
L'auteur affirme que la mondialisation a une profonde incidence sur l'éducation à plusieurs égards. La mondialisation exerce une pression financière sur la plupart des gouvernements en vue de les inciter à réduire la progression de leurs dépenses publiques d'éducation et à trouver d'autres sources de financement pour assurer le développement escompté de leur système éducatif.
L'évolution de la production économiques vers des produits et des procédés à forte intensité de savoir explique la promotion de l'enseignement supérieur à travers le monde ; la mondialisation pousse les gouvernements à développer ce niveau éducatif et, par là même, à augmenter le nombre de diplômés du second degré prêts à suivre des études supérieures. D'autre part, dans les pays qui s'opposaient auparavant à l'égalité d'accès à l'éducation pour les jeunes filles, le besoin de main-d'oeuvre très qualifiée à moindre coût a eu tendance à accroître les chances d'éducation pour les femmes. Ces pressions sur le marché du travail se heurtent aux réformes qui tentent de réduire les dépenses publiques d'éducation. La mondialisation met l'accent sur l'enseignement des mathématiques et des sciences, sur les normes, les évaluations et le respect des normes en changeant les méthodes pédagogiques. Enfin, les réseaux d'information planétaires annoncent la transformation de la culture universelle. Mais la mondialisation signifie aussi que certaines catégories sociales se sentent marginalisées par les valeurs commerciales de cette nouvelle culture. L'analyse présentée dans cet ouvrage suggère que cela constitue une nouvelle sorte de combat autour de la signification et de la valeur des savoirs.
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