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181
GOUVERNEMENTS ONT ADOPTE LE CADRE D'ACTION
AU FORUM MONDIAL SUR L'EDUCATION |
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Dakar,
28 avril 2000 - Les délégués de 181 pays au Forum mondial sur
l'éducation ont adopté aujourd'hui un Cadre d'action qui engage
leurs gouvernements à apporter une éducation de base de qualité
pour tous, notamment pour les filles, et se fait l'écho du souhait
des pays et des institutions bailleurs de fonds qu'"aucun pays
sérieusement engagé dans l'universalisation de l'éducation de
base ne voit ses efforts contrariés par le manque de ressources". |
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Bien
que des progrès notables aient été enregistrés dans de nombreux
pays, il est inacceptable, ont souligné les 1500 participants
au Forum, qu'à l'aube du nouveau millénaire plus de 113 millions
d'enfants - surtout des filles - soient privés d'éducation primaire,
que 880 millions d'adultes soient encore analphabètes, que la
discrimination sexuelle continue de s'exercer à tous les niveaux
du système éducatif et que la qualité de l'éducation dispensée
ne réponde pas aux besoins des sociétés. |
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Selon
le Président de la Banque mondiale, James Wolfensohn, l'éducation
"est au coeur de toute politique de développement". Cette conviction
a poussé la Banque mondiale à sensiblement augmenter l'enveloppe
financière qu'elle consacre à ce secteur, la faisant passer
de 900 millions de dollars EU en 1990, année de la Conférence
de Jomtien, à 1,9 milliard de dollars EU actuellement. |
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Pour
répondre aux défis du vingt-et-unième siècle, le Cadre d'action
de Dakar insiste sur l'importance de l'éducation des filles
et de la qualité de l'éducation, et sur la nécessité d'atteindre
tous ceux qui continuent d'être exclus de l'éducation - filles,
enfants travailleurs, enfants des minorités ethniques et enfants
frappés par la violence, les conflits, les handicaps et le VIH/SIDA. |
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L'éducation
a été clairement reconnue comme un droit fondamental de l'homme
et comme la clé du développement et d'une paix durables entre
et dans les pays. Les participants se sont donc engagés à poursuivre
les objectifs suivants : |
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1) développer
et améliorer sous tous leurs aspects la protection et l'éducation
de la petite enfance, et notamment des enfants les plus
vulnérables et défavorisés ;
2) faire en sorte que d'ici 2015 tous les enfants, notamment
les filles et les enfants en difficulté et appartenant aux
minorités ethniques, aient la possibilité d'accéder à un
enseignement primaire obligatoire et gratuit de qualité
et de le suivre jusqu'à son terme ;
3) répondre aux besoins éducatifs de tous les jeunes en
assurant un accès équitable à des programmes adéquats ayant
pour objet l'acquisition de connaissances ainsi que de compétences
nécessaires dans la vie courante et pour l'exercice d'une
citoyenneté active ;
4) améliorer de 50 % les niveaux d'alphabétisation des adultes,
et notamment des femmes, d'ici 2015, et assurer à tous les
adultes un accès équitable aux programmes d'éducation de
base et d'éducation permanente ;
5) éliminer les disparités entre les sexes dans l'enseignement
primaire et secondaire d'ici 2005 et instaurer l'égalité
dans ce domaine en 2015 en veillant notamment à assurer
aux filles un accès équitable et sans restriction à une
éducation de base efficace et de qualité ;
6) améliorer sous tous ses aspects la qualité de l'éducation
de façon à obtenir pour tous des résultats d'apprentissage
reconnus et quantifiables - notamment en ce qui concerne
la lecture, l'écriture et le calcul et les compétences indispensables
dans la vie courante . .
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Pour
réaliser ces objectifs, les délégués ont appelé au développement
de systèmes fiables de gouvernance et de gestion éducatives,
à la mise en œuvre de programmes éducatifs de lutte contre le
VIH/SIDA, à la prise en compte des besoins des systèmes éducatifs
affectés par les conflits armés, à la création d'écoles sûres
et accueillantes, à la maîtrise des nouvelles technologies de
l'information et de la communication et au suivi systématique
des progrès réalisés. Ils se sont également engagés à encourager
la participation de la société civile au contrôle et à la mise
en œuvre des stratégies de développement de l'éducation. |
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L'application
des stratégies se fera essentiellement au moyen des mécanismes
existants, surtout au niveau national. Les pays participants
devront préparer, au plus tard pour 2002, un Plan global d'Education
pour tous (EPT), après consultation avec leur société civile.
Ce plan sera élaboré dans le contexte général des efforts de
réduction de la pauvreté et des stratégies de développement,
et, entre autres, devra spécifier des réformes, prévoir des
indicateurs de performance à mi-parcours et établir des priorités
budgétaires, de façon à ce que les objectifs soient atteints
au plus tard en 2015. Des stratégies concrètes seront identifiées
pour intégrer les exclus de l'éducation. |
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Les
activités régionales qui soutiendront les efforts nationaux
s'appuieront sur les organisations, réseaux et initiatives régionaux
et sous-régionaux existants, et pourront être élargies si nécessaire.
L'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science
et la culture (UNESCO) assurera le Secrétariat, à charge pour
le Directeur général de l'UNESCO de réunir chaque année un petit
groupe mobilisateur composé de hauts responsables des gouvernements,
des organisations de la société civile et des agences pour le
développement. |
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Gene
Sperling, conseiller du Président des Etats-Unis pour les affaires
économiques, a annoncé que son gouvernement allait cette année
augmenter de 50 % son aide bilatérale à l'éducation de base.
Il a ajouté que l'administration des Etats-Unis accentuerait
l'effacement de la dette des pays engagés dans le développement
de l'éducation de base, et souligné que le Cadre d'action final
adopté à Dakar figurerait au premier rang des priorités du prochain
sommet du G7 à Okinawa, au Japon. 8 milliards de dollars EU
supplémentaires par an sont estimés nécessaires pour réaliser
l'EPT. |
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Evénement
majeur du suivi de la Conférence mondiale sur l'éducation pour
tous qui s'est tenue à Jomtien, en Thaïlande, en mars 1990,
le Forum mondial sur l'éducation a réalisé la synthèse des résultats
du bilan de l'EPT à l'an 2000, vaste exercice d'évaluation conduit
depuis deux ans dans 181 pays par des équipes nationales, en
collaboration avec des consultants du Programme des Nations
Unies pour le développement (PNUD), de l'UNESCO, du Fonds des
Nations Unies pour la population (FNUAP), du Fonds des Nations
Unies pour l'enfance (UNICEF), de la Banque mondiale, d'organismes
d'aide bilatérale, de banques de développement et d'organisations
non gouvernementales. |
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Les
chefs d'Etat et les décideurs de 181 pays, ainsi que les représentants
de plus de 100 organisations non gouvernementales internationales
et locales, ont participé au Forum de Dakar, organisé par le
PNUD, l'UNESCO, le FNUAP, l'UNICEF et la Banque mondiale. Parmi
les participants figuraient Kofi Annan, Secrétaire général des
Nations Unies, Peter Piot, Directeur exécutif de l'ONUSIDA,
Mark Malloch Brown, Administrateur du PNUD, Koïchiro Matsuura,
Directeur général de l'UNESCO, Carol Bellamy, Directrice exécutive
de l'UNICEF, Nafis Sadik, Directrice exécutive du FNUAP, et
James Wolfensohn, Président de la Banque mondiale. |
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Pour
plus de renseignements :
veuillez contacter le Service de presse du Forum mondial
sur l'éducation
au numéro de téléphone (221) 826 80 52 ou (221) 641 82 81
ou email a.muller@unesco.org
Site d'Internet : www.education.unesco.org/efa
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