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Le Sésame s'ouvre pour les enfants en âge préscolaire
 
Par Nadeem Iqbal
 
   ISLAMABAD, avril 00 (IPS) AlIF, le premier alphabet de la langue Urdu est également un acronyme bien pensé pour une Organisation Non Gouvernementale Pakistanaise (ONG) qui dirige un projet novateur de presse électronique pour les enfants en âge préscolaire.
 
  Financé par des expatriés pakistanais, ce projet vise à combler le fossé qui existe entre l'apprentissage et le développement de la connaissance, entre les enfants privilégiés et les enfants défavorisés, sans dépendre des donateurs, comme le sont plusieurs projets qui travaillent dans le secteur social au Pakistan.
 
  Lancé en septembre dernier, ALIF ( Facilité d'Initiative pour l'Apprentissage Actif) est une trouvaille de Safi Qureshi, un ancien membre de conseil d'exportation du Président des Etats Unis, Bill Clinton.
 
  Agé de quarante ans, Oureshi est également un co-fondateur et ancien chef de la Société "AST Recherche Sarl", une firme qui fabrique les portables, et qui a, une fois, été la quatrième plus grande firme fabricant d'ordinateurs au monde.
 
  Le projet clé d'alphabétisation visuelle de ALIF est l'émission populaire Khul Ja Sim Sim (KJSS). C'est fondamentalement une adaptation Urdu des séries "Sésame Ouvert", diffusées dans 23 pays. La série est elle-même une version de "Sésame de Rue", produit par l'Atelier de Télévision pour Enfants basée aux Etats Unis (CTW).
 
  Sésame Ouvert est généralement diffusé dans 23 pays, alors que la série Sésame de Rue en général (y compris la version anglaise et les co-productions) est suivie dans 88 pays y compris le Pakistan.
 
  Le KJSS familiarise les enfants avec les personnages de marionnettes et les concepts du show de Sésame Ouvert dans un cadre de contextes parfaitement Pakistanais.
 
  Le Dr Tahir Raza Shah Andrabi, directeur de ALIF décrit le 104ème épisode de la série KJSS comme un effort pour enrichir l'environnement préscolaire des enfants, qui a été envahi par les mélodies de films indiens destinées à des audiences plus âgées.
 
  "Discutez avec n'importe quel enfant qui va à l'école. Premièrement, il vous récitera un poème et après, il entonnera de lui-même une mélodie populaire des films indiens", se rappelle Andrabi.
 
  C'est un constat qu'il a fait à la suite de ses visites dans des villages, pour évaluer l'impact de son spectacle télévisé.
 
   "Nous ciblons des enfants de 3 à 7 ans, issus de familles pauvres qui forment l'ossature de la société et qui, pour la plupart, constituent probablement la première génération à aller à l'école".
 
  Diffusés deux fois par jour, 75 programmes de KJSS sont jusqu'ici passés sur les antennes, depuis le lancement en avril dernier, et devraient continuer jusqu'en juillet 2000. Les vidéocassettes et les cassettes audio seront bientôt disponibles pour les locuteurs de l'Urdu à travers le monde.
 
   Pour compléter le programme télévisé, une grande campagne à travers tout le pays, intitulée : 'Regarder - Faire - Lire', qui implique les éditeurs de livres, les organisations communautaires, et les écoles, est en cours de lancement.
 
   Andrabi, un chercheur associé à L'Ecole d'Economie de Londres, pense que les différences dans les capacités de connaissance, les aptitudes analytiques et logiques entre les nantis et les pauvres, apparaissent déjà à l'école primaire.
 
   Agé de trente ans, Andrabi est actuellement professeur assistant d'économie à l'Université de Pomona, à Claremont, en Californie et également un chercheur associé à la Faculté d'Economie de Londres (LSE).
 
  Ses références académiques comprennent un diplôme de l'Université de Swarthmore et un doctorat en économies obtenu à l'Institut de Technologie de Massachusetts (MIT).
 
  "Un autre facteur qui milite en faveur de l'intervention à un âge plus précoce est que les enfants issus de milieux défavorisés commencent l'école tardivement- certains n'entrent même pas à l'école jusqu'à l'âge de 7 ans", ajoute Andrabi.
 
   Au Pakistan, plus de 37 pour cent des ménages ont un ou plusieurs postes téléviseurs et ces chiffres vont doubler dans six ans.
 
   Dans les zones rurales, l'acquisition d'un poste téléviseur est deux fois aussi rapide que dans les zones urbaines et ceci offre une grande opportunité pour le futur.
 
   Le KJSS tourne autour du principe d'intelligence multiple- qui est basé sur l'affirmation que tout apprenant est intelligent et talentueux quel que soit son milieu social ou sa langue.
 
   La théorie affirme que tous les individus possèdent plusieurs différentes sortes d'intelligence qui pourraient contribuer et enrichir l'environnement de la classe.
 
   Pour répondre aux besoins d'apprentissage de tels différents groupes, les enseignants sont encouragés à regarder tout l'environnement physique et social comme une large ressource de connaissance. Les parents et les communautés participent activement au processus d'apprentissage.
 
   L'intelligence multiple reconnaît qu'il y a des sources autres que la salle de classe conventionnelle où les expériences d'apprentissage se passent-y compris regarder la télévision, visiter des places et avoir des interactions ordinaires avec les parents et des personnes plus âgées.
 
   ALIF demande que, dans une salle de classe conventionnelle, les enseignants insèrent des programmes télévisés dans leur programme d'enseignement pour uniformiser et enrichir l'environnement préscolaire de tous les enfants dans le pays, d'une façon semblable au mouvement préscolaire aux Etats Unis.
 
   Les shows du KJSS comportent 12 à 13 messages de programmes d'enseignement explicites avec des objectifs, y compris le calcul, la communication et la langue, la réflexion critique, les questions environnementales, l'écologie, la santé et l'hygiène, le développement de soi qui forme le caractère et la prise de conscience sociale.
 
   Le KJSS, qui passe sur les antennes du PTV pendant 30 minutes à 18 heures et à 11 heures, et également sur PTV-Monde à 16 heures, n'a aucune page de publicité parce que ALIF paie son passage à l'antenne.
 
   Une évaluation d'impact préliminaire qui a été faite sur 400 enfants en zone rurale et urbaine, montre que le programme a captivé l'attention et la curiosité de non seulement les groupes ciblés, mais également des enfants plus âgés, dans le groupe d'âge des 7 à 11 ans.
 
  Mehnaz Akber, le conseiller principal de ALIF, et spécialiste en éducation, au ministère fédéral de l'Education, affirme que ALIF offre un tuyau de communication pour un nombre croissant de Pakistano-Américains, en vue de prendre part dans les activités de développement et de société dans le pays d'origine.
 
  Depuis le milieu des années 90, il y a eu un sentiment parmi les Pakistanais de l'étranger selon lequel, plus ils font mieux dans les pays étrangers, plus leur pays d'origine régressait. Alors, un homme qui gagne beaucoup d'argent veut construire une école dans son village".
 
  ALIF attire l'attention des gens et demande aux Pakistanais de l'extérieur de contribuer financièrement à leurs programmes qui pourraient bien être élargis à la construction des écoles.
 
  "Il y a de la place pour que les Pakistanais d'outre-mer investissent au pays parce que le Pakistan n'est plus sur la liste prioritaire des agences donatrices internationales", a-t-elle dit.
 
  L'expérience a montré que l'attitude des agences internationales vis-à-vis du Pakistan est changeante et liée aux exigences politiques. "Ce qui est mauvais, parce qu'un changement de gouvernement ne signifie pas un changement dans les besoins de la communauté", ajoute Akder.
 
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