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Définitions
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| L’internationalisation
de l’enseignement supérieur |
L’une des
définitions les plus communément utilisées pour
décrire l’internationalisation de l’enseignement
supérieur a tout d’abord été
élaborée puis adaptée par Jane Knight et Hans de
Wit. La définition la plus récente (Knight 2005) est
proposée ci-après : «
le processus visant à intégrer une dimension
internationale, interculturelle et/ou mondiale aux objectifs, aux
fonctions (enseignement/apprentissage, recherche, services) et à
la prestation de l’enseignement supérieur ».
Ainsi, l’internationalisation de l’enseignement supérieur est un
concept très vaste qui englobe un grand nombre
d’activités, comme par exemple toutes les formes de
mobilité universitaire, la collaboration en matière de
recherche, les projets de développement internationaux en
matière d’enseignement supérieur, les aspects liés
aux programmes universitaires et leur portée (études
spécialisées) ou les changements de programmes au sein
des disciplines spécifiques.
Selon l’OCDE, l’internationalisation de l’enseignement supérieur
est « un processus complexe
dont l’effet combiné, qu’il soit planifié ou non, est
censé mettre l’accent sur la dimension internationale de
l’enseignement supérieur au sein des universités et des
institutions éducatives similaires ».
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| L’enseignement
sans frontières, transfrontalier ou transnational |
De plus en plus
utilisés pour décrire plus spécifiquement les
activités
éducatives impliquant un mouvement au-delà des
frontières, les concepts
liés à l’enseignement sans frontières,
transfrontalier ou transnational
sont souvent employés de manière interchangeable. On
prête ainsi à ces
termes plusieurs définitions.
Pour l’UNESCO, ces concepts couvrent «
tous les types et modes de
prestation des programmes d’enseignement supérieur, les
ensembles de
cursus universitaires et les services éducatifs (y compris ceux
liés à
l’enseignement à distance) grâce auxquels les apprenants
peuvent
étudier dans un pays différent de celui où se
trouve l’établissement
chargé de la remise du diplôme. Il se peut que de tels
programmes
soient le fruit du système éducatif d’un Etat
différent de l’Etat dans
lequel ce système opère. Il se peut également que
de tels programmes
s’appliquent indépendamment de tout système
éducatif national ». (2005)
Selon l’OCDE, ces concepts se réfèrent aux « situations dans lesquelles
les enseignants, les étudiants, les programmes, les
établissements/prestataires ou le matériel
pédagogique traversent les
frontières nationales ».
En 2005, dans le cadre de l’élaboration des Lignes directrices
UNESCO/OCDE pour des prestations de qualité dans l’enseignement
supérieur transfrontalier, les deux organisations se sont
entendues
pour définir l’enseignement supérieur transnational de la
manière
suivante : « l’enseignement
supérieur qui se manifeste lorsque
l’enseignant, l’étudiant, le programme,
l’établissement/le prestataire
ou le matériel pédagogique traversent les
frontières nationales
juridictionnelles. L’enseignement transnational peut inclure
l’enseignement supérieur dispensé par des
établissements privés,
publics ou à but non lucratif. Il englobe un large
éventail de
modalités dans un continuum allant de l’enseignement en face
à face
(étudiants voyageant à l’étranger ou campus
à l’étranger entre autres)
à l’enseignement à distance (utilisant une gamme de
technologies et
comprenant l’apprentissage par voie électronique) ». |
| L’internationalisation
« à la maison » |
Comme il est devenu
nécessaire de séparer, en termes conceptuels, les
activités impliquant un mouvement (qu’il s’agisse de
personnes ou
d’opportunités éducatives) des autres formes
d’activités
internationales, le concept d’internationalisation « à la
maison »
revêt de plus en plus d’importance. Ce concept souligne
l’idée selon
laquelle il existe des moyens d’internationaliser l’enseignement
supérieur qui ne nécessitent pas de mobilité.
En 2000, l’Association européenne pour l’éducation
internationale
(EAIE) en collaboration avec l’Association de coopération
universitaire
ACA a défini le terme de la manière suivante : « toute activité ayant
une portée internationale à l’exception de la
mobilité des étudiants et
du personnel ». La brièveté de cette
définition par exclusion cache en
réalité des approches très riches et diverses
susceptibles de conduire
le monde sur le chemin de l’expérience de l’apprentissage, que
ce soit
à l’intérieur ou à l’extérieur de la salle
de classe.
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Questions et
concepts liés à l’internationalisation
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Il convient d’avertir le
lecteur qu’il existe un grand nombre de
termes, de questions et de tendances pouvant être liés au
fait que
l’enseignement supérieur est en train de s’internationaliser.
Nous
n’avons pas utilisé les termes enseignement
international, enseignement
interculturel, nous n’avons pas non plus mentionné les
termes mondialisation, garantie
de qualité, reconnaissance de crédits,
mobilité des universitaires, coopération pour le
développement
international dans l’enseignement supérieur ou commerce dans
l’enseignement supérieur. Tous ces termes et bien
d’autres encore sont
étroitement liés et apparaissent souvent dans la
littérature aux cotés
des concepts introduits ici ou sont inclus dans les processus
décrits
ci-dessus. En ce qui concerne le commerce dans l’enseignement
supérieur, vous trouverez ci-dessous une courte
présentation de l’AGCS.
Nous ajouterons probablement des termes à notre glossaire tandis
que
les pages web se développeront. Cependant, nous limitons pour le
moment
le vocabulaire aux concepts dont l’AIU suit la progression et ceux
déjà
utilisés dans ses recherches et analyses. Puisque l’AIU
adhère à l’idée
selon laquelle la mondialisation est avant tout une force
économique
qui touche tous les secteurs d’activité, y compris
l’enseignement
supérieur, l’analyse de ce phénomène qui fait
l’objet de tant de débats
ne sera pas abordée ici. On ne peut nier que l’impact de la
mondialisation définie comme « des changements notables de
l’environnement économique, social, politique et culturel
provoqués par
la concurrence internationale, l’intégration des marchés,
les flux
d’informations, la mobilité et des réseaux de
communication de plus en
plus denses » (Reichert et Wächter, 2000) se fait
sentir dans la plupart
des systèmes d’enseignement supérieur à travers le
monde.
Pour plus d’information, voir AGCS &
Enseignement supérieur.
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