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DIRECTEUR GENERAL DEMANDE UN FINANCEMENT ACCRU POUR L'EDUCATION
ET LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE |
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Paris,
2 octobre - Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura,
a appelé aujourd'hui à une augmentation de l'aide au développement
dans un discours devant le Comité d'aide au développement (CAD)
de l'Organisation de coopération et de développement économiques
(OCDE) sur le rôle de l'éducation dans la réduction de la pauvreté.
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Koïchiro Matsuura a demandé devant les 23 membres du CAD que
l'aide à l'éducation soit doublée d'ici 2005, pour atteindre
7 milliards de dollars, et qu'elle soit encore multipliée par
deux - soit un total de 14 milliards - d'ici 2015, avec une
priorité pour l'éducation de base. Il a également insisté sur
la nécessité de réduire la dette pour permettre aux pays pauvres
d'augmenter leurs dépenses sociales et de combattre la pauvreté
structurelle. |
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Le
Directeur général a déclaré : " L'UNESCO a un rôle central à
jouer " dans la lutte contre la pauvreté et pour " que devienne
réalité l'objectif d'une diminution de moitié d'ici 2015 de
l'extrême pauvreté ". Il a expliqué : " Les domaines de compétence
de l'UNESCO [éducation, science, culture et communication] sont
cruciaux pour créer un environnement permettant aux gens de
participer activement au développement individuel et social
à travers l'éducation, le respect des droits de l'homme, la
sensibilité culturelle et historique dans l'élaboration des
politiques, le développement durable et l'accès à l'information
pour tous ". |
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Koïchiro
Matsuura a ajouté : " L'UNESCO considère qu'il est vital de
renforcer le développement d'un concept intégré de l'éducation
qui permette aux individus de s'adapter à des rapides changements
de leur environnement économique, social et culturel, mais aussi
de continuer à apprendre tout au long de leur vie. Il ne suffit
plus d'apprendre à lire, écrire et compter ". Il a ajouté que
l'éducation " doit aussi se traduire par une amélioration des
conditions de vie des plus pauvres ". |
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Le
Directeur général est revenu sur les objectifs pour l'éducation
posés par les dernières réunions du G8 : " Atteindre l'objectif
d'un enseignement primaire universel d'ici 2015 ; parvenir à
l'égalité scolaire des garçons et des filles d'ici 2005 " et
s'assurer " qu'aucun gouvernement sérieusement engagé en faveur
de l'éducation pour tous ne voit ses efforts entravés par le
manque de ressources ". |
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A
propos de l'EPT [Education pour tous], le Directeur général
a déclaré : " Un nouveau Cadre d'action a été adopté par le
Forum mondial sur l'éducation [qui s'est tenu à Dakar, Sénégal,
en avril 2000]. La lourde responsabilité du suivi de cette conférence
a été confiée à l'UNESCO. Elle s'engage à l'assumer [...]. Et
elle le fera évidemment en coopération avec d'autres. D'autres
agences, tant multilatérales que bilatérales, et avec les organisations
non gouvernementales. Mais aussi, et avant tout, avec les Etats
membres. Comme ils l'ont dit et comme je le souligne volontiers,
ce sont eux qui occupent la place du conducteur. Mais ils ont
besoin d'une aide internationale massive ". . |
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Koïchiro
Matsuura a qualifié la contribution financière de la communauté
internationale à la réduction de la pauvreté et à l'éducation
pour tous de indispensable mais il a indiqué que " la .../...
fourniture de moyens reste principalement du ressort des gouvernements
nationaux du Sud ". Il a insisté sur le fait qu'une " relation
mutuelle renforcée doit être développée entre la stabilité macroéconomique
et la réforme structurelle d'une part, la croissance et la réduction
de la pauvreté et des inégalités d'autre part ". |
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Le
Directeur général a dénoncé le fait que " mesurée en pourcentage
des PNB des pays du CAD, l'aide publique au développement a
décliné de 1992 à 1997 de plus d'un cinquième en dollar constant.
[...] Les flux d'investissements privés constituent l'essentiel
des mouvements globaux de capitaux. [...] Nous devons nous rappeler
que, rien que pour atteindre les objectifs de l'éducation pour
tous, on enregistre un déficit de financement de 8 milliards
de dollars par an ". |
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"
La communauté internationale doit maintenant se mobiliser, repenser
la mise à disposition et les modalités de l'aide, identifier
de nouvelles sources et mécanismes de financement, et montrer
qu'elle est capable de traduire ses paroles en actes ", a déclaré
Koïchiro Matsuura. Il a ajouté " Un processus de développement
orienté vers l'allègement de la pauvreté doit faire appel à
la fois à une mobilisation accrue de ressources domestiques
dans le Sud et à des flux croissants de capitaux privés internationaux.
[...] La communauté internationale doit aider à l'élaboration
de stratégies qui contribuent à augmenter l'épargne, à attirer
les investissements privés, à améliorer l'efficacité des systèmes
financiers locaux, à mieux gérer et à réduire la dette, à améliorer
la gestion des finances publiques et à optimiser l'usage qui
est fait de l'aide publique au développement ". Il a insisté
sur le fait que " la communauté internationale doit faire des
efforts concertés pour réaliser une politique cohérente, pour
améliorer les termes de l'échange, pour assurer la réduction
de la dette, pour augmenter l'aide et pour la cibler de façon
efficace et précise ". |
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Koïchiro
Matsuura a appelé les pays membres de l'OCDE et du CAD, en particulier
les plus riches, à " attribuer une part proportionnellement
plus importante de l'aide publique au développement social et
au soutien de l'éducation pour tous ". Il a proposé " une augmentation
globale de l'aide à l'éducation, en mettant particulièrement
l'accent sur l'éducation de base [...] qui la fasse passer du
montant actuel de 3,5 milliards de dollars à 7 milliards en
2005, 10,5 milliards en 2010 et 14 milliards d'ici 2015 ". |
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Le
Directeur général a ajouté que " l'UNESCO, pour sa part, jouera
pleinement le rôle de leadership qui lui a été assigné à Dakar.
Elle coordonnera la mise en oeuvre des engagements de la communauté
internationale ; elle facilitera, en particulier, une coordination
plus efficace des donateurs ainsi qu'une coordination au niveau
national à travers l'adoption d'approches intersectorielles
; elle aidera à assurer le suivi des objectifs et buts de l'ETP,
au niveau national et international ". |
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" Mais, a-t-il souligné, nous devons par dessus tout faire en
sorte que l'allégement de la dette agisse comme un catalyseur
immédiat du développement social, économique - y compris éducatif
- durable et de la lutte contre la pauvreté. Nous devons réexaminer
les termes de L'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés
et accélérer sa mise en oeuvre, tout en étudiant avec soin le
contexte propre à chaque pays ". |
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En conclusion, Koïchiro Matsuura a déclaré : " Même si nous
avons encore beaucoup à apprendre sur les causes sous-jacentes
et les corrélations qui déterminent l'état de pauvreté parmi
les nations, nous en savons assez pour mettre en place des mesures
préventives et correctives. [...] Nous disposons de la volonté
politique des Etats en faveur des objectifs de Dakar. Il nous
faut aussi une volonté financière. C'est dans notre intérêt
à tous ". |
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veuillez contacter le Service de presse du Forum mondial
sur l'éducation
au numéro de téléphone (221) 826 80 52 ou (221) 641 82 81
ou email a.muller@unesco.org
Site d'Internet : www.education.unesco.org/efa
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