Algérie

Membre de l'UNESCO: 15/10/1962

Chef d'Etat et/ou Gouvernement

Président de la République algérienne démocratique et populaire: Son Exc. M. Abdelaziz BOUTEFLIKA
Premier ministre: M. Abdelmalek SELLAL

Délégation permanente accréditée auprès de l'UNESCO

S. Exc. Monsieur Missoum SBIH
Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire d'Algérie en France, Délégué permanent (24/11/2005)


Délégation permanente d'Algérie auprès de l'UNESCO
Maison de l'UNESCO Bur. M1.15/M1.16 1, rue Miollis 75732 PARIS Cedex 15
Téléphone
01.45.68.29.63
01.45.68.29.64/65
01.45.68.29.65
Télécopie
01.42.19.09.56
Mél
dl.algerie(a)unesco-delegations.org

S. Exc. Monsieur Amar BENDJAMA
Ambassadeur, Délégué permanent (21/11/2013)


Délégation permanente d'Algérie auprès de l'UNESCO
Maison de l'UNESCO Bur. M1.15/M1.16 1, rue Miollis 75732 PARIS Cedex 15
Téléphone
01.45.68.29.63
01.45.68.29.64/65
01.45.68.29.65
Télécopie
01.42.19.09.56
Mél
dl.algerie(a)unesco-delegations.org

Commission nationale pour l'UNESCO

Président: M Abdelatif Baba Ahmed*

Sécretaire générale: Mme Dalila NEDJRAOUI

Commission nationale algérienne pour l'éducation, la science et la culture
Palais Mustapha Bacha 06 Avenue de l'indépendance 16000 ALGER Algérie
Téléphone
(213-21) 66 86 24
Télécopie
(213-21) 66 82 83
Mél
unesco.algerie(a)live.fr; natcomalgerie(a)unesco.dz
Site internet
www.unesco.dz

Plus d'informations Commission nationale pour l'UNESCO

Représentation au Conseil exécutif

La réforme de 1991 a amendé l'article V de l'Acte constitutif concernant la qualité des membres du Conseil exécutif. Depuis la 27e session de la Conférence générale (1993), le Conseil est composé d'États membres et non plus de personnes (26 C/Rés., 19.3).
Titre Nom Années Sessions
MemberMr Ahmed Taleb El Ibrahimi1968-197481-95
MemberMr Abdellatif Rahal1980-1985111-122
MemberMr Mohammed Brahimi El-Mili1985-1989123-132
MemberMr Mohamed Amine Bourokba1991-1992138-139
Member/RepresentativeMr Abdellatif Rahal1992-1995139-147
Representative2001-2017163-202

Participation dans les organes subsidiaires

Organes élus par la Conférence générale


Conseil exécutif
Membre (Expiration du mandat : 2017)
Conseil international de coordination du Programme sur l'homme et la biosphère
Membre (Expiration du mandat : 39th General Conference)
Conseil intergouvernemental du programme "Gestion des transformations sociales"
Membre (Expiration du mandat : 38th General Conference)
Conseil intergouvernemental du Programme international pour le développement de la communication
Membre du Bureau
Membre (Expiration du mandat : 38th General Conference)
Comité juridique
Membre élu par la Conférence générale à sa 36e session – membre qui siègera au Comité juridique dès l’ouverture de la 37e session (2013) et jusqu’à l’ouverture de la 38e session (2015)

Autres organes intergouvernementaux de l’UNESCO


Comité intergouvernemental du Patrimoine mondial
Vice-Président
Membre (Expiration du mandat : 38th General Conference)
Commission océanographique intergouvernementale
Membre

Interventions des Chefs des Délégations à la Conférence générale lors du débat de politique générale

36 session de la Conférence générale

S.E. M. Boubekeur Benbouzid, Ministre de l'Education Nationale

Discours prononcé durant le débat de politique générale de la 36e session de la Conférence générale et affiché tel que reçu (français seulement)

35 session de la Conférence générale

S.E. M. Boubekeur Benbouzid, Ministre de l'Education Nationale

“(…) L’Algérie fait siens les engagements de l’UNESCO, notamment en faveur d’une éducation de qualité partout dans le monde et pour tous.”
“Il me plaît en ce jour d’adresser à M. Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, l’expression de la plus sincère reconnaissance. (…) Je lui rends hommage pour la clairvoyance et la détermination avec lesquelles il a fait de cette organisation un espace pour la promotion de la diversité culturelle et religieuse. Qu’il me permette donc de lui renouveler l’expression de notre gratitude, au nom du Gouvernement algérien et du Président de la République, pour avoir permis à l’Algérie de profiter de l’expérience de l’UNESCO et l’avoir accompagnée dans la réforme de son système éducatif. Aujourd’hui, l’Algérie peut à juste titre, s’enorgueillir du succès de ce changement pédagogique dans le respect des normes et critères mondiaux ; d’un programme de réforme du système éducatif auquel l’UNESCO a contribué six années durant.”
“(…) L’ordre du jour de cette 35ème session de la Conférence générale de l’UNESCO (…) aborde nombre de questions éducatives qui se posent avec insistance et acuité sur la scène internationale. (…) Les résultats obtenus font l’objet d’une évaluation périodique rigoureuse, mais ils démontrent clairement qu’un système éducatif, quel qu’il soit, ne peut rester indéfiniment valide. Il en ressort que les systèmes d’éducation et de formation doivent tenir compte des changements de valeurs et des défis qu’impose un monde en mutation rapide. Il nous faut aussi anticiper l’évolution du monde pour concevoir des outils d’enseignement adaptés, au fur et à mesure qu’évoluent les normes et critères éducatifs. C’est précisément ce qu’accomplit l’UNESCO : une révolution judicieuse grâce à ses divers plans d’action. (…) Nul doute que l’éducation à l’environnement et la formation des enfants à la philosophie des droits de l’homme constituent la meilleure parade à la dégradation actuelle de l’environnement et à l’intolérance croissante face à la différence culturelle et religieuse.”
“(…) J’aimerais que nous insufflions au Plan d’action concernant la Seconde décennie de l’éducation pour l’Afrique, que nous aidions ce continent et que l’UNESCO l’aide aussi, notamment dans le cadre du Plan décennal 2006-2015. Il me semble, en effet, que le renforcement du soutien financier et technique à cette région du monde en matière d’éducation est un domaine prioritaire. Il s’agit d’œuvrer à une éducation de qualité pour tous ; or, il faut bien le dire, l’écrasante majorité des Africains n’a toujours pas en main les rênes de l’éducation, même au niveau de l’enseignement primaire.”
“(…) Je voudrais présenter mes félicitations les plus sincères à Mme Irina Bokova à l’occasion de son élection au poste de Directrice générale de l’UNESCO.”

34 session de la Conférence générale

S.E. M. Boubekeur Benbouzid, Ministre de l’Education nationale

L’Algérie salue le retour du Singapour et l’adhésion du Monténégro à l’UNESCO. L’Algérie remercie aussi M. Koïchiro Matsuura, Directeur Général, pour avoir su définir et ordonnancer les nouveaux défis et mettre en place des actions stratégiques.
La parité des sexes est à un niveau significatif en Algérie. De plus, le pays lutte fermement contre les autres disparités, notamment entre la ville et la campagne.
Le Chef d’Etat algérien a été l’initiateur d’un vaste programme de réforme dans le domaine de l’éducation. Les points à retenir sont le développement de la formation des enseignants, refonte des programmes scolaires, ouverture sur les langues étrangères, renforcement de l’enseignement à la démocratie.
L’UNESCO a apporté une aide précieuse à travers le programme PARE, qui a permis une concrétisation des projets nationaux. Pour prolonger cette coopération fructueuse, PARE II a été mis en route avec l’aide de la fondation du cheikh El Jaber Bin Aissa et des fonds japonais.
L’Algérie a le plaisir de confirmer son adhésion à la Convention relative à la protection du patrimoine culturel et immatériel ; de plus le pays a accueillis la première réunion du Comité Intergouvernemental en 2006. L'Algérie souhaite fermement que l’ensemble des Etats membres suivent son exemple.
L’Algérie est très préoccupée par les menaces actuelles qui pèsent sur les Etats : dégradation de l’environnement, changements climatiques et, de plus en plus aujourd’hui, le terrorisme. Les pays ensemble avec l’UNESCO doivent réfléchir aux moyens d’y faire face.
L’Algérie invite l’UNESCO à engager une réflexion pluridisciplinaire au sujet des différences culturelles, religieuses et normatives entre le Nord et le Sud afin de promouvoir la tolérance et la démocratie.

Célébrations d'anniversaires

  • 100e anniversaire de la mort du Cheikh Abdelkader al-Medjâwî, astronome, réformateur et défenseur de la langue arabe (1848-1914) (2014)

  • Abdelkader al-Medjâwî (1848-1914) est considéré comme un pilier de l’enseignement ayant formé beaucoup de personnalités du monde culturel et scientifique. Le grand mérite d’al-Medjâwî venait du fait qu’il a transmis son enseignement aux leaders du mouvement scientifique en Algérie, mais aussi dans le Maghreb et l’Afrique du Nord en général.

    100e anniversaire de la fondation de l’ordre soufi alawî, une école pour la tolérance et la convivialité interreligieuse (1914) (2014)

    L’ordre soufi alawî a été fondé par le Cheikh al-Alawî, ayant fait de la promotion du dialogue interreligieux sa priorité. L’ordre montre comment mieux servir l’humanité ; comment tenter d’harmoniser et d’embellir le monde. Il accepte et admet tout ce qui peut apporter à l’homme le confort matériel, mais toujours en étroite relation avec la dimension intérieure, dans un équilibre permanent entre le profane et le sacré. L’ordre mise sur la fraternité aimante des hommes. Il invite, en effet, à ne pas rejeter la rationalité au détriment de la spiritualité, à ne pas s’enfermer dans une religiosité frileuse.

    600e anniversaire de la fondation de l’École al-Thaâlibiya, cœur de la Casbah d’Alger et centre de rayonnement culturel au Maghreb (1414) (2014)

    L’école al-Thaâlibiya a eu une influence certaine sur le « peuplement » de la Casbah, dans le sens où plusieurs intellectuels, dignitaires, étudiants étrangers ont pu s’y établir du fait de la présence de cette école. Celle-ci aurait été un lieu d’échanges culturel et religieux. La Casbah d’Alger a été inscrite sur la Liste du patrimoine mondial sur la base de plusieurs attributs, dont son importance en tant que lieu d’échange.

  • 50e anniversaire de la mort de Mouloud Feraoun, écrivain (1913-1962) (2012)

  • Mouloud Feraoun (1913-1962) est un écrivain algérien d'expression française. Élève de l'École normale d'instituteurs de Bouzaréah (Alger), il enseigne durant plusieurs années comme instituteur, directeur d'école et de cours complémentaire, avant d'être nommé inspecteur des centres sociaux. Feraoun commence à écrire en 1934 son premier roman, Le fils du pauvre. L'ouvrage, salué par la critique obtient le Grand prix de la ville d'Alger. L'écrivain fut assasiné le 15 mars 1962 à Alger par l'Organisation de l’armée secrète.

    600e anniversaire de la mort de l'historien d'Abderrahmen IBN KHALDOUN (1332-1406) (2006)

    Premier sociologue et critique historique, Abder-Rahman Ibn KHALDÛN est né à Tunis le 27 mai 1332 dans une famille d’arabes andalous. Formé à la mosquée Zitouna, il occupa de hautes fonctions publiques à Grenade, Tlemcen, Annaba, Fès, enseigna au Caire, rencontra Tamerlan à Damas et devient Cadi malikite au Caire où il décède à 74 ans le 17 mars 1406.
    Eminent historien, géographe, économiste et penseur arabe, défini comme un génie « astre solitaire de siècles obscurs » Ibn Khaldûn est considéré comme le fondateur de la sociologie et le père de la critique historique. Penseur d’une vigueur exceptionnelle, Ibn Khaldûn transcende son temps, le XIVème siècle, et son pays d’origine, la Tunisie. Ibn Khaldûn dont les réflexions ont porté sur les formes du pouvoir politique en Afrique du Nord de son époque, a produit une analyse comparative des relations entre nomades et sédentaires et entre formes sociales et politiques de la vie collective qui continue à irriguer la théorie politique la plus contemporaine. Sa « Muqaddima » (Prolégomènes) demeure selon A.J.Toynbee « la plus grande œuvre de son genre qui ait jamais été créée encore par qui se soit, en tout temps et en tout lieu ». Nettement en avance sur son temps, il se heurta à l’incompréhension générale et il faudra attendre le XIXème siècle pour que son œuvre soit reconnue. On lui doit la définition de la mission de l’histoire et la recherche de l’évolution des sociétés humaines et où il décèle l’existence d’un cycle ascendant d’autorité croissante suivi d’un cycle descendant et de décadence. Cependant la portée universelle de ce précurseur arabe du dialogue entre les cultures et les civilisations nous dicte de jeter encore des lumières sur sa contribution qui s’inscrit dans un flux universel qui se poursuit jusqu’à nos jours.