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Une révolution des connaissances est en cours en Afrique du Sud
 
Par Farah Khan
  
   LE CAP, mars 24 (IPS) - Le Gouvernement sud-africain opère actuellement une ''révolution des connaissances'' afin de corriger les effets négatifs du système de l'apartheid. Ce système, qui a contribué à créer une main d'œuvre non qualifiée et mal payée, menace de perpétuer le sous-développement du pays.
 
  La révolution des connaissances est l'expression que le Ministre du Travail Membathisi Mdladlana emploie pour désigner un vaste programme national du Gouvernement. Ce programme est destiné à mettre en adéquation la formation sur le tas avec les besoins d'une économie en pleine expansion.
 
  La révolution aidera aussi les travailleurs à actualiser leurs connaissances et à se recycler.
 
  L'innovation comporte plusieurs phases; elle implique le paiement d'un impôt annuel de 1 pour cent sur les masses salariales du secteur public et privé. Cet impôt va servir à financer la formation, une formation qui sera dispensée par 27 SETAS.
 
  SETAS signifie ''autorités de formation et d'éducation sectorielle''.
 
  Ces SETAS correspondent aux secteurs les plus importants de l'économie, et identifieront les aptitudes requises pour améliorer la compétitivité de chaque industrie. Les travailleurs recevront une formation appopriée.
 
  Si l'innovation est concluante, le résultat devrait être une main d'œuvre bien formée et une économie plus moderne. ''La particularité de ce programme réside dans l'impact qu'il aura sur notre économie, et dans le fait que toutes nos population jouiront d'une vie meilleure'', dit Mdladlana.
 
  Bien qu'étant orienté vers le futur, le développement des connaissances veut s'attaquer aux injustices du passé. Les fondateurs de l'apartheid comme Hendrik Verwoerd pensaient que les Africains étaient ''nés pour couper le bois et puiser de l'eau''.
 
  Conformément à cette philosophie, les jeunes Africains étaient privés d'une bonne éducation. Sous le régime de l'apartheid, le Gouvernement dépensait quatre à sept fois plus sur les écoliers blancs que sur les jeunes Africains.
 
  Les effets sur le système démocratique instauré en 1994 ont été sérieux. Les travailleurs sont mal formés et les chercheurs d'emploi ne peuvent pas occuper les postes dans les nouveaux secteurs de l'économie tels que la technologie de l'information et les services financiers.
 
  Beaucoup ne savent même pas lire et écrire.
 
 Ceux qui ont perdu leurs emplois dans des industries en faillite comme les mines et les fabriques de tissus, ne peuvent pas être redéployés ailleurs parce qu'ils n'ont pas d'autres qualifications professionnelles. Ils ne peuvent pas non plus en acquérir de nouvelles.
 
  Pour justifier les raisons qui les poussent à ne pas investir dans le pays, les investisseurs locaux et étrangers parlent souvent de la sous-qualification du personnel.
 
  Mdladlana déclare : ''Le fait est que très peu de personnes possèdent les connaissances et les aptitudes nécessaires à l'accroissement de la productivité nationale, ce qui ne permet pas d'augmenter les ressources requises pour éradiquer les inégalités et la pauvreté''.
 
  Pour avoir une idée de ce que les choses seront, voici l'exemple du Kwazulu- Natal où des projets pilotes portent déjà des fruits. Dans le domaine du tourisme et la formation en hébergement, les autorités ont déjà mis sur le terrain la première vague de 6.000 jeunes apprenants afin qu'ils fassent leurs preuves.
 
  Ils travaillent dans les hôtels et gèrent des sites de tourisme écologique. Leurs journées sont rudes et peu lucratives, mais à terme, ces jeunes disposeront des connaissances nécessaires pour monter leurs propres affaires.
 
  Le projet n'a pas seulement pour objectif que de former des entrepreneurs. Il vise aussi à fournir des travailleurs bien formés aux investisseurs.
 
  A Port Elizabeth, dans le Cap oriental, les travailleurs suivent déjà une formation pour servir dans une nouvelle brasserie.
 
  Les décideurs politiques espèrent que l'Afrique du Sud peut échapper au phénomène de la mondialisation qui condamne les économies émergentes à faire travailler leurs ouvriers dans des conditions pénibles.
 
  Ils croient que si les travailleurs sont bien formés et productifs, la qualité de vie peut s'en trouver améliorée, de même que les opportunités d'emploi et la mobilité du travail.
 
  L'Union Européenne a financé une partie importante du nouveau programme d'acquisition de connaissances et de formation en Afrique du Sud. L'UE a donné 276 millions de Rands, le montant le plus important que l'Union ait jamais apporté à un programme d'assistance technique.
 
 1 dollar US équivaut à 6,3 rands.
 
  Mdladlana apprécie la contribution européenne: '' Progressivement, les producteurs sud africains vont bien se positionner pour devenir de vrais partenaires commerciaux. Ils vont pouvoir renforcer leurs échanges traditionnels avec les pays du Nord, y compris les échanges déjà importants qui existent entre le Nord et le Sud.
 
  Quatre-vingt pour cent des fonds alloués à la formation et collectés par le gouvernement seront envoyés aux autorités chargées de la formation. Une partie sera donnée à titre de subventions à des compagnies qui ont déjà mis en place leurs propres programmes de formation.
 
  Le reste des fonds servira à former les marginalisés, en particulier les personnes installées à leur propre compte dans des entreprises qui ont pu survivre aux difficultés économiques. De nouveaux candidats et des employés de maison en bénéficieront également.
 
  La mise en application du plan de formation et de développement des connaissances s'étendra sur plusieurs années.

 

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