SEMINAIRE
Pour améliorer la qualité de l'enseignement, il ne suffit pas d'injecter davantage de ressources dans le système. La gestion de ces ressources par l'école est fondamentale; l'organisation d'un système efficace d'inspection constitue une stratégie essentielle pour éviter la détérioration des structures essentielles de soutien aux enseignants;
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COMME le confirment les résultats d'une recherche récente de l'IIPE, il est de plus en plus clair qu'il ne suffit pas d'injecter davantage de ressources dans le système pour améliorer la qualité de l'enseignement, mais que la gestion de ces ressources par l'école est fondamentale. A cet égard, les échanges entre les acteurs au sein de l'école et leurs relations avec leurs supérieurs immédiats (inspecteurs scolaires, conseillers pédagogiques, etc.) constituent des facteurs décisifs. Comme le montrent plusieurs études, l'un des facteurs importants de la dégradation du fonctionnement des écoles primaires tient justement à l'affaiblissement des structures d'inspection et de soutien aux enseignants. L'intérêt porté à l'inspection et aux services de soutien aux écoles et aux enseignants trouve une justification supplémentaire dans la tendance actuelle à l'accroissement de l'autonomie des établissements scolaires. La capacité des écoles à utiliser cette liberté efficacement dépendra largement de la solidité des services de soutien sur lesquels elles pourront s'appuyer. Pour ces différentes raisons, l'IIPE a lancé l'an dernier un projet intitulé Améliorer les services d'inspection et de soutien de l'éducation de base. Il s'insère dans son programme sur la promotion de la qualité de l'éducation de base. La première phase (1996-1997) a mis l'accent sur la région Asie. Des diagnostics nationaux ont été effectués dans cinq pays : Bangladesh, Corée, Inde (Uttar Pradesh), Népal et Sri Lanka, alors que quelques études sur des expériences innovantes, notamment sur des centres de ressources et sur l'inspection et le soutien au sein des établissements scolaires ont également été préparées. Un séminaire régional a été organisé à Séoul du 6 au 8 mai 1997, afin de discuter des rapports de recherche et de les diffuser. Ce séminaire a réuni des participants de neuf pays asiatiques : Bangladesh, Inde, Malaisie, Népal, Nouvelle-Zélande, Pakistan, République de Corée, Sri Lanka et Thaïlande. Il était organisé conjointement par l'IIPE et par l'Institut coréen de développement de l'éducation. Le séminaire a été suivi de la seconde réunion annuelle du Réseau asiatique d'institutions de formation et de recherche en planification de l'éducation (ANTRIEP), dont plusieurs membres étaient impliqués dans la préparation des diagnostics nationaux et des études de cas sur les innovations. Les discussions du séminaire, qui ont suivi la présentation des résultats de la recherche, ont porté sur les stratégies innovantes pour améliorer l'efficience de l'inspection et des services de soutien dans les établissements scolaires. Les points suivants ont particulièrement retenu l'attention : |
Avec ce séminaire, la première phase du projet est presque achevée. Au cours des prochains mois, plusieurs travaux de recherche seront publiés et la deuxième phase (1997-98) sera lancée. Cette deuxième phase sera orientée principalement vers l'Afrique, bien que certaines activités conservent un caractère global. L'accent sera mis de plus en plus sur la diffusion des résultats de recherche et sur l'élaboration d'un module de formation pour les responsables des services d'inspection. |
Gabriel Carron
Anton de Grauwe