Addresses delivered in the general policy debate by the Head of Delegation at the General Conference
37 session of the General Conference
His Excellency, Mr Moussa Ouattara, Minister of Secondary and Higher Education of Burkina Faso
Speech delivered during the General Policy Debate of the 37th session of the General Conference - revised and corrected version of the verbatim records of plenary meetings36 session of the General Conference
S.E. M. Albert Ouedraogo, Ministre des Enseignements secondaire, supérieur et primaire
Discours prononcé durant le débat de politique générale de la 36e session de la Conférence générale et affiché tel que reçu (français seulement)35 session of the General Conference
S.E. Professeur Joseph Paré, Ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique“(…) Cette Conférence générale se tient à un moment où notre monde globalisé est marqué par une crise sans précédent: économique, sociale, alimentaire, environnementale mais aussi morale et éthique qui menace la réalisation des programmes de notre Organisation et touche les pays les plus vulnérables, surtout ceux d'Afrique. Cette crise nous impose l'impératif devoir d'agir ensemble. En effet, le vrai challenge est de transformer la crise en une opportunité de remise en cause afin de créer un véritable monde de paix plus humain et plus démocratique.”
“(…) Le mandat constitutionnel de l'UNESCO reste pertinent au XXème siècle où l'édification des sociétés du savoir est un impératif; où la culture est un élément crucial pour tout débat sur le développement; où la science et l'innovation marquent la nouvelle ère de l'avenir de l'humanité dans tous les domaines sociaux et environnementaux comme l'eau et le changement climatique, où nous devons mieux comprendre les transformations profondes de nos sociétés et enfin où le dialogue, la tolérance, le respect de la diversité et de la liberté d'expression représentent des valeurs cardinales.”
“(…) L'éducation joue actuellement un rôle central dans le développement des Etats membres. C'est pour cela que nous devons aspirer à une éducation inclusive et de qualité au primaire, au secondaire et au supérieur. En effet, neuf ans après le Forum de Dakar, l'éducation pour tous (EPT), admirable initiative de la communauté internationale sous l'égide de l'UNESCO, garde toujours toute son importance et mérite d'être poursuivie.”
“(…) Le Gouvernement du Burkina Faso loue les efforts que déploie l'UNESCO pour accorder aux filles et aux femmes une éducation de qualité à travers le Centre international pour l'éducation des filles et des femmes en Afrique (CIEFFA), Centre de Catégorie II de l'UNESCO.”
“(…) Mon pays tient à développer davantage sa coopération avec l'UNESCO dans le domaine de la culture sur la protection du patrimoine matériel et immatériel et la promotion de la diversité culturelle qui sont des outils pour promouvoir la paix, la tolérance et la dignité de l'homme.”
“(…) Mon pays tient à saluer le travail de qualité fait par le Centre du Patrimoine Mondial et le Comité du Patrimoine mondial dans ses efforts de protection et de sauvegarde du patrimoine de l'humanité. Le Burkina Faso se félicite d'avoir bénéficié de l'expertise du centre du Patrimoine mondial qui a permis l'inscription de son premier site dénommé: «Ruines de Loropéni » sur la prestigieuse liste du Patrimoine mondial le 26 juin 2009.”
“(…) Le Burkina Faso remercie l'UNESCO pour l'honneur qui lui est fait en décernant en février 2007 la Médaille Fédérico Fellini au Festival panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO).”
“(…) Mon pays s'est également dévoué à la mise en œuvre d'une politique culturelle panafricaine marquée par la tenue du Salon international de l'Artisanat de Ouagadougou (SIAO), la Foire internationale du Livre d’Ouagadougou (FILO) etc. qui constituent aujourd'hui des tribunes mondiales de visibilité du capital et de la diversité culturels de l'humanité. Ces manifestations démontrent, si besoin en était encore, l'engagement du Burkina Faso aux côtés de l'UNESCO pour la valorisation du patrimoine mondial.”
“(…) Le Burkina Faso a soumis sa candidature à l'UNESCO pour abriter le futur Centre régional des arts Vivants en Afrique à Bobo-Dioulasso, Centre de Catégorie II de l'UNESCO dont le projet d'accord portant sur sa création a été examiné par les deux parties à Ouagadougou le 23 juin 2009. Mon pays espère obtenir la création de ce Centre.”
“(…) De nos jours, le changement climatique, l'accès insuffisant à l'eau, à l'énergie et les pandémies (VIH-SIDA) constituent les nouveaux défis de la science qui doivent être prioritaires dans les programmes de l'UNESCO.”
“(…) Les Technologies de l'information et de la communication (TIC) continuent de révolutionner notre monde. Dans ce domaine l'UNESCO est appelée à jouer un rôle de leader et de mobilisateur des gouvernements, des agences spécialisées et de la communauté scientifique en vue de réduire la fracture numérique entre le Nord et le Sud.”
“(…) Le Burkina Faso soutient l'UNESCO dans sa décision d'orienter prioritairement le Programme de participation et le Programme de bourses vers les pays en développement. Ces programmes qui contribuent énormément à sa visibilité sur le terrain méritent d'être renforcés.”
“(…) Mon pays soutient le projet de programme et de budget tel que révisé et présenté par le Directeur général et approuvé par le Conseil exécutif.”
34 session of the General Conference
S.E. Pr. Joseph Pare, Ministre des enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique« Il y a deux ans, nous avons fêté ensemble ici, avec enthousiasme, le 60ème anniversaire de notre Organisation, en affirmant en même temps notre foi en la mission que celle-ci incarne et qui reste plus que jamais d'actualité. Nous avons également, à cette occasion, reconnu aussi qu'il reste au sein de notre Organisation beaucoup à faire pour que nous méritions la confiance placée en elle. […] L’UNESCO doit encourager le monde entier à tendre la main à ceux qui sont restés au bord de la route car elle est une organisation de dialogue et de solidarité humaine. »
« L'éducation est un outil essentiel pour rendre l'homme maître de son destin et pour respecter autrui. L’éducation demeure la pierre angulaire du savoir et du développement économique et social. C'est pour cela, à sept ans du Forum de Dakar, le programme Education pour Tous […] garde toute son importance. Il incombe [à l’UNESCO] de redoubler d'efforts pour que ce programme ne reste pas un vain mot. »
« En dépit de tous les efforts déployés par de nombreux pays, à la date butoir de 2015, nous sommes encore aux prises à de nombreuses difficultés qui commandent que l'on adapte le plan global aux besoins qui se font sentir de toutes parts. C'est dans une telle dynamique que le Burkina Faso s'est engagé dans une réforme de son système éducatif qui doit conduire à une éducation de qualité et obligatoire pour tous les enfants de 6 à 16 ans. Pour nous, la scolarisation des enfants dans les écoles primaires et secondaires n'est pas seulement une question de ressources mais en premier lieu, du nombre d'enseignants qualifiés que chaque pays peut produire chaque année. »
« En clair, il est attendu de l'UNESCO qu'elle accompagne nos États dans leur volonté politique d'assurer la gratuité d'une éducation de qualité pour tous, notamment pour les plus défavorisés. Elle doit s’appuyer sur une formation de qualité des enseignants, et c'est pour cela que le Burkina Faso suit avec intérêt l’initiative mise en œuvre du projet de renforcement de la formation des personnels enseignants en Afrique subsaharienne, connu sous le sigle TTISSA. »
« Mon pays félicite l'UNESCO pour les efforts louables qu'elle déploie pour accorder aux filles et aux femmes de notre planète la place qui est la leur, par une éducation multidimensionnelle. […] Le gouvernement du Burkina Faso a pris conscience des enjeux du programme Enseignement Pour Tous et de la question du genre et du développement en la matière en prenant des initiatives hardies que l'Organisation accompagne. En effet, le 19 avril 2006 à Paris, le Centre international pour l'éducation des filles et des femmes en Afrique (CIEFFA) a accédé au statut de Centre de catégorie II de l'UNESCO, ce qui nous conforte dans notre détermination. »
« Mon pays voudrait également attirer l'attention de notre Organisation sur la situation des pays en post-conflit en vue d'une solidarité avec ces pays, dans la reconstruction et la relance des infrastructures éducatives et culturelles. »
« Le Burkina Faso voudrait rappeler l'appel lancé à l'UNESCO par le Sommet de l'Union africaine pour aider les États africains dans l'élaboration et la mise en œuvre de leur politique scientifique et technologique […]. »
« Le Burkina Faso place la question de la jeunesse au cœur de ses préoccupations. C’est dans cette perspective que nous avons reçu au Burkina Faso, du 24 au 28 septembre 2007, le premier Forum africain des jeunes. Le message de paix et d'intégration lancé par cette jeunesse à cette occasion, constitue une source d'espoir pour notre continent. »
« Les technologies de l’information et de la communication (TIC) révolutionnent notre monde et nous souhaitons, pour notre part, que le fossé numérique soit de plus en plus réduit. »