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Les difficultés de l'éducation en Afghanistan
de Latika Padgaonkar, UNESCO New Delhi
 

  En vingt ans de guerre et de querelles internes en Afghanistan, l'éducation a été durement malmenée. Certaines régions du pays ont plusieurs fois changé de mains entre les différentes parties en guerre, et dans ces conditions instables, ce sont les enfants qui en ont le plus souffert.

 
  "Le système éducatif a été paralysé", explique le Dr Anjum ul Haque, Spécialiste du programme au bureau de l'UNESCO à Islamabad. "Le recueil des données est pratiquement impossible en l'absence d'un gouvernement national universellement reconnu et acceptable".
 
  Lors de la présentation de l'état de l'éducation en Afghanistan au cours d'une réunion convoquée récemment à Katmandou sur l'initiative de l'UNESCO, destinée à évaluer les progrès réalisés par les pays vers une éducation pour tous, le Dr Haque a affirmé que les difficultés de collecte des données en Afghanistan ont été aggravées par une grande instabilité de la population et une absence de tout recensement.
 
  Cependant, certaines données ont été rassemblées pour l'évaluation de l'UNESCO sur l'initiative du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) pour laquelle l'UNESCO a travaillé en collaboration avec l'UNICEF, le Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés, le Comité suédois pour l'Afghanistan et Save the Children (Etats-Unis). Elles indiquent que le nombre d'écoles a été réduit de moitié au cours des vingt dernières années. En 1990, l'ensemble des provinces disposait d'écoles; en 1995, neuf provinces n'en avaient plus du tout. En 1990, les Nations Unies et d'autres organisations ont financé 600 écoles ; aujourd'hui, elles n'en financent plus de 200.
 
Peu d'écoles pour les filles
 
  L'éducation des filles a été gravement compromise. En 1978, au moment de l'invasion soviétique, toutes les provinces possédaient des écoles pour filles. Cependant, en 1990, seule une école sur cinq était réservée aux filles et les provinces de Ghor, Helmand, Oruzgan et de Zabul n'avaient pas du tout d'écoles pour filles ; trois ans plus tard, ce taux a chuté à 13,2 %. Aujourd'hui, seuls 18,5 % des enfants inscrits à l'école sont des filles, et il en est de même dans les écoles dirigées par des organisations internationales. La loi des Talibans relative à l'éducation des filles a entraîné une baisse considérable des effectifs féminins (65 % en moins). Les écoles dirigées par la Direction de l'Education ne reçoivent qu'1 % de filles.
 
  Le pourcentage d'enseignantes, est aussi passé de 59,2 % en 1990 à 13,5 % en 1999. Sur ces 13,5 %, 96 % d'entre elles enseignent dans des écoles dirigées par des organisations.
 
  "Les services éducatifs continuent d'être assurés par l'administration locale de manière sporadique", affirme le Dr Haque. "Une grande partie des enseignants, en particulier les femmes, continuent de percevoir un salaire sans aller à l'école".
 
  Selon le rapport afghan, les autorités locales étaient si préoccupées par la guerre que cela "a eu pour conséquence une réduction de l'intérêt accordé à l'éducation des enfants". Alors que le pays possédait 3 459 écoles primaires en 1978, il n'en restait plus que 589 en 1990. Ce chiffre ne comprend pas les 2 204 écoles dirigées par les organisations, mais cette aide est elle-même en baisse.
 
  En dépit de ces informations basiques, il est évident que l'instabilité politique, le manque de données nationales et une migration à grande échelle ne permettent pas d'obtenir une image claire. Le Dr Haque insiste sur le fait que "ce qui précède donne seulement une indication sur les tendances générales".
 
 

A Kaboul, capitale de l'Afghanistan, une enseignante dirige une classe de cinq garçons, assis sur un meuble de fortune dans une classe endommagée par la guerre.
(La reproduction de cette photo n'est pas autorisée)
 
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