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En ce qui concerne les institutions d'enseignement supérieur, on
peut observer dans le monde entier un phénomène nouveau. D'une part, le pouvoir
subit une réorientation en faveur de l'industrie de la connaissance, cependant que,
d'autre part, les réductions budgétaires engendrent des pressions considérables sur
le fonctionnement des institutions d'enseignement supérieur. Le concept d'université a également subi un changement : la liberté du professeur d'enseigner sa spécialité et la liberté des étudiants de choisir leurs études ont cédé la place au concept d'une université apte à répondre aux besoins de l'industrie, du marché et de la société. |
A travers le monde, les gouvernements
exercent des pressions sur les universités pour qu'elles mobilisent les ressources
de la société, et les étudiants, afin de devenir plus efficaces. Cette pression semble avoir incité les universités de certains pays à procéder à des innovations en matière de gestion ; dans d'autres, cependant, les recherches se poursuivent. L'étude de M. Sanyal, basée sur les expériences de pays de l'Afrique, de l'Asie, de l'est et du nord de l'Europe et de l'Amérique, est une contribution bienvenue. Les expériences de ces pays ont été regroupées en quatre grandes tendances :
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Autorégulation et responsabilisation.
Ici sont analysées et discutées les expériences de pays développés tels que l'Australie, le Canada, les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Il existe aussi des distinctions au sein de cette tendance générale : culture autonome et orientée vers la diversité aux Etats-Unis, pilotage étatique associé avec l'autonomie universitaire au Canada, orientation et contrôle gouvernementaux affirmés par le biais du financement forfaitaire et, plus récemment, par l'audit de qualité au Royaume-Uni.
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Roumanie, Russie et Ukraine) comme en Amérique centrale et latine (Chili et
Mexique), où il existe un désir général, de la part des gouvernements, de changer
le mode de gestion et de sensibiliser l'université à leurs réformes économiques.
Cependant, ce changement est entravé par la médiocrité de la situation économique.
Ces pays rencontret aussi d'autres difficultés : la bureaucratie traditionnelle et
l'absence d'une culture de gestion.
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Ce chapitre (Chapitre 2) constitue, avec le Chapitre 1 consacré au Programme de
recherche, les Parties I et II de l'ouvrage. Les aspects généraux de la gestion,
des réformes et des stratégies destinées à améliorer la gestion universitaire sont
discutés par l'auteur dans la Partie III. Dans la Partie IV, il aborde ensuite les
aspects spécifiques de la gestion. Ceux-ci ont trait à la gestion financière, à la
gestion du personnel universitaire, à la gestion de la recherche et aux relations
avec l'économie, et enfin à la gestion de l'espace. L'auteur discute ensuite des
changements intervenus dans le système de transmission du savoir, analysant
certains aspects des systèmes d'enseignement ouverts, l'utilisation de technologies
nouvelles, et l'internationalisation des systèmes de transmission et du contenu de
l'enseignement. Dans la Partie V, l'auteur ouvre des perspectives d'amélioration de la gestion des universités par le biais de changements dans le rôle du gouvernement et des institutions et par la |
mise en oeuvre du changement et la planification de cette
mise en oeuvre, et enfin par des réformes portant sur l'évaluation. Dans la même
logique, il met ensuite en lumière la nécessité de former le personnel pour
améliorer la qualité de la gestion. L'auteur a rendu un service inestimable en réunissant cette documentation et en tirant les leçons des expériences de pays qui possèdent des structures économiques et politiques diverses, des niveaux de développement différents et des exigences diverses en matière d'enseignement supérieur, ainsi que des niveaux variables de compétences gestionnaires. Cet ouvrage constitue une excellente lecture pour les décideurs, les chercheurs et les planificateurs.
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