Cadre d'action - Participants - Organisateurs
Conférence en ligne - Consultation ONG
Dernières info - Suivi du Forum de Dakar
La vision des partenaires - La voix du terrain
L'évaluation de l'EFA à l'an 2000 - Les résultats
Les conférences régionales - Evaluation
Communiqués de presse - Dossier de presse
Coin photo - Contacts média
La voix du terrain > Berlin
Argentine
 Afghanistan
 Afrique du Sud
 Bangladesh
Bangladesh 2
 Belgrade
 Berlin
 Botswana
 Brésil
 Canada
 Caraïbes
 Caraïbes 2
 Caraïbes 3
Colombie
Colombie 2
 Congo
 Costa Rica
 Cuba
 Chili
 Chine
 Colombie
 Etats Unis
Etats Unis 2
 Grande Bretagne
 Grèce
 Inde
 Indonésie
 Japon
 Kenya
 Kenya 2
 Kenya 3
 Malaisie
 Malawi
 Maroc
 Mexico
 Mexico 2
 Mexico 3
 Népal
 Niger
 Pakistan
 Pakistan 2
Pérou
Philippines
 Port d'Espagne
 Sénégal
Russie
 Rwanda
 Sri Lanka
 Swaziland
 Tanzanie
 Tanzanie 2
Togo
 Trinidad
 Turquie
 Venezuela
 Ouganda

 

 
La crise économique donne un coup dur aux acquis de l'éducation en Europe de l'Est
Par Yojana Sharma,
Inter Press Service
 
  BERLIN/VARSOVIE, 10 mars (IPS) - Le grand bouleversement dans les politiques et dans l'économie des pays de l'Europe de l'Est durant ces 10 dernières années et depuis la fin de la guerre froide a eu un impact important sur l'éducation, qui était l'une des réussites du communisme.
 
  Le système éducatif en Europe du Centre et de l'Est a été brutalement secoué, note l'UNESCO dans sa dernière revue des 10 dernières années.
 
  Il a fallu réorganiser le système pour donner aux citoyens les connaissances nécessaires pour faire des choix démocratiques, alors que dans la prochaine décennie, ils devront apprendre à acquérir les connaissances qui leur permettront d'être compétitifs sur un marché commun de l'Union Européenne qui ne cesse de s'agrandir.
 

  En résumé, alors que l'éducation de base reste plus ou moins accessible à tous, sa qualité et son fonctionnement ont été sérieusement affectés, mentionne l'UNESCO dans une revue des années 90.

 
  "Sous le communisme, la qualité de l'éducation gratuite était un succès majeur à travers la région. C'est pourquoi son déclin est tout au plus très difficile à accepter aujourd'hui", dit le rapport présenté à un atelier régional à Varsovie, au début du mois de février, en prélude au Forum sur l'Education Mondiale qui se tiendra à Dakar.
 
   La transition a été caractérisée par de grandes chutes dans la production durant les années 90. Les taux des PNB sont tombés rapidement pendant les années 90, particulièrement dans les pays de l'ancienne Union Soviétique. En 1998, seules la Pologne, la Slovaquie et la Slovénie ont enregistré de plus forts taux de PNB qu'en 1990.
 
  " La plupart des pays de la région ont moins d'argent maintenant que dans les années 90", affirme Albert Motivans, un expert de l'Europe de l'Est qui a rédigé le rapport synthèse pour l'UNESCO.
 
  Les gouvernements devaient faire face au défi de réorganisation de leur économie avec des ressources publiques qui diminuaient de jour en jour. De plus, les différences dans le revenu des ménages et une plus grande inégalité dans le partage du revenu signifie qu'il y a moins d'argent disponible pour l'éducation.
 
  En Russie seule, le taux de chômage est passé de deux millions à huit millions entre 1994 et 1997 et presque partout ailleurs dans l'ancien bloc soviétique, le pouvoir d'achat a baissé de façon drastique.
 
 Actuellement, seuls les enfants de riches ont accès à un système éducatif qui était auparavant gratuit et accessible à tous, conclut l'UNESCO. Les enseignants ne sont plus payés depuis des mois. "Continuer à enseigner ressemble souvent à un acte d'héroïsme, note l'UNESCO.
 
  Puisque leurs revenus sont parmi les plus bas de toutes les catégories professionnelles, beaucoup d'enseignants sont obligés d'avoir un second emploi pour avoir un revenu décent. Par conséquent, ils n'ont plus assez de temps pour garantir une éducation de qualité. De plus, les demandes dans le système éducatif augmentent et ne cesseront d'augmenter puisque les pays d'Europe Centrale et de l'Est ont postulé pour adhérer à l'Union Européenne.
 
  Ils ont réalisé que pour être compétitif dans une économie européenne plus large, ils n'ont pas seulement besoin de réorganiser leurs économies basées sur l'industrie lourde mais aussi de réorganiser leurs systèmes éducatifs pour avoir "les connaissances requises et nécessaires pour supporter la compétition nationale et européenne dans une période de mutations technologiques et de globalisation des marchés."
 
  Dans certains cas, "cela veut dire qu'il faut pratiquement rebâtir le système éducatif en produisant des séries entières de livres pour chaque étudiant", dit Motivans dans une récente interview à Varsovie.
 
  "Les programmes adaptés de manière progressive ont la potentialité de renforcer les valeurs démocratiques, de favoriser une cohésion sociale, et de promouvoir leur participation dans la construction des sociétés civiles qui sont en train de se relever lentement", a fait ressortir le rapport de l'UNESCO.
 
  De plus, les jeunes ont besoin de connaissances nécessaires pour trouver du travail sur un marché d'emploi qui est en mutation, et pour le développement de soi et la participation civile - cette dernière étant particulièrement importante en l'Europe de l'Est.
 
  Les Etats ont été emmenés à prendre du recul face à un système d'accès à l'éducation supérieure, en élargissant l'accès aux collèges et aux lycées puisque l'enseignement universitaire a lui-même besoin d'investissements énormes à un moment où les ressources s'amenuisent de plus en plus.
 
  Ces changements représentent des défis auxquels n'importe quel gouvernement, dans n'importe quelle circonstance, devra faire face. Mais pour les pays en transition, qui sortent du communisme, les demandes sont énormes. Les pays dont les économies sont les plus faibles ont peu de chance de satisfaire à ces demandes même si plus de ressources sont allouées à l'éducation.
 
  Par ailleurs, la décentralisation de l'éducation, en donnant une responsabilité plus grande aux autorités locales, fait apparaître les différences entre les régions. On n'alloue pas les ressources financières nécessaires aux autorités locales, plus particulièrement à celles des régions rurales pour faire face à leurs nouvelles responsabilités et pour avoir les moyens pour collecter des fonds supplémentaires.
 
  "La disposition sur l'éducation de base pour tous semble être un acquis. Néanmoins, maintenir un large accès à l'éducation de base se fait au détriment de la qualité de l'éducation", remarque l'UNESCO.
 
  Par exemple, le rapport sur la Roumanie fait mention d'une "détérioration dans la qualité de l'éducation qui se traduit par de mauvaises conditions de vie dans les écoles, l'insuffisance en personnel enseignant et l'insuffisance de l'approvisionnement en matériel didactique.
 
  A Dakar, les gouvernements de l'Europe de l'Est et du Centre devront s'engager à reconstruire leur système éducatif.(FIN/IPS/ys/an/00)
 
Cet article est libre de toute reproduction, à condition de bien indiquer l'origine du document et de faire parvenir un exemplaire de la publication contenant le document repris au Inter Press Service.
 
[ Forum de discussion | Contacts | Carte du site | Recherche | Début | © UNESCO 2000