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EPT - Rapport mondial de suivi 2003/4

Education pour tous - Rapport mondial de suivi

Genre et éducation pour tous :
le pari de l'égalité

Tous les pays se sont engagés en l’an 2000 à éliminer les disparités entre les sexes dans l’enseignement primaire et secondaire d’ici à 2005.Selon la nouvelle édition du Rapport mondial de suivi sur l’éducation pour tous, cinquante-quatre pays risquent de ne pas atteindre cet objectif selon les tendances actuelles.Plus de 56% des 104 millions d’enfants non scolarisés sont des filles et près de deux tiers des plus de 860 millions d’analphabètes sont des femmes. Mais atteindre l’égalité n’est pas simplement une question de chiffres.Elle implique les mêmes chances d’apprendre, de bénéficier d’un traitement équitable au sein de l’école et les mêmes opportunités en matière d’emploi, de rémunération et de participation citoyenne.

Sauf indication contraire, tous les fichiers téléchargeables sont au format PDF

Résumé du rapport 
 

Le Rapport
Le rapport, dans son intégralité, n'est pas disponible en ligne. Vous pouvez le télécharger en sections :

  • Avant-propos
    Les objectifs de l’Éducation pour tous (EPT) ont pour souci central l’égalité. Priver les enfants d’accès à l’éducation, c’est nier leurs droits humains et les empêcher de développer leurs talents et leurs intérêts selon les modalités les plus élémentaires. L’éducation est un flambeau qui peut aider à guider à éclairer leur vie. Tous les gouvernements reconnaissent qu’ils ont le devoir de faire en sorte que chacun se voie donner la chance d’en bénéficier selon ces modalités. Il est aussi de l’intérêt fondamental de la société de veiller à ce qu’il en soit ainsi, car le progrès du développement économique et social en dépend de manière vitale.

    Pourtant, dans le monde entier, des millions d’enfants continuent d’être privés d’accès à l’éducation et un nombre encore plus grand de ceux qui sont scolarisés abandonnent l’école prématurément, avant d’y avoir convenablement acquis la capacité de lire, d’écrire et de compter. La majorité de ces enfants sont des filles. En conséquence, le fléau de l’analphabétisme affecte encore plus de 860 millions d’adultes, dont près des trois-quarts sont des femmes.

    Le Forum mondial sur l’éducation, tenu à Dakar (Sénégal) en avril 2000, a adopté six grands objectifs pour l’éducation, dont deux sont aussi devenus des Objectifs de développement du Millénaire plus tard la même année. Les objectifs de Dakar comprenaient la réalisation de l’enseignement primaire universel (EPU) et de l’égalité entre les sexes, l’amélioration de l’alphabétisme et de la qualité de l’éducation et le développement des programmes relatifs aux compétences nécessaires dans la vie courante et des programmes d’éducation de la petite enfance, et ils devaient être atteints dans un délai de 15 ans. Toutefois, l’objectif relatif au genre était jugé particulièrement urgent, requérant la réalisation de la parité entre les sexes dans l’enseignement primaire et secondaire pour 2005 et l’instauration d’une complète égalité dans tout le domaine de l’éducation pour 2015.

    Alors que cette édition du Rapport mondial de suivi va paraître, le monde est à deux ans de la date à laquelle l’objectif de parité entre les sexes devra être atteint. Le moment est donc bien choisi pour que le rapport accorde une particulière attention aux progrès accomplis vers la réalisation de cet objectif – et vers celle de l’objectif à plus long terme de l’instauration de l’égalité entre les sexes dans l’éducation. Le rapport montre que de nombreux pays risquent de ne pas atteindre l’objectif fixé pour 2005 mais que cet état de choses pourrait évoluer rapidement si les politiques changeaient. Cependant, il est beaucoup plus difficile d’instaurer l’égalité dans tout le domaine de l’éducation. Dans ce domaine, l’inégalité est due à des forces plus profondes agissant sur la société, qui vont bien au-delà des frontières de l’éducation. Le rapport démontre qu’il faudra introduire des changements dans un large éventail de politiques économiques et sociales – ainsi que dans l’éducation elle-même – si l’on veut faire de l’égalité des sexes dans l’éducation une réalité.

    Je suis convaincu que le monde est sur la voie de l’égalité entre les sexes dans l’éducation, mais il lui reste du chemin à parcourir. Le présent rapport trace l’itinéraire à suivre pour franchir au moins la première étape. Les efforts conjoints des gouvernements, des ONG, de la société civile, du secteur des entreprises et de la communauté internationale seront cruciaux pour garantir le maximum possible de progrès sur cette voie.

    Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO
     
  • Résumé du rapport
    Tous les pays sont convenus d’éliminer les disparités entre les sexes dans l’enseignement primaire et secondaire d’ici à 2005. Dans son premier chapitre, cette seconde édition du Rapport mondial de suivi sur l’EPT expose les puissants arguments tenant aux droits de l’homme qui plaident en faveur de la réalisation de la parité et de l’égalité entre les sexes dans l’éducation. Le chapitre 2 évalue les progrès accomplis vers la réalisation des six objectifs de l’EPT à travers le prisme du genre. Les deux chapitres suivants tentent de déterminer pourquoi les filles restent bloquées et ils mettent en relief les politiques susceptibles de lever les obstacles et d’améliorer l’apprentissage. Les stratégies visant à éliminer les écarts entre les sexes dans l’éducation font partie d’un effort de réforme beaucoup plus vaste entrepris dans de nombreux pays, comme le montre le chapitre 5. Cet agenda ne saurait être mis en œuvre sans des engagements internationaux beaucoup plus audacieux et une meilleure coordination, évalués au chapitre 6. Il est de l’intérêt de tous les États et de tous les peuples d’éliminer l’écart entre les sexes et ce devrait être une priorité majeure de tous les programmes d’éducation, comme le conclut le dernier chapitre.
     
    • Chapitre 1 : Droits, égalité et éducation pour tous
      La communauté internationale a pris l’engagement d’éliminer les disparités entre les sexes dans l’enseignement primaire et secondaire d’ici à 2005 et d’instaurer l’égalité dans ce domaine en 2015. Ce chapitre met en lumière le solide cadre des droits de l’homme qui soutient l’éducation et identifie les avantages sociaux et économiques qui résultent de l’éducation des filles et des femmes.

      L’éducation est un droit de la personne humaine, proclamé dans des traités et conventions internationaux que les États signataires sont juridiquement tenus d’appliquer. Les deux conventions les plus récentes – la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (1979) et la Convention relative aux droits de l’enfant (1990) – contiennent l’ensemble le plus complet d’engagements juridiquement contraignants sur le droit à l’éducation et l’égalité entre les sexes. Cependant, cette législation n’a que partiellement réussi à améliorer l’égalité. Elle a été renforcée sur le plan politique, au cours des années 1990, lors d’une série de conférences des Nations Unies qui ont réaffirmé et dans certains cas étendu les dispositions relatives au genre et à l’éducation que contenaient les traités sur les droits de l’homme. Le Cadre d’action de Dakar et la Déclaration du millénaire ont tous deux défini des objectifs d’égalité entre les sexes, assortis d’échéances, en faveur desquels se sont engagés tous les États. Ces objectifs aident à impulser les réformes nécessaires pour obtenir des résultats, à suivre les progrès, à identifier les lacunes des politiques et à signaler les domaines où le besoin d’une aide internationale se fait le plus sentir.

      Il y a aussi un puissant argument en rapport avec le développement qui plaide en faveur de la réalisation de l’égalité entre les sexes. Il est clairement dans l’intérêt des citoyens comme de la société d’éliminer les disparités entre les sexes dans l’éducation là où il en existe. Les avantages pour les individus et pour la société sont immenses. Les moyens d’existence se renforcent, les familles sont en meilleure santé et mieux nourries, l’éducation est valorisée et la responsabilité civique rehaussée. C’est un investissement abordable et d’une haute rentabilité.
       
    • Chapitre 2 : Vers l’EPT: évaluation des progrès accomplis
      Utilisant les données les plus récentes sur les systèmes éducatifs pour l’année 2000, ce chapitre suit, à travers le prisme du genre, les progrès accomplis vers la réalisation des six objectifs de l’EPT. Le rapport établit une distinction entre parité et égalité. La première est un concept purement numérique. L’égalité est une notion plus complexe. La pleine égalité entre les sexes impliquerait que les filles et les garçons se voient offrir les mêmes chances d’aller à l’école et bénéficient de méthodes pédagogiques, de programmes d’enseignement et d’une orientation académique exempts de partis pris tenant au genre, et que, plus généralement, filles et garçons obtiennent des résultats d’apprentissage égaux et par la suite bénéficient des mêmes possibilités dans la vie, à qualifications et expérience égales.

      Une forte poussée vers une plus grande parité entre les sexes a été enregistrée au niveau mondial, surtout dans le primaire où la proportion de filles scolarisées par rapport aux garçons scolarisés est passée de 88 à 94% entre 1990 et 2000. Les effectifs féminins ont progressé plus vite que les effectifs masculins et, dans les trois régions où les inégalités entre les sexes sont les plus prononcées – Afrique subsaharienne, États arabes et Asie du Sud et de l’Ouest –, les disparités ont considérablement diminué.

      Cependant, beaucoup de pays, malgré de grands efforts, n’ont guère fait de progrès. La croissance de la population est restée forte et, en partie pour cette raison, le nombre des enfants non scolarisés dans le monde n’a diminué que d’environ 3% durant la décennie. Les filles continuent de se heurter à de sévères discriminations dans l’accès à l’éducation. Les pays présentant les plus grandes disparités entre les sexes tendent à être les plus défavorisés, avec souvent un revenu par habitant inférieur à 1 dollar par jour.

      Sur la base des taux de progression enregistrés précédemment, le rapport conclut que 60% des 128 pays pour lesquels on dispose de données risquent de ne pas réaliser la parité entre les sexes dans l’enseignement primaire et secondaire d’ici à 2005. Vingt-deux pays devraient y parvenir d’ici à 2015. Quarante pour cent des pays risquent de ne pas arriver à la parité dans le primaire (9), dans le secondaire (33) ou dans les deux (12) même en 2015. Pour beaucoup de ces pays, il existe des politiques susceptibles de l’atteindre en quelques années, comme l’expliquent les chapitres suivants.

      Le rapport introduit un nouvel indice du développement de l’EPT (IDE), qui incorpore des données sur quatre indicateurs: l’EPU (mesuré par le taux net de scolarisation), l’alphabétisation des adultes (taux d’alphabétisme de la population âgée de 15 ans et plus), la parité entre les sexes (valeur moyenne de l’indice de parité entre les sexes dans l’enseignement primaire, l’enseignement secondaire et l’alphabétisation des adultes) et la qualité de l’éducation (taux de survie en 5e année du primaire). L’IDE a pu être calculé pour 94 pays sur la base des données de 2000. Les résultats montrent qu’aucun pays d’Afrique subsaharienne, des États arabes et d’Asie du Sud et de l’Ouest (à l’exception des Maldives) n’est près d’atteindre ces objectifs. Ils révèlent aussi que la variable de la parité entre les sexes est le meilleur instrument prédictif de la réalisation de l’EPT.
       
    • Chapitre 3 : Pourquoi les filles restent-elles bloquées?
      Un agenda à trois volets est utilisé pour analyser les multiples dimensions de l’inégalité. En premier lieu, les problèmes touchant l’exercice des droits à l’éducation comprennent les contraintes familiales et sociales qui perturbent l’accès des filles à l’école. Les pays où il existe une forte préférence culturelle pour les fils tendent aussi à présenter les plus fortes inégalités entre les sexes. Les mariages précoces entravent massivement les progrès éducatifs des filles. Le fléau mondial du VIH/sida, les conflits armés et les handicaps se conjuguent pour amoindrir leur droit à l’éducation.

      Le besoin du travail des enfants est l’une des raisons majeures pour lesquelles les enfants ne vont pas à l’école. Les parents sont les principaux employeurs des enfants, fait que ne reflètent pas forcément les statistiques qui omettent ceux qui sont employés à des tâches domestiques, dont beaucoup sont des filles. Il faut que les politiques agissent sur les situations et les attitudes des parents si l’on veut que toutes les filles aient des chances d’apprendre. Les frais de scolarité – perçus dans au moins 101 pays – sont aussi un obstacle majeur à la scolarisation.

      En second lieu, les droits dans l’éducation mettent l’accent sur la façon dont les systèmes scolaires prennent en compte les besoins spécifiques des filles dans les programmes d’enseignement, les méthodes pédagogiques et l’environnement d’apprentissage. Le rapport note que les filles sont de manière disproportionnée les victimes du harcèlement sexuel et des violences sexuelles à l’école, ce qui se traduit par des résultats scolaires insuffisants et des taux élevés d’abandon.

      Enfin, les droits par l’éducation ont trait à la question de savoir comment les filles réussissent à l’école et comment leurs acquis se traduisent par des chances égales dans les sphères sociale et économique. Les informations selon lesquelles les filles réussissent mieux que les garçons dans plusieurs pays développés ont fait sensation. Dans de nombreux pays en développement où la parité entre les sexes est encore une perspective lointaine, les garçons comme les filles obtiennent des résultats scolaires médiocres.

      L’infériorité des garçons dans le domaine de l’éducation ne s’est pas encore traduite par une infériorité dans les domaines économique et politique. Évaluer dans quelle mesure les filles sont bloquées à chaque étape de l’agenda des droits amène à des réponses spécifiques des politiques. Mais la réalisation de la parité ne s’arrête pas à l’égalité des chiffres: l’égalité des chances, l’égalité de traitement et l’égalité de résultats dans l’éducation et la société sont des critères cruciaux des progrès accomplis.
       
    • Chapitre 4 : Les leçons des bonnes pratiques
      Bien qu’il n’existe pas de formule magique pour réduire l’écart entre les sexes et promouvoir l’égalité dans l’éducation, toute une série d’expériences internationales indique des percées qui ont facilité l’accès des filles à l’école et amélioré leurs performances.

      Il est indispensable de changer et réformer les lois pour garantir l’égalité entre les sexes. L’octroi de droits en matière de propriété et la réforme du droit de la famille peuvent faire contrepoids à des normes sociales solidement ancrées qui ont aussi une incidence sur la question de savoir si les enfants sont ou non envoyés à l’école. Dans la plupart des pays, une politique générale énergique en matière d’égalité entre les sexes est aussi nécessaire pour faire en sorte que les intérêts des femmes comme des hommes soient explicitement pris en compte dans toutes les lois, toutes les politiques et tous les programmes.

      Les coûts directs et indirects de la scolarité pour les familles entravent l’accès à l’éducation des groupes les plus défavorisés. Des frais de scolarité sont encore perçus dans 26 des 35 pays qui risquent de ne pas atteindre l’objectif de la parité entre les sexes dans le primaire en 2005. Les mesures visant à réduire ou supprimer le besoin du travail des enfants sont un moyen décisif d’accroître la scolarisation des filles comme des garçons.

      Il est possible d’élaborer des politiques spécifiquement conçues pour modifier l’équilibre des incitations qui font que les filles, en particulier, sont exclues du système scolaire. Les bourses, les dispositifs de versement d’allocations et les programmes d’alimentation scolaire sont trois types de mesures ciblées qui se sont révélés efficaces.

      Les écoles doivent être des lieux où les stéréotypes sont battus en brèche, et non renforcés, grâce à des programmes d’enseignement tenant compte du genre et à la formation professionnelle des enseignants. Le recrutement d’enseignantes, en particulier pour les écoles rurales ou isolées, reste une grande priorité. Implanter les écoles plus près des lieux d’habitation des élèves, offrir des installations sanitaires et du mobilier scolaire, ainsi que des classes de taille acceptable, sont des investissements qui encouragent les parents à envoyer leurs filles à l’école. La prévention du VIH/sida ainsi que l’éducation sexuelle et en matière de santé génésique devraient constituer une priorité distincte, un soutien approprié étant fourni aux enseignants.

      Les programmes destinés à la petite enfance et les cours de rattrapage pour les filles qui commencent leurs études tardivement sont deux domaines qui méritent une plus grande attention. L’alphabétisme et la formation aux compétences nécessaires dans la vie courante sont essentiels pour autonomiser les femmes et accroître les chances de leurs filles de faire des études.

      Dans la plupart des pays qui ont fait des progrès considérables en matière de promotion de la parité et de l’égalité entre les sexes dans l’éducation, l’État a joué un rôle moteur. Outre les allocations destinées à réduire le coût de l’éducation pour les familles, les gouvernements doivent mener un ensemble de politiques économiques et sociales de plus grande envergure pour éliminer l’influence pernicieuse du travail des enfants et de la discrimination en matière de rémunération et d’emploi.
       
    • Chapitre 5 : Des cibles à la réforme: les stratégies nationales en action
      Ce chapitre analyse les politiques et réformes nationales qui peuvent apporter une contribution significative à la réalisation de l’EPT et examine dans quelle mesure les pays traduisent leurs engagements en actes au moyen de stratégies et de programmes spécifiques.

      Guidés par les engagements internationaux, notamment le Cadre d’action de Dakar et les Objectifs de développement du millénaire de l’ONU, les gouvernements sont de plus en plus nombreux à définir des cibles spécifiques en matière d’éducation. La décentralisation est souvent considérée comme une voie permettant de répondre plus efficacement aux besoins locaux en élargissant la base des recettes et en offrant à la société civile la possibilité de mieux se faire entendre. Une enquête récente estime que 80% des pays en développement expérimentent une forme ou une autre de décentralisation. Alors que ce processus prend de l’ampleur dans de nombreux pays, il faut accorder une particulière attention au risque d’aggravation des disparités en matière de possibilités d’éducation, au détriment des enfants.

      Plusieurs pays d’Afrique subsaharienne ont récemment supprimé les frais de scolarité dans le primaire. Cela est bon et nécessaire, mais cette suppression doit être soigneusement gérée: des études montrent qu’elle s’accompagne souvent d’une diminution substantielle de la dépense par élève et d’une baisse de qualité. Les pays concernés manquent d’enseignants qualifiés et font état de niveaux élevés d’abandon. L’EPT est aussi à l’ordre du jour dans les pays industrialisés et les pays en transition. Dans les premiers, il est urgent de prêter attention à la langue d’instruction des enfants des groupes minoritaires et d’atteindre les jeunes qui ne terminent pas leurs études secondaires. Quant aux seconds, ils comprennent beaucoup de pays qui s’efforcent d’inverser la tendance à la baisse de la scolarisation. Alors que les États se préoccupent d’étendre les droits à l’éducation à tous leurs citoyens, il est manifestement utile que les différentes régions du monde apprennent les unes des autres.
       
    • Chapitre 6 : Tenir nos engagements internationaux
      Les tendances des flux d’aide à l’éducation et les initiatives internationales fournissent deux prismes à travers lesquels il est possible de voir comment l’engagement international en faveur de l’EPT a progressé depuis l’an dernier.

      L’aide bilatérale à l’éducation a baissé de 16% entre 1998-1999 et 2000-2001, et elle est tombée de 10 à 8% du total des engagements d’aide. Cependant, l’aide à l’éducation de base progresse. Le soutien accordé par tous les pays membres du CAD de l’OCDE à l’éducation de base est passé de 13 à 24% du montant total de l’aide bilatérale à l’éducation au cours de la même période. L’aide multilatérale à l’éducation a diminué en raison de la baisse des contributions des banques régionales de développement. Globalement, le niveau actuel de l’aide à l’éducation de base, soit 1,5 milliard de dollars des États-Unis, est encore loin du montant de 5,6 milliards de dollars par an nécessaire pour atteindre les seuls objectifs de l’EPU et de la parité entre les sexes. Une étude menée dans le cadre du rapport révèle aussi que l’aide est attirée par les systèmes éducatifs les plus performants. Une analyse de 77 pays montre que l’aide bilatérale par enfant non scolarisé augmente nettement avec le niveau du taux net de scolarisation (TNS).

      L’Initiative de mise en œuvre accélérée, destinée à aider à réaliser l’EPU d’ici à 2015, se trouve à un tournant critique. À la date d’août 2003, le déficit de financement estimé pour les sept premiers pays bénéficiaires pour la période 2003-2005 se situait encore à environ 118 millions de dollars, chiffre à comparer aux 207 millions de dollars obtenus à cette date. Il est urgent de se mettre d’accord sur la question de savoir si l’Initiative doit s’inscrire dans le cadre général de l’aide à l’éducation, avec les conséquences que cela implique quant aux niveaux de financement. Dans le cas contraire, cet instrument potentiellement important pour aider à réaliser l’EPT serait en danger.

      Il faut renforcer les mécanismes institués par l’UNESCO pour coordonner l’EPT – le Groupe de haut niveau et le Groupe de travail – afin qu’ils acquièrent un impact international. Si l’on veut qu’à l’égal des autres grandes questions de développement, l’EPT puisse mobiliser l’attention des dirigeants mondiaux, il est indispensable que ses messages disposent d’une «plateforme» solide, bien coordonnée et médiatisée.
       
    • Chapitre 7 : Des stratégies sexospécifiques pour l’EPT
      L’élimination des disparités entre les sexes devrait être placée au premier rang des priorités de tous les programmes de développement de l’éducation scolaire et d’amélioration de sa qualité. Un rôle fondamental revient à l’État pour faire d’une éducation de base de qualité un droit et une réalité pour chaque citoyen. L’État doit créer un environnement propice à la promotion de l’égalité entre les sexes, investir dans des stratégies de redistribution et atténuer les effets des conflits, des crises économiques et du VIH/sida. La communauté internationale doit accompagner hardiment ce processus, en se servant du genre comme point focal de toute aide aux programmes d’éducation.
       
  • Chapitres
    1. Droits, égalité et éducation pour tous
    2. Vers l'EPT - évaluation des progrès accomplis
    3. Pourquoi les filles restent-elles bloquées?
    4. Les leçons des bonnes pratiques
    5. Les stratégies nationales en action
    6. Tenir nos engagements internationaux
    7. Des stratégies sexospécifiques pour l'EPT
  • Text Boxes
  • Remerciements
  • Annex

Ce rapport complet est disponible au format papier aux Éditions UNESCO

 

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