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Les écoles et les grosses entreprises s'unissent pour la collecte de fonds au Canada pour l'acquisition des connaissances
 
Par Paul Weinberg
  
   TORONTO, avril (IPS) - Qu'est ce que le Collège public canadien de la section de Scarborough possède, et qui amène les experts en éducation des pays comme le Singapour, la Chine et la Russie à dire avec beaucoup d'enthousiasme que c'est ce qu'ils veulent être ?
 
  C'est le succès de Mark Booth, un directeur d'école, qui a réussi à réinventer l'école il y a quatre ans, quand le système du Collège 'Porter W.A.' est devenu l'Académie de Scarborough pour l'Enseignement Technologique, environnementale et Informatique (SATEC).
 
  Quand il a pris la direction de l'école, celle-ci avait un taux d'inscription en baisse de 600 élèves. Prétendu entrepreneur, ses efforts pour rassembler des fonds et un profil pour son école, ont transformé cette école en une "académie de haute technologie", une institution financée par le secteur public qui fonctionne plus ou moins comme une école privée.
 
  Aujourd'hui, le SATEC a environ 900 élèves et quelque 600 demandes de candidatures pour 300 places de niveau neuf à travers la ville.
 
  Qu'est-ce qui fait que le SATEC sort vainqueur de la rude compétition pour les élèves et le financement dans le Conseil d'établissement de l'Ecole Local de Toronto, un système où les fermetures d'école, les manques d'approvisionnements et la perspective de réductions ultérieures de financement affectent déjà le vaste système scolaire du Canada ?
 
  Booth a recruté des partenaires associés pour un financement supplémentaire et pour améliorer la réputation de son école afin de l'éloigner de la liste des écoles devant fermer.
 
  Mais le véritable succès de SATEC a inquiété certains observateurs qui pensent que le système éducatif public à Toronto et dans d'autres écoles à court d'argent, à travers le Canada, abandonne actuellement l'idée que tous les enfants ont droit à la même qualité d'éducation.
 
  Le SATEC a pris les devants dans la compétition pour des partenariats associés. C'est un intérêt croissant pour ceux qui croient que les entreprises capitalistes ont déjà trop d'influence sur la façon dont l'argent des contribuables est utilisé pour financer l'éducation.
 
  En 1998, le Conseil d'établissement de l'Ecole Régionale de Toronto a signé un traité avec les Systèmes Cisco, le géant des produits de mises en réseau d'ordinateurs basé aux Etats Unis, pour introduire son propre programme d'enseignement sur la mise en réseau de ses principes dans des lycées de choix.
 
  Le SATEC s'est empressé de rejoindre le réseau international de la compagnie des Collèges sous réseau Cisco. Les enseignants formés par Cisco, apprennent aux élèves à concevoir, construire et gérer les réseaux informatiques en cours, sur une période de deux ans. Pour ce qui concerne comment passer et obtenir des crédits, les élèves sont qualifiés pour passer le test dans un centre de formation Cisco agréé à Toronto.
 
  Jacqueline Latter, un parent d'élève activiste et porte-parole de l'Alliance Education de Ontario, est préoccupée par mouvement vers de tels partenariats dans les écoles Canadiennes.
 
  Elle craint qu'un système scolaire où certaines institutions sont capables de fournir de meilleurs programmes et installations plus que d'autres, en raison de la capacité de pression d'un directeur d'école local, conduit hors de la pierre angulaire démocratique d'un système éducatif accessible pour tous.
 
  Ceci peut amener à une "hiérarchie où un petit groupe a plus de droits", affirme-t-elle.
 
  Des partenariats associés sont de plus en plus importants puisque les éducateurs et les politiciens au Canada privilégient l'introduction de l'ordinateur et des connaissances technologiques dans le programme d'enseignement de l'école, afin de préparer les jeunes pour le marché de l'emploi.
 
  Mais les enfants de parents pauvres sont exclus, affirme Maisy Chung, un chercheur du Conseil d'établissement du Collège Régional de Toronto. En se basant sur une étude récente, elle estime que 40 pour cent des familles à faibles revenus n'ont pas un ordinateur dans leur maison. Elle ajoute dans cette catégorie, les enfants d'origine immigrée et les non blancs qui sont plus nombreux.
 
  Plus de la moitié des élèves qui fréquentent le lycée de Toronto sont considérés membres d'une "minorité visible", affirme Chung.
 
  R.D. Gidney, un professeur d'éducation à l'Université d'Ontario de l'Ouest justifie l'accent sur les connaissances et la grande dépendance sur les partenariats associés dans les écoles Canadiennes.
 
  "Les affaires au moins depuis les années 80 ont montré que l'accent devait être mis sur ce qui se faisait à l'école", dit-il.
 
  Gidney affirme qu'il n'apprécie pas particulièrement les compagnies qui écrivent l'histoire des programmes d'enseignement pour une école, mais il n'a aucune difficulté à compter sur des compagnies telles que les Systèmes Cisco pour la dernière expertise de leur ordinateur.
 
  "Les plus grands problèmes que les cours techniques ont eu pendant des décennies persistent à moins que vous n'ayez vraiment beaucoup d'argent comme en 1960, où ces cours ont été dépassés. Alors, vous vous retrouvez subitement en train d'enseigner quelque chose que personne n'utilise plus dans l'industrie".
 
  D'autres, comme Bob Davis, auteur et professeur d'histoire du lycée de Toronto, à la retraite, craignent qu'à force de mettre plus l'accent sur comment faire des choses variées dans l'éducation, on ne perde actuellement le plus large contexte de ce qui se passe dans le monde en général. Il trouve que beaucoup d'enfants viennent dans les écoles, généralement confus et déboussolés au sujet de leurs convictions fondamentales.
 
 Davis déplore le fait que les connaissances de la langue et des mathématiques aient remplacé les sujets de base comme la littérature et l'histoire dans les écoles canadiennes.
 
  'L'accent est mis sur la formation pour l'emploi et moins sur comment vivre dans cette société et dans le système politique.
 
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