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Les politiciens et les éducateurs plaident en faveur de la formation pour l'acquisition des connaissances
 
Par Wesley Gibbings
  
  PORT D'ESPAGNE, avril 00 (IPS) - Les éducateurs en Trinité sont tous pour une nouvelle approche de l'éducation à l'école primaire et secondaire. Ils pensent que l'accent sur la formation des connaissances se ferait aux dépens du modèle éducatif traditionnel déjà ''bien rôdé''.
 
  Le nouveau Premier Ministre Basdeo Panday, a placé la question dans le contexte de ce qu'il appelle la création d'une nation où ''la qualité est recherchée''.
 
  Il y a cependant la crainte que, dans la ruée vers la réforme, la Nation Caraibéenne ne finisse par affaiblir son savoir.
 
  Cependant, le Ministre de l'Energie, Finbar Gangar, a plaidé pour une approche mieux définie de la formation des gens pour un secteur énergétique vital.
 
  Le Ministre affirme que ''le Gouvernement reconnait que dans ce temps de capital humain et de marchés d'emploi restreints, l'avantage compétitif réside surtout dans les êtres humains''. ''La création d'une main d'œuvre efficace et bien informée est alors une stratégie impérative si nous devons relancer la compétitivité et l'attraction de ce pays auprès des investisseurs. Ceci permettra aussi de réduire le chômage''.
 
  La plupart des programmes d'éducation orientés qui sont développés par le gouvernement sont directement liés au fait que l'essence et le gaz restent le pilier principal de l'économie nationale.
 
  Le secteur énergétique du pays est celui qui contribue le plus au Produit National Brut (PNB) et aux profits sur les devises étrangères à des taux, respectivement de 21,4 pour cent et 67 pour cent en 1999.
 
  Mais le professeur d'Université Kenneth Ramchand, a prévenu que le Gouvernement est peut-être en train de commettre une erreur.
 
  ''Ce que le gouvernement fait, c'est de former des gens pour des employs dans les Gaz Naturels Liquéfiés (LNG) et des Nouvelles Compagnies en Approvsionnement Electrique (Inncogen), ce qui est très dangereux'', a-t-il confié à IPS. ''En faisant cela, le Gouvernement dit qu'il ne se soucie pas de l'éducation de ses citoyens''.
 
  ''Ils ont réduit le phénomène à la simple technologie'', affirme-t-il.
 
  Le Professeur Ramchad, qui est un sénateur indépendant à la Chambre Haute, a déposé une motion pour débattre des plans précis du gouvernement, en ce qui concerne le système éducatif. Cette Chambre Haute est composée de 31 membres.
 
  Rien ne montre que le gouvernement se détourne complètement de ses modèles classiques en matière d'éducation. Mais il est évident qu'on donne un profil plus élevé et une plus grande priorité à la formation technique et technologique.
 
  Le Gouvernement a, par exemple, promis d'installer des studios technologiques, des salles d'informatique, des salles de techologie appropriées et des salles électroniques dans chacune des 24 établissements d'enseignement secondaire. Il projette construire toutes ces infrastructures dans les prochaines années.
 
  Il y a quelques semaines, quand le Ministre de l'Education annoncait le projet, il a dit : ''Tout ceci apportera la connaissance technologique à nos enfants et à nos jeunes, dans leurs écoles et dans leurs communautés''.
 
  Il a ajouté que pour que ''ceci soit d'une grande valeur pour nos enfants, nous devons avoir des enseignants performants en techologie dans tous les niveaux de notre système éducatif''.
 
  Ramesar a dit que tout ceci constitue des processus nécessaires dans la nouvelle ère d'information et de technologie mais ne devrait pas être fait au dépens de programmes d'enseignement plus vastes.
 
  ''Nous commettons l'erreur d'orienter nos enfants très tôt dans des domaines techniques'', reconnaît-il. ''Ce qui se passe, c'est que nous mettons sur le marché des personnes très peu qualifiées et nous créons ainsi les conditions pour plus d'abandons à l'école''.
 
  ''Ce qui se passe, c'est qu'ils mettent les enfants supposés pas pas très brillants dans les domaines techniques et privent ceux supposés brillants de l'opportunité de s'essayer dans les aptitudes techniques'', affirme-t-il.
 
  Ramchand pousse le débat encore plus loin, à travers sa motion devant le Sénat, en demandant : ''Qu'est -ce que l'éducation''?, et ''A quoi sert-elle''?
 
  ''Ce que j'espère de ces questions est qu'elles feront ressortir les plans du gouvernement pour le système éducatif''. affirme-t-il.
 
  ''Le Gouvernement a promis des fonds pour trouver -assurer plus de places dans les écoles primaires et secondaires pour tous les enfants. Il a également commencé par améliorer le système éducatif complet, de l'enseignement maternelle à l'enseignement universitaire'', ajoute-t-il. ''Maintenant, ils doivent nous dire quels sont les principes fondamentaux qui sont derrière les plans pour le système''.
 
  Au niveau universitaire, Ramesar, un ancien Directeur de l'Ecole d'Enseignement Continu, de l'Universtié des Antilles à Trinité, dit qu'il semble qu'on s'est éloigné de l'ère de la recherche et de la 'réflexion' et qu'on est rentré dans l'ère de ''la préparation des gens pour l'emploi''.
 
  ''L'université doit être un endroit où les gens font des recherches et échangent des idées, dit-il. ''Aujourd'hui, il apparaît plutôt que rien ne pousse à la recherche et à la réflexion''.
 
  ''Il est vrai que nous avons besoin de personnes pour combler le vide dans le secteur énergétique'', ajoute-t-il. ''Mais cela ne devrait pas être tout ce qui les accapare tout le temps dans le système éducatif'', conclut-il.
 
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