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L'enseignement supérieur, clé de l'économie du savoir
 
 
  Washington, 1er mars 2000 - L'enseignement supérieur dans les pays en développement est inadapté et continue à perdre du terrain. Tel est l'avertissement que vient de lancer un groupe indépendant d'experts internationaux de l'éducation et du développement international, selon lequel ces pays ne seront pas en mesure de soutenir la concurrence dans une économie mondiale fondée sur le savoir, si des mesures ne sont pas prises d'urgence.
 
  Établi il y a deux ans par l'UNESCO et la Banque mondiale, le Groupe de travail sur l'enseignement supérieur et la société a rendu public son rapport final, intitulé Higher Education in Developing Countries: Peril and Promise, à l'occasion de la Semaine du développement humain de la Banque mondiale, qui s'est tenue à partir du 28 février à Washington et qui s'achevait aujourd'hui.
 
  En présentant ce rapport, le président de la Banque mondiale, James D. Wolfensohn, a déclaré : " Les habitants du monde en développement qui ont un niveau d'éducation élevé peuvent constituer un puissant facteur de changement, mais ils ont besoin d'écoles et de possibilités au plan scolaire et universitaire au sein de leurs propres pays. Comment en douter lorsqu'on songe à des problèmes aussi redoutables que la pandémie de VIH/SIDA et la mise en place indispensable des infrastructures de base et des télécommunications dans les pays pauvres ? "
 
  Dans son rapport, le groupe de travail ne se contente pas d'avancer de puissants arguments en faveur d'un soutien renouvelé de l'opinion publique pour l'enseignement supérieur ; il indique aussi les domaines spécifiques qui doivent faire l'objet d'une attention particulière de la part des pays en développement. Cela va de l'amélioration des capacités scientifiques et technologiques à l'appui à l'enseignement général et spécialisé, en passant par le respect des principes de bonne gouvernance.
 
  Composé de 14 membres représentant 13 pays, le groupe a obtenu les avis très précieux de personnes figurant parmi les principales sommités mondiales dans le domaine de l'enseignement supérieur. Il a bénéficié du soutien de plusieurs gouvernements, de fondations privées, de sociétés et d'universités. L'Institut pour le développement international de l'Université Harvard a ainsi hébergé son secrétariat.
 
  C'est un signal d'alarme que le groupe lance dans son rapport, présentant l'enseignement supérieur comme un secteur en crise. Le plus souvent confronté à des effectifs étudiants pléthoriques, il souffre en effet d'un manque chronique de crédits et d'une gestion inadéquate, ainsi que de carences au niveau de son corps enseignant et de ses programmes.
 
   Le rapport insiste sur la nécessité d'aborder d'une manière globale la politique de l'éducation, et souligne que les pays pauvres devraient considérer l'enseignement supérieur comme un élément crucial de leur stratégie de développement humain en général. Ses auteurs font valoir que cet enseignement est d'une importance capitale pour les pays en développement s'ils espèrent se doter des capacités voulues pour surmonter les graves problèmes que constituent, entre autres, la famine, une pauvreté persistante, la dégradation de l'environnement et leur manque de résultats sur le plan économique.
 
  La demande dont fait l'objet l'enseignement supérieur augmente rapidement, ce qui ne fait qu'accroître les défis pour les pays soucieux d'améliorer la qualité de cet enseignement, d'en réduire le coût public et de permettre à toutes les couches de la société d'y avoir davantage accès. Le groupe de travail préconise une politique de réforme systémique mettant l'accent sur un effort délibéré de diversification permettant à des agents tant publics que privés de coordonner leurs actions dans le cadre d'un dispositif stratégique clairement défini.
 
  Mamphela Ramphele, nouvelle directrice générale de la Banque mondiale responsable du développement humain, co-présidente du groupe d'étude et vice-chancelière de l'Université du Cap (Afrique du Sud), a affirmé l'importance de l'enseignement supérieur dans la lutte contre la pauvreté en déclarant : " Comment parviendrons-nous à éliminer la pauvreté si le monde en développement ne participe pas à la création de savoir, à sa diffusion et à son utilisation au service de l'innovation ? L'enseignement supérieur, facteur critique dans ce domaine, doit s'inscrire dans la stratégie de développement de tous les pays. "
 
 
 
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