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| Faire
le lien entre l'éducation et les questions de population |
| de
O. J. Sikes |
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Lorsque
les parrains de la Conférence de Jomtien se sont rencontrés
la première fois pour préparer cette conférence, l'idée d'inviter
le FNUAP à se joindre à eux n'était venue à personne. Après
tout, pourquoi une organisation dont les activités concernent
la population s'intéresserait-elle aux questions d'éducation
? Mais lorsque le programme de la conférence commença à prendre
forme, et que les données affluaient du monde entier, la situation
se modifia. Il devint progressivement évident que les sujets
se rapportant à l'éducation allaient bien au-delà de ce que
certains considéraient comme un domaine restreint. Et avant
la fin de la conférence, le FNUAP était sollicité pour faire
partie du Comité directeur du Forum consultatif international
sur l'éducation pour tous.
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L'intérêt
que le FNUAP manifeste pour l'éducation a pour origine son travail
effectué dans plus de 100 pays sur l'éducation des populations,
dans l'école et à l'extérieur de celle-ci. Depuis 1990, l'attitude
des pays est devenue très favorable aux programmes "PopEd" (Education
de la population). Ils ont bien perçu l'importance qu'il y avait
à préparer les adolescents à comprendre la signification des
questions de population pour eux-mêmes, leurs familles et le
monde en général. Au fur et à mesure que la décennie progressait,
le besoin de développer chez les jeunes enfants le respect les
autres et de l'environnement s'est fait de plus en plus ressentir.
En outre, il est devenu évident que l'éducation, en particulier
celle des filles, a facilité la prise de décision et élargi
l'éventail des choix qui n'était pas, auparavant, accessible
aux femmes. |
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Il
y a eu de nombreuses actions pour assurer le suivi de la Conférence
de Jomtien, mais l'une des plus intéressantes a été le lancement,
en 1993, de l'initiative de neuf pays à forte population en
faveur de l'éducation de base. Trois des membres appartenant
au Comité directeur (UNESCO, UNICEF et FNUAP) étaient particulièrement
intéressés aux défis de l'éducation auxquels se trouvaient confronter
neuf pays en développement parmi les plus peuplés au monde (E-9).
C'est ainsi que nous sommes devenus les parrains de cette initiative.
Nous avons pensé que si les ministres de l'éducation de ces
pays pouvaient partager leurs expériences et aborder les problèmes
d'éducation qu'ils ont en commun, cela pourrait conduire à une
collaboration utile entre eux, les leçons tirées pouvant également
profiter aux autres pays. Cette initiative s'est révélée remarquablement
efficace. Alors que tous les chefs d'Etat des pays participants
ne pouvaient pas être présents à New Delhi pour la signature
de la déclaration des E-9, tous l'ont signé dans les mois qui
ont suivi. Les gouvernements sont restés très impliqués dans
le processus. |
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Il
ne s'agit pas d'une initiative menée par les organisations.
Les ministres ont pris les rênes et ont déterminé les questions
à aborder. Leur proposition la plus récente a été d'inviter
l'OMS pour les aider à examiner les problèmes sanitaires à l'école.
Il se trouve qu'au même moment, l'OMS a démarré, dans ces mêmes
pays, un projet en faveur de l'hygiène à l'école, dont la santé
sexuelle. Au moment où j'écris, des dispositions sont prises
pour associer les deux initiatives. |
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Lorsqu'en
1994, le moment est venu pour le Premier Ministre du Pakistan
de signer l'Initiative des E-9, le Directeur général de l'UNESCO
et le Directeur exécutif de l'UNICEF auraient dû se rendre à
Islamabad pour la cérémonie de signature, accompagnés du Directeur
exécutif du FNUAP, Or, le week-end de cette cérémonie coïncidant
avec l'ouverture de la Conférence internationale sur la population
et le développement au Caire (CIPD), il était capital que le
Directeur exécutif du FNUAP soit présent au Caire pour la conférence.
Elle m'a demandé de la représenter à la cérémonie des E-9 au
Pakistan. Après la cérémonie, le Premier Ministre Bhutto et
moi-même avons dû nous rendre en hâte au Caire pour assister
à la conférence où elle intervenait. Après avoir débattu, les
délégués se sont mis d'accord sur la formulation du chapitre
" éducation " dans le projet du Programme d'action de la CIPD. |
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La
CIPD a constitué un événement important à bien des égards, notamment
en raison de l'importance particulière accordée à l'éducation.
Ce n'est pas un hasard. Le Secrétariat du Forum de l'éducation
pour tous a joué un rôle majeur pour garantir que les gouvernements
qui avaient organisé la conférence 1) comprennent l'importance
de l'éducation dans les actions en faveur des population et
2) fassent en sorte qu'un chapitre entier du Programme d'action
de la CIPD soit consacré à l'éducation. Les 179 gouvernements
qui ont approuvé le Programme d'action ont bien accueilli cette
idée d'interrelations entre les questions d'éducation et de
population. |
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Il
est capital que, pour le nouveau millénaire, les planificateurs
dans les domaines de l'éducation et du développement comprennent
les questions de population. Si la baisse du taux de natalité
se poursuit, les pays en développement seront davantage en mesure
de consacrer des fonds restreints à l'amélioration de l'éducation
plutôt qu'à la bataille pour faire face à un nombre croissant
d'élèves. |
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| O.
J. Sikes est Directeur Adjoint de la Division Caraïbes et
Amérique Latine du FNUAP (Fonds des Nations Unies pour la population).
Il a été membre actif du Comité directeur du Forum EFA de 1990
à 1998. |
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| Pour en
savoir plus sur l'initiative des neuf
pays à forte population (E-9). |
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