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Contexte
Le MAB a été lancé en 1970 et a initié 14 aires de projets couvrant
différents types d'écosystèmes, de la montagne à la mer, du système
rural au système urbain, ainsi que des aspects plus sociaux comme
la sensibilisation sur l'environnement. L'organe principal du MAB,
le Conseil international de coordination du
Programme sur l'Homme et la biosphère (MAB), habituellement
appelé Conseil du MAB ou le CIC, se compose de 34 Etats membres
élus par la Conférence générale (biennale) de l'UNESCO. Entre ces
conférences, l'autorité du Conseil est déléguée à son
Bureau, dont les membres sont élus selon une représentation
géopolitique régionale.
Le travail du MAB à travers toutes ces années s'est concentré sur
le développement du Réseau mondial de réserves de biosphère.
Le concept de réserve de biosphère a été développé à l'origine
en 1974, et a été considérablement révisé en 1995
avec l'adoption par la Conférence générale de l'UNESCO du Cadre
statutaire et de la Stratégie de Séville pour les réserves de biosphère.
Aujourd'hui, avec plus de 480 sites dans plus de 100 pays, le Réseau
offre l'occasion de tester, dans des contextes particuliers, des
approches qui, en alliant connaissances scientifiques et modalités
de gouvernance, visent à :
- Réduire la perte de biodiversité.
- Améliorer les moyens de subsistance des populations.
- Favoriser les conditions sociales, économiques et culturelles
essentielles à la viabilité du développement durable.
- Ainsi, contribuer aux Objectifs du Millénaire pour le développement,
en particulier à l'OMD 7 sur le développement durable.
Les réserves de biosphère peuvent aussi servir de sites pédagogiques
et d'expérimentation dans le cadre de la Décennie des Nations Unies
pour l'éducation en vue du développement durable.
Approche (Extrait du Projet de programme 2006-2007 de l'UNESCO)
" La Conférence générale autorise le Directeur général (…) à mettre
en œuvre le plan d'action correspondant à ce sous-programme en sciences
écologiques (…), afin :
(i) de contribuer à réduire au minimum la perte de biodiversité
en faisant appel aux sciences écologiques et de la biodiversité
pour la formulation de politiques et la prise de décisions ;
(ii) de favoriser la viabilité de l'environnement par le biais
du Réseau mondial de réserves de biosphère ; et
(iii) de valoriser les liens entre diversité biologique et diversité
culturelle, de concert avec (le grand programme IV- Culture).
Axe d'action 1 : Réduire au minimum la perte
de biodiversité par la recherche et le renforcement des capacités
concernant la gestion des écosystèmes
L'accent sera mis sur un vaste programme de recherche interdisciplinaire
portant sur les dimensions écologiques, sociales et économiques
de la perte de biodiversité et de sa réduction. Le renforcement
des capacités sera clef (…), avec notamment le développement d'un
réseau de centres d'apprentissage de la gestion intégrée des écosystèmes
et de la coopération Sud-Sud. En Afrique, l'Ecole régionale supérieure
de Kinshasa, République démocratique du Congo, constituera le principal
nœud du réseau.
Des efforts seront faits pour favoriser des approches interdisciplinaires
et multisectorielles du développement durable dans les établissements
d'enseignement supérieur et de formation en cours d'emploi, en particulier
dans les pays sortant d'un conflit. Le point des connaissances actuelles
sera fait et de nouvelles initiatives de recherche sur les terres
arides et les zones tropicales humides seront entreprises, pour
couronner (en 2006) 50 ans d'engagement de la part de l'UNESCO dans
ces domaines.
- La recherche, la formation et l'éducation dans le domaine de
la perte de biodiversité et du bilan global.
- Systèmes urbains, économies de carbone et gestion des écosystèmes
pour l'utilisation de la biodiversité.
- La recherche, la formation et la gestion des écosystèmes pour
les terres arides et les montages.
- La recherche et la gestion des écosystèmes dans les zones côtières
et tropicales humides et la coopération Sud-Sud pour le renforcement
des capacités.
Axe d'action 2 : Réserves de biosphère : promotion d'un environnement
durable
L'accent sera mis sur les liens entre conservation de la biodiversité
et développement socioéconomique dans le contexte de certaines réserves
de biosphère. Le réseau mondial de réserves de biosphère et ses
réseaux régionaux seront pleinement sollicités et serviront à partager
des connaissances et à échanger des éléments d'expérience. Les réserves
de biosphère seront aussi le cadre de travaux de recherche et de
surveillance, d'activités éducatives et de formation ainsi que d'essais
de modalités participatives de prise de décisions, contribuant ainsi
à l'émergence d'" économies de qualité " et à la prévention des
conflits.
- Création de nouvelles réserves de biosphère et de réserves de
biosphère transfrontières.
- Enrichissement de la base de connaissance sur les questions
de durabilité de l'environnement notamment dans le Projet de survie
des grands singes (GRASP), et le Programme de surveillance continue
intégrée des réserves de biosphère (BRIM).
- Utiliser les réserves de biosphère comme plate-forme pour la
prévention des conflits
- Réunions statutaires et Bourses du MAB pour jeunes scientifiques
- Renforcer les réseaux régionaux et thématiques du MAB.
Axe d'action 3: Valoriser les liens entre diversité biologique
et diversité culturelle
Les paysages culturels et les sites sacrés seront l'objet d'une
attention particulière qui permettront d'étudier les interactions
entre diversité biologique et diversité culturelle. Dans cet objectif,
une attention spéciale sera accordée aux réserves de biosphère
et aux sites du patrimoine mondial.
- Établissement d'une base de connaissances sur les pratiques
culturelles favorisant une utilisation durable de la biodiversité
au niveau local dans les réserves de biosphère.
- Connaissances sur les pratiques culturelles favorisant l'utilisation
durable de la biodiversité au niveau local dans les petits États
insulaires en développement.
- Sensibilisation au rôle des sites sacrés, des paysages culturels
et du patrimoine immatériel dans la gestion des écosystèmes et
l'utilisation durable de la biodiversité.
Plus d'informations : Projet
de programme 2006-2007 de l'UNESCO (document PDF)
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