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Le gouvernement augmente les taux d'inscriptions au détriment de la qualité au Pérou
Par Abraham Lama Inter Press Service
  
   LIMA, avril 00 (IPS) - Le Pérou a amené les taux d'inscription à l'école primaire à un taux impressionnant de 90 pour cent, mais des experts indépendants estiment que l'extension a été faite au détriment de la qualité.
 
  Ils soulignent le fort taux d'abandons et les taux de redoublement, et les enseignants mal formés, qui perçoivent de maigres salaires. De plus, les chiffres sur les taux d'inscription ne sont que de simples projections qui ne prennent pas en compte les taux d'abandons, affirment des experts comme Hugo Diaz, de l'Institut indépendant de Recherche pour le Développement de l'Education.
 
  ''Les enfants errant dans les rues, travaillant ou vadrouillant, ne sont pas pris en compte par les statistiques du Ministère de l'Education'', affirme Diaz.
 
 Selon les chiffres avancés par le Ministère de l'Education, plus de 90 pour cent des enfants âgés de 6 à 12 ans et 54 pour cent des adolescents sont inscrits à l'école dans ce pays d'Amérique du Sud, qui a une population de 24 millions d'habitants.
 
  Sur un total de 7,8 millions d'élèves à la maternelle, à l'école primaire et au secondaire, 6,7 millions sont inscrits dans des institutions publiques d'éducation gratuite.
 
  Les responsables de l'éducation indiquent que toutes les écoles primaires publiques reçoivent des manuels et des petits déjeuners gratuits.
 
  L'Etat dépense environ 155 dollars par an sur chaque élève inscrit dans une école publique. Toutefois, les petits déjeuners gratuits ne sont pas inclus dans ce calcul, puisqu'ils ne sont pas financés par le Ministère de l'Education, mais par l'office d'assistance alimentaire mis en place par le Président Alberto Fujimori.
 
  Le gouvernement de Fujimori, qui est en place depuis 1990 et cherche actuellement à être réélu pour un troisième mandat-- a construit et remis à neuf des écoles publiques, qui sont équipées d'installations sanitaires et d'électricité, sauf dans les zones très éloignées et peu peuplées du pays.
 
 Dans sa campagne pour une réélection, Fujimori a pris l'engagement d'accélérer l'installation des ordinateurs dans les lycées ''afin que toutes les écoles aient accès à l'Internet dans un future proche''.
 
  Bien que la livraison des premiers ordinateurs ait eu lieu au milieu de beaucoup de fanfares, on ne sait pas combien d'écoles ont déjà reçu l'équipement et combien d'écoles restent encore sur la liste d'attente.
 
  'Au cours de ces dernières décennies, le Pérou a étendu les taux d'inscription, mais au prix de la réduction de la qualité'', selon ''Données Sociales'', un bulletin sur les politiques sociales produit par 'thinktank poyo', un indépendant local.
 
  Un grave problème qui affecte la qualité réside dans les bas salaires que les enseignants perçoivent, ce qui ne permet pratiquement pas de drainer les demandeurs d'emplois hautement qualifiés, qui sont attirés par les salaires élevés offerts ailleurs.
 
  ''Nous ne pouvons pas investir plus dans les infrastructures des écoles si les niveaux de formation et les salaires des enseignants ne sont pas améliorés'', affirme Maria Teresa Tovar, du Forum non-gouvernemental sur l'Education.
 
 Diaz de l'Institut de Recherche pour le Développement de l'Education, indique que sur les 110.000 postulants pour 30.000 nouveaux postes d'emplois qui ont ouvert l'année dernière, seulement 16 pour cent étaient qualifiés.
 
''Seuls 17.000 enseignants ont été embauchés, dont 60 pour cent sont reçus avec le minimum acceptable de points--11 ou 12 sur 20--alors que moins d'un pour cent ont obtenu 14 ou plus de points'', ajoute Diaz.
 
  La faible qualité de l'éducation se traduit également par les forts taux de redoublements. Plus d'un demi million d'élèves du cours primaire, soit 14,9 pour cent du total, ont échoué en 1998, selon les statistiques compilées par un autre indépendant thinktank, à Cuanto.
 
 Dans les zones urbaines, 17 pour cent des élèves ont redoublé au moins une année à l'école primaire, alors que cette proportion monte à 26 pour cent à la campagne.
 
  Une autre lacune du système éducatif est le nombre d'heures passées à l'école : 450 heures par an dans les villes et cités et 226 heures dans les zones rurales, contre 1.000 heures l'an au Chili et 1.750 heures au Japon.
 
  ''En dehors de bas niveaux de formation des enseignants, la situation de l'éducation au Pérou est affectée par les niveaux nutritionnels faibles des 49 pour cent de la population qui vit dans la pauvreté'', affirme Oscar Rivera, Professeur d'Université.
 
 ''Les enfants sous-alimentés ont des problèmes de concentration, ils se fatiguent facilement et s'endorment en classes, et en général sont moins motivés à étudier'', indique Riviera.
 
  La distribution des repas gratuits financés par le gouvernement, dans les zones urbaines pauvres, à travers les ''clubs de mères' et de petits déjeuners d'école, visent à améliorer les niveaux nutritionnels des enfants qui vivent dans la pauvreté. Un programme de déjeuner à l'école a également été annoncé.
 
 Une autre raison du fort taux de redoublement est attribué au fait que les enfants manquent parfois les classes pour travailler et contribuer au revenu de la famille, ou simplement en raison du manque de surveillance parental.
 
  Depuis sa mise en place en 1995, le programme conçu pour améliorer la qualité de l'éducation primaire, financé par la Banque Mondiale et le gouvernement, a formé 64.000 enseignants du cours primaire, ce qui représente à peu près 55 pour cent de l'effectif total.
 
Un programme similaire, financé par la Banque Inter Américaine pour le Développement et qui met l'accent sur l'éducation secondaire, a formé 4.000 enseignants du cours secondaire, environ 18 pour cent du nombre total d'enseignants
 
 
 
 
 
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