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UNE INITIATIVE POUR L'EDUCATION DES FILLES EST LANCEE A L'OUVERTURE DE LA PLUS GRANDE CONFERENCE MONDIALE SUR L'EDUCATION DE LA DECENNIE
 
  Dakar, Sénégal, 26 avril - Le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, a donné le coup d'envoi d'une nouvelle initiative de dix ans en faveur de l'éducation des filles lors de l'ouverture du Forum mondial sur l'éducation, la plus grande conférence sur l'éducation de la décennie, qui réunit à Dakar les représentants de plus de 180 pays bien résolus à faire en sorte que l'accès à une éducation de base de qualité soit concrétisé et acquis pour tous d'ici 2015.
 
   "L'éducation des filles est un outil efficace de développement social (…) Les avantages en sont immédiats sur les plans de la nutrition, de la santé, de l'épargne et des réinvestissements, tant à l'échelon de la famille qu'à ceux de la collectivité et du pays", a déclaré Kofi Annan. "C'est un placement à long terme dont le rendement est exceptionnellement élevé. Bien plus, c'est un outil de prévention des conflits et de consolidation de la paix. De génération en génération, les femmes transmettent une culture de la paix."
 
  Selon les statistiques de la conférence, plus de 60 % des 113 millions d'enfants qui sont exclus de l'école sont des filles. "Ces enfants sont non seulement privés de quelque chose que nous tenons pour acquis", a souligné M. Annan, "mais on leur dénie aussi un droit fondamental inscrit dans des instruments internationaux auxquels leurs gouvernements ont souscrit, tels que la Déclaration universelle des droits de l'homme et la Convention relative aux droits de l'enfant."
 
  Dans son allocution de bienvenue aux quelque 1500 délégués du Forum, Abdoulaye Wade, Président du Sénégal, s'est étonné de ce que 0,3 % seulement des délégués de la conférence sont des femmes : celles-ci doivent participer aux décisions. L'éducation, a-t-il poursuivi, consiste à "faire du citoyen ou de la citoyenne un homme ou une femme de son temps." Il faut préparer les hommes et les femmes "pour qu'ils puissent vivre dans leur siècle." Aucun enfant d'Afrique ne doit se sentir exclus du village mondial. "Il y a énormément de gaspillages et de lenteurs dans les interventions des organisations internationales, alors que nous sommes talonnés par nos populations qui expriment de plus en plus leurs besoins en termes d'exigences," a déclaré le chef de l'Etat sénégalais. Il faut "moins d'études et plus de réalisations," a-t-il conclu.
 
  Le Forum mondial sur l'éducation aura entre autres pour tâche de réaliser la synthèse de l'inventaire de l'éducation le plus approfondi, le plus étendu et statistiquement le plus rigoureux jamais entrepris dans l'histoire. Plus de 180 pays ont préparé depuis deux ans ce bilan de l'Education pour tous à l'an 2000, établi par des équipes nationales encadrées par dix groupes de consultation régionaux émanant du PNUD, de l'UNESCO, du FNUAP, de l'UNICEF, de la Banque mondiale, d'agences d'aide bilatérale, de banques de développement et d'organisations non gouvernementales.
 
  Le Forum évaluera les leçons - réussites et échecs - de la décennie qui s'est écoulée depuis la Conférence mondiale sur l'éducation pour tous de 1990, qui avait réuni à Jomtien, en Thaïlande, les ministres de l'éducation et les décideurs de plus de 150 pays. Depuis la Conférence de Jomtien, le nombre des enfants scolarisés a grimpé de 599 à 681 millions entre 1990 et 1998, tandis que le nombre des enfants exclus de l'école baissait de 127 à 113 millions au cours de la même période. Mais dans le même temps aussi, le déplorent les organisateurs, la qualité de l'éducation et de la formation des enseignants a bien souvent régressé dans des proportions consternantes. Le pourcentage de femmes analphabètes - plus de 60 % des adultes analphabètes, estimés à 880 millions - est resté inchangé depuis dix ans. Et on n'a fait guère de progrès dans le monde pour apporter l'éducation de base aux millions d'enfants qui en sont exclus, qu'il s'agisse de minorités ethniques ou linguistiques, de handicapés, de ruraux ou d'habitants de régions reculées, d'enfants des rues ou d'orphelins, en particulier ceux que les conflits armés ou le VIH/sida ont privé de famille.
 
  "Le sida reste la principale menace pour l'éducation au plan mondial. Ce que le VIH/sida fait au corps humain, il le fait aussi aux institutions. Il mine celles qui nous protègent, nous rendant plus vulnérables, lorsque nous sommes enseignants, médecins, cultivateurs," a souligné Peter Piot, Directeur exécutif de l'ONUSIDA. En Zambie, a-t-il signalé, les deux-tiers des enseignants nouvellement formés meurent chaque année du sida, et en Côte d'Ivoire, ce sont cinq enseignants qui décèdent chaque semaine, principalement du sida. "Il n'est pas exagéré de dire qu'à l'ère du sida l'éducation aux compétences de la vie courante est loin d'être un luxe - elle permettra de sauver des millions de vies." D'après M. Piot, la moitié des nouveaux cas d'infection se déclare chez les jeunes de 15 à 24 ans. L'éducation sexuelle, loin d'entraîner une plus grande promiscuité sexuelle, s'est avérée un outil de prévention efficace.
 
  Le Forum de Dakar s'achèvera vendredi par l'adoption d'un Cadre d'action aux termes duquel les pays participants s'engageront à assurer l'accès universel à une éducation de base de qualité. Le projet propose onze stratégies pratiques et durables, élaborées en tenant compte des expériences passées et du nouveau contexte mondial offert par le XXIe siècle. Six conférences régionales préparatoires de l'Education pour tous, à la fin de 1999 et en 2000, ont déjà permis à la communauté internationale d'en accepter les grandes lignes. Un souci nouveau et plus fort d'assurer la qualité de l'éducation figure parmi les objectifs visés, ainsi que la nécessité de développer l'éducation de la petite enfance, d'éduquer les filles, d'atteindre tous les enfants encore exclus, et de faire en sorte que les nouvelles technologies n'accentueront pas les disparités éducatives.
 
  "L'éducation est trop vitale pour qu'on en charge uniquement les gouvernements et les Etats", a mis en garde Graça Machel, ex-Ministre de l'éducation du Mozambique, qui présidait la première séance plénière. "Il faut que l'action se poursuive au-delà d'un seul mandat gouvernemental (…) D'ici 2015, nombreux sont les gouvernements qui auront changé de main, mais l'éducation devra demeurer la priorité, ainsi que la nécessité de disposer de mécanismes de suivi des progrès." Elle a rappelé que le Forum, dans ses débats, doit privilégier la qualité, l'équité et l'éducation à la démocratie, ainsi que la nécessité de mettre en place un mécanisme de suivi efficace.
 
  Les chefs d'Etat, les ministres de l'éducation et les hauts responsables de plus de 180 pays sont présents au Forum de Dakar, aux côtés des représentants de plus de 100 ONG internationales et locales. Parmi les représentants de la famille des Nations Unies figurent Kofi Annan, Secrétaire général des Nations Unies ; Peter Piot, Directeur exécutif de l'ONUSIDA ; Mark Malloch Brown, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ; Koïchiro Matsuura, Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) ; Carol Bellamy, Directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) ; Nafis Sadik, Directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) ; et James D. Wolfensohn, Président de la Banque mondiale. Le Forum a été organisé et parrainé conjointement par le PNUD, l'UNESCO, le FNUAP, l'UNICEF et la Banque mondiale, l'UNESCO assurant le secrétariat.
 
  A l'issue de la séance plénière d'aujourd'hui, plus de 1000 écoliers sénégalais - mobilisés par la Campagne mondiale pour l'éducation, une coalition d'ONG - ont salué le Secrétaire général des Nations Unies et appelé le Forum à garantir que tous les enfants du monde bénéficieront d'une éducation de qualité.
 
Pour plus de renseignements :

veuillez contacter le Service de presse du Forum mondial sur l'éducation
au numéro de téléphone (221) 826 80 52 ou (221) 641 82 81
ou email a.muller@unesco.org
Site d'Internet : www.education.unesco.org/efa
 
 
 
 
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