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Il y a quelques années, l'IIPE lançait un projet de recherche sur
l'amélioration de la qualité de l'enseignement par une
meilleure utilisation de l'information. La première phase du projet déboucha sur
une publication intitulée Des données à l'action: les systèmes d'information dans
la planification de l'éducation, comportant des études de cas relatives à
l'Afrique, aux Caraïbes et à l'Amérique latine. Les coauteurs de cette étude
contestaient la plupart des idées reçues sur la valeur et l'utilité des systèmes
d'information gérés centralement pour l'amélioration de la pratique à l'école et
dans la salle de classe, lieux du véritable processus éducatif.
La seconde phase du projet était consacrée à l'identification de nouveaux exemples, notamment en Asie, où les améliorations en matière de pratique scolaire ne peuvent être effectivement soutenues que si la planification et le suivi, à tous les niveaux du système éducatif, sont sous-tendus par |
l'information. Les matériaux
des études de cas portant sur l'Indonésie, la République de Corée, les Philippines
et la Thaïlande, ainsi que les résumés de la publication susmentionnée furent
discutés au cours de l'atelier régional sur L'utilisation de l'information pour
améliorer la pratique scolaire tenu à Manille, en novembre dernier. Un projet
commun de Washington, SEAMEO/INNOTECH, IIPE et ABEL, l'atelier réunit 21
participants de sept pays1, appartenant à différents échelons de l'administration
et impliqués dans les programmes de planification et de gestion de programmes
visant à améliorer la qualité de l'éducation.
Le principal objectif de l'atelier était de procéder à un échange de données d'expériences nationales relatives à des initiatives visant à améliorer la pratique scolaire ainsi que le rôle de l'information et de la communication dans la préparation et le suivi de ces changements à tous les niveaux du système éducatif. |
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Le programme comportait cinq thèmes :
Les stratégies d'amélioration de la pratique scolaire présentées à l'atelier étaient essentiellement centralisées et consistaient à modifier la formation des |
enseignants et leurs incitations, modifier les examens nationaux, réviser les
manuels et introduire des classes réunissant plusieurs niveaux. Mais la plupart des
débats en séance plénière et en groupes de travail se focalisèrent sur
l'optimisation de l'exploitation des sources d'information locale et sur la
nécessité d'inciter le niveau local à accéder aux données nationales.
Les participants donnèrent des exemples intéressants sur des pratiques scolaires améliorées au niveau national et la qualité de l'enseignement. Précédé d'une introduction générale, chacun des principaux thèmes était assorti de documents d'ateliers choisis à cet effet et était ensuite débattu par des groupes de travail formés de plusieurs pays. Les équipes nationales étudièrent la façon de mettre en oeuvre dans leur pays certaines des idées émises par l'atelier. Les aménagements et l'appui fournis par INNOTECH durant l'atelier étaient excellents. |
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Les débats firent ressortirent les points suivants:
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promotion des enseignants, etc.) et les
stratégies de création de capacité (par exemple : élaboration de matériels
pédagogiques scolaires).
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Il ressort de tous les débats qu'il convient de revoir les moyens traditionnels
d'exploitation et de diffusion de l'information utilisés actuellement dans le
domaine de la planification et de la gestion de l'amélioration de la pratique
scolaire.Il est important que non seulement la planification tienne compte du point
de vue des enseignants et des directeurs d'écoles, mais qu'également les méthodes
utilisées pour introduire les réformes soient plus participatives.
Deux expériences nationales illustrèrent ce point. La première, l'étude de cas de la République de Corée, indique que les matériels remis au départ à l'enseignant devraient contenir beaucoup de conseils précis sur la manière de procéder et s'attacher aux éléments essentiels de l'innovation |
(prévoir les problèmes de
l'enseignant). La deuxième, l'étude sur la Thaïlande, laisse une plus large place
à la participation en matière de communication et de participation, qu'il s'agisse
de l'interaction échelon central-enseignants ou de la participation de lacommunauté locale à l'innovation (le nouveau programme sur des questions
d'environnement). L'exemple thaïlandais indique qu'on a utilisé un projet de
manuel donnant aux enseignants concernés la possibilité d'adapter, de modifier ou
d'améliorer le texte en fonction de leurs expériences.
Les équipes nationales avancèrent des propositions succinctes sur la façon d'appliquer les idées issues de l'atelier à un problème d'amélioration de la qualité de l'éducation d'importance majeure. Certaines des études de cas et certains textes utilisés par l'atelier feront partie d'une publication de l'IIPE à paraître. |
Lars Mählck and Anna Smulders