Cadre d'action - Participants - Organisateurs
Conférence en ligne - Consultation ONG
Dernières info - Suivi du Forum de Dakar
La vision des partenaires - La voix du terrain
L'évaluation de l'EFA à l'an 2000 - Les résultats
Les conférences régionales - Evaluation
Communiqués de presse - Dossier de presse
Coin photo - Contacts média
La voix du terrain > Mexico 2
Argentine
 Afghanistan
 Afrique du Sud
 Bangladesh
Bangladesh 2
 Belgrade
 Berlin
 Botswana
 Brésil
 Canada
 Caraïbes
 Caraïbes 2
 Caraïbes 3
Colombie
Colombie 2
 Congo
 Costa Rica
 Cuba
 Chili
 Chine
 Colombie
 Etats Unis
Etats Unis 2
 Grande Bretagne
 Grèce
 Inde
 Indonésie
 Japon
 Kenya
 Kenya 2
 Kenya 3
 Malaisie
 Malawi
 Maroc
 Mexico
 Mexico 2
 Mexico 3
 Népal
 Niger
 Pakistan
 Pakistan 2
Pérou
Philippines
 Port d'Espagne
 Sénégal
Russie
 Rwanda
 Sri Lanka
 Swaziland
 Tanzanie
 Tanzanie 2
Togo
 Trinidad
 Turquie
 Venezuela
 Ouganda

 

 
Les filles reçoivent peu d'attention dans le système éducatif mondial
Par Marwaan Macan-Markar,
Inter Press Service
 
  MEXICO, (IPS, REDACTION CENTRALE) 14 mars - Les progrès accomplis dans la scolarisation des filles en Afrique sub-saharienne ont été "horriblement lents" durant ces 10 dernières années, déclare un expert en éducation de la région.
 
   " Nous avons encore près de 41 millions d'enfants non scolarisés, dont 56 pour cent sont des filles", ajoute le Dr Sheila Parvyn Wamahiu, une consultante en éducation pour le Fond des Nations Unies pour l'Enfance(UNICEF) en Afrique.
 
  La situation est identique en Amérique Latine. Au Guatemala, par exemple, seulement 55 pour cent des filles ont fréquenté l'école primaire entre 1991 et 1998", révèle Ann Birch de Casa Alianza, une organisation non gouvernementale (ONG) qui défend les droits de l'enfant.
 

  De plus, les taux sont encore plus faibles dans les communautés indigènes de la région. A Mexico, les taux de scolarisation pour les populations indigènes sont de 20 pour cent en dessous de la moyenne nationale.

 
  Ces chiffres fournissent des détails partiels d'un tableau plus inquiétant sur le statut actuel de la scolarisation des filles. Selon le dernier rapport de l'UNICEF sur l'état des enfants du monde, près des deux 2 tiers des 130 millions d'enfants estimés non scolarisés sont des filles.
 
  Pendant le Forum sur l'éducation mondiale qui se tiendra à Dakar au Sénégal dans un peu plus d'un mois, ce problème fera l'objet de beaucoup de publicité, parce que certains défenseurs des droits de l'enfant insistent sur le fait que ce rapport ne peut pas être ignoré.
 
  Oxfam, une ONG britannique, voit l'état critique des filles non scolarisées comme une preuve que les gouvernements des pays développés n'ont pas tenu leurs promesses quant aux engagements pris, il y a 10 ans, pendant la Conférence Mondiale sur l'Education pour Tous à Jomtien, en Thaïlande.
 
  Au cours de cette réunion tenue en 1990, les gouvernements avaient décidé de s'assurer que tous les enfants ont la garantie du droit à l'éducation d'ici à l'an 2000. Cette résolution inclut un plan d'action pour donner à chaque enfant du monde "une bonne éducation primaire".
 
  Cependant, selon Oxfam, les taux de scolarisation ont dangereusement chuté au lieu de monter depuis 1990, et dans certains pays en voie de développement, le traitement réservé aux filles est " équivalent à un système d'Apartheid".
 
 Le Secrétaire Général des Nations Unis, Koffi Annan, a aussi rappelé récemment le besoin des gouvernements à remplir leurs obligations en vue de garantir le droit à l'éducation aux millions d'enfants dans les pays en voie de développement.
 
  Dans son appel, il s'est référé à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et à la Convention des Droits de l'Enfant. Ces deux documents mettent énergiquement l'accent sur le droit à l'éducation. L'article 26 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, énonce que l'éducation doit être gratuite tout au moins au niveau élémentaire.
 
  Dans un article qu'il a écrit récemment, Annan a pris la réalité de quelque 150 millions d'enfants en âge d'aller à l'école primaire qui commencent l'école mais arrêtent pour diverses raisons. Il a décrit la réalité d'une élève du Bangladesh, Shalina, âgée de 13 ans, pour qui, il n'y aura aucune demande d'entrée à l'université.
 
  "Pour les parents de Shalina, et pour des millions d'autres parents comme eux, scolariser une fille est une perte de temps et d'argent. Ils ont donné sa sœur en mariage à l'âge de 15 ans, ayant décidé d'utiliser leurs maigres ressources pour la scolarisation de leur garçon au détriment des filles".
 
  Au contraire, un enfant européen ou nord-américain, âgé de 5 ans, écrit-il, peut espérer passer 17 ans dans l'éducation formelle.
 
  Ce scénario, disent les experts en éducation, est le résultat de la marginalisation, qui amène à l'agrandissement du fossé entre les deux sexes.
 
  En Ethiopie, par exemple, moins d'un dixième des filles sont scolarisées, ce qui contribue à faire de ce pays, l'un de ceux qui ont "le plus grand écart entre les deux sexes".
 
  De plus, remarque Wamahiu de l'UNICEF, les filles qui vont à l'école n'ont pas la tâche facile, non plus. Dans plusieurs pays au Sud du Sahara, elles sont "menacées de harcèlement sexuel et de viol" de la part de leurs amis, et parfois, des enseignants sans aucune éthique".
 
  Par ailleurs, "les filles qui sont victimes de ces pratiques sexuelles non désirées ont leur cursus scolaire abrégé par des politiques scolaires qui sont indifférentes sur les grossesses des élèves filles", déclare-t-elle.
 
  En Amérique Latine, la pauvreté a aussi laissé ses empreintes sur la capacité d'apprentissage des élèves pauvres. "Les élèves pauvres, c'est-à-dire les filles, ont tendance à abandonner les bancs de l'école plus facilement que ceux qui sont issus de milieux plus nantis", dit Birch.
 
  Oxfam s'attend à un peu de changement après la Conférence de Dakar. Le mois dernier, l'ONG britannique a quitté le comité d'organisation en signe de protestation, déclarant que le projet de plan du Sommet de Dakar était "terriblement inadéquat".
 
  Sur son site Internet, Oxfam, déclare que le Forum de Dakar ne "trouvera pas les plans adéquats et les engagements nécessaires pour résoudre la crise de l'éducation", dit Kévin Watkins, Conseiller politique principal de Oxfam. L'ONG britannique demande que les gouvernements manifestent le désir de changement réel afin d'amener les filles à l'école.
 
  Cependant, le Forum Consultatif International sur" l'Education pour Tous", est plus optimiste par rapport au changement qui suivra la conférence du mois prochain. Les rapports du forum sur chaque pays, qui ont analysé la qualité de l'éducation de base dans près de 180 pays, sont attendus pour servir de guide.
 
  "Les nouvelles bases et les chiffres serviront, on l'espère, à l'adoption d'une politique plus efficace et plus performante dans les pays, à travers le monde", a note le dernier bulletin du Forum. (FIN/IPS/CE/mmm/da/nrn/00)
 
Cet article est libre de toute reproduction, à condition de bien indiquer l'origine du document et de faire parvenir un exemplaire de la publication contenant le document repris au Inter Press Service.
 
[ Forum de discussion | Contacts | Carte du site | Recherche | Début | © UNESCO 2000