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Inégalités grandissantes dans l'Education pour Tous en Amérique Latine
Par Gustavo Gonzalez,
Inter Press Service
 
  SANTIAGO, 10 mars (IPS) - L'accès à l'éducation à tous les niveaux a considérablement augmenté des les pays d'Amérique Latine ces dernières années, mais l'objectif de l'Education pour Tous des Nations Unies est toujours un rêve lointain à cause des inégalités économiques et sociales.
 
  L'Amérique Latine donnera une vue d'ensemble sur sa performance dans le domaine éducatif au Forum sur l'Education Mondiale qui se tiendra à Dakar du 26 au 28 avril 2000, en présence des représentants de quelques 180 pays qui seront rassemblés par l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture(l'UNESCO)..
 
  Ce sommet sur l'Education fera le point sur les progrès réalisés à travers le monde par rapport à l'objectif de l'Education pour Tous, adopté par l'UNESCO en 1990 à Jomtien, en Thaïlande.
 

  L'Amérique Latine participera au Forum avec un plan régional, dont l'avant-projet a été envoyé à IPS et a été élaboré lors d'une réunion régionale du 10 au 12 février à Saint Domingue, en République Dominicaine. Ce document est en train d'être étudié par les gouvernements de la région.

 
  L'avant projet du document stipule que la région continue sa politique globale d'extension de la scolarisation à tous et plus particulièrement à l'école primaire, alors que la couverture préscolaire a aussi considérablement augmenté.
 
  Pendant ces dix dernières années, l'Amérique Latine a observé une hausse dans le taux d'alphabétisme, pas seulement comme le fait d'un accroissement des élèves dans les écoles primaires mais aussi l'extension des programmes d'enseignement des adultes.
 
  Mais le document préparé à Saint Domingue met l'accent sur la nécessité d'une égalité et d'une diversité dans la politique éducative.
 
  Dans les années 90, les systèmes éducatifs en Amérique Latine se sont ouverts sur un champ plus large d'acteurs, comme les Organisations Non Gouvernementales (ONG), les associations des parents d'élèves et la société civile, sur la base d'un consensus selon lequel l'éducation est une priorité nationale et régionale.
 
  Cependant, le développement complet des enfants de moins de quatre ans n'a pas réussi à être appliqué de manière adéquate et les abandons ainsi que les taux de reprises à l'école primaire demeurent élevés, dit le rapport.
 
 Selon le rapport, les niveaux d'instruction dans la région restent faibles, de même que le niveau de professionnalisme parmi les enseignants, auxquels on n'accorde pas assez d'importance. Pendant ce temps, le financement de l'éducation s'accroît très lentement et l'utilisation des fonds disponibles est inefficace, ajoute-t-il.
 
  La répartition des services de l'éducation, en termes d'efficacité et de qualité, est inéquitable, dit l'avant-projet du document, qui a aussi fait ressortir le manque de coordination entre les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre de l'Education Pour Tous.
 
  De plus, il y a un manque de mécanismes efficaces pour que la société civile puisse contribuer à l'élaboration de la politique dans le domaine de l'éducation. Le rapport note aussi une disponibilité insuffisante dans l'utilisation des technologies de l'information et de la communication.
 
  Quelles que soient ses insuffisances, l'Amérique Latine a pris une avance sur la tendance mondiale d'un accès plus élevé à l'école primaire, à l'école secondaire et supérieure ces dix dernières années.
 
  Les derniers chiffres de l'UNESCO montrent qu'à travers le monde, entre 1990 et 1997, le rapport d'inscription brute est passé de 99,2 pour cent à 101, 8 pour cent au niveau de l'école primaire et de 13,8 pour cent à 17,4 pour cent dans l'enseignement supérieur.
 
  Les rapports d'inscription globale pour les trois niveaux, pendant ce temps, sont passés de 57,5 pour cent en 1990 à 63,3 pour cent en 1997.
 
  Les proportions d'embauches brutes sont calculées en comparant le pourcentage représenté par chaque groupe d'âge de toute la population avec le nombre des élèves inscrits dans les écoles ou universités.
 
  Un ratio peut être établi sur 100 pour cent, comme dans le cas de l'éducation primaire, parce qu'il tient compte des élèves inscrits tôt ou tard à n'importe quel niveau. Néanmoins, le ratio reste le meilleur instrument pour apprécier les taux d'inscription.
 
  Le ratio d'inscription brute en Amérique Latine est passé de 105 pour cent en 1990 à 113, 6 pour cent en 1997 au niveau de l'école primaire, de 50,9 pour cent à 62,2 pour cent pour l'enseignement supérieur, et de 16,8 pour cent à 19,4 pour cent pour le troisième cycle. Le ratio d'inscription brut pour tous les trois niveaux est de 66,1 pour cent en 1990 et 72,6 pour cent en 1997.
 
  L'accès à l'éducation chez les jeunes filles et les femmes est plus bas que chez les garçons et les hommes. Le ratio d'inscription brute à l'école primaire est resté à 110,2 pour cent pour les filles, contre 116,9 pour cent chez les garçons, et dans l'enseignement supérieur à un taux de 18,7 pour cent chez les femmes, contre 20,1 pour cent pour les deux sexes.
 
  Mais au niveau secondaire, les ratios d'inscription des femmes était de 65,3 pour cent en 1997 contre un taux de 59,2 pour cent chez les garçons.
 
  Parmi les grands défis auxquels doit faire face l'Amérique Latine, il y a la formulation d'une politique éducative inclusive et l'élaboration de programmes d'enseignement et de modèles d'enseignement qui s'adressent à ceux qui sont exclus pour des raisons de sexe, de langues ou de culture, ou simplement à cause de leurs situations individuelles.
 
  Le plan régional de Saint Domingue pour une durée de 15 ans met l'accent sur l'intégration complète, la participation effective dans l'éducation de base qui doit être garantie pour tous les mineurs, et en particulier les indigènes, les sans-abri, les handicapés, les personnes vivant avec le VIH Sida et les enfants qui travaillent. (FIN/IPS/so/ggr/dm/sw/00)
 
Cet article est libre de toute reproduction, à condition de bien indiquer l'origine du document et de faire parvenir un exemplaire de la publication contenant le document repris au Inter Press Service.
 
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