Le Groupe international de travail sur l'éducation (GITE) examine le rôle des bailleurs de fonds

 


LA lassitude récente des bailleurs de fonds fait couler beaucoup d'encre. Alors que les flux de capital privé ne cessent d'augmenter, les flux d'aide publique diminuent. La moyenne pondérée de l'aide de tous les grands donateurs n'atteint plus que 0,3% du PNB en 1994. En tant que proportion de l'aide publique au développement, l'aide à l'éducation a reculé de 10% en 1985 jusqu'à 9,5% en 1993.

La plupart des organismes donateurs subissent de profondes restructurations comportant compressions de personnel et redéploiement. Pour nombre d'entre eux, la prise de décision est décentralisée au niveau des pays et l'aide se réorganise autour d'un petit nombre de priorités (environnement, allègement de la pauvreté, droits de l'homme, aide d'urgence, etc). Par ailleurs, plusieurs organismes ont décidé de concentrer leurs efforts sur un plus petit nombre de pays.

Ces tendances et mutations ont été discutées lors de la récente réunion du GITE (Nice, 6-8 novembre 1996) qui a réuni 39 représentants de 27 organismes d'aide. Y furent examinées entre autres : la mise en oeuvre des objectifs de l'EPT et la nécessité d'améliorer les bases d'information pour suivre le développement de l'éducation de base, les options stratégiques concernant l'expansion de l'enseignement post-primaire et enfin, les modalités d'amélioration de la coordination entre les donateurs et avec les gouvernements nationaux. Le groupe a élaboré un projet de Code de conduite informel à l'usage des organismes de financement du secteur éducatif et qui sera finalisé au cours des prochains mois.

Les nouvelles technologies, d'autres formes d'enseignement, l'éducation en situation d'urgence, les initiatives visant spécialement les groupes marginaux et enfin l'éducation relative à l'environnement sont au nombre des nouveaux domaines qui, selon le groupe, doivent être examinés de très près dans un proche avenir par les donateurs et tous les acteurs de l'éducation en général.