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Un Nouveau test de connaissance pour l'entrée au lycée est introduit aux Caraibes
 
Par Corinne Barnes
  
   KINGSTON, mars 24 (IPS) - Des milliers d'élèves de sixième année vont se retrouver dans des centres d'examen la semaine prochaine pour passer des tests destinés à évaluer leur capacité à se qualifier pour l'entrée dans des lycées de choix en Jamaïque.
 
  Mais, contrairement à ce qui se passait par le passé, leur passage de l'école primaire à l'école secondaire ne sera pas seulement basé sur leurs résultats dans les tests qu'il vont passer à partir du 30 mars.
 
  L'examen marque plutôt la fin de longs mois d'évaluation continue sous le test de succès du niveau 6 (GSAT), qui a été introduit en Jamaïque l'année dernière, en remplacement de l'Examen Commun d'Entrée (ECE) qui était jusqu'alors redouté.
 
  Pendant 57 ans, l'ECE fut la méthode qui déterminait le plus souvent la destinée des élèves. Ceux avaient de bons résultats avaient une place garantie dans des lycées de choix, ceux qui ne travaillaient pas bien étaient relégués dans les écoles jugées inférieures ou simplement privés de l'opportunité d'étudier dans un lycée.
 
  L'examen, qui a lieu entre janvier et mai dans presque toutes les îles de la région, est condamné pour avoir créé une population de parents et d'enfants névrosés.
 
  Selon les parents et les psychologues, l'irritation, l'anxiété, la dépression, les cauchemars, la psychose, les maux de tête, la fièvre, le vomissement et le manque de volonté d'aller à l'école étaient courants chez les enfants de 11 à 12 ans qui se préparaient pour passer l'ECE.
 
  Le Ministre de l'Habitat de Trinité et de Tobago, John Humphrey, a une fois qualifié l'ECE ''d'examen brutal'' qui, chaque année depuis quatre décennies, marque au fer rouge des milliers de jeunes enfants du sceau de l'échec.
 
  Mais c'est seulement après le suicide d'un jeune garçon Jamaïcain de 12 ans, il y a quelques années, qu'on a pris conscience de la tension énorme que l'ECE exerce sur les enfants. Cet adolescent s'est suicidé parce qu'il n'a pas eu de bons résultats à l'ECE.
 
  Les élèves, les éducateurs et les parents, à travers la région, ont pendant longtemps ont discuté d'un nouveau test d'examen d'entrée qui évaluera véritablement les capacités académiques d'un enfant. Ainsi, l'an dernier, la Jamaïque a pris l'initiative dans la région d'abolir l'ECE et de le remplacer par le GSAT.
 
  Le Gouvernement Jamaïcain a décrit le GSAT comme un instrument qui apporterait l'équité dans la répartition des élèves dans les écoles secondaires. Le Gouvernement a appelé le GSAT, une manière plus significative de déterminer la capacité des enfants.
 
  Sous l'ancien système de l'ECE, le ministère de d'Education trouvait des places dans les lycées et établissements publics d'enseignement secondaire pour seulement 30 pour cent des meilleurs élèves, soit 30 pour cent des 50.000 élèves qui passent l'examen chaque année.
 
  Le reste a dû trouver ses propres moyens pour s'inscrire dans des écoles techniques ou d'autres écoles pour tous âges, ou encore dans des institutions privées.
 
  Mais l'année dernière avec le système du GSAT, le Ministre a trouvé des places pour 42.000 élèves dans les établissements d'enseignement secondaire.
 
  Cette année, les élèves passent l'examen les 30 et 31 mars. Les autorités ont créé plus de places pour les élèves en ajoutant des annexes à certains écoles et collèges d'enseignement secondaire pour en faire des lycées.
 
  Les experts en éducation préviennent que même si le nouveau système a été bien accueilli, il a aussi ses propres insuffisances.
 
  ''Le passage automatique de l'école primaire à l'école secondaire sans exiger d'acquérir quelques normes de performance, n'est pas le meilleur moyen d'utiliser les maigres ressources. Ceci transmet le mauvais message aux jeunes,'' dit Errol Miller, Directeur de l'Institut d'Education à l'Université Régionale des Antilles Occidentales.
 
  Miller pense que si les élèves des écoles primaires ne méritent pas des places dans les lycées, ils devraient être mis dans des collèges d'enseignement général ou secondaire ouverts à tous les âges.
 
  D'autres pensent que le Gouvernement Jamaïcan a beaucoup à faire s'il veut vraiment réformer le système éducatif.
 
 Entre-temps, le Gouvernement de Trinité et de Tobago a exprimé son intention de suivre l'exemple de la Jamaïque et d'abroger l'ECE.
 
  Il y a une dizaine d'années, une Commission de Consultation Nationale sur l'Education a suggéré que le fardeau supporté par les étudiants serait allégé si on faisait de l'évaluation continue du rendement des élèves à l'école primaire, le critère pour leur admission au lycée.
 
  Maintenant le Gouvernement a décidé de mettre en application cette recommandation. L'ECE sera abrogé l'année prochaine et remplacé par un Programme d'Evaluation Continue (PEC) qui mettra l'accent fondamentalement sur les Mathématiques élémentaires et les connaissances en Anglais.
 
 Le Premier Ministre a dit récemment qu'en mars prochain, l'ECE tant redouté disparaîtra définitivement, et ne serait désormais qu'un lointain souvenir.
 
  ''L'ECE a déformé et corrompu notre système éducatif. Toute l'expérience de l'école primaire a été conduite par cet examen détesté, perturbant ainsi la joie d'apprendre et en fait, retardant le processus d'apprentissage'', a-t-il ajouté.
 
  ''Selon lui, les parents n'auront pas à attendre l'ECE pour ''voir si leur garçon ou leur fille pourrait ne pas être prêt pour le cours secondaire, ou s'il aurait dû recevoir de l'aide depuis longtemps dans les Mathématiques, l'Anglais, les sciences sociales ou les sciences naturelles.''
 
  Mais la Jamaïque, Trinité et Tobago sont les seules dans les Caraïbes à vouloir bannir l'ECE. Les autres pays tiennent encore à cette méthode, et estiment qu'elle leur permet de faire passer les enfants de l'école primaire à l'école secondaire.
 
  L'île orientale des Barbades, par exemple, malgré l'opposition de certains éducateurs, veut garder le statut quo. Le Ministre de l'Education, Mia Mottley, a dit que l'ECE est là pour rester.

 

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