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Plus de doléances que de progrès à présenter au Forum de Dakar
 
Par Lyne Mikangou
 
  BRAZZAVILLE, avril 00 (IPS) - Comme la plupart des pays du monde, la République du Congo va participer au Forum Mondial sur l'Education qui se tiendra du 26 au 28 avril à Dakar au Sénégal. Mais ce pays d'Afrique centrale aura plus de doléances que de progrès à présenter à cet égard.
 
  Les Organisations Non Gouvernementales congolaises et les syndicats oeuvrant dans le secteur de l'Education ont lancé à Brazzaville, une "semaine d'action" destinée à sensibiliser la communauté nationale et internationale sur la nécessité de garantir le droit à l'éducation pour tous.
 
  Cette semaine qui se tient du 5 au 10 avril, est organisée par la Fédération Africaine des Parents d'Elèves (FAPE) et le Collectif des ONG, en prélude à la tenue du Sommet Mondial de Dakar.
 
  "Le monde accordera une importance capitale aux conclusions qui sortiront du Forum de Dakar. Il s'agira à tous points de vue d'un grand rendez-vous à ne pas négliger, surtout pour un pays comme le Congo", a déclaré Martin Itoua, président de la FAPE basée à Brazzaville.
 
  Le Congo se trouve actuellement en situation d'après-guerre. Son système éducatif est complètement en ruine.
 
  Alors que la réunion de Dakar est destinée à faire le bilan des progrès réalisés dans la mise en oeuvre du programme "Education pour Tous", les ONG du Congo doivent faire des pieds et des mains pour pousser les décideurs à faire de l'Education, une priorité.
 
  Une centaine d'ONG ont initié une pétition destinée à obtenir un soutien multilatéral pour le redressement du système éducatif décadent du pays.
 
  La pétition exhorte les pouvoirs publics congolais à favoriser l'alphabétisation et l'éducation non formelle des jeunes et des adultes, à doter les établissements scolaires de matériel didactique et à informatiser le système éducatif.
 
  L'amélioration des conditions sociales des enseignants et la qualité de la vie à l'école, la garantie du respect du calendrier scolaire et du volume horaire réglementaire de formation, ainsi que l'implication de la société civile dans la gestion du système éducatif, figurent également parmi les recommandations contenues dans cette pétition.
 
  Les ONG souhaitent également que les organismes d'aide au développement s'impliquent dans les travaux de reconstruction du Congo, qui a été ravagé par la guerre civile.
 
  La réduction drastique ou l'annulation pure et simple de la dette du Congo, font partie des points essentiels contenus dans la pétition. Les ONG souhaitent le recul du cycle de la pauvreté et la fin des conflits, ainsi que l'augmentation du volume d'aide allouée par la communauté internationale.
 
  Selon ces ONG, la priorité devrait être accordée à l'éducation.
 
   Dénonçant les différents maux qui minent le système éducatif congolais, Justin Koumba, Président du Conseil National de Transition (CNT-Parlement de transition), a déclaré que le taux de scolarisation est en baisse constante au Congo. Il est encore plus faible pour les filles, a-t-il ajouté.
 
   "Il faut reconnaître que nous ne faisons pas assez d'efforts pour aider ces milliers d'enfants qui travaillent encore dans les champs ou qui errent dans les rues de nos villes", s'est plaint Koumba. Selon lui, les pouvoirs publics doivent tout mettre en oeuvre pour améliorer les conditions de travail de l'enseignant.
 
  "L'enseignant congolais dispense ses cours dans des classes à effectifs pléthoriques et il est mal payé", a affirmé Koumba, qui est également président de la Coordination des ONG de la société civile congolaise.
 
   D'après un rapport de la FAPE sur le bilan du programme 'Education Pour Tous' publié en 1999 avec le concours de l'UNICEF, le Congo fut dans le passé l'un des rares pays en Afrique à avoir atteint un taux de scolarisation de 100 pour cent. Malheureusement, ce taux est tombé à 78,9 pour cent en 1998.
 
  Le taux moyen d'abandon est de 7 pour cent.
 
  Koumba a réaffirmé la nécessité de donner une éducation de base aux enfants. "Le plus important que nous puissions faire est de leur donner une éducation de base adaptée à leurs besoins. C'est leur droit et c'est notre devoir", a-t-il précisé.
 
  Selon Koumba, l'éducation est probablement le moyen le plus efficace pour maîtriser la croissance démographique, réduire la mortalité infantile, éliminer la pauvreté et faire prévaloir la démocratie, la paix et le développement durable.
 
  L'opinion publique congolaise attend avec impatience la mise en oeuvre des recommandations de la semaine d'action nationale.
 
   Romuald Okoti, enseignant dans une école primaire de Brazzaville, estime "qu'il y a trop de recommandations et peu d'action".
 
   "Je regarde de très loin les conférences et forums qui se transforment souvent en séances de bavardages inutiles. On y fixe des priorités et des objectifs, mais on ne les met presque jamais en oeuvre", conclut Okoti.

 

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