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© UNESCO/Rocky Roe
Les enfants vulnérables ont besoin de l’égalité d’accès

La Déclaration de Jomtien sur l’Éducation pour tous, adoptée en 1990, affirmait que l’apprentissage commence dès la naissance. Dix ans plus tard, en 2000, le Cadre d'action de Dakar réaffirmait l’importance de la petite enfance en faisant du développement de l’éducation et de la protection de la petite enfance le premier de ses six objectifs principaux.

Les pays participants se sont engagés à « développer et améliorer sous tous leurs aspects la protection et l’éducation de la petite enfance, et notamment des enfants les plus vulnérables et défavorisés ». Les gouvernements ont en particulier été incités à développer l’égalité d’accès à des services de qualité pour la petite enfance, ce qui souligne l’importance d’élaborer une politique en faveur des plus pauvres.

Les pays encouragent souvent la mise en place de services de remplacement pour les enfants pauvres qui ont un accès limité ou nul aux services classiques pour la petite enfance. Ceux-ci peuvent se révéler économiques et innovants d’un point de vue pédagogique, mais ils suscitent souvent des préoccupations au sujet de la durabilité et de la qualité. Lorsque les gouvernements ont des ressources limitées, une politique en faveur des pauvres peut redistribuer les ressources en réduisant les aides d’État perçues par les plus privilégiés.

Les gouvernements centraux doivent assurer une distribution équitable des ressources entre les différentes populations et en particulier celles qui vivent dans les régions les plus défavorisées. Cette démarche vise à élargir l’accès sans créer de graves inégalités régionales. Toutefois, si des ressources sont universellement consacrées à un groupe d’âge déterminé tandis que le taux d’inscription général dans un autre groupe d’âge est faible, cette politique peut créer des inégalités.

Les enfants favorisés du groupe d’âge cible bénéficient de l’investissement de l’État, tandis que les enfants pauvres des groupes d’âge délaissés reçoivent peu d’attention de la part du gouvernement. Une politique d’universalisation avec des objectifs ciblés peut réduire les inégalités si le gouvernement cherche à atteindre un accès universel au sein du groupe d’âge cible tout en donnant la priorité aux pauvres.

Notes d’orientation sur le sujet

Il ne faut pas avoir les yeux plus gros que le ventre: la politique gambienne de la petite enfance, 2006, 2006
Note de l’UNESCO sur la politique de la petite enfance ; 34

La politique de la petite enfance au Viet Nam : venir en aide aux plus pauvres, 2005
Note de l’UNESCO sur la politique de la petite enfance ; 29

Accès, investissement public et équité dans les soins et l'éducation de la petite enfance: le lien entre neuf pays à forte population , 2004 
Note de l’UNESCO sur la politique de la petite enfance ; 19

Services de garderie pour la petite enfance en milieu familial: le cas de la Nouvelle Zélande, 2002
Note de l’UNESCO sur la politique de la petite enfance ; 6