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UN FORUM MONDIAL SUR L'EDUCATION
POUR INTENSIFIER LES EFFORTS POUR L'EDUCATION
 
  Paris, 11 avril - Au cours des dix dernières années, plusieurs pays ont fait la preuve qu'une forte volonté politique pouvait faire du rêve de l'Education pour tous une réalité. C'est le message clé du Forum mondial sur l'éducation qui attirera à Dakar (Sénégal), du 26 au 28 avril 2000, près d'un millier de responsables de l'éducation.
 
  Le Forum mondial sur l'éducation donnera au mouvement pour l'Education pour tous le nouvel élan nécessaire pour résoudre les inégalités flagrantes en matière d'accès à l'éducation. Un rapport de synthèse, fournissant l'aperçu le plus exact et le plus complet de l'état de l'éducation de base dans le monde, sera diffusée pendant le Forum. " La situation actuelle de l'éducation est inacceptable ", déclare Svein Osttveit, Secrétaire exécutif du Forum sur l'Education pour tous, un mécanisme inter-agences établi en 1990 par la Banque mondiale, le FNUAP, le PNUD, l'UNESCO et l'UNICEF. " Les gouvernements doivent reprendre conscience de l'urgent besoin d'aborder [la question ] de l'éducation, il s'agit de fixer les vraies priorités ".
 
  Kofi Annan, Secrétaire général des Nations Unies, et les chefs de plusieurs agences des Nations Unies, assisteront à la conférence, en présence de décideurs de l'éducation, de représentants d'organisations non gouvernementales (ONG), du monde de l'entreprise, des bailleurs de fonds et de travailleurs du terrain venus de plus de 145 pays.
 
Le plus grand inventaire de l'éducation jamais entrepris
 
  Plus de 180 pays ont préparé le Forum mondial sur l'éducation en participant à l'Evaluation de l'éducation pour tous à l'horizon 2000, un bilan ambitieux et détaillé de l'état de l'éducation de base dans le monde. Les résultats en ont été présentés au cours de six réunions régionales qui ont eu lieu à la fin de 1999 et au début 2000. Les évaluations nationales ont été complétées par quatorze études thématiques sur des questions éducatives d'intérêt général, par des enquêtes sur les acquis scolaires et les conditions d'enseignement et d'apprentissage, et par vingt études de cas. Sur la base de ce bilan, le Forum redéfinira les stratégies de l'éducation, fixera des objectifs clairs et dressera un Cadre d'action visant à répondre aux besoins éducatifs de base pour tous d'ici 2015.
 
Des contrastes marqués
 
  Bien que l'éducation soit encore une promesse non tenue pour un nombre trop élevé de personnes, certains pays ont fait des progrès considérables au cours des dix dernières années :
 

Le nombre d'enfants scolarisés a augmenté de façon significative, passant de 599 millions en 1990 à 681 millions en 1998.

Depuis 1990, quelque 10 millions d'enfants supplémentaires vont à l'école chaque année, ce qui représente un rythme d'accroissement qui est presque le double de celui de 1980-1990.

L'Asie du Sud, le Pacifique, l'Amérique latine et les Caraïbes sont proches aujourd'hui d'une éducation primaire universelle.

Le nombre d'enfants non-scolarisés a diminué, passant de 127 millions en 1990 à 113 millions en 1998.

 
  En Amérique latine et dans les Caraïbes, par exemple, le nombre d'enfants non-scolarisés a été réduit de moitié, passant de 11,4 millions en 1990 à 4,8 millions en 1998. Des pays comme le Bangladesh, le Brésil et l'Egypte montrent l'exemple en consacrant près de 6 % de leur Produit National Brut (PNB) à l'éducation.
 
  L'éducation, en particulier celle des filles et des femmes, a montré son efficacité en Chine et en Inde, deux pays qui ont enregistré une progression impressionnante dans leur marche vers l'éducation primaire universelle. Ces pays, de même que le Bangladesh, ont enregistré une baisse importante de leur taux de croissance démographique, ce qui a facilité le progrès.
 
  Le nombre des adultes alphabétisés a plus que doublé entre 1970 et 1998, passant de 1,5 milliard à 3,3 milliards. Le taux d'alphabétisation global des adultes a atteint 85 % pour les hommes et 74 % pour les femmes, mais le taux d'analphabétisme reste trop élevé, en particulier chez les femmes : au moins 875 millions d'adultes sont encore analphabètes, les deux tiers étant des femmes - soit une proportion qui est exactement la même qu'il y a dix ans.
 
Les disparités hommes-femmes
 
  Les disparités hommes-femmes constituent un obstacle permanent à l'éducation pour tous. Quelque 60 % des enfants non-scolarisés de la planète sont des filles - un chiffre qui reflète le fait que les deux tiers des adultes analphabètes sont des femmes. Reconnaissant l'urgence du problème, les Nations Unies lanceront à Dakar une nouvelle initiative mondiale pour l'éducation des filles. Pour le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, " la première étape consiste pour les sociétés à reconnaître que l'éducation des filles n'est pas une option mais une nécessité. [···] Nous avons besoin que tous ceux qui ont le pouvoir de changer les choses s'unissent dans une alliance pour l'éducation des filles : gouvernements, associations oeuvrant pour le progrès social et, par dessus tout, communautés, écoles et familles ".
 
  Grâce en partie aux efforts des ONG et des communautés, le nombre d'enfants bénéficiant d'une éducation préscolaire a augmenté de 5 % ces dix dernières années. Cela prouve que, dans de nombreuses sociétés, l'idée d'une éducation qui commence dès la naissance a fait son chemin.
 
  L'Afrique et l'Asie du Sud sont aujourd'hui les deux régions qui ont le plus de chemin à parcourir pour parvenir à l'éducation pour tous. La pauvreté persistante, les conflits et la pandémie de sida ont eu des retombées graves sur leurs systèmes éducatifs. Quelques pays africains consacrent jusqu'à un tiers de leur budget national à l'éducation mais plusieurs autres dépensent autant pour le remboursement de leur dette que pour l'éducation et la santé réunies..
 
Domaines d'action
 
  Bien que les systèmes éducatifs se soient développés un peu partout, les résultats montrent que la qualité de l'éducation n'accompagne pas toujours la quantité. Les disparités en matière de qualité de l'éducation restent considérables, entre les régions et au sein d'une même région. Les tendances positives de l'éducation primaire peuvent également masquer une inégalité d'accès à l'éducation dans beaucoup de grands pays. Les habitants des communautés pauvres, rurales et isolées, ainsi que les minorités ethniques et les populations indigènes connaissent peu ou pas du tout de progrès. En Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, moins de trois élèves sur quatre parviennent en cinquième année de primaire. Dans les pays les moins développés, seulement un peu plus de la moitié des élèves atteint ce niveau et beaucoup abandonnent l'école dès la première ou la deuxième année.
 
  La situation des enseignants demande une attention particulière car leur statut, leurs salaires, conditions de travail et possibilités de formation n'ont connu que peu d'améliorations au cours de la décennie écoulée. Et pourtant, il ne peut pas y avoir d'éducation pour tous sans des enseignants motivés, compétents et engagés.
 
  Les enfants et jeunes exclus nécessitent aussi une action urgente. " Atteindre les enfants vivant en marge de la société est une tâche difficile et coûteuse ", souligne Svein Osttveit. " Leur apporter l'éducation est un formidable défi auquel il faut s'attaquer avec imagination ".
 
De nouveau défis
 
  De nouveaux défis pour l'éducation sont apparus au cours des années 1990 : la chute du Communisme en Europe, la révolution des technologies de la communication et de l'information, la mondialisation croissante. De nombreuses évolutions mondiales n'étaient pas prévues lors de la Conférence mondiale sur l'éducation pour tous de Jomtien, notamment la propagation rapide du sida et la multiplication des conflits ethniques. Les priorités doivent maintenant inclure l'éducation à destination des orphelins du sida, celle d'un nombre croissant de réfugiés et de personnes déplacées, la motivation des enseignants et des mesures leur permettant d'acquérir une nouvelle perception de leur rôle, la mobilisation des nouvelles technologies au service des pauvres. Le principal défi des années à venir consistera à donner à tous une éducation de qualité. Un nouveau partenariat avec les parents, les enseignants et les groupes communautaires sera nécessaire pour parvenir à cet objectif.
 
  La pauvreté est en soi le facteur le plus décisif pour expliquer l'incapacité de réaliser l'objectif fixé par les gouvernements. Dans un monde où 700 millions de personnes vivent dans les 42 pays les plus endettés, le premier objectif de l'éducation doit être de vaincre la pauvreté. Ceci est le plus redoutable des défis.
 
  " Les dirigeants nationaux et les agences de développement doivent réaliser que parvenir aux objectifs de l'Education pour tous nécessitera une augmentation de l'engagement financier ", souligne Svein Osttveit, " Ils doivent aussi se pencher sérieusement sur le problème des ressources disponibles qui ne sont pas bien employées ".
 
  Le nouveau Cadre d'action qui devrait être adopté à la réunion de Dakar appellera à un engagement financier accru en faveur de l'éducation, avec une attention particulière pour l'Afrique subsaharienne et l'Asie du Sud. " Sans un engagement politique renouvelé en faveur de l'éducation de base, l'Education pour tous restera toujours hors de portée ", déclare Svein Osttveit, " Aucun pays ayant une vision, un bon projet d'éducation et un engagement en faveur de l'Education pour tous, ne devrait se voir empêché de mettre en œuvre sa stratégie par manque de moyens ".
 
 
Le Forum mondial sur l'éducation est organisé par le Forum international consultatif sur l'éducation pour tous (Forum EPT). Il sera précédé d'une Consultation internationale des organisations non gouvernementales, les 24 et 25 avril, toujours à Dakar. Le Forum a lieu dix ans après la Conférence mondiale sur l'éducation pour tous (Jomtien, Thaïlande) où 155 gouvernements et 150 organisations se sont fixés pour objectif de pourvoir tous les enfants d'une éducation primaire avant l'an 2000 et de réduire de moitié l'analphabétisme des adultes.
 
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