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"Une institution à l'écoute
du monde" |
Pendant le mois de septembre 1997 débuta la deuxième étape de ce projet qui a lieu en Afrique (la première étape eut lieu en Asie en 1996/97, voir article p. 8 de la Lettre d'information de l'IIPE, Vol. XV, N° 3, juillet-septembre 1997). Quatre pays d'Afrique de l'Est et du Sud Botswana, Namibie, Tanzanie et Zimbabwe entreprendront un diagnostic détaillé de leurs systèmes d'inspection des écoles, et des stratégies innovatrices possibles. Cette étude se poursuivra en deux parties : la première analysera l'organisation et la gestion des services d'inspection au niveau national ; la deuxième examinera leur fonctionnement dans une région spécifique du pays. Les équipes nationales se réuniront lors d'un atelier technique prévu pour début 1998, afin d'échanger leurs expériences et de préparer des études de cas régionales plus détaillées.Une fois que les quatre pays auront terminé les deux parties de leur diagnostic, un forum politique sera organisé, probablement pendant l'automne 1998. |
Lorsque de nouvelles politiques éducatives sont mises en oeuvre, leurs effets ne se font souvent pas sentir avant de nombreuses années. C'est pourquoi il faut que les planificateurs de l'éducation aient accès à des techniques leur permettant d'explorer les effets possibles des changements de politque et d'améliorer la capacité des décideurs à comprendre et à utiliser différents scénarios d'évolution de leurs systèmes éducatifs. Il est particulièrement important que les planificateurs puissent utiliser des techniques de projection qui donnent des orientations sur les politiques à suivre pour répondre aux besoins futurs en effectifs d'étudiants, en personnel enseignant, en bâtiments et en moyens financiers. Cet atelier de formation intensive de l'IIPE, organisé pour le ministère de l'Education d'Oman, aborde les problèmes de formation dans ce domaine en donnant aux participants la possibilité de développer leurs compétences pour l'utilisation de modèles informatisés de projections, afin d'évaluer les besoins futurs en moyens de formation et de lier ces demandes à des cadres budgétaires. Le cours était en langue arabe. |
Pour un résumé détaillé de ce séminaire, voir l'article La question de la pauvreté est aujour-d'hui au coeur des débats sur le développement et la coopération internationale et l'Afrique sub-saharienne se situe dans une situation particulièrement préoccupante car elle présente à la fois le plus fort pourcentage de pauvres et la croissance la plus rapide de la pauvreté. En dépit du fait que la situation varie d'un pays à l'autre, les données disponibles indiquent que la région connaît depuis la seconde moitié de la décennie 1970 une phase de stagnation et de recul. Même si l'insuffisance de la croissance économique se situe souvent à la racine du problème de la pauvreté, elle ne constitue pas une explication suffisante. Les causes sont multiples elles sont bien sûr d'ordre économique mais intègrent aussi des dimensions démographiques, sociales et éducatives. L'éducation et la formation ont donc un rôle important à jouer au sein des politiques de lutte contre la pauvreté et l'exclusion, particulièrement dans les pays africains où l'accès à l'éducation pour tous n'est pas toujours garanti. |
C'est dans ce contexte que l'IIPE, en coopération avec le Groupe national de travail sur l'éducation non formelle, partenaire de l'ADEA (Association pour le Développement de l'éducation en Afrique), organise un atelier sous-régional sur l'Education et la formation pour les groupes défavorisés dans les pays francophones de l'Afrique occidentale. Les travaux de l'atelier sont structurés autour de trois types de programmes : a) les programmes d'éducation pour les enfants et jeunes qui n'ont pas eu accès à l'école, ou l'ont quittée prématurément, b))les programmes de formation professionnelle ayant pour objectif l'insertion des jeunes dans le secteur informel urbain ou d'améliorer la formation reçue par les apprentis du secteur traditionnel, et c) les programmes de formation de jeunes en milieu rural en vue de contribuer au développement local. Les discussions seront alimentées par des documents analysant l'expérience des pays de la sous-région. L'IIPE organise ce cours en coopération avec le National Institute of Educational Planning and Administration (NIEPA). Il aura lieu au siège du NIEPA à New Delhi en Inde et réunira quelque 20 planificateurs et statisticiens de plusieurs pays d'Asie du Sud (Bangladesh, Maldives, Népal, Pakistan et Sri Lanka), ainsi que de plusieurs Etats de l'Inde. C'est le troisième d'une série de cours visant à renforcer les compétences nécessaires pour créer des systèmes durables d'indicateurs pour la planification et le pilotage de l'éducation de base. |
Pour mener à bien une planification sectorielle efficace des systèmes éducatifs, il faut commencer par identifier de manière systématique les domaines prioritaires, puis concevoir des projets pertinents et réalisables. Ces deux tâches sont liées et pour que les planificateurs de l'éducation réussissent à bien les gérer, il faut prêter attention au contexte social, culturel, économique et administratif. La reconnaissance de l'importance du contexte lorsque l'on prépare des projets demande aux planificateurs de l'éducation de rassembler et d'analyser des données provenant d'une diversité de sources sur le cadre dans lequel se situe le projet avant d'avancer des propositions de changement de politique. Cette démarche montre également qu'une conception hâtive et superficielle d'un projet, ou l'adoption de projets préparés pour des contextes différents, peut être risquée. L'atelier de l'IIPE concernera les besoins en formation dans ce domaine et donnera l'occasion aux participants de développer des compétences liées à l'élaboration systématique de projets éducatifs qui tiennent compte des politiques pratiquées et du contexte. Il permettra également de bien présenter ces projets. Il est destiné aux planificateurs de l'éducation du niveau central et régional du ministère de l'Education d'Oman et, il cherche plus spécifiquement à former les participants à l'analyse des politiques et à la conception et la présentation de projets. Le cours sera donné en langue arabe. |
L'intérêt accru de nombreux ministères de l'éducation pour des systèmes d'information comportant des indicateurs utiles a été suscité par les recommandations de la Conférence de Jomtien sur l'Education pour tous. Celle-ci recommandait d'utiliser des méthodes plus systématiques pour piloter le fonctionnement et la qualité des systèmes éducatifs. Une pression accrue de l'opinion publique sur les gouvernements pour qu'ils examinentde plus près les performances de leurs systèmes éducatifs et en rendent davantage compte a déjà entraîné les ministères de certains pays à suivre de nouvelles méthodes de collecte de données. Néanmoins, même si les planificateurs de l'éducation passent beaucoup de temps et consacrent beaucoup d'énergie à rassembler et à traiter les données, leur production n'est souvent pas utilisable dans un cycle méthodique de prise de décision. Bien qu'il soient en possession de beaucoup de «données», les bureaux de planification de l'éducation ont peu « d'information » pouvant servir à préparer les décisions. Dans les mécanismes concernant les politiques éducatives, les planificateurs de l'éducation devraient jouer le rôle de «courtiers en information », utilisant les principales préoccupations en matière de politique des décideurs pour identifier des ensembles d'indicateurs éducatifs pertinents et utilisables. Ils devraient jouer le rôle « d'agents de communication» en se servant de méthodes informatiques innovantes pour rendre intelligibles et utiles aux décideurs les données existantes. Dans ce contexte, l'atelier sous-régional de l'IIPE destiné aux plani ficateurs d'Asie du Sud-Est impliqués dans la production d'indicateurs éducatifs utiles pour décider des politiques, cherche spécifiquement à former les participants aux techniques nécessaires pour a) sélectionner des sous-ensembles d'indicateurs étroitement liés aux principaux objectifs du système éducatif, b) élaborer ces indicateurs en utilisant les données existantes lorsque c'est possible et sinon en créer de nouvelles et c) explorer des approches informatiques pour présenter ces indicateurs sous une forme accessible aux décideurs et leur permettre de prendre des décisions fondées. |