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Les Nations Unies se battent pour ramener les enfants à l'école
 
Par Marwaan Macan-Markar
  
   VILLE DE MEXICO, mars 24 (IPS) - Une Agence des Nations Unies a entrepris des actions pour soulager les enfants du Congo (Brazzaville) et les aider à rattraper les années scolaires perdues.
 
  Le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF), fournira des tables et bancs, des cahiers, écritoires, craie et des manuels didactiques pour les enseignants, et pour les étudiants désireux de retourner à l'école dans cette nation Africaine ravagée par la guerre.
 
  Ce mois, l'Agence des Nations Unies s'est prononcée sur l'état de déconfiture dans lequel se trouve le système éducatif de ce pays, et ceci par suite des nombreux conflits qui secouent le pays.
 
  Le système éducatif au Congo (Brazzaville) est ''sérieusement paralysé'', affirme l'UNICEF, ce qui fait que plus de 50 pour cent des enfants ne peuvent plus aller à l'école.
 
  En raison de la persistance des conflits qui sévissent à travers le monde, des millions d'enfants n'ont reçu aucune éducation. Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), par exemple, estime à environ cinq millions le nombre d'enfants qui n'ont pas pu aller à l'école.
 
  Cependant, ce nombre peut être révisé à la hausse si on tient compte des millions de personnes déplacées à l'intérieur du pays(IDP).
 
  ''A travers le monde, 20 millions de réfugiés et 30 millions de personnes déplacées vivent dans des conditions précaires, et au moins 60 pour cent de ce nombre est composé d'enfants,'' dit Sheena Hanley de 'Education Internationale', une Organisation Non Gouvernementale (ONG) belge.
 
  Selon Hanley, ce scénario montre le changement qui s'est opéré dans la manière de faire les guerres. Alors que pendant la Première Guerre Mondiale, 5 pour cent seulement des victimes étaient des civiles, les guerres qui ont éclaté récemment ont affecté des populations civiles en plus grands nombre.
 
   Les études faites par son organisation ont identifié des tendances similaires qui concernent la déscolarisation des enfants pendant les périodes de conflits.
 
  Dans le cas des élèves du secondaire, par exemple, les guerres dans leur voisinage immédiat, ont fait que le nombre d'élèves qui ''ne retournent pas à l'école'', ou que de tels niveaux d'instruction ne sont pas disponibles dans les camps de réfugiés.
 
  De plus, ces enfants ont été séquestrés par les groupes rebelles en nombres toujours plus croissants, en particulier en Colombie, au Sri Lanka, au Burma, en Sierra Leone, en Ouganda et en Turquie.
 
  D'autre part, pour les enfants du cours primaire, les familles choisissent de ne pas les envoyer à l'école parce ''qu'elles craignent qu'ils soient attaqués sur le chemin de l'école''.
 
  Par ailleurs, la Banque Mondiale mentionne que d'autres facteurs ont contribué à la perte d'opportunités en matière d'éducation : la destruction des bâtiments d'école, la perturbation de la vie familiale, et le besoin de travailler quand les adultes ont été tués ou sont devenus des réfugiés.
 
  ''En général, la déperdition scolaire au niveau du primaire est plus grave en ce qu'elle prive les jeunes et les enfants des connaissances de base en littérature et en arithmétique,'' ajoute Christopher Walsh, un porte-parole de la Banque.
 
  Lors de la présentation de son rapport annuel l'année dernière, Olara Otunnu, le représentant spécial des Nations Unies pour l'Enfance et les Conflits Armés, a fait une mention spéciale au nombre d'enfants qui ont eu à souffrir d'une ''éducation interrompue''.
 
  Otunnu a profité de l'occasion pour lancer un appel à la communauté internationale pour qu'elle prenne en considération le problème lorsqu'elle va établir des avants-projets pour la poursuite de programmes destinés à protéger et à réhabiliter les enfants des ''effets dévastateurs des conflits''.
 
  ''La promotion et le renforcement des systèmes de valeurs locales, en travaillant pour réhabiliter les installations médicales et scolaires et en intégrant formellement la protection de l'enfant dans tous les aspects des opérations de paix des Nations Unies,'' devraient être inclus dans ces programmes, a-t-il dit.
 
  Selon Kacem Bensalah, le directeur de l'Unité d'Assistance et de Secours en Education', un programme de l'Organisation des Nations Unies pour la Science, l'Education et la Culture (UNESCO), les efforts qui devront être faits en vue de soulager ces enfants nécessiteront un vaste programme.
 
  ''Restaurer l'accès à l'instruction, l'intégration sociale des enfants soldats, restaurer les besoins psychologiques et la réhabilitation'' sont certains aspects sur lesquels on doit s'appesantir, a dit Bensalah. De plus, l'éducation pour la paix et la prévention des conflits, ainsi que la formation professionnelle sont aussi des facteurs à prendre en compte.
 
  Selon Hanley, ces efforts montrent qu'il y a un consensus grandissant sur le besoin de placer la déperdition scolaire pour des millions d'enfants dans les zones de conflits comme une priorité. ''C'est seulement maintenant que les gens commencent par comprendre que l'école apporte un degré de stabilité... aux enfants qui sont dans des situations instables, et leur permet de refaire leurs vies, '' a-t-elle observé.
 
  Selon elle, l'éducation n'était pas considérée dans le passé comme une ''zone de priorité'' lorsqu'il fallait venir en aide aux réfugiés ou aux personnes déplacées. Les systèmes sanitaires et l'eau potable, les soins médicaux et la nourriture ont été les aspects sur lesquels on mettait plus d'accent quand il s'agissait de soulager des réfugiés.
 
  Ce mois-ci, l'UNICEF a produit un bulletin scolaire qui éclaire ses réalisations positives dans ce domaine - ramener les enfants à l'école dans les zones du Kossovo ravagées par la guerre.
 
  L'assistance humanitaire massive au cours de l'année dernière a fait beaucoup pour ''améliorer les conditions immédiates des enfants de la région,'' indique le rapport.
 
   ''Une alliance de l'UNICEF avec des organisations d'aide humanitaire, des donateurs internationaux et des communautés locales a réussi à ramener 97 pour cent d'enfants du cours primaire à l'école,'' souligne le rapport.
 
   Par ailleurs, cette initiative a contribué à ''réparer et à rouvrir 385 des bâtiments des écoles endommagés par la guerre - plus du tiers du nombre total''.
 
  Néanmoins, Hanley et Bensala sont d'avis que ces mesures de 'bouche-trou' ne vont pas aider à résoudre les impacts des conflits sur l'éducation des enfants de façon satisfaisante. ''Ce qu'il faut, c'est une nouvelle stratégie d'éducation dans des situations d'urgence et de crise'', affirme Bensala.
 
  Hanley ajoute: ''Ceux qui violent les droits de ces enfants devraient être tenus pour responsables. Des accusations devraient être portées à la Cour Criminelle Internationale contre tout groupe qui viole les droits des enfants, et cause des dommages dans leurs vies. C'est une situation don't nous avons été témoins ces dernières années.

 

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