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| Les
Filles prennent les premières places en classe au Brésil |
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| Par Mario
Osava |
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RIO DE JANEIRO, mars 24 (IPS) - Le Brésil a d'excellents
résultats à présenter au Forum Mondial sur l'Education, en avril,
en particulier en ce qui concerne l'éducation des filles au
cours des dix dernières années. |
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Les
filles sont passées en tête et dépassent maintenant les garçons
par leur présence en classe et dans les taux de scolarisation.
Jusqu'à la fin des années 80, les garçons restaient plus longtemps
à l'école que les filles. Mais c'est le contraire qui a eu lieu
entre 1990-1996. La moyenne d'années passées à l'école par les
filles est passée de 4,9 à 6 années, alors que celle des garçons
est passée de 5,1 à 5,7 années. |
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Le
taux d'analphabétisme tend à être excessivement élevé parmi
les femmes. Il est de 9,4 pour cent parmi les femmes brésiliennes
âgées de 30 à 39 ans; ce taux est tombé à 4 pour cent pour les
jeunes filles dont l'âge oscille entre 15 et 19 ans. Pour les
hommes, les proportions sont respectivement de 11 pour cent
et de 7,9 pour cent dans les mêmes groupes d'âge. |
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Le
ministère de l'Education a expliqué que l'entrée des femmes
sur le marché de l'emploi et la grande discrimination dont elles
sont victimes sur le plan salarial, ont poussé les femmes à
poursuivre leurs études plus loin. |
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De
plus, le travail des enfants affecte beaucoup plus les garçons
que les filles, parce que les jeunes garçons ont de fortes chances
de s'adonner aux activités économiques. Cette situation les
empêche d'aller régulièrement à l'école. |
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Accroître
la fréquentation des femmes à l'école, c'est "leur permettre
de réduire progressivement et sans discontinuer, les différences
salariales fondées sur le sexe", déclare Maria Helena Guimaraes
de Castro, présidente de l'Institut de Recherche en Education
Nationale du Brésil. |
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Elle
ajoute: "C'est aussi leur donner la chance d'occuper des postes
de responsabilité dans l'administration et dans la politique". |
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Ce
phénomène est important parce que plus du tiers des familles
brésiliennes sont dirigées par des femmes, ajoute Guimaraes
de Castro, qui coordonne les préparatifs du Brésil en vue de
sa participation au Forum de Dakar, qui se déroulera du 26 au
28 avril. Le rapport que le Brésil présentera à Dakar met l'accent
sur l'accès quasi-universel des Brésiliens à l'éducation de
base, ce qui montre le respect par les autorités de ce pays
de l'objectif "Education Pour Tous" fixé et adopté à la Conférence
de Jomtien, en Thailande, en 1990. |
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L'année dernière, au Brésil, 95,4 pour cent des enfants âgés
de 7 à 14 ans sont allés à l'école- comparés à 86,1 pour cent
en 1991. Ce chiffre dépasse l'objectif de 94 pour cent que s'est
fixé le gouvernement pour l'année 2003. |
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Mais
un million d'enfants restent exclus du système éducatif. |
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Un
autre résultat positif réside dans la réduction significative
du taux d'analphabétisme au sein de la tranche d'âge de plus
de 15 ans. Ce taux est passé de 20,1 pour cent en 1991 à 13,8
pour cent en 1998. Mais l'objectif ultime de réduire le taux
de 1991 de moitié, n'est toujours pas atteint. |
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Les
progrès sont "extraordinaires", et sont le résultat des politiques
conduites par le Gouvernement, tels que le programme 'Tous les
Enfants à l'école' et l'augmentation des salaires pour les maîtres
dans les zones défavorisées, indique Dulce Borges, coordonnateur
en Education de l'UNESCO au Brésil. |
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"Dans
cinq ans, le Brésil pourra atteindre le niveau des pays industrialisés,"
prédit le responsable de l'UNESCO. Mais elle reconnaît l'existence
d'obstacles tels que le taux élevé de redoublements chez les
enfants, et le manque d'attention envers les adolescents illettrés
et les adultes. |
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La
priorité accordée a l'enfant, la réforme du système éducatif
et les autres initiatives - telles que les bourses qui permettent
aux familles à faibles revenus de garder leurs enfants à l'école
- "sont en bonne voie", et permettront à terme à la nation de
satisfaire ses autres besoins, affirme Georges. |
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"Le
Brésil est l'un des pays qui se développent très rapidement,
même plus que l'Argentine", reconnaît le Ministre de l'Education
de l'Argentine, Juan Jos Llach. Les progrès réalisés par le
Brésil concernent l'augmentation du taux de fréquentation scolaire
et l'introduction de mesures destinées à améliorer la qualité
de l'éducation. Le Brésil est membre du groupe 'E-9'. Ce groupe
est composé de neuf pays totalisant 70 pour cent des analphabètes
dans le monde. 'E-9' rassemble également la moitié de la population
mondiale. |
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Le
groupe s'est réuni le mois dernier à Récife, au nord-est du
Brésil, pour évaluer la performance de chaque pays dans le domaine
de l'éducation et pour discuter des objectifs communs. |
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Chacun
des neuf pays a un taux élevé d'analphabétisme, mais leurs situations
internes ne sont pas les mêmes. Les taux au Brésil, en Chine,
en Indonésie, et au Mexique varient entre 10 et 20 pour cent,
alors qu'au Bengladesh, en Egypte, en Inde, au Nigeria et au
Pakistan, les taux sont supérieurs à 40 pour cent. |
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En
raison de ces grandes différences, le Brésil proposera la dissolution
du Groupe 'E-9', révèle Guimaraes de Castro. Elle reconnaît
toutefois que le groupe a une grande influence sur les politiques
éducationnelles appliquées dans les pays membres. "Chaque pays
doit définir ses propres priorités, parce que les problèmes
sont assez variés. Au Brésil, par exemple, les différences de
sexes dans les indicateurs de l'éducation n'atteignent pas les
extrêmes qu'on trouve en Egypte, en Inde ou au Pakistan", déclare-t-elle.
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Mais
les autorités brésiliennes admettent qu'elles ont beaucoup à
faire. Les redoublements de classes signifient qu'en moyenne,
les enfants passent 11 années à finir l'école primaire, alors
qu'ils devraient terminer leurs études en 8 ans. La nation consacre
4,8 pour cent de son Produit Intérieur Brut (PIB) à l'éducation,
un taux comparable à celui des pays industrialisés. Mais ces
dépenses ne sont pas équitablement réparties et contribuent
en dernier ressort à aggraver les inégalités sociales. |
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Au
Brésil, les dépenses annuelles par écolier sont 12,8 fois moins
élevées que celles effectuées au profit des étudiants de l'université.
Par comparaison, il y a une simple différence d'un tiers par
rapport aux Etats Unis, et la proportion est sensiblement la
même dans d'autres pays industrialisés. |
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