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Les chefs traditionnels s'impliquent dans la scolarisation des filles au Niger
 
Par Souleymane Anza
  
  NIAMEY, mars 24 (IPS) - Les chefs traditionnels du Niger ont pris l'engagement solennel de s'impliquer davantage dans la promotion de la scolarisation des jeunes filles, en vue de réduire l'écart du taux de scolarisation par rapport à celui des garçons.
 
   Réunis à Niamey du 8 au 9 mars pour un symposium national de la chefferie traditionnelle du Niger sur la survie, la protection et le développement de l'enfant et de la femme, quelque 200 chefs coutumiers (sultans, chefs de provinces, chefs de cantons et de villages) ont évoqué des questions portant sur l'école et la santé en milieu rural.
 
   Le symposium a été financé par le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF). Selon des statistiques officielles, le taux global de scolarisation au Niger est de 32,23 pour cent, dont 25,3 pour cent de filles.
 
   Plusieurs raisons, socio-économiques et religieuses notamment, limitent la scolarisation de la jeune fille en milieu rural.
 
   Il est généralement admis au Niger qu'il faut envoyer les enfants à l'école. Toutefois, certains continuent de penser que l'école est ''un lieu de perdition'' pour les jeunes filles. D'autres estiment que l'école représente un univers qui ne les prépare pas convenablement aux responsabilités de mères et d'épouses soumises.
 
   Le second grief exprimé par certains parents d'élèves est fondé sur l'idée que l'école retarde l'âge du mariage. Dans leur immense majorité, les communautés villageoises nigériennes pratiquent le mariage précoce, généralement à l'âge de 12 à 13 ans.
 
   Les chefs coutumiers, auxiliaires de l'administration, vont développer plusieurs stratégies pour persuader leurs administrés à inscrire leurs filles à l'école. Il s'agira entre autres d'expliquer que plus les filles sont instruites, plus leur future intégration sociale et économique sera facile.
 
   De même, la femme instruite gérera mieux son budget familial, son petit commerce, et contribuera efficacement à la réussite scolaire de ses enfants.
 
   La Directrice régionale du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance(UNICEF)pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, Rima Salah, a exhorté les chefs traditionnels à garantir davantage le droit des enfants et des femmes en milieu rural.
 
   ''En initiant ce premier symposium de la chefferie traditionnelle sur les questions de l'enfance, le Niger vient de prouver à la face du monde, que contrairement à certaines théories qui opposent tradition et progrès, le développement durable repose nécessairement sur le socle culturel''.
 
   ''Gardiens des traditions, de la culture, de l'autorité morale et religieuse, vous pouvez et vous avez les moyens pour amener vos communautés à comprendre le bien-fondé de l'importance des services sociaux de base de la scolarisation, surtout de la jeune fille''.
 
   Rima a indiqué que les chefs coutumiers constituent ''un maillon très important de cette grande alliance pour la cause de l'enfant''.
 
   Constatant le faible taux de scolarisation des jeunes filles, le Gouvernement nigérien a créé en 1994 une Cellule Technique pour la Promotion de la Scolarisation des Filles (CTPSF).
 
   Selon la Coordonnatrice de cette Cellule, Mai Manga Thérèse, l'objectif assigné à la CTPSF est de porter le taux de scolarisation des filles à 40 pour cent en l'an 2000.
 
   Manga a rendu un vibrant hommage aux chefs traditionnels, soulignant que leur implication permanente dans les activités de la CTPSF a été déterminante dans le succès enregistré par la Cellule.
 
   A l'issue du symposium, un protocole d'accord a été signé entre l'UNICEF et les chefs traditionnels, ''premiers jalons d'un partenariat durable et sincère'', selon Rima.
 
   Selon les termes de ce protocole, l'UNICEF s'engage à aider financièrement et matériellement la chefferie traditionnelle dans la mise en œuvre et le suivi des recommandations issues du symposium.
 
   Au terme du symposium, les chefs traditionnels ont recommandé sur le plan éducatif, la coordination et l'harmonisation des interventions des organisations internationales dans le domaine de l'éducation, afin d'améliorer la fréquentation scolaire des filles.
 
   Ils ont en outre sollicité la création de centres d'éducation et de formation des jeunes filles scolarisées et non scolarisées, ainsi que la mise en place de structures d'accueil des jeunes filles.
 
   Dans son allocution de clôture, le Ministre nigérien de la Défense, Sadiou Dady Gaoh, représentant le Chef de l'Etat empêché, a assuré l'UNICEF et les chefs coutumiers de l'engagement du Gouvernement du Niger à ne ménager aucun effort pour une application des différentes recommandations du séminaire.
 
   Le Ministre a indiqué que les résultats auxquels sont parvenus les participants au symposium, permettront de créer les conditions de l'émergence d'une nouvelle approche d'intervention dans la mise en œuvre des programmes de scolarisation des jeunes filles au Niger.
 
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