Cadre d'action - Participants - Organisateurs
Conférence en ligne - Consultation ONG
Dernières info - Suivi du Forum de Dakar
La vision des partenaires - La voix du terrain
L'évaluation de l'EFA à l'an 2000 - Les résultats
Les conférences régionales - Evaluation
Communiqués de presse - Dossier de presse
Coin photo - Contacts média
La voix du terrain > Grande bretagne
Argentine
 Afghanistan
 Afrique du Sud
 Bangladesh
Bangladesh 2
 Belgrade
 Berlin
 Botswana
 Brésil
 Canada
 Caraïbes
 Caraïbes 2
 Caraïbes 3
Colombie
Colombie 2
 Congo
 Costa Rica
 Cuba
 Chili
 Chine
 Colombie
 Etats Unis
Etats Unis 2
 Grande Bretagne
 Grèce
 Inde
 Indonésie
 Japon
 Kenya
 Kenya 2
 Kenya 3
 Malaisie
 Malawi
 Maroc
 Mexico
 Mexico 2
 Mexico 3
 Népal
 Niger
 Pakistan
 Pakistan 2
Pérou
Philippines
 Port d'Espagne
 Sénégal
Russie
 Rwanda
 Sri Lanka
 Swaziland
 Tanzanie
 Tanzanie 2
Togo
 Trinidad
 Turquie
 Venezuela
 Ouganda

 

 
GRANDE BRETAGNE :
De grands défis subsistent dans l'éducation de la société multi-culturelle britannique
 
Par Neena Bhandari
 
  LONDRES, avril 00 (IPS) Des écoles sous-financées, des classes surpeuplées, et le grand écart entre les écoles privées et publiques sont les grands défis pour la société britannique, qui est essentiellement multi-culturelle.
 
  Il y a dix-huit mois, le Secrétaire du Ministère de l'Education et de l'Emploi a annoncé que le gouvernement investirait 19 milliards de Livres Sterling dans l'éducation entre 1999 et 2002, "pour donner à chaque individu dans la société, la chance de réaliser son plein potentiel".
 
  Il a insisté sur le fait que cela était la réalisation de la promesse du nouveau gouvernement travailliste, promesse selon laquelle l'éducation serait la priorité numéro 1.
 
  Les ressources supplémentaires seraient utilisées pour transformer les normes dans le secteur éducatif, relancer la scolarisation et l'aptitude en calcul, pour les enfants qui sont âgés de moins de 11 ans. Ces fonds seraient également utilisés pour réduire l'absentéisme scolaire et les exclusions, et pour donner à plus d'un demi-million de personnes, l'accès à l'enseignement secondaire et supérieur.
 
  Les écoles qui ne seront pas performantes, où au moins 15 pour cent des élèves n'ont pas obtenu cinq notes A à C au Certificat Général d'Enseignement Secondaire (GCSE) pendant trois ans, seront ciblées pour être fermées, affirme le Ministre.
 
  A la fin de l'année dernière, 424 écoles avaient échoué et devaient être fermées, conformément à la politique de "nouveau départ" de Blunkett. Cette politique fait partie des mesures strictes initiées pour améliorer la qualité de l'éducation.
 
  La politique de "nouveau départ", pour aider à redonner vie à des écoles qui n'obtiennent pas de bons résultats, vise à rouvrir les écoles sous un nouveau nom, une nouvelle gestion et un personnel qui exclut les enseignants qui ne peuvent pas renouveler leur demande d'emploi avec succès.
 
  Toutefois, pour Chris Waterman, Secrétaire Général de la Société des Employés de l'Education, ce qui est demandé est un "encouragement positif pour améliorer les écoles. Nommer et honnir ne fera que décourager les écoles et démoraliser le personnel enseignant".
 
  Selon des recherches menées par le Ministère de l'Education, les écoles avec les plus faibles résultats au GCSE se trouvent dans les banlieues aussi bien que dans les vieux quartiers du centre ville, et pas nécessairement dans les zones déshéritées ou les zones dont la population est en majorité immigrée.
 
  Toutefois, l'Association du Gouvernement local (LGA), et les fonctionnaires de l'Autorité de l'Education Locale(LEA) sentent que le gouvernement sous-estime actuellement le lien entre la pauvreté et les mauvais résultats scolaires.
 
  Pour le nouveau gouvernement travailliste au pouvoir, les écoles privées sont les références de la meilleure pratique qui doit être imitée par les écoles publiques. Le Premier ministre Tony Blaire parle actuellement de la manière dont il veut que les écoles publiques égalent les résultats de ceux de leurs homologues du privé.
 
  Dans l'optique de donner aux élèves des écoles publiques - les établissements d'enseignement secondaire et lycées - les avantages de l'enseignement privé, le gouvernement leur donne droit à un minimum de trois heures de travaux et d'activités supplémentaires. Ces travaux sont faits en dehors des heures normales de cours, par semaine.
 
  Mais les éducateurs ont exprimé leur crainte par rapport à " la nature plus que normative de la politique du gouvernement"", et son amélioration sélective de quelque 4.250 lycées. Blunkett a rejeté ces deux accusations.
 
  Il y a environ 550.000 enfants dans les écoles privées, soit seulement 7 pour cent des élèves en Grande Bretagne. Déjà, le cinquième de ceux qui parviennent à aller à l'université, et presque 50 pour cent de ceux qui vont à l'Université d'Oxford et de Cambridge, viennent des écoles privées.
 
  Une étude du journal 'Financial Times' sur les résultats de niveau A l'année dernière, a révélé que sur les 100 premières écoles du pays, seules 13 ne sont gérées par des privés. Alors que 80 pour cent de ses élèves obtiennent au moins cinq notes de A à C au GCSE, dans les écoles publiques 43 pour cent seulement ont les mêmes résultats.
 
  Certaines écoles qui ont échoué, ont tous des enfants blancs de la seconde ou troisième génération de parents chômeurs, et non des parents immigrés qui aspirent à l'éducation et poussent leurs enfants à réussir.
 
  La qualité de l'enseignement est éprouvée dans certaines écoles publiques en raison du nombre élevé d'élèves dans chaque classe.
 
  "Ce n'est pas parce que nous utilisons des techniques différentes ou que nous nous basons sur des théories différentes. Nous, enseignants du secteur public, avons été formés dans les mêmes écoles, et avec la même idéologie que nos collègues du privé", affirme un enseignant de première année de l'Ecole Roxbourne, au Nord-ouest de Londres.
 
  Le rapport annuel de l'Inspecteur Principal des Ecoles publiques de la Grande Bretagne, confirme que les résultats des minorités ethniques, d'une façon générale, s'améliorent. Mais d'autres groupes continuent d'enregistrer des résultats faibles.
 
  Il en ressort que même si les élèves du Bangladesh et du Pakistan font de grands progrès une fois qu'ils deviennent éloquents en anglais, leur résultat moyen à la fin de l'année reste en dessous de la moyenne nationale.
 
  Les élèves Noirs des Caraïbes obtiennent en série les moyennes nationales mais sont généralement sous-représentés dans les niveaux supérieurs clés de niveau 1 et 2 - deux diplômes de niveau primaire -.
 
  "La performance des garçons en anglais continue d'être intéressante : quoique l'écart entre la lecture des garçons et celle des filles se soit réduit, ... le seul domaine du programme d'enseignement où les garçons excellent plus que les filles est le calcul mental", dit le rapport.
 
  L'Inspecteur Principal des Ecoles, Chris Woodhead ajoute : "Si on veut que les niveaux soient plus élevés dans les écoles primaires, alors les enseignants du primaire doivent avoir un meilleur accès à une formation de qualité supérieure, en vue d'approfondir leur propre sujet de connaissances".
 
  "Nous avons besoin de meilleures bases en littérature et en calcul à l'école primaire, pour améliorer la transition de l'école primaire au secondaire, pour rehausser la qualité à l'étape clé et pour poursuivre les options professionnelles et de la formation basée sur le travail au Niveau 4, ajoute Woodhead.
 
  Pour promouvoir la diversité dans l'éducation, les entreprises privées, les associations caritatives et les églises sont invitées à se joindre au gouvernement pour créer un réseau des lycées spécialisés dans les villes. Ces lycées sont un nouveau type d'établissements d'enseignement secondaire urbains, en dehors du contrôle des autorités locales.
 
  Le plan est modelé de près sur la technologie des Collèges Urbains (CTC), une initiative du Parti Conservateur. Il a été lancé en 1998 dans une tentative d'introduire les méthodes de commerce dans les zones où l'éducation bât de l'aile, et le mouvement des "charter schools " aux Etats Unis.
 
  Faire face à l'afflux de la technologie de l'information et des ressources, sera vital pour créer une société alphabétisée.
 
[ Forum de discussion | Contacts | Carte du site | Recherche | Début | © UNESCO 2000