![]() |
| You
are in the MOST Phase I website (1994-2003). The MOST Phase II website is available at: www.unesco.org/shs/most. |

Message du Directeur Général
Présentation du MOST : Objectifs, structures et activités
Pays disposant de groupes de liaison de MOST
MOST centre d'échange d'informations
Le Sommet pour le développement social se prépare Message du Directeur GénéralJe suis très heureux de vous présenter ce premier numéro de la Lettre de MOST. Avec le programme "Gestion des transformations sociales" (Management Of Social Transformations), l'UNESCO a pris une initiative d´envergure dans le domaine des sciences sociales.Notre monde connaît à l'heure actuelle des transformations d'une ampleur et d'une rapidité sans précédent. Certaines sont positives, comme les progrès de la démocratie en Afrique du Sud et en Europe centrale et orientale, le processus de paix au Moyen-Orient, le recul de l'analphabétisme à l'échelon mondial et l'amélioration des conditions sanitaires dans de nombreux pays. Cependant, la croissance des inégalités à l'intérieur et entre les nations, les tensions et conflits ethniques de toutes sortes, le chômage, les mouvements migratoires, l'insécurité et la misère dans les villes sont autant de phénomènes propres à susciter l´inquiétude. Si nous voulons façonner notre avenir pour qu'il devienne autre chose qu'une simple extension d'un présent profondément divisé, il est essentiel d´imaginer de nouvelles démarches pour contrôler et résoudre les problèmes, ainsi que formuler des politiques appropriées. Pour ce faire, il convient que la formulation des politiques et l'élaboration des stratégies (pour résoudre les problèmes) se fassent en dehors des schémas ad hoc et des cadres de référence étroits et à court terme. Dans notre monde actuel, complexe et troublé, qui ne peut plus payer le prix de mauvaises décisions, il est essentiel de réaliser que la mise en oeuvre d'un développement durable dépend rigoureusement du traitement de problèmes sociaux qui continuent d´exister, malgré les efforts entrepris aux niveaux national et international. Leur solution nécessite donc que des approches et des idées nouvelles soient adoptées. Le programme MOST est la réponse de l'UNESCO à ce défi lancé aux décideurs et aux chercheurs. En favorisant une recherche interdisciplinaire et pertinente pour la prise de décision, ce programme vise à produire les informations et les analyses de qualité qui sont indispensables pour aborder les problèmes d'instabilité croissante liés à un accès inégal aux richesses, à l'emploi et aux ressources naturelles. Il a également pour objectif de faire progresser l'expertise et les capacités endogènes dans le domaine des sciences sociales et de l'élaboration des politiques, et cela, quel que soit le niveau de développement des pays considérés. Il est donc conçu pour servir de pont entre les chercheurs en sciences sociales et les décideurs. Dans sa première année d´existence, MOST a déjà reçu de nombreux appuis de la part d'Etats Membres de l'Organisation, ainsi que de la communauté scientifique internationale, appuis qui sont à n'en pas douter la clé de son développement et de ses futurs succès.
Directeur Général de l'UNESCO Recherche en sciences sociales et prise de décision : nouvelles approches pour un débat pérenneLes sciences sociales sont une clé pour comprendre en profondeur un grand nombre de problèmes socio-économiques. Depuis trente ans, les universités, les organismes de développement et les gouvernements ne cessent d'enjoindre les chercheurs en sciences sociales à participer à l'élaboration, à la mise au point et à l'évaluation des politiques sociales, partant du principe que plus les connaissances produites par les sciences sociales seront utilisées, meilleure sera la formulation des politiques. Durant toutes ces années, ce mouvement a provoqué un débat sur les questions inhérentes à la tentative de rapprochement entre recherche et formulation des politiques. Certaines de ces questions sont: : la théorie des "deux communautés" développée par Nathan Caplan ; l'état et l'évolution de l'art des sciences sociales ; les procédures relatives aux politiques et aux programmes sociaux; la méthodologie de la formulation des politiques ; la neutralité, les valeurs et les allégeances des chercheurs en sciences sociales ; la philosophie de la production d'un savoir indépendant, par opposition à une recherche commandée par les utilisateurs. Un grand nombre de ces questions, dont l'intérêt est manifeste, ont été abordées - notamment dans des publications - par les producteurs et les utilisateurs de la recherche en sciences sociales, permettant de constituer un fonds documentaire important sur l'élaboration et l'utilisation des connaissances dans ce domaine. L'usage qui est fait de la recherche en sciences sociales varie d'un pays à l'autre, même si la plupart des chercheurs - à l'exception peut-être des économistes - ont tendance à déplorer que leur travail est utilisé insuffisamment. Alors qu'un certain nombre de pays ont intégré progressivement les résultats de la recherche dans les domaines socio-économique et du comportement à l'élaboration et à la mise en uvre des politiques, l'usage de la recherche en sciences sociales demeure, dans de nombreux pays, trop marginalisé par rapport au processus de prise de décisions, et affaibli par un manque considérable de ressources financières, institutionnelles et scientifiques. Au niveau national, de nombreux centres de recherche en sciences sociales ont mis au point des programmes ayant pour objectif premier d'apporter leur soutien à une recherches pertinente pour l'élaboration de politiques. Ainsi, le Centre canadien de recherches en sciences sociales et humaines dispose-t-il d'un programme de subventions stratégiques, qui finance, dans des secteurs bien déterminés, une recherche orientée vers la prise de décisions. Le Centre indien de recherche en sciences sociales apporte son soutien au Centre de recherches appliquées à la politique, au Centre de recherches pour un développement multi-disciplinaire et enfin au Centre de recherches pour le développement rural et industriel. De nombreux Centres de recherches ou Instituts pour le développement en Asie, Amérique latine, Afrique et dans le Monde arabe apportent leur soutien à ces centres de recherches orientées vers la prise de décisions, ou disposent eux-mêmes de programmes analogues. Au niveau international, l'Institut de recherche pour le développement social des Nations-Unies a mis au point des programmes axés sur les questions sociales, économiques et politiques. Une analyse et une évaluation rapide des situations en cours sont effectuées et les informations qui en découlent sont communiquées aux décideurs. Cette méthode, basée sur une rapide étude de cas, a beaucoup de succès, car elle fournit des résultats en temps réel, répondant ainsi au sentiment d'urgence qui domine chez les décideurs, lorsqu'ils doivent affronter une situation de crise. Après avoir étudié les besoins en matière d'élaboration de politiques et la capacité de la recherche en sciences sociales à alimenter ce processus (d'élaboration), l'UNESCO a conçu le programme MOST pour compléter la recherche à court terme. MOST se concentre sur une recherche à plus long terme, car une recherche à court terme, bien que précieuse pour la rapidité de ses résultats, aborde rarement les questions fondamentales, se contentant de survoler de nombreuses structures sociales qui de par leur nature complexe et hétérogène mériteraient de faire l'objet d'une étude à plus long terme. Bien que plus coûteux en termes de budget et de temps, il est à prévoir que les résultats des projets MOST représenteront des contributions significatives, car leur durée va permettre une analyse plus profonde et plus révélatrice de situations mouvantes. Tout projet ayant reçu le label MOST produira des résultats à court, moyen et long terme, comme l'exige le processus d'élaboration des politiques. Le programme MOST va donc favoriser, sur une période allant de six à huit ans, un échange de vues et de savoir continu entre la communauté scientifique et les décideurs, dans l'espoir que les gouvernements des différents Etats-membres ouvriront leurs structures au flux de connaissances scientifiques générées par les projets MOST. Les Etats-membres sont invités à faire preuve de créativité en organisant des débats et des ateliers spécialisés dans le cadre de MOST, afin de susciter le dialogue entre les communautés scientifiques et les décideurs auxquels il appartient d'approuver les politiques qui vont ensuite affecter notre vie quotidienne.
Sous-Directeur Général pour les Sciences humaines et sociales Présentation du MOST : Objectifs, structures et activitésCe programme a pour objectif principal de soutenir une recherche internationale, interdisciplinaire, comparative et pertinente pour l'élaboration de politiques dans le domaine des transformations sociales contemporaines. Les informations découlant des projets MOST doivent être présentées de façon à rendre les résultats de la recherche accessibles et utiles aux décideurs et aux chercheurs d'autres disciplines. L'ambition de créer un pont entre une recherche indépendante, de haute qualité, menée à relativement long terme et les décideurs est un trait caractéristique de ce programme. Le programme MOST a été créé officiellement par la Conférence Générale lors de sa 27ème session en novembre 1993 et est devenu opérationnel en janvier 1994. Il est piloté par un Conseil Intergouvernemental comprenant 33 Etats Membres et par un Comité Directeur Scientifique composé de neuf experts en sciences sociales de haut niveau. Le premier se réunit tous les deux ans pour déterminer les lignes d'actions, les priorités thématiques, les relations entre le programme et les gouvernements et passer en revue les besoins en matière de budget. Le second, qui comprend deux sessions par an, est responsable de la qualité scientifique et professionnelle des activités de MOST et a tout pouvoir de décisions dans ce domaine. Le Secrétariat de MOST lance et coordonne l´ensemble des activités.MOST est en relation étroite avec les communautés de chercheurs en sciences sociales aux niveaux national et régional par l'intermédiaire des groupes de liaison nationaux de MOST, des universités, des centres de recherche, des organisations régionales des sciences sociales telles que l'AASSREC en Asie, le CODESRIA en Afrique, le CLACSO et le FLACSO en Amérique latine et enfin d'organismes professionelsinternationaux tels que le CISS, l'AIS, l'AISP, l'AISE, l'UISAE, l'UGI, etc. Ce programme a également des liens avec les agences pour le développement, la Communauté européenne, la Fondation européenne pour la science, l'Université des Nations- Unies, ainsi qu'avec d'autres agences des Nations-Unies et les institutions de Bretton Woods. En matière de recherche orientée vers la prise de décisions et de renforcement des capacités, MOST concentre ses moyens sur trois aspects essentiels des transformations sociales contemporaines : les sociétés multi-culturelles et multi-ethniques, les villes , et l'articulation entre les dynamiques mondiales et locales.Sociétés multi-culturelles et multi-ethniquesLes schémas associant régionalisation et mondialisation se multiplient à notre époque; ils provoquent un déplacement des solidarités, la remise en question des frontières, et mettent les gouvernements devant un défi de taille en matière de politique publique : comment consolider l'intégration sociale dans le respect de la diversité ethnique et culturelle ? L'explosion des
conflits "ethniques" depuis la fin de la guerre froide
a fait renaître parmi les chercheurs en sciences sociales
et les décideurs le débat sur la pertinence de l'ethnicité
dans la société contemporaine, mettant particulièrement
en évidence la nécessité de prendre en compte
l'ethnicité et le multiculturalisme lors de l'élaboration
et de la mise en oeuvre de politiques sociales et économiques.
Il est à présent largement reconnu que le développement
de la communication transnationale et la mise en place de structures
politiques et économiques intégrées ne vont
pas émousser les sentiments d'identité culturelle
ou ethnique. Que ce soit dans le domaine de l'éducation,
de la santé, de l'aide sociale ou de la justice, les décideurs
sont dans l'obligation de formuler des politiques qui favorisent
et soutiennent une coopération multi-culturelle et multi-ethnique
harmonieuse.
Les villes comme lieux de transformations sociales accéléréesLes questions relatives à la planification et à la gestion des zones urbaines et rurales sont nombreuses, complexes et bien connues. L'accès à la terre et au logement, aux services et aux infrastructures, la sécurité des individus, le développement de la communauté, la pollution, la marginalisation et l'exclusion ne sont que quelques-uns des problèmes à résoudre, dans la lutte pour humaniser des métropoles en pleine croissance. Les chiffres
avancés par les démographes du monde entier font
état d'un taux de croissance explosif, laissant prévoir
une augmentation de la population dans des milieux urbains déjà
ingérables: scénario de l'an 2000 assombri. Que
ce soit dans les pays développés ou dans les pays
en développement, le problème de la gestion urbaine
est étroitement lié au développement rural
et à celui de la communauté. L'articulation rural-urbain
représente un cadre théorique nécessaire
pour la recherche et l'élaboration des politiques, afin
de trouver des solutions aux problèmes de désertification
et de migrations urbaines, ainsi qu'aux problèmes socio-économiques
connexes.
La gestion locale et régionale des transformations économiques, technologiques et environnementales :Les transformations vécues par la communauté internationale au cours des dernières années (le démantèlement du bloc communiste et la disparition de la ligne de partage est-ouest, la prise de conscience croissante des relations étroites entre paix, développement, protection de l'environnement, et respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, sans oublier le changement d'idéologie qui a permis ces transformations) ont contribué à accélérer le processus de mondialisation de l'économie. Cette mondialisation
croissante se reflète dans un nombre important de tendances
: l'augmentation de la part du commerce dans la production mondiale
; l'intégration des marchés financiers ; les influences
conjuguées de l'esprit d'entreprise et de l'innovation,
avec en particulier l'emploi de nouvelles techniques de management,
l'application dynamique des sciences et technologies et l'action
des partenaires sociaux (gouvernements, industriels et syndicats)
; enfin, l'importance croissante des communications internationales,
qui fait partie intégrante de ces processus. L'ampleur,
la direction et l'impact de ces transformations dans différentes
régions et groupes de pays, à court et à
long terme, demandent à être mieux connus et intégrés
dans une politique sociale avertie, si l'on veut que le paradigme
émergent de "développement centré sur
les individus" trouve son expression concrète dans
l'amélioration objective de la qualité de vie du
plus grand nombre.
Jusqu'à la fin du siècle et au cours du prochain, les pays doivent s'atteler à une vaste tâche commune en se dotant de moyens plus efficaces en matière de développement humain, afin de fournir une réponse appropriée aux nouveaux défis. La recherche en sciences sociales a donc pour mission de fournir des perspectives nouvelles pour aborder les problèmes qui se présentent. Comment les différentes sociétés peuvent-elles par exemple susciter un processus dynamique qui donnerait aux hommes et aux femmes les moyens d'acquérir, selon leurs talents et leurs aspirations, les connaissances, les compétences, les attitudes et le savoir-faire nécessaires pour accélérer le développement social et économique ? Quelles perspectives laisse présager pour l'emploi la mondialisation de l'économie ? Quelles nouvelles incidences la mondialisation pourrait-elle avoir sur la transformation des modes de travail ou la redéfinition de la division sociale du travail entre pays et à l'intérieur des pays, entre les individus ou entre les sexes ? Quelles conséquences les avancées spectaculaires de certains pays dans le domaine de la science et de la technologie (éléments-clé du processus de mondialisation) ont-elles sur le plan social et économique et à l'inverse, qu'implique un retard dans ces domaines pour les pays concernés ? Quels sont les défis - ou plutôt les difficultés - spécifiques aux pays moins industrialisés et à celles que l'on nomme les "économies en transition" ? Quelles sont les incidences d'une demande de compétences nouvelles sur les ressources humaines ? Comment les pays peuvent-ils renforcer et affermir le rôle des universités et autres instituts de recherche en tant que centres d'innovation ? Aperçu des activités en cours :Plusieurs projets traitant de questions relatives à l'un des trois thèmes de MOST sont actuellement étudiés par le Comité Directeur Scientifique et/ou révisés conformément à ses instructions. D'autres, en préparation, aborderont des thèmes aussi variés que le développement durable ; le conflit du Rwanda ; les transformations sociales dans les régions arctiques ; les incidences, dans la région Asie-Pacifique, de la diversité ethnique croissante due aux mouvements migratoires récents ; l'impact des processus mondaux en Amérique centrale et dans les Caraïbes. Dans chacune de ses éditions, la Lettre de MOST fera un point complet des projets en cours.Une série de conférences régionales et sous-régionales est actuellement organisée pour repérer les priorités et les manques de chaque région en matière de recherche et de politiques ou pour discuter de projets de recherche à grande échelle. Quatre réunions sont en cours ou ont déjà eu lieu : Ottawa, Canada (décembre 1993), Vienne, Autriche (février 1994), Bishkek, Kirghistan (octobre 1994) et Bangkok, Thaïlande (novembre 1994). D'autres sont prévues pour le premier semestre 1995, à Tromsö, Norvège (janvier 1995), Berlin, Allemagne (mars 1995), Copenhague, Danemark sur des questions relatives au développement social en conjonction avec le Sommet mondial pour le développement social (mars 1995), Buenos Aires, Argentine (juin 1995), ainsi qu'en Afrique, en Europe centrale et orientale, dans les Etats arabes et en Amérique centrale. Au chapitre du renforcement des capacités, l'Italie a pris l'initiative d'un projet visant à créer une université d'été de MOST. Le dossier est actuellement à l'étude. Dans le même domaine, un autre projet élaboré avec la collaboration de l'International Social Survey Programme (Programme international d'études sociales) vise à renforcer, dans les pays en développement, les capacités de recueil, d'enregistrement et d'analyse des données. Le volet renforcement des capacités va se développer progressivement jusqu'à assurer à de jeunes chercheurs une formation "sur le tas" et à apporter un soutien aux institutions scientifiques. Dans le cadre des "Contributions thématiques pour MOST", une série d'évaluations sur la recherche et les politiques dans les domaines suivants : le développement social durable, les villes, le conflit du Rwanda et les politiques publiques multiculturelles est en cours de préparation.
Secrétaire exécutif de MOST MOST au niveau national :En avril 1994, tous les Etats Membres de l'UNESCO ont été invités à créer leur propre groupe de liaison de MOST, afin de faciliter le développement du programme et le contact direct avec les chercheurs en sciences sociales et avec les décideurs institutionnels. Les adresses de
ces antennes du programme MOST peuvent être obtenues auprès
des Commissions nationales de chaque pays. La procédure
adoptée par la Norvège, qui est présentée
ci-dessous, intéressera sans doute les pays qui n'ont pas
encore constitué leur groupe de liaison.
MOST en Norvège : une initiative marquanteLa Commission nationale norvégienne a organisé le 14 juin dernier avec la collaboration du Centre de recherche norvégien un séminaire MOST auquel ont participé de nombreux représentants des universités, des établissements d'enseignement supérieur et des instituts de recherche norvégiens. Les comités finlandais et suédois du MOST étaient également représentés. Un rapport sur les activités de recherche menées en Norvège a été distribué au cours de cette réunion - une excellente initiative témoignant d'une grande activité dans le cadre des thèmes de recherche de MOST. D'autres Commissions nationales peuvent souhaiter imiter cet exemple. Au cours du séminaire, les discussions ont porté sur les différentes façons d'aborder les thèmes de MOST et sur la manière d'utiliser le vaste potentiel de recherche de la Norvège dans le cadre de ce programme. La Norvège pourrait coordonner ses efforts sur le thème des "études comparatives des conditions pour l'instauration de la paix et la reconstruction dans les sociétés multiculturelles et multiethniques en proie aux conflits". Le Comité Directeur Scientifique de MOST a estimé que ce sujet était parfaitement cohérent avec le thème I de MOST " Gestion des sociétés multiculturelles et multiethniques". La Norvège a également pris l'initiative d'organiser un séminaire sous-régional d'experts à l'Université de Tromsö en février 1995, avec pour objectif de mettre au point les bases théoriques et conceptuelles du thème III de MOST "La gestion locale et régionale des transformations économiques, technologiques et environnementales." Participeront essentiellement à ce séminaire des représentants des pays nordiques, du Canada et de la Russie.En 1994, la Commission norvégienne pour l'UNESCO en étroite collaboration avec le Centre national de la recherche poursuit ses efforts en vue de créer une antenne norvégienne de MOST. Dès 1995, le Centre national de la recherche assumera une part croissante de responsabilités en accordant son soutien à l'élaboration des projets ainsi qu'à l'établissement de réseaux norvégiens et internationaux. Allemagne : à la recherche de nouveaux modèles de développement durableEn cours de préparation, un projet international à grande échelle sur la viabilité planétaire et ses conséquences sur les modèles de développement. La première étape sera un atelier international en mars 1995, en Allemagne, qui permettra d'aborder des questions conceptuelles, méthodologiques et politiques, et d'élaborer la trame du projet. Le Ministère fédéral allemand de la Recherche et de la Technologie apporte son soutien à ce projet.Italie : projet d'Université d'été de MOSTLe groupe de liaison italien de MOST travaille en collaboration avec l'Université de Florence et le Secrétariat de MOST afin de créer une Université d'été de MOST, visant à donner aux jeunes chercheurs et aux décideurs des pays en développement une formation de haut niveau dans les domaines de la méthodologie sociologique, des techniques de recherche, et de l'élaboration des projets dans les domaines de recherche de MOST. Chaque session de l'Université d'été se déroulera, à partir de 1996, dans un pays en développement, choisi par MOST. Le pays-hôte pourra mettre ses installations à disposition.Les programmes d'aide au développement du Ministère italien des Affaires étrangères doivent assurer le financement de ce projet.
Pays disposant de groupes de liaison de MOST :Argentine, Australie, Autriche, Bénin, Burundi, Canada, Colombie, Costa Rica, Finlande, France, Islande, Iran, Italie, Japon, Jordanie, Malawi, Malte, Norvège, Pakistan, Philippines, République de Biélorussie, Russie, Slovaquie, Suède, Suisse, Thaïlande, Togo, Trinité & Tobago, Vietnam, Zaire.
Comment participer à MOST ?Les réseaux de recherche qui souhaitent participer au programme MOST doivent faire appel à leur Commission nationale pour l'UNESCO, qui leur fournira des informations détaillées sur les procédures de soumission des projets. Institutions et personnes privées peuvent également demander à leur Commission nationale de figurer au fichier de MOST, afin de recevoir cette lettre et autres renseignements concernant le programme. Les institutions appartenant à des Etats non-membres de l'Organisation, notamment les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, peuvent s'adresser directement au Secrétariat de MOST, à Paris, afin d'obtenir des informations sur les procédures de participation.
Réunions récentes ou en cours :Réunion sous-régionale
d'Asie centrale
Cette consultation avait pour objectif de faire le point sur les
principales questions qui se posent aux décideurs dans
le domaine des transformations sociales en Asie centrale. Bien
qu'avec des nuances qui leur sont propres, chacun des cinq pays
de la région, le Kazakhstan, la République kirghize,
l'Ouzbékistan, le Turkménistan et le Tadjikistan
vivent des transformations sociales et économiques rapides.
Celles-ci offrent une occasion unique d'examiner comment une recherche
orientée vers la prise de décisions peut aider ces
gouvernements à gérer les transitions en cours.
Le public de cette réunion était composé
essentiellement de chercheurs, de hauts fonctionnaires provenant
de ces républiques d'Asie centrale et de représentants
d'agences internationales pour le développement. Résultat
de cette rencontre : un avant-projet définissant les questions
à résoudre en priorité par les décideurs
et proposant des stratégies pour la formulation des politiques
dans la région. Le renforcement des capacités dans
le domaine de la méthodologie de la recherche et de l'élaboration
d'une politique publique fera l'objet d'une attention particulière.
|
To MOST Clearing House Homepage