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Un projet d'éducation de base cible les enfants ''difficilement accessibles'' au Bangladesh
Par Tabibul Islam, Inter Press Service
 

  DHAKA, avril 00 (IPS) Pour 16 dollars le mois, Firoz Kabir, un étudiant, se soustrait de ces heures de cours pour apporter l'éducation aux enfants de Jigatola, un taudis situé dans la zone résidentielle de la capitale du Bangladesh.

 
  Plus que l'argent, Kabir trouve une grande satisfaction à passer deux heures chaque matin à l'école informelle de Jigatola, avec la trentaine d'enfants aides ménagers, vendeurs de rue, et ouvriers qui perçoivent leurs salaires par jour.
 
  L'école, dirigée par ''Développement Pour Le Pauvre'', une Organisation Non Gouvernementale (ONG), apporte l'éducation de base aux enfants. Ses élèves pauvres, dont la plupart sont des filles, sont divisés en deux équipes qui se relaient par jour, et à qui on fournit des livres et du matériel didactique gratuitement.
 
 Plusieurs des élèves sont eux-mêmes des salariés et travaillent comme domestiques, des aides magasiniers, des garçons d'hôtel, des mécaniciens pour compléter les maigres revenus de leurs familles. Ces enfants ouvriers sont ceux que les experts appellent ''enfants difficilement accessibles'' dans le mouvement de l'Education Pour Tous (EFA).
 
  Avant que l'école informelle de Jigatola ne commence ses activités, les enfants du taudis n'allaient pas à l'école, et selon Khodeja Akhter, un enseignant, pour que n'importe quel projet de l'EFA réussisse au Bangladesh, il faudra donner aux enfants l'opportunité d'apprendre en même temps qu'ils gagnent de l'argent''.
 
  Dans la ville de Dhaka, environ 2.025 écoles informelles apportent maintenant l'éducation de base à près de 60.750 enfants de quartiers pauvres, dont 54 pour cent sont des filles, affirme Kazi Farid Ahmed, directeur au Conseil d'Administration de l'Education Informelle.
 
Financé par l'Agence des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF), et supporté par les gouvernements du Bangladesh et de la Suède, le projet d'Education de Base pour les Enfants Urbains Difficiles à Atteindre (BEHTRUC), vise à donner l'éducation de base informelle (NFE) à 350.000 enfants dans six départements administratifs entre 1997 et 2002.
 

  Déjà, sous le projet BEHTRUC, 180.000 enfants de six départements administratifs de Dhaka, Chittagong, Khulna, Rajshahi, Barisal et Sylhet reçoivent actuellement une éducation de base.

 

  On espère voir pendant les 16 prochains mois plusieurs milliers d'autres écoles NFE se mettre en place pour les enfants illettrés urbains âgés de 8 à 14 ans, dans la plus grande initiative de ce genre.

 

 Quelques 125 ONG qui opèrent dans ces écoles NFE pour enfants des quartiers pauvres qui constituent une source de revenu pour leurs familles pauvres, ont la responsabilité de ces écoles. Ces enfants forment en effet 56 pour cent de la population totale des taudis.

 
Dans certaines familles, le travail des enfants rapporte le tiers du revenu de la famille. Non seulement ces enfants ouvriers ont très peu de temps pour aller à l'école, mais dans la plupart des zones défavorisées, il n'y aucune école.
Et même s'il y avait des écoles, les enfants ne peuvent toujours pas supporter les frais supplémentaires associés à l'éducation et donc ils sont considérés comme les plus difficiles à atteindre, révèle une étude de l'UNICEF.
Comme clause du projet, les enseignants des ONG prenant part au projet, reçoivent une formation spéciale en méthodes d'enseignement participatif et basé sur l'enfant, dans les besoins spécifiques et intérêts des enfantsdifficiles à atteindre.
Il est demandé aux enseignants du projet de rendre visite à domicile à tous leurs élèves pour suivre de très près leur progrès et tenir informer leurs familles.
Aidés par la Banque Asiatique pour le Développement (AsDB), l'Agence de Développement International (IDA), l'Agence de Développement International Suisse (SIDA) et l'Agence d'Aide Norvégienne, quatre projets NFE, pour un coût de 309 millions de dollars, sont actuellement en cours au Bangladesh.
Le mois dernier, le Ministre de l'Education, A. Sadique a déclaré devant le Parlement, que le résultat de ces efforts est que le taux de scolarisation a maintenant atteint 60 pour cent, en comparaison à 34,6 pour cent en 1991. Il a ajouté qu'il espérait que ce taux augmenterait davantage d'ici à l'an 2001.
Mais les experts pensent que le gouvernement a besoin de formuler une politique plus réaliste pour résoudre le problème d'abandons et celui des enfants qui n'ont jamais été inscrits à l'école. La majorité de la population du pays, qui est estimée à 120 millions de personnes, vit dans les villages.
 
Actuellement, il y a 38 pour cent de taux d'abandon, et apporter l'éducation à cinq millions d'enfants déscolarisés, et à ceux qui n'ont jamais été inscrits à l'école, constitue un défi formidable pour le gouvernement.
Il n'y a également pas encore un plan complet pour l'éducation de plus de six millions d'enfants ouvriers âgés de 9 à 15 ans.
Ansar Ali Khan, le représentant de l'UNESCO au Bangladesh, conseille un mouvement plus vigoureux pour éradiquer l'analphabétisme du pays d'ici à l'an 2006.
''Pour cela, le gouvernement devra investir plus de fonds dans le secteur éducatif et faire tous les efforts supplémentaires pour étendre et soutenir l'éducation'', affirme Khan.
Actuellement, le Bangladesh dépense 2,3 pour cent de son Produit Intérieur Brut sur l'éducation, ce qui est très en dessous de ce que d'autres pays dans la région dépensent, selon le Rapport de l'Observatoire de l'Education, en 1999.
Le rapport a révélé que l'allocation pour l'éducation primaire est également très petite et que 90 pour cent de ces allocations sont engloutis par les salaires et les indemnités du personnel enseignant et des administrateurs.
 
 
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