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LES BAILLEURS DE FONDS METTENT EN AVANT LE ROLE DES ETATS DANS LE FINANCEMENT DE L'EDUCATION POUR TOUS
 
  Dakar, Sénégal, 25 avril - Sans un rôle accru des organisations non gouvernementales (ONG) et de la société civile, on ne pourra jamais parvenir à une éducation de base universel et juste. C'est le constat dressé par les organisateurs du Forum mondial sur l'éducation lors d'un briefing de presse tenu dans la capitale sénégalaise à la veille de la plus importante réunion intergouvernementale et non gouvernementale depuis dix ans, sur le thème de la lutte contre l'analphabétisme.
 
  Dakar, 27 avril - Les bailleurs de fonds (Banque mondiale, UNICEF, FNUAP et quelques pays de l'OCDE) ont mis l'accent jeudi, au deuxième jour du Forum mondial sur l'éducation, sur la responsabilité qui incombe aux pouvoirs publics des pays en développement par rapport au financement de l'éducation.
 
   Ce sentiment s'est exprimé lors de la séance plénière, axée sur le thème "Bien utiliser les ressources destinées à l'éducation", au cours de laquelle une dizaine de dirigeants des organismes internationaux et des ministres présents à Dakar ont pris la parole.
 
   Selon le Président de la Banque mondiale, James Wolfensohn, l'éducation "est au coeur de toute politique de développement". Cette conviction a poussé la Banque mondiale à sensiblement augmenter l'enveloppe financière qu'elle consacre à ce secteur, la faisant passer de 900 millions de dollars EU en 1990, année de la Conférence de Jomtien, à 1,9 milliard de dollars EU actuellement.
 
   Toutefois, a estimé le patron de l'institution financière, la part la plus importante du financement de l'éducation doit émaner des pouvoirs publics. Ces derniers assurent d'ailleurs 75 % du financement affecté à l'éducation contre seulement 10 % environ fournis par les bailleurs de fonds, le reste provenant du secteur privé. Sur les 10 % assurés par les bailleurs de fonds, seuls 2 à 3 % vont à l'éducation de base, a précisé Jean-Claude Faure, Président du Comité de l'assistance au développement de l'OCDE.
 
  Le Président de la Banque mondiale a réaffirmé avec force l'engagement de son institution à soutenir davantage l'éducation, notamment celle des filles, et insisté sur la nécessité de lutter contre la pauvreté, cause majeure d'exclusion, pour réaliser l'objectif de la scolarisation universelle d'ici l'an 2015. Selon lui, la communauté internationale, dans sa croisade pour la scolarisation des enfants, a enregistré de "bons résultats" depuis Jomtien, même si quelque 110 millions d'enfants sont encore non scolarisés.
 
   M. Wolfensohn s'est dit prêt à soutenir "très fortement" la campagne mondiale pour l'éducation prônée par les organisations non gouvernementales, qui réclament une enveloppe financière de 4 milliards de dollars EU.
 
  Nafis Sadik, Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), a insisté sur la nécessité de mettre un terme à la disparité existant entre filles et garçons, ce qui exige un engagement politique des Etats. Elle a confirmé la volonté de son organisation d'aider les pays en développement à améliorer l'éducation de base, sans perdre de vue les aspects relatifs à la prévention du sida, aux soins de santé primaires, et autres aspects complémentaires. Pour Mme Sadik, l'éducation doit être considérée dans sa globalité.
 
  Il faut faire de l'éducation un droit pour tous et un devoir pour les pouvoirs publics, a déclaré la Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), Carol Bellamy. Elle a appelé à un engagement politique fort et à un financement généreux de la part des Etats et des bailleurs de fonds pour réaliser l'objectif de scolarisation pour tous en 2015. "Aucun pays sérieusement engagé dans l'universalisation de l'éducation de base ne verra ses efforts contrariés par le manque de ressources", a-t-elle indiqué.
 
  Mme Bellamy a appelé les 1500 participants du Forum à privilégier les cinq grandes orientations suivantes : enrichir la protection et l'éducation de la petite enfance ; intégrer les enfants exclus ; favoriser l'éducation des filles ; améliorer la qualité de l'éducation ; et restaurer l'éducation dans les situations d'urgence.
 
  Eveline Herfkens, Ministre de la coopération au développement des Pays-Bas, et Clare Short, Secrétaire d'Etat du Royaume-Uni, ont exprimé avec force leur opposition à la constitution de fonds spéciaux en faveur de l'éducation, estimant que la mise à disposition de 4 milliards de dollars EU pour soutenir une campagne internationale "ne réglera pas" le problème de la scolarisation. Pour atteindre les objectifs éducatifs, les Etats, ont-elles fait valoir, doivent s'engager politiquement, avec des stratégies bien définies.
 
  Mme Herfkens a invité les bailleurs de fonds à revoir la démarche adoptée jusqu'ici dans l'aide aux pays les plus pauvres. Mme Short a plaidé en faveur de mesures pratiques, insistant particulièrement sur l'importance de disposer de statistiques fiables dans tous les pays pour faire de bonnes évaluations. A cet égard, Jean-Claude Faure a fait part de la détermination de l'OCDE à soutenir tout pays qui initiera un programme réalisable avec des objectifs chiffrés.
 
  Tirant les conclusions de la séance plénière, le Ministre de l'éducation du Bangladesh, A.S.H.K. Sadique, a appelé à une volonté nouvelle, en déplorant, cependant, que la Déclaration de Dakar accorde trop de place au pouvoir central, au détriment des collectivités locales dont les efforts en faveur de l'éducation sont indéniables.
 
Pour plus de renseignements :

veuillez contacter le Service de presse du Forum mondial sur l'éducation
au numéro de téléphone (221) 826 80 52 ou (221) 641 82 81
ou email a.muller@unesco.org
Site d'Internet : www.education.unesco.org/efa
 
 
 
 
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