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L'Education souffre du déclin des années post- soviétiques en Russie

 Par Sergei Blagov Inter Press Service

 
  MOSCOU, avril 00 (IPS) Le gouvernement russe a fait le vœu d'honorer son engagement d'Education Pour Tous (EFA), mais le système éducatif du pays est sérieusement à court d'argent et fait face aux nombres croissants d'enfants déscolarisés.
 
  L'Education a été une priorité pour des gouvernements successifs. A l'époque Soviétique, l'accessibilité à l'école assurait un fort taux d'alphabétisme. Les responsables de l'éducation voient le maintien d'une éducation de haute qualité comme étant vitale, selon le rapport d'évaluation 2000 de l'EFA.
 
  Le rapport indique qu'on a besoin d'investissements assez importants pour soutenir les normes éducatives de l'Epoque Soviétique. Selon la Chambre d'Audit du Parlement Russe, l'ancienne Union Soviétique dépensait jusqu'à 10 pour cent de son PIB pour financer l'éducation, en comparaison au misérable 0,6 pour cent qu'elle alloue actuellement pour l'éducation.
 
  Jusqu'en 1996, le nombre d'écoles en Russie a continué d'augmenter. Par la suite, les écoles ont commencé par fermer, principalement en raison du ralentissement démographique et également parce que beaucoup d'écoles étaient dans des zones peu peuplées.
 
  En 1998, il y avait 67.183 écoles dans le pays. L'année dernière, le nombre a baissé et est passé à 66.689. Le nombre d'étudiants a aussi chuté -de 21,415 millions il y a deux ans, à 21,171 millions en 1999 alors que le personnel enseignant est resté inchangé : 1,728 million en 1998 et 1,725 million en 1999.
 
  Selon La Commission Gouvernementale de Statistiques, le taux d'abandon au cours secondaire est seulement de 0,15 pour cent sur le nombre total d'enfants en âge scolaire. Toutefois, l'évaluation 2000 de l'EFA avoue que les taux actuels d'abandons sont probablement plus élevés. .
 
  Alexander Saveliyev, directeur de l'Institut des Questions Educatives, affirme que le nombre d'abandons ne fait qu'augmenter. Saveliyev est l'un des auteurs du rapport d'évaluation de l'EFA préparé en prélude au Forum sur l'Education Mondiale à Dakar, Sénégal du 26 au 28 avril.
 
 Les difficultés économiques de la Russie ont causé des problèmes sociaux chez les jeunes. Quelques 70 pour cent des élèves du cours secondaire sont des fumeurs, 30 pour cent boivent régulièrement, alors qu'il y a également 100.000 drogués parmi eux, selon l'évaluation de l'EFA.
 
  Comme les gens deviennent plus pauvres, beaucoup de familles sont obligées de confier leurs enfants aux soins des écoles publiques, qui sont aussi affectées par le manque de fonds et les longs retards dans le transfert d'argent.
 
 Certains enseignants disent qu'ils ne sont pas payés depuis des mois, alors que les autorités leurs demandent d'accepter le paiement en nature tel que les engrais biologiques, des raticides et même des cercueils.
 
  Souvent la nouvelle année commence tardivement dans plusieurs parties de la Russie parce que des milliers d'enseignants impayés ont refusé de retourner au travail à moins que leurs salaires ne leur soient immédiatement payés.
 
 Les écoles dans les zones rurales - quelques deux tiers du nombre total-- sont les plus touchées par les mouvements de grève. Etant donné que les salaires tardent à tomber, ils ont atteint 9 à 15 mois d'arriérés dans certaines écoles.
 
  En septembre dernier, quelques 400 écoles à travers la Russie sont restées fermées, parce que 16.000 enseignants protestaient contre leurs conditions de travail misérables. Il y a deux ans, quelques 115.000 enseignants ont cessé le travail pendant trois jours en signe de protestation.
 
  Le système éducatif de la Russie est multiculturel. Environ 3.300 écoles enseignent des langues non-russes estimées à 79. Quelque 9.000 autres écoles fréquentées par 1,6 million d'élèves enseignent les langues maternelles comme seconde langue.
 
 Tous les enfants doivent aller à l'école en Russie. Mais l'amendement de 1996 sur le projet de loi sur l'éducation de 1992 permet aux autorités de renvoyer les élèves qui font la pagaille, ce qui était impossible à l'époque Soviétique.
 
  La plupart des écoles sont encore publiques. 50.000 élèves seulement vont dans les écoles privées. Toutefois, le déclin économique signifie que le gouvernement à court d'argent rencontre de plus en plus de difficultés pour soutenir ce qui fut, à une certaine époque, un vibrant secteur éducatif.
 
  Avec la situation qui a beuacoup de chances de perdurer, le développement des institutions privées et payant a été avancé comme une solution pour un secteur éducatif qui bât de l'aile.
 
  L'UNESCO soutient activement la réalisation des priorités de l'EFA en Russie, notamment en termes de consultation et de gestion de projets, affirme Igor Danilov, directeur adjoint du Bureau de l'UNESCO à Moscou.
 
  Il est largement admis que la Russie a besoin de trouver ses propres voies pour développer le système éducatif national.
 
   La promotion de l'éducation à distance est perçue par certains comme une réponse aux défis posés par la population dispersée sur le pays et le réseau routier défectueux. L'éducation à distance, basée sur les nouvelles technologies de l'information, offre une opportunité pour atteindre ce qui n'est pas atteint.
 
   Quelques 46.000 écoles sur le nombre total de 66.689 en Russie sont dans les zones éloignées, où la moyenne d'élèves est seulement de 150. Il va de soi que ces écoles de villages oubliés et reculés sont pour la plupart, incapables de donner une éducation décente.
 
  De nouveaux moyens tels que l'Internet pourraient t être une autre solution, selon les éducateurs. Toutefois, ils indiquent que l'accès à l'Internet est hors de portée pour la plupart des élèves et de leurs parents en Russie.
 
 'Cette situation est due en grande partie au fait que les prestataires locaux d'Internet font payer maintenant environ la moitié d'un dollar US par heure, ce qui est hors de la portée de la majorité des gens qui gagne l'équivalent de 20 ou de 30 dollars US par mois.
 
 

 

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