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L'EUROPE ET L'AMERIQUE DU NORD REDEFINISSENT L'EDUCATION DE BASE POUR LA SOCIETE DE L'INFORMATION
 
  Varsovie (Pologne), 8 février - Quarante-trois pays d'Europe et d'Amérique du Nord ont décidé de redéfinir leurs approches nationales de l'éducation de base et de poser les fondations de l'éducation tout au long de la vie, reconnue comme un instrument indispensable à l'autonomie de chacun dans la société basée sur l'information qui est en train de voir le jour.
 
  La Conférence sur l'éducation pour tous en Europe et en Amérique du Nord, qui a pris fin mardi à Varsovie après trois jours de travaux, a adopté un Plan d'action. Celui-ci reflète la volonté de la région - qui a développé le modèle éducatif aujourd'hui en vigueur dans le monde entier - d'actualiser l'éducation de base et d'élargir son accès à tous, au delà des limites traditionnelles de l'enfance et des classes de l'éducation formelle. Le Cadre d'action recommande trois niveaux d'action : dans chaque pays, dans la région et avec l'ensemble du monde..
 
  La Conférence était organisée par le Forum consultatif international sur l'éducation pour tous (EFA) qui regroupe notamment le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l'UNESCO, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et la Banque mondiale.
 
  Dans chaque pays, le Plan d'action recommande notamment que l'éducation de base fournisse " les compétences clés, outils de développement personnel et d'autonomie [incluant] la première initiation professionnelle, la culture, les valeurs et capacités nécessaires pour assurer la cohésion sociale, le développement durable, [···] et l'exercice d'une citoyenneté participative et responsable dans une démocratie ". Afin d'y parvenir, le Plan souligne aussi la nécessité de lutter contre l'illettrisme, problème grave et persistant dans tous les pays, y compris les plus développés.
 
  En ce qui concerne l'allocation de ressources à l'éducation de base, l'accent est mis sur la nécessité de maintenir, et parfois d'augmenter, ces ressources malgré l'évolution démographique décroissante dans la région, mais aussi de s'assurer que l'allocation de ressources contribue à réduire les inégalités en matière d'accès et de qualité de l'éducation.
 
  La nécessité de promouvoir un partenariat effectif entre les écoles, les familles, les communautés, la société civile, les services sociaux et les autorités politiques est mise en avant, particulièrement pour les groupes exclus. Le texte souligne aussi l'importance de l'éducation de base dans la lutte contre le sida et autres risques sanitaires. D'autres points importants concernent : la mise en place d'un dispositif d'observation qui permette de situer les niveaux atteints par rapport aux objectifs tant quantitatifs que qualitatifs et, en particulier, de déterminer les populations qui rencontrent le plus de difficulté pour atteindre les objectifs fixés ; la fourniture d'enseignants correctement formés, notamment par la formation continue, et bénéficiant d'un statut reconnu.
 
  Au niveau régional, le partage d'informations est encouragé et " étant donné les besoins d'amélioration des systèmes éducatifs, notamment dans les conditions difficiles que connaissent les économies en Europe centrale et orientale, le renforcement de l'assistance financière est mérité et doit être réalisé ". Le Plan recommande un accroissement significatif de l'aide à l'éducation. Il réclame aussi de toute la région des efforts visant à combattre l'exclusion qui prive trop d'adultes d'accès aux possibilités d'éducation.
 
  Au niveau mondial, le Plan d'action stipule qu'il faut " permettre à l'éducation de jouer son rôle clé pour le développement durable, dans un contexte de mondialisation et dans le respect des responsabilités de chaque pays ". Cela devrait passer, d'ici 2015, par la mise en œuvre de mesures qui consistent pour l'Europe et l'Amérique du Nord à " répondre aux demandes des pays des autres régions [···], demander que l'Institut de statistique de l'UNESCO et d'autres agences internationales recueillent des données comparables [···] et aident à la création de capacités nationales de recueil et d'analyse statistiques ".
 
  Le Plan adopté aujourd'hui reflète également les leçons tirées par la région de sa participation à une évaluation sans précédent, l'Evaluation 2000 sur l'Education pour tous, qui a couvert 90 % du monde pour essayer de dresser le bilan des progrès et besoins de l'éducation de base depuis que la communauté internationale - lors de la Conférence de Jomtien (Thaïlande, 1990) - s'est engagée à développer l'éducation de base pour tous et à réduire massivement l'analphabétisme.
 
  L'inégalité d'accès aux services éducatifs existants a été le principal motif d'inquiétude lors de la présentation des rapports sur les 29 pays d'Europe occidentale et du rapport sur l'Europe centrale et orientale (qui couvrait 20 pays). A l'Ouest, on s'est particulièrement inquiété de l'impact de l'exclusion sociale sur la réussite scolaire, et par conséquent professionnelle, de l'apprenant alors qu'à l'Est, ce sont les problèmes sociaux dans la famille, l'origine ethnique et la localisation géographique qui ont été mis en avant.
 
   En Europe centrale et orientale, selon l'Evaluation, les restrictions budgétaires ont conduit au déclin des ressources allouées à l'éducation dans beaucoup de pays et ont eu un impact négatif tant sur l'accès à l'éducation que sur la qualité de celle-ci.
 
  L'Evaluation met aussi en évidence le fait que, même si les écoles continuent à fonctionner dans cette région, les restrictions budgétaires font dépendre davantage les établissements des contributions demandées aux familles pour le matériel scolaire et les activités extrascolaires, et ce alors que chômage croissant et pauvreté réduisent les ressources que celles-ci peuvent consacrer à l'éducation.
 
  Quelques unes des raisons principales de la redéfinition de l'éducation de base sont expliquées dans le Plan d'action ; notamment le fait qu' " avec l'évolution des connaissances [··], l'éducation fondamentale s'étend dans la durée : dans nos pays, elle couvre au moins les premières classes de l'enseignement secondaire, et elle concerne progressivement d'autres niveaux ; elle ne peut être définie seulement par une durée obligatoire, mais elle doit l'être aussi par ses résultats ".
 
  Des questions se sont également posées à propos de ceux qui, malgré l'accès généralisé à l'éducation primaire et à une partie de l'éducation secondaire dans la région, " n'atteignent pas le niveau requis pour une insertion réussie dans la vie professionnelle et qui ne peuvent participer au développement social ". Cette question est fortement liée à celle de la lutte contre la pauvreté et l'exclusion, lutte dans laquelle l'éducation des adultes, et particulièrement l'éducation des jeunes adultes, doit jouer un rôle clé.
 
  Le Plan d'action souligne : " Le changement rapide demande une éducation tout au long de la vie ; elle commence dès la petite enfance, pour favoriser le développement psychologique, moteur, affectif et cognitif des jeunes enfants . Cette éducation tout au long de la vie est décrite comme un processus holistique qui commence dès la naissance. En ce qui concerne l'éducation de la petite enfance, deux rapports présentés à la Conférence de Varsovie - un pour l'Europe orientale et centrale, un autre pour l'Europe occidentale et l'Amérique du Nord - faisant la synthèse des rapports nationaux des pays de la région, ont montré qu'il s'agit du maillon le plus faible de la chaîne éducative.
 
  Selon le Plan, la mondialisation doit, pour être acceptable, " conduire à une convergence des niveaux d'éducation entre les différents pays du monde " et il note : " Un système éducatif ne peut être coupé de ses racines historiques, culturelles, spirituelles et linguistiques, que nos concitoyens considèrent comme essentielles, sans doute en réaction contre une menace de perte d'identité que peut représenter la mondialisation ".
 
  Le Plan d'action considère l'éducation de base comme une partie intégrante de l'éducation tout au long de la vie : " l'importance de la valorisation de l'expérience de l'apprenant en vue de créer à la fois le curriculum et les opportunités d'apprendre est fondamentale : c'est l'éducation de tous et pour tous [···] Nous croyons que la participation au processus d'éducation mène à la confiance en soi, à la citoyenneté et à l'autonomie [···]. Nous recommandons qu'apprendre comment apprendre soit considéré comme un atout fondamental pour tous ". Le Plan souligne aussi la nécessité d'encourager les enseignants à se considérer eux-mêmes comme des apprenants.
 
  Le Plan d'action sera présenté - avec d'autres rapports et plans d'action adoptés lors de 5 autres conférences régionales et internationale - au Forum mondial sur l'Education (Dakar, Sénégal, 26 au 28 avril) qui permettra à la communauté internationale de définir les moyens de renforcer ses efforts pour fournir une éducation de qualité dans le monde entier.
 
 
Site internet EFA : http://www.unesco.org/education/efa
Contact: EFA Forum, Teresa Murtagh - tel. (+33) (0)1 45 68 21 27,
email: t.murtagh@unesco.org
 
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