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L'objectif de l'Education pour Tous échappe aux gouvernements régionaux aux Caraibes
 
Par Wesley Gibbings
  
   PORT D'ESPAGNE, avril 00 (IPS) - Presque dix ans après que le monde se soit fixé l'objectif de l'Education pour Tous en l'an 2000, EFA pour les technocrates des Nations Unies, la cible apparaît plus insaisissable que jamais avec presque tous les pays en voie de développement qui n'ont systématiquement pas réussi à atteindre leurs cibles.
 
  Les budgets de l'éducation sont bas, les travaux d'infrastructure font cruellement défaut, à travers des régions comme l'Amérique Latine et les Caraïbes, où il est question de niveaux élevés d'analphabétisme fonctionnel et des effets multiplicateurs du chômage et de la pauvreté.
 
  Dans beaucoup de cas, la construction de plus d'écoles ne signifiait pas des niveaux d'éducation plus élevés. Les gouvernements régionaux se débattent face aux questions ayant rapport à la valeur que les niveaux d'éducation acquièrent comparativement à l'argent dépensé dans le système.
 
  Une étude de Oxfam, l'Organisation Non Gouvernementale (ONG) britannique, estime qu'environ 125 millions d'enfants sont actuellement non scolarisés dans le monde entier alors que 872 millions d'adultes dans les pays en voie de développement sont illettrés.
 
  Une autre étude faite par la Banque de Développement inter-Américain (IDB) révèle qu'en Amérique Latine, seule 1 enfant sur 3 est en dessous de l'enseignement secondaire.
 
  Ailleurs, dans les pays anglophones des Caraïbes, les choses semblent aller mieux puisque environ 85 pour cent des jeunes de Trinité et de Tobago entrent au cours secondaire. Mais il y a une inquiétude certaine par rapport aux bas niveaux de l'alphabétisme fonctionnel et des admissions au niveau tertiaire parmi les élèves de la région.
 
  Les bilans fait par chaque pays, en prélude au Forum de l'Education Mondiale (WEF), qui se tiendra en fin avril à Dakar, au Sénégal, indique que malgré les actions bénéfiques de l'éducation dans le monde entier, sa "qualité n'a pas suivi le rythme de sa quantité".
 
  Cette remarque et bien d'autres évaluations et stratégies efficaces ont été discutées à six conférences régionales entre décembre 1999 et février 2000 et seront présentées au sommet de Dakar.
 
  Koochiro Matsuura, directeur régional de l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la culture (UNESCO), a expliqué à la réunion du Caire pour les Etats Arabes et de l'Afrique du Nord que : "L'évaluation du processus de l'EFA concerne la connaissance tirée des dix dernières années afin de faire plus dans la décennie à venir". Cette réunion s'est tenue du 24 au 27 janvier 2000.
 
  "Nous devons être réalistes dans nos objectifs, mesurer et surveiller notre progrès, et surtout, garder un sens d'ambition qui nous guide", a -t- il ajouté. Cet aveu tacite de l'échec de l'objectif de l'EFA n'est pas nouveau.
 
  Au dernier sommet des Amériques au Chili en 1998, le Premier Ministre de la Jamaïque, Percival Patterson, a prévenu qu'à moins de faire plus pour l'éducation dans les pays pauvres du globe, les "disparités qui existent maintenant entre les Etats développés et les Etats sous-développés", ne ferait qu'empirer.
 
 Il a affirmé que l'éducation n'a pas seulement besoin d'argent mais de nouvelles initiatives. Le IDB et la Banque Mondiale ont investit 8,3 milliards de dollars dans les prêts pour l'éducation aux Amériques.
 
  L'accent devrait être mis sur le développement de nouvelles stratégies pour l'éducation des enfants, les estimations, évaluations et indicateurs et sur le développement des manuels et autres matériels didactiques qui intègrent des projets et des programmes de la technologie de l'information.
 
  Combien les pays en Amérique Latine et des Caraïbes dépensent sur l'éducation ? Le Brésil, le Costa Rica et Cuba atteignent en moyenne 6 pour cent par an, alors que des pays comme le Salvador, le Guatemala et le Pérou y mettent moins de 2,5 pour cent de leurs budgets.
 
  Ceci contraste avec les 9,8 pour cent des dépenses publiques sur l'éducation aux Etats Unis, 16,7 pour cent pour le Mexique, et 14,2 pour cent en Corée du Sud.
 
  Les Amériques ont promis de collecter plus de fonds et d'accroître la part budgétaire pour l'éducation afin d'atteindre 100 pour cent de taux d'inscription dans les écoles primaires en 2010 et 75 pour cent dans les cours secondaires dans la même année.
 
  Les fonds alloués actuellement au secteur social, y compris pour l'éducation, n'avoisinent nulle part l'initiative 20/20 adoptée au Sommet Social de Copenhague en 1995.
 
  Conformément à cette initiative, les pays industriels doivent consacrer au moins 20 pour cent de leurs budgets aux services sociaux fondamentaux, alors qu'on demande aux nations en voie de développement, de mettre à peu près 20 pour cent de leurs budgets nationaux dans ce domaine.
 
  Il y a deux ans, Sven Sandstrom, alors directeur intérimaire de la Banque Mondiale, qui parlait en Chili, a dit que l'Amérique Latine et la région des Caraïbes ont progressé dans les objectifs d'éducation, mais "d'énormes défis restent à relever".
 
  Il a cité ces défis comme étant : faibles niveaux de performance scolaire, taux élevé de redoublement et inaccessibilité par les pauvres à une éducation de qualité, qui a pour conséquence les inégalités dans les opportunités d'éducation dans les couches sociales.
 
  Le Premier Ministre de la Barbade, Owen Arthur, qui a décrit l'éducation comme un 'instrument fondamental', a déclaré que non seulement elle soutend nos efforts dans le renforcement de la société civile mais... elle va également alimenter la diversification de nos économies".
 
 "L'éducation est décisive pour la prospérité et le développement durable de nos pays", dit-il.
 
  Selon un communiqué de presse émanant du Secrétariat du Forum sur l'Education Mondiale, les évaluations faites par pays jusqu'à présent montrent qu'un effort accéléré pour atteindre l'éducation de qualité pour tous, est nécessaire.
 
  "Sans un engagement politique renouvelé à l'éducation primaire pour tous , l'objectif mondial fixé en 1990 d'avoir tous les enfants à l'école ne sera pas atteint", dit le communiqué.
 
  Les gouvernements régionaux espèrent que le forum du Sénégal ajoutera un élan significatif au processus.

 

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