoins distinguer plusieurs voies
générales d'amélioration en rapport avec cette tâche, à savoir
:
a)
le caractère participatif du processus d'élaboration du
plan ;
b)
la manière dont le plan s'emploiera à donner « une forme
et une réalité concrète » aux objectifs et stratégies de
Dakar et aux engagements pris lors de la série de conférences
internationales des années 1990 ;
c)
la priorité budgétaire accordée à l'éducation de base jusqu'à
la réalisation durable de l'EPT ;
d)
le rôle des agences internationales et, plus généralement,
de la communauté internationale ;
e) l'inscription
du plan dans le cadre d'un effort plus large de développement
et de lutte contre la pauvreté ;
f)
l'élaboration, dans le cadre du plan, de stratégies sans
équivoque visant à répondre aux problèmes spécifiques de
ceux qui sont actuellement les laissés-pour-compte de l'éducation
;
g)
le soutien explicite apporté au plan par les dirigeants
politiques et par l'ensemble du pays.
|
| |
4.5 Chacun de ces points susceptibles d'amélioration sera maintenant
passé en revue dans le but de clarifier ce qui doit être fait
au niveau national pour produire un plan national EPT qui soit
crédible et mérite ainsi le soutien coordonné et renforcé des
agences et des institutions internationales. |
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| a) La
planification comme processus participatif |
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Quelles que soient l'expertise et les compétences techniques
qui seront nécessaires pour produire et mettre en œuvre un
plan national pour l'éducation, le message de Dakar est clair
: le plan sera d'autant plus efficace qu'il s'appuiera sur
un large partenariat, sur la participation de l'ensemble des
acteurs concernés, sur des processus transparents et démocratiques
et sur des mécanismes garantissant une plus grande responsabilité.
Les participants du Forum mondial sur l'éducation de Dakar
se sont engagés à soutenir les stratégies suivantes :
- faire
en sorte que la société civile s'investisse activement dans
la formulation, la mise en œuvre et le suivi de stratégies
de développement de l'éducation ;
- mettre
en place des systèmes de gestion et de gouvernance éducatives
qui soient réactifs, participatifs et responsables.
|
| |
Ces approches n'ont, bien entendu, pas été inventées à Dakar,
mais correspondent aux expériences acquises et aux enseignements
tirés dans de nombreux contextes depuis de longues années. De
même, la création d'un forum national EPT, instrument de consultation
systématique et de représentation des organisations de la société
civile, n'est pas une totale nouveauté. L'importance du Cadre
d'action de Dakar, et d'ailleurs de l'ensemble du processus
post-Jomtien, est qu'il y est largement admis que ces considérations
ne sont ni fortuites ni secondaires, mais qu'elles sont au cœur
même de l'impuissance à réaliser les objectifs de l'EPT. Cette
prise de conscience suscite une pression croissante en faveur
de mesures pratiques normalement susceptibles d'apporter des
améliorations visibles. Créer et assurer la bonne marche d'un
forum national EPT, selon les critères énoncés plus haut, représentera
un signe clair d'amélioration au niveau des pays. |
| |
|
ENCADRE
:
les
six objectifs de l'EPT
Nous
nous engageons collectivement à assurer la réalisation
des objectifs suivants :
(i) développer et améliorer sous tous leurs aspects
la protection et l'éducation de la petite enfance, et
notamment des enfants les plus vulnérables et défavorisés
;
(ii) faire en sorte que d'ici 2015 tous les enfants,
notamment les filles, les enfants en difficulté et ceux
appartenant à des minorités ethniques, aient la possibilité
d'accéder à un enseignement primaire obligatoire et
gratuit de qualité et de le suivre jusqu'à son terme
;
(iii) répondre aux besoins éducatifs de tous les jeunes
et de tous les adultes en assurant un accès équitable
à des programmes adéquats ayant pour objet l'acquisition
de connaissances ainsi que de compétences nécessaires
dans la vie courante ;
(iv)
améliorer de 50 % les niveaux d'alphabétisation des
adultes, et notamment des femmes, d'ici à 2015, et assurer
à tous les adultes un accès équitable aux programmes
d'éducation de base et d'éducation permanente ;
(v) éliminer les disparités entre les sexes dans l'enseignement
primaire et secondaire d'ici 2005 et instaurer l'égalité
dans ce domaine en 2015 en veillant notamment à assurer
aux filles un accès équitable et sans restriction à
une éducation de base de qualité avec les mêmes chances
de réussite ;
(vi)
améliorer sous tous ses aspects la qualité de l'éducation
dans un souci d'excellence de façon à obtenir pour tous
des résultats d'apprentissage reconnus et quantifiables
- notamment en ce qui concerne la lecture, l'écriture
et le calcul et les compétences indispensables dans
la vie courante.
Source:
Cadre d'action de Dakar, para. 7
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| b) Une
forme et une réalité concrète |
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Les engagements librement pris par les gouvernement dans le
cadre de conférences internationales et de toutes sortes d'accords
multilatéraux et bilatéraux n'ont pas d'effets directs ni automatiques
sur l'existence des gens ordinaires. Pour être suivis d'effets,
ils doivent être exprimés dans les stratégies, politiques et
programmes spécifiques à chaque pays, puis traduits en actions
concrètes et conséquentes. Le Cadre d'action de Dakar ne pouvait
être plus clair sur ce point : chaque plan national EPT « définira
des réformes correspondant aux six objectifs de l'EPT », et
donnera « une forme et une réalité concrète aux objectifs et
stratégies » du Cadre d'action de Dakar et aux « engagements
pris à l'occasion des conférences internationales qui se sont
succédé depuis 1990 ». Comment, donc, donner « une forme et
une réalité concrète » à ces engagements ? |
|
Dans la pratique, la plupart des pays disposent déjà d'une bonne
part des éléments nécessaires sous forme de programmes de construction
d'écoles, de production et de distribution de manuels scolaires,
de programmes d'alphabétisation des adultes des zones rurales,
de formation professionnelle des jeunes et autres activités
sur le terrain. La majorité de ces activités a été dictée non
par l'énonciation d'objectifs dans de lointaines salles de conférences,
mais par des difficultés non résolues au sein de la société
et de son système éducatif. Ce sont ces problèmes, ces exigences
et ces besoins - qui revêtent une forme spécifique selon le
caractère particulier du pays - qui devront être au cœur du
plan national EPT. La vitalité et la pertinence du plan résideront
dans sa capacité à s'attaquer aux problèmes et aux difficultés
réels, et non dans le fait qu'il reproduise la liste officielle
des objectifs de l'EPT. |
| |
On n'en déduira pas, cependant, qu'il n'est pas important de
mentionner spécifiquement les six objectifs de l'EPT dans le
plan national EPT. Ceux-ci auront leur utilité dans la structuration
pertinente des activités et fourniront des repères précis permettant
d'apprécier l'évolution des progrès et des performances. Le
plan d'action devrait donc préciser dans quelle mesure des activités
telles que l'allongement de la journée scolaire, la révision
d'une collection de manuels d'histoire ou la construction de
toilettes séparées pour les filles permettent de se rapprocher
d'un objectif particulier. En outre, pour atteindre plus largement
ou plus rapidement un objectif particulier, le plan devrait
préciser les augmentations nécessaires en termes de ressources
et de niveaux d'activité pour parvenir à l'effet souhaité dans
un délai convenu. Une large consultation, des conseils techniques
et une approche intégrée sont alors très importants, pour vérifier
si une augmentation spécifique de ressources (par exemple, le
financement d'un plus grand nombre de postes de formation des
enseignants du primaire) peut être adéquate ou appropriée (les
incitations à l'embauche et les perspectives salariales sont
peut-être insuffisantes; une proportion importante de diplômés
peut décéder du sida ou abandonner la profession enseignante
un ou deux ans après sa titularisation ; la priorité réelle
en matière de formation des enseignants concerne peut-être le
premier cycle de l'enseignement secondaire). Les actions prioritaires
devront donc être choisies avec soin et leur suivi assuré à
l'aide d'indicateurs quantitatifs de performance et de réussite;
quand le suivi montrera que les actions mises en œuvre sont
inadéquates, les ajustements nécessaires seront alors effectués.
Il est cependant essentiel qu'au cours du processus de formulation,
de mise en œuvre et de suivi du plan national EPT, on ne perde
pas de vue les problèmes concrets et les besoins qu'il a pour
mission de résoudre et de satisfaire. La force d'un plan se
mesure non à l'élégance de sa conception, mais aux possibilités
qu'il offre d'une application efficace et d'améliorations réelles. |
| |
|
Q: Les six objectifs de l'EPT revêtent-ils une importance
égale pour tous les pays ?
R:
En principe, la réponse est « oui » : il est vital que chaque
objectif soit atteint pour tous les pays et pour la réalisation
des autres objectifs dans le cadre général de l'EPT. Dans
la pratique, cependant, les systèmes éducatifs ont évolué
différemment d'un pays à l'autre ; il en résulte que certains
pays sont beaucoup plus avancés que d'autres en matière, par
ex., de taux d'alphabétisation des femmes ou de qualité des
acquis mathématiques en quatrième année d'école primaire.
Dans un contexte de rareté des ressources, chaque pays doit
fixer ses propres priorités ainsi que les stratégies et actions
associées susceptibles d'être suivies des plus grands effets.
Dans la liste des priorités, une place devrait néanmoins être
réservée aux six objectifs de l'EPT. Le plan national EPT
devrait aussi indiquer clairement à quelle date et de quelle
manière un objectif dont la priorité est réduite se verra
accorder une plus grande importance.
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| c) La
priorité budgétaire |
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Le Bilan de l'EPT à l'an 2000 a projeté en pleine lumière le
manque cruel et persistant de ressources dans de nombreux pays.
A titre de mesure pratique destinée à surmonter les problèmes
de « sous-financement chronique », et de signe du sérieux des
intentions gouvernementales pour une période de temps suffisante,
le Cadre d'action de Dakar demande aux plans nationaux EPT de
définir « des priorités budgétaires qui expriment la volonté
d'atteindre les buts et objectifs de l'EPT dans les meilleurs
délais et au plus tard en 2015 ». Cette définition des priorités
en faveur de l'éducation de base devrait aller de pair avec
la condition suivante : pour chaque plan, il devrait fixer un
cadre de financement durable, afin que le gouvernement soit
tenu de respecter ses engagements financiers envers l'éducation
de base en protégeant ce poste de coupes budgétaires temporaires
ou de réductions dans le taux d'augmentation des dépenses nécessaires
pour atteindre les cibles futures de l'EPT. |
|
Cependant, dans la mesure où les ressources nationales ne pourront
répondre à tous les besoins, même à ceux qui sont prioritaires,
le plan devrait indiquer avec précision où se trouvent les lacunes,
et quels seraient les moyens, autrement dit les stratégies et
les actions, permettant de les combler. Une recherche active
de sources nouvelles et alternatives de financement devrait
être entreprise. |
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|
| d) Le
rôle de la communauté internationale |
| |
Les déclarations faites avant, pendant et après le Forum de
Dakar confirment que la communauté internationale reste généralement
ferme dans sa décision de soutenir l'éducation de base. Les
donateurs bilatéraux et multilatéraux ont promis d'apporter
des financements internationaux supplémentaires sous forme de
bourses, de prêts et d'un soutien matériel. La communauté internationale
a cependant été déçue par la lenteur des progrès et par l'utilisation
inefficace des ressources dans de nombreux pays. Il se peut
que son attitude vis-à-vis de la tâche immédiate qui incombe
aux pays, c'est-à-dire la préparation des plans nationaux EPT,
reflète ce mélange de détermination et de réserve. De leur côté,
les gouvernements nourrissent leurs propres inquiétudes quant
à la fiabilité et à la durabilité de l'aide, à la nécessité
d'une coordination plus efficace entre les donateurs et la forme
que prendront les nouvelles ressources financières. Ils se demandent
également si les donateurs sont réellement désireux de travailler
avec le pays, et non de promouvoir leurs propres priorités.
Les gouvernements apprécieront donc sans doute qu'on leur indique
clairement que des ressources supplémentaires seront apportées
et qu'elles ne seront pas bloquées par des conditionnalités
excessives. |
| |
|
|
En ce qui concerne la préparation des plans nationaux EPT,
l'expression du soutien international, ainsi que les types
d'assistance internationale, pourront revêtir plusieurs formes,
des plus concrètes et pratiques aux plus symboliques et motivantes.
En voici quelques exemples :
a)
des messages clairs adressés par les sièges et les capitales
à leurs représentants dans le pays, puis transmis à l'Etat
et à ses partenaires nationaux, exprimant un soutien au
plus haut niveau des objectifs et des actions concernant
l'EPT ;
b)
la collaboration avec l'Etat et le forum national EPT naissant
afin d'aider au développement des partenariats au niveau
national ;
c) des
actions de promotion et des efforts pour faciliter l'intégration
du calendrier de l'EPT dans des cadres stratégiques et de
planification plus larges ;
d)
des efforts renouvelés pour assurer la coordination, la
cohésion et la cohérence réelles de la réaction internationale
à Dakar, en particulier parmi les donateurs ;
e)
une série de mesures pratiques, telles que :
|
| |
-
la nomination d'une personne contact/d'un fonctionnaire
qui assurera la liaison entre le forum national EPT et
le processus de planification au niveau national.
-
un soutien financier à la création et au fonctionnement
du forum, couvrant entre autres l'organisation des réunions,
les activités des groupes de travail et les travaux du
secrétariat
-
l'avis d'experts et/ou des formations à l'élaboration
des politiques et aux approches et méthodologies en matière
de planification
-
un soutien financier à la participation de représentants
nationaux à des ateliers régionaux (portant par ex. sur
la planification)
-
l'avis d'experts et/ou un soutien financier pour la réalisation
d'études spéciales, la préparation de rapports, d'analyses,
etc.
-
un soutien technique et financier à la diffusion publique
des résultats du Forum de Dakar ou d'autres activités
relatives à l'EPT
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| e) Un
plan intégré |
| |
Si l'éducation de base doit bénéficier, pendant un temps considérable,
d'une priorité financière, celle-ci ne devra pas s'exercer aux
dépens d'autres secteurs d'intervention de l'Etat qui sont intimement
liés aux progrès de l'EPT, tels que les autres types de programmes
de lutte contre la pauvreté ou les mesures en matière de santé
et de salubrité. C'est pourquoi, dans le Cadre d'action de Dakar,
l'accent a été placé sur l'intégration du plan national EPT
dans le plan éducatif global du pays, qui lui-même s'insère
dans le cadre des stratégies nationales de développement et
des programmes nationaux de lutte contre la pauvreté. Grâce
à l'intégration du plan EPT dans les procédures de réforme en
cours au sein du système éducatif national, une impulsion supplémentaire
pourra être donnée afin d'accélérer le rythme des progrès et
du changement. Ainsi, la « synergie de tous les efforts de développement
humain » au sein du pays s'en trouvera renforcée. |
| |
|
Au niveau du pays, il existe plusieurs cadres dans lesquels
le plan national EPT devra s'insérer, tels que : le plan national
pour le secteur éducatif, dont les projections pour l'éducation
secondaire et supérieure devront, par exemple, être ajustées
en vue de l'expansion de l'EPT ; la stratégie globale de développement
; et les programmes de lutte contre la pauvreté. A cet égard,
il est essentiel que les gouvernements fassent en sorte que
les objectifs, stratégies, cibles et activités annoncés dans
les plans nationaux EPT soient reflétés de manière cohérente
dans toutes leurs interventions, y compris celles qui se situent
dans les cadres et stratégies des Nations Unies. Il faut faire
en sorte qu'il y ait cohérence entre les stipulations du plan
national EPT et celles qui sont prévues dans les chapitres relatifs
à l'éducation dans les autres plans et instruments stratégiques,
comme le Plan cadre des Nations Unies pour l'aide au développement,
les Cadres stratégiques de lutte contre la pauvreté (CLSP),
le Cadre de développement intégré (CDF), les Stratégies d'aide-pays
(CAS), etc. Dans la mesure où le plan national EPT n'est pas
conçu pour être mis en œuvre séparément des autres plans, mais
pour être incorporé à ceux-ci et pour influer sur leur formulation,
leur révision et leur mise en œuvre, il est essentiel que l'EPT
soit bien comprise et qu'elle soit si possible « récupérée »
par d'autres mécanismes de programmation et de planification
stratégiques ; le projet de l'EPT pourra par exemple être intégré
au programme de lutte contre la pauvreté, pour le meilleur profit
de l'un et de l'autre. |
| |
|
Par suite, les réunions du forum national EPT devraient accueillir
des personnalités clé de ces autres cadres stratégiques et de
planification. De la même manière, les membres du forum devraient
participer à ces cadres et assurer la promotion des activités
en faveur de l'éducation de base. Par le biais d'un dialogue
régulier, du partage des informations, de l'élaboration de solutions
communes et de la coordination des actions, non seulement le
forum, mais aussi des groupes éducatifs à l'intérieur et à l'extérieur
du gouvernement, devraient encourager une approche intégrée
du développement de l'éducation. Parmi les questions importantes
qui, de manière presque certaine, se poseront dans le cadre
de cette interactivité, citons les suivantes : |
| |
- Quelles
sont les différentes sources (nationales, multilatérales,
bilatérales, privées) des ressources actuellement disponibles
pour l'EPT?
- Quelles
ressources manquent actuellement ou feront défaut de manière
prévisible ? ·
- Quels
sont les principaux domaines souffrant d'un manque de ressources
? ·
- Quelles
sont les échéances nécessaires pour répondre à ces besoins
?
- Quelles
mesures de renforcement des capacités sont essentielles
aux progrès de l'EPT ?
- Quelles
sont les types d'assistance technique internationale nécessaires
et la période d'intervention requise ?
- Par
quels mécanismes peut-on éviter que l'assistance fasse double
emploi ?
|
| |
| f) Des
stratégies en faveur des exclus |
| |
|
Chaque plan national EPT devra élaborer des stratégies sans
équivoque permettant de répondre le mieux possible aux problèmes
spécifiques des laissés-pour-compte de l'éducation. Bien que
l'accent a été mis, plus précisément, sur l'éducation des
filles et sur l'équité entre les sexes, l'ensemble des catégories
exclues ou marginalisées sera l'objet d'une attention spéciale,
tout particulièrement :
- les
minorités ethniques ;
- les
enfants en difficulté (par ex. les enfants des rues, les
enfants travailleurs, les enfants soldats, les orphelins
du sida) ; ·
- les
minorités linguistiques ;
-
les enfants ayant des besoins spéciaux (par ex. les handicapés);
- les
enfants et les jeunes réfugiés ;
- les
enfants déplacés.
|
L'intérêt exprimé par la communauté internationale à l'égard
de l'éducation des filles, comme en atteste l'Initiative des
Nations Unies pour l'éducation des filles annoncée à Dakar par
le Secrétaire général des Nations Unies, contribuera certainement
à attirer l'attention des pays sur cette question. Il est toutefois
important que soient détectées d'autres sources de discrimination
et de disparité dans l'éducation et que des actions appropriées
soient non seulement menées, mais aussi intégrées à des stratégies
d'intervention bien définies. Par exemple, lorsque l'aide extérieure
s'attaque aux problèmes de famine ou de malnutrition, des programmes
de nutrition scolaire et des dispositifs nutritionnels touchant
la petite enfance et les familles devraient être prévus en relation
avec d'autres interventions, celles en particulier qui s'adressent
aux plus vulnérables. |
| |
|
Au cours des prochaines années, les effets de la pandémie de
VIH/sida atteindront dans de nombreux pays des proportions catastrophiques.
Ils frapperont en premier ceux qui sont déjà vulnérables du
fait de la pauvreté, de l'ignorance et de pratiques culturelles
traditionnelles. Mais des systèmes éducatifs entiers et la perspective
d'atteindre rapidement les objectifs EPT figureront aussi parmi
les victimes. Des mesures préventives doivent être identifiées,
choisies et appliquées de toute urgence dans un certain nombre
de pays où l'impact désastreux du VIH/sida est plus nettement
prévisible. Par delà ces préoccupations, cependant, on est de
plus en plus conscient que l'affaiblissement ou l'effondrement
des systèmes éducatifs ne tend qu'à aggraver et à étendre les
handicaps éducatifs des personnes délaissées, marginalisées
et exclues. Il est essentiel que les plans nationaux EPT s'attaquent
avec réalisme à ces problèmes et que les agences et les donateurs
internationaux conçoivent des formes d'aide appropriées, en
étroite consultation avec les autorités nationales. |
| |
| g) Un
soutien politique et social |
| |
L'importance intrinsèque ou perceptible de l'éducation ne garantit
nullement qu'elle recevra le soutien politique de haut niveau
ou le large appui social qui fera pencher la balance en faveur
de l'EPT. Sur ce point, le Cadre d'action de Dakar est sans
équivoque : « Une volonté politique et une impulsion nationale
plus affirmée sont nécessaires pour garantir la mise en oeuvre
effective et réussie des plans nationaux dans chacun des pays
concernés. » C'est une question que ne devront pas négliger
ceux qui orchestrent l'effort national EPT, car le soutien de
ministres et de responsables de la société civile ne suffira
pas. Quelle forme de soutien faudra-t-il rechercher auprès de
la direction politique du pays ? |
| |
|
Il faudra également obtenir le soutien de l'ensemble des secteurs
de la société ; dans cette optique, tout devra être fait pour
que l'éducation devienne un thème majeur de discussion et de
réflexion. Il faudra y intéresser les parents, les communautés,
les employeurs, les professionnels de l'éducation et les apprenants
eux-mêmes. Cela signifiera aussi de mobiliser ceux qui forment,
influencent et propagent l'opinion publique : médias, intellectuels
et personnalités publiques de premier plan appartenant à tous
les domaines d'activité. |
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| 5.0
Quelques remarques pour conclure |
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Si l'objectif ultime du mouvement de l'EPT est de créer une
société de l'apprentissage fondée sur la participation de
tous, il est clair que la plupart des pays du monde affrontent
aujourd'hui une tout autre réalité. Cependant, les années
à venir offriront à de nombreux pays l'occasion d'apporter
des améliorations substantielles à l'éducation de base, transformant
ainsi l'existence de millions de gens. Une partie de ces améliorations
pourra être attribuée au soutien et à l'aide consentis au
plan international, mais elles seront avant tout le fruit
des efforts des pays eux-mêmes. Les facteurs suivants seront
certainement amenés à jouer un rôle important dans ce processus
:
- la
création d'un consensus ou d'une vision partagée dans le
pays autour des objectifs de l'EPT ;
- les
efforts pour cultiver un large partenariat associant le
gouvernement, la société civile, le secteur privé et les
organisations internationales ;
- l'appropriation
et la maîtrise du projet EPT par le pays ;
- l'élaboration
et le pilotage « sur mesure » des processus EPT, afin qu'ils
correspondent et soient réellement adaptés aux situations
et aux problèmes spécifiques du pays ;
- l'attribution
de ressources accrues aux efforts de réalisation des objectifs
EPT ;
- l'organisation
des efforts dans le but d'atteindre ceux qui ont les plus
grands besoins.
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| En date
du 4 août 2000. |
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