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| A BAMAKO,
SIX PAYS AFRICAINS S’ENGAGENT A RENFORCER L’EDUCATION POUR TOUS
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Bamako,
28 novembre - Les chefs d’Etat du Burkina Faso, du Mali, du
Niger et du Tchad ainsi que le Premier ministre de la Guinée
et la ministre déléguée chargée de la Petite enfance du Sénégal
ont pris la résolution de hisser l’éducation pour tous au rang
de priorité nationale lors d’une conférence organisée par l’UNESCO
et la Banque mondiale à Bamako (Mali) le 26 novembre dans le
cadre du suivi du Forum mondial sur l’éducation (Dakar, avril
2000). |
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Ces six pays - figurant parmi les moins scolarisés du monde
- se sont prononcés en faveur du renforcement de l’éducation
pour tous, notamment grâce à un accroissement significatif des
ressources financières allouées à l’éducation. Ils se sont fixé
comme objectif d’y consacrer, d’ici 2015, au moins 4 % de leur
produit intérieur brut (PIB) contre 1 à 3 % actuellement. Ils
ont également pris l’engagement d’accorder 50 % du budget de
l’éducation au développement de l’éducation de base et “ d’entreprendre
des réformes pour une redéfinition des priorités, une réallocation
des budgets et un partage des responsabilités de l’éducation
entre l’Etat, les communautés et les collectivités dans le cadre
d’une gestion décentralisée renforçant l’autonomie des écoles,
tout en soulignant la responsabilité de l’Etat dans le financement
de l’éducation ”. |
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Ces
cinq pays du Sahel et la Guinée ont décidé de “ faire de l’éducation
une cause nationale qui mobilise les différents secteurs, en
particulier les acteurs et partenaires principaux de l’éducation
que sont les syndicats d’enseignants, les associations de parents
d’élèves, les collectivités locales, les communautés de base,
les ONG et le secteur privé ”. Ils ont par ailleurs envisagé
d’introduire progressivement l’utilisation des langues nationales
dans les systèmes éducatifs et de promouvoir leur développement.
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Afin
d’assurer une mobilisation sociale autour des réformes à entreprendre,
les participants à la conférence de Bamako ont décidé de la
mise en place d’une “ vigoureuse politique de communication
”. Un mécanisme de suivi de la résolution de Bamako prévoit
la rencontre tous les trois ans des chefs d’Etat des six pays
et celle de leurs représentants personnels tous les ans pour
évaluer les progrès accomplis. |
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Les
chefs d’Etat ont également lancé un appel en faveur de “ l’instauration
d’un consensus autour de l’école afin d’apaiser l’espace scolaire
et universitaire ainsi qu’en faveur de la réalisation de nouveaux
partenariats avec les agences de l’aide extérieure basés sur
la transparence et la recherche de l’efficacité maximale à travers
la coordination des interventions par nos gouvernements et une
meilleure prise en compte des intérêts de nos pays ”. |
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Pour
atteindre la scolarisation pour tous en 2015, 40 à 50 millions
de dollars par pays et par an d’appui budgétaire sont nécessaires.
Les ressources dégagées à la faveur des mesures d’allègement
de la dette quand elles interviendront “ seront utilisées pour
au moins 40 % au financement de l’universalisation de la scolarisation
primaire, dans le cadre du programme de lutte contre la pauvreté
”. |
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Les
résultats escomptés seront irrémédiablement compromis si les
besoins budgétaires ne sont pas remplis dans les deux ou trois
années à venir a prévenu le Président malien Alpha Oumar Konaré,
qui a ajouté que “ si l’éducation est un droit, étudier est
un devoir ”. Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura,
a déclaré que l’UNESCO “ a élaboré un avant-projet de stratégie
de financement visant à augmenter le flux de l’aide internationale
pour l’éducation pour tous ”. |
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Il
a poursuivi : “ La réflexion engagée à cet effet, avec divers
partenaires multi et bilatéraux sur la rationalisation des flux
du financement en faveur de l’éducation de base est très encourageante.
Elle devrait permettre la sensibilisation de tous les partenaires
et aider à l’amélioration des mécanismes de prévision de l’aide,
des évaluations statistiques, du suivi des réalisations et de
la coordination parmi les donateurs ”. |
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Les
représentants de l’UNICEF et de la Banque mondiale ont renouvelé
les engagements qu’ils avaient pris lors du Forum de Dakar en
avril dernier quant à leur volonté de soutenir les plans d’action
nationaux pour le renforcement de l’éducation pour tous. |
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La conférence des chefs d’Etat a été précédée d’une rencontre
ministérielle les 25 et 26 novembre, rencontre à laquelle ont
pris part, outre les ministres de l’Education des six pays,
des ministres des Finances ou leurs représentants, des représentants
des associations syndicales et de parents d’élèves, des parlementaires,
des représentants de la France, des Pays-Bas, de l’USAID et
d’ONG. |
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Pour
plus de renseignements :
veuillez contacter le Service de presse du Forum mondial
sur l'éducation
au numéro de téléphone (221) 826 80 52 ou (221) 641 82 81
ou email a.muller@unesco.org
Site d'Internet : www.education.unesco.org/efa
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