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LE DIRECTEUR GENERAL DE L'UNESCO PRESENTE SA VISION DE L'EDUCATION POUR TOUS
 
  Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a présenté, dans la perspective du Forum mondial de l'éducation qui se tiendra à Dakar (Sénégal) en avril de cette année, sa vision de ce que devrait être le travail de l'Organisation avec les autres organisations intergouvernementales et non gouvernementales afin de promouvoir l'éducation de base.
 
  M. Matsuura a mis en garde contre le fait que " les écoles sont de plus en plus des forteresses du passé plus que des avenues vers le futur " et qu'elles ont été dépassées par le rythme rapide du changement dans la société et la technologie. " Les élèves se rendent compte que les écoles arrivent de moins en moins à les préparer à l'avenir ", a-t-il déclaré. " L'éducation ne pourra pas être à la hauteur des attentes, à moins qu'il y ait une révolution, tranquille mais profonde, de la façon d'enseigner ".
 
  L'éducation pour tous, - atteindre même ceux qui en sont exclus -, a déclaré M. Matsuura, " nécessite des modalités, nouvelles et novatrices, souvent au-delà des bureaucraties et des systèmes éducatifs existants ". Il a expliqué que " les bases de telles nouvelles approches sont souvent à trouver dans les expériences des ONG et des institutions s'occupant des zones rurales, de la réduction de la pauvreté, ou des populations spécifiques ".
 
  Le Directeur général s'exprimait ainsi hier lors d'une réunion du Comité directeur des organisations du Forum consultatif international sur l'éducation pour tous (EPT) - fondé lors de la Conférence de Jomtien (1990) sur l'éducation pour tous afin d'étendre la portée de l'éducation de base au monde entier et de réduire l'illettrisme. Le Forum réunit le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ; l'UNESCO ; le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) ; le Fonds des Nations Unies pour la population, (FNUAP) ; la Banque mondiale, et les principaux bailleurs de fonds bilatéraux, des ONG pour l'éducation et des représentants de gouvernements de toutes les régions du globe.
 
  Félicitant le Comité directeur pour avoir maintenu la question sur " l'agenda prioritaire du développement mondial ", M. Matsuura a parlé de l'évaluation des tendances de l'éducation de base pendant les années 1990, évaluation qui a duré deux ans et qui s'achève maintenant, et a déclaré : " Mon principal souci est que l'élan généré par vos efforts et ceux des 183 pays qui ont participé à l'évaluation soit poursuivi et amplifié ", et il s'est engagé à ce que " l'UNESCO reste résolument au sein de l'alliance inter-agences soutenant l'EPT ".
 
  M. Matsuura a souligné que l'évaluation mondiale de l'EPT " doit nous donner la meilleure photographie de la réalité de l'EPT que le monde ait jamais eue ", et a ajouté que cette initiative était peut-être " le plus grand projet de recherche mené à la fin du XXe siècle ".
 
  Il a prédit que le Forum mondial, qui se tiendra du 26 au 28 avril à Dakar, créera " un nouveau et dynamique Cadre d'action pouvant servir de guide à toutes les parties prenantes - gouvernements, ONG, société civile et agences - pour accélérer les progrès de l'éducation pour tous ". Mais, a-t-il expliqué, le suivi et la mise en oeuvre, si cruciaux, du Cadre imposeront à chaque pays et à chaque agence internationale " de déterminer une vision et une stratégie correspondante grâce auxquelles chacun d'entre eux pourra mobiliser ses propres ressources pour la cause de l'EPT ". Il a ajouté : " En tant qu'agence des Nations Unies mandatée pour l'éducation, et en tant qu'instance intergouvernementale des ministres de l'Education du monde entier, l'UNESCO doit entreprendre cette tâche avec le plus grand engagement ".
 
  Décrivant la vision de l'UNESCO pour l'EPT, M. Matsuura a souligné que le débat s'est pour l'instant concentré sur les modalités de l'offre d'éducation pour tous " plus que sur ce que devrait exactement constituer une éducation de base de qualité au XXIe siècle ". Il s'est engagé à ce que " l'UNESCO continue à faire campagne pour qu'une attention particulière soit donnée au concept globalisant " de l'EPT et a déclaré que, à cette fin, " des partenariats plus importants et des modalités nouvelles seront recherchés ".
 
  L'UNESCO, a-t-il dit, considère que l'EPT englobe " la scolarisation des enfants mais s'étend aussi aux jeunes et aux adultes, à l'éveil des très jeunes enfants, à l'alphabétisation des adultes, à la formation de compétences et à l'éducation non-formelle ". M. Matsuura a regretté que l'on n'ait pas porté " une attention suffisante au contenu et aux messages fondamentaux de l'éducation de base " et a souligné que " l'éducation de base nécessaire aujourd'hui ne peut se résumer à savoir lire, écrire et compter ".
 
  " Chaque communauté a besoin de citoyens capables de comprendre le progrès scientifique et ses applications essentielles à la santé, au développement durable et à la lutte contre les fléaux tels que le sida. Les individus et les communautés doivent faire appel aux possibilités offertes par la culture afin de s'assurer que la mondialisation et l'homogénéisation des connaissances - qui en découle - soient contrebalancées par la préservation de la diversité culturelle et des identités individuelles. [...] Chaque société et chaque citoyen ont besoin de valeurs et d'aptitudes pour contrer l'intolérance et les conflits à la base ", a expliqué M. Matsuura.
 
  " L'UNESCO mettra à disposition ses compétences intersectorielles [...] afin de faire face à ces besoins sociétaux et individuels urgents ", a promis le Directeur général, ajoutant que les résultats de l'évaluation de l'EPT avaient apporté " un nouveau souffle à la campagne de sensibilisation, une prise de conscience du public et une mobilisation sociale ". De plus, l'évaluation rend possible " une analyse des données qui pourra être traduite en décisions politiques, en programmes, projets et redéfinition des priorités et des ressources ".
 
  " L'UNESCO continuera, sur cette lancée ", a déclaré M. Matsuura, " à développer [...] une culture d'analyse de l'information au niveau national. Nous serons [...] une mine d'information et un canal d'information sur ce qui se passe dans l'éducation de base ". Il a également expliqué : " En tant que dépositaire institutionnel des Nations Unies mandaté pour les statistiques sur l'éducation, l'Institut de statistique de l'UNESCO continuera à travailler en étroite collaboration avec vous et tous les partenaires pour soutenir vos initiatives ". Il a aussi mis en relief la contribution - dans le changement de contenu, de système et de pédagogie - des Rapports mondiaux sur l'éducation de l'UNESCO ainsi que des Instituts pour l'éducation de l'Organisation - à Paris, Hambourg, Genève, Addis-Abeba et Moscou - en signalant leur approche académique et leurs réseaux reconnus.
 
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