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L'Ouganda
atteint l'objectif d'éducation primaire universelle
Par Monsieur Elwana,
"The East African Newspaper", Kampala, Uganda
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Amorcée
il y a trois ans, la stratégie ougandaise d'éducation gratuite
pour tous - l'enseignement primaire universel - commence à porter
ses fruits. Le taux de scolarisation a augmenté alors que partout
dans le pays, les enfants sont plus nombreux à aller à l'école. |
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Je suis heureux de pouvoir maintenant envoyer mes quatre enfants
à l'école. Je ne paie que leurs uniformes et parfois leurs cahiers.
Ce système aidera certainement les habitants de ma région ",
se félicite Vincent Oyat, qui vit de la culture du sésame et
de la pêche sur les rives du lac Kyoga, dans l'arrondissement
d'Apac. Ses enfants fréquentent une école toute proche, située
à environ trois kilomètres de sa maison. |
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Ce
programme d'enseignement primaire universel (EPU) fut introduit
en Ouganda en janvier 1997 dans le cadre d'une politique gouvernementale
visant à fournir une éducation primaire gratuite à quatre enfants
dans chaque famille, y compris aux enfants orphelins et handicapés.
L'Ouganda espère que cette initiative aura un impact énorme
sur l'avenir de l'éducation dans le pays. |
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En
lançant cette initiative, les responsables étaient conscients
des implications financières et de la nécessité de pourvoir
une éducation fondamentale de qualité. L'enthousiasme avec
lequel le pays tout entier répondit à cette mesure posa certains
problèmes au niveau du personnel et des matériels éducatifs.
Les effectifs augmentèrent de manière spectaculaire, passant
de 2,5 millions en 1997 à 6,5 millions aujourd'hui.
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Dans
certaines parties des régions centrales de l'Ouganda, l'engouement
fut tel que certaines classes durent se tenir sous les arbres.
Dans les centres urbains, les écoles subventionnées par les
pouvoirs publics connurent également une envolée des effectifs.
Cela a amené l'opposition politique à se poser des questions
sur la qualité de l'enseignement délivré dans le cadre du plan
gouvernemental. |
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Les
responsables de l'éducation et les décideurs ougandais sont
convaincus qu'avec un tel retentissement, il est nécessaire
d'établir un cadre d'action permettant de réorienter les efforts
et de faire face aux défis à venir. Un Plan d'investissement
pour le secteur de l'éducation (ESIP) a été élaboré pour la
période 1997-2003. Ce plan a été approuvé en décembre 1998.
Le gouvernement affirme qu'il s'appuie sur un Livre Blanc gouvernemental,
publié en 1992, qui analyse le Rapport de la Commission d'étude
sur les politiques éducatives. |
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Le
président ougandais, Yoweri Museveni, ardent défenseur du programme
EPU qu'il a utilisé dans sa stratégie de campagne lors des élections
présidentielles de 1996, estime que cette initiative aidera
à éliminer la pauvreté. L'argument est que le plan ESIP fournit
un cadre d'investissement permettant de réaliser cet objectif
d'éradication par le biais du secteur éducatif. |
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Les
bons résultats du programme EPU sont dûs en partie aux efforts
constants déployés au niveau politique pour sensibiliser les
parents aux avantages de l'éducation primaire gratuite. Les
Commissaires d'arrondissement résidents et les Inspecteurs académiques
d'arrondissement ont été au coeur de l'exécution du programme
et ont assuré son succès à l 'échelle du village. Les différentes
autorités locales sont d'accord sur le fait que le programme
doit être étroitement supervisé pour qu'il puisse bénéficier
pleinement à l'ensemble de la population. |
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L'Ouganda
est actuellemment confronté à trois défis majeurs: l'accès,
l'équité et l'efficacité. L'objectif est donc de développer
le secteur éducatif pour accueillir un plus grand nombre d'apprenants
et éliminer les disparités au sein du système éducatif en termes
d'accès et de performance, en particulier les déséquilibres
entre les sexes et les régions. L'Ouganda s'est en outre particulièrement
attaché à développer l'enseignement secondaire et d'autres sous-secteurs
pour absorber les élèves ayant terminé leur scolarité primaire.
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Bien
que l'administration centrale ait attribué aux arrondissements
des subventions principalement destinées à l'EPU, l'intérêt
suscité par le programme a entraîné la participation des parents
dans la construction des écoles, la fabrication de briques et
la fourniture de terrains pour les agrandissements nécessaires.
Outre la construction de 52.000 nouvelles salles de classe et
de 12.000 autres qui seront achevées avant la fin de l'année,
le pays vise un ratio élève-manuel scolaire de 1:1. |
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On
a également mis l'accent sur la formation continue des enseignants
afin que ceux-ci aient les compétences nécessaires pour fournir
un enseignement de qualité. Par ailleurs, on portera une attention
particulière à l'éducation secondaire avec l'objectif d'avoir
une école secondaire dans chaque sous-comté. |
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Dans
ce contexte de développement de la scolarisation primaire universelle
et d'augmentation des effectifs, il est prévu de construire
850 écoles professionnelles d'enseignement technique destinées
à fournir des compétences de base aux élèves qui ont terminé
leurs études primaires. Les sous-secteurs de l'enseignement
professionnel et supérieur sont également inclus dans le plan
d'investissement ESIP. Bien qu'aucun budget spécifique n'ait
été alloué, le gouvernement déclare avoir affecté des fonds
à la rénovation des établissements professionnels et des instituts
d'enseignement supérieur existants comme complément au programme. |
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Pour
marquer leur engagement vis à vis de la politique d'éducation
pour tous, les autorités publiques ont augmenté leurs dépenses
de 30 pour cent, celles-ci passant de 44 milliards USh en 1996
à 136 milliards USh en 1998. Dès mars 1999, 6,22 milliards USh
avaient été affectés à la construction d'écoles primaires dans
huit arrondissements: Kabarole, Bugiri, Pallisa, Kiboga, Arua,
Moyo, Nebbi et Adjumani. |
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Les
fonds de soutien au programme ougandais d'universalisation de
l'éducation primaire ont été alloués par la Banque mondiale,
le gouvernement néerlandais, l'Agence américaine pour le développement
international (USAID), le Danemark et la Grande-Bretagne. |
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