UNESCO Social and Human Sciences
 
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UNESCO-MOST Programme
Commission nationale suisse pour l’UNESCO
Comité MOST

Projet villes, environnement et rapports sociaux entre hommes et femmes

Etat d’avancement des recherches
et deuxième séminaire général

Dakar, Sénégal, septembre 1998

Table des matières
  1. Rappel des étapes du projet
  2. Objectifs du séminaire de Dakar
  3. Description rapide du séminaire
  4. Evaluation globale du séminaire: contributions positives
  5. Difficultés rencontrées et insuffisances dans le fonctionnement du projet
  6. Construction du réseau des équipes de chercheurs
  7. Apport conceptuel du séminaire de Dakar: "l’empowerment"
  8. Problématique et méthodologie communes / Articulation des projets de recherche
    Annexes

1. Rappel des étapes du projet

Le projet MOST-UNESCO "Villes, environnement et rapports sociaux entre hommes et femmes" a été approuvé par l'UNESCO en Juin 1996. Il a démarré en juillet 1997 dès l’obtention des fonds de recherche. La première étape du projet a consisté en la préparation des conditions pour réaliser les divers projets de recherche (formulation des projets, constitution des équipes, acquisition de l’équipement informatique, préparation du travail de terrain). Cette étape s’est conclue par un séminaire général tenu en République Dominicaine en septembre 1997.

La période qui a suivi le séminaire de Santo Domingo a été utilisée par les équipes pour réaliser les enquêtes de terrain prévues. Cette étape de travail, qui s’est déroulée de manière variable selon les équipes, a débouché sur l’élaboration de rapports d’enquête préliminaires comprenant des recueils de données brutes. Pour la plupart des équipes, le travail de terrain n’est pas encore conclu. Dans l’une des régions (Amérique Latine), les trois équipes ont organisé une "rencontre régionale" pour échanger leurs expériences et mieux connaître et parfaire leurs démarches.

L’équipe de coordination pour sa part a suivi les progrès et difficultés des différentes équipes par courrier électronique, suggérant à chacune les réorientations nécessaires pour assurer la cohérence d’ensemble du projet de recherche.

La diversité des apports des équipes s'explique par leur trajectoire, leurs multiples engagements avec les acteurs sociaux, les spécificités de leur terrain de recherche, leur contexte socio-culturel et historique et a favorisé l'enrichissement mutuel. C'est pourquoi il a été décidé d’organiser un deuxième séminaire réunissant tous les partenaires, où l’étape de "terrain" alimente la réflexion et permette de produire de nouvelles idées communes. Cette rencontre servirait aussi à préparer l’étape suivante: l’analyse des résultats en fonction de concepts et de problématiques réajustées collectivement au cours de ces échanges. Ce deuxième séminaire général a été organisé par le groupe de coordination au Sénégal, à Dakar, en septembre 1998.
 

2. Objectifs du séminaire de Dakar

Le séminaire de Dakar avait plusieurs objectifs:

  • travailler à la comparabilité des travaux de recherche et réactualiser ensemble la  démarche scientifique;
  • développer la réflexion en croisant encore les thèmes "villes, environnement et rapports sociaux"
  • réfléchir à la question de la formulation de recommandations
Un objectif plus général était de mettre en commun les expériences sur le terrain durant l’étape écoulée, pour contribuer à atteindre les objectifs spécifiques énumérés ci avant.

Les échanges durant ce séminaire ont permis de repréciser ensemble les concepts sur lesquels sont bâtis cette recherche et d’ajuster la méthodologie de recherche. Le concept "d’empowerment", central à toutes les recherches, a été approfondi et orientera le travail d’analyse et la formulation des recommandations durant l’étape suivante.
 

3. Description rapide du séminaire

Le séminaire a eu lieu au Sénégal, pays d'une des équipes de recherche participant au réseau, du 19 au 26 septembre 1998. Le programme du séminaire (inclu en annexe) comprenait la présentation de chaque travail de recherche, suivie de questions et discussion avec l’ensemble du groupe sur l’avancement de chacun des projets; la visite du terrain de l’équipe sénégalaise; une visite d’un projet en dehors de Dakar où se développent des processus d’empowerment de femmes sénégalaises; des séances de discussion pour approfondir certains concepts et débattre certains thèmes.

Les exposés ont permis d’enrichir mutuellement la réflexion sur les travaux en cours, d’intégrer les suggestions des autres équipes, et de donner plus de sens au travail de recherche en réseau. Par ailleurs, l’effort de comparativité entre les différentes recherches a contraint chaque équipe d'observer son propre terrain avec des yeux neufs et d'ouvrir de nouvelles perspectives.

Les sorties sur le terrain ont été stimulantes pour contribuer à préciser certains concepts théoriques et la méthodologie de recherche et d’action. Le terrain de l’équipe sénégalaise, un quartier de la ville de Pikine, en dehors de Dakar, se caractérise par des problèmes d'insalubrité (inondations) et une insuffisance de services de base (collecte des déchets et assainissement), des rapports entre hommes et femmes en transformation, et un désengagement croissant tant de l’Etat que des hommes. Il a fourni de multiples éléments pour la réflexion sur les thèmes du projet et sur l'approche recherche-action. La journée à Kaolack, où une Mutuelle de Crédits de Femmes et l’Association de Promotion de la Femme Sénégalaise ont été visités, a également nourri la réflexion sur l’empowerment et les stratégies pour l’encourager.

Les participants au séminaire étaient les responsables des équipes de recherche, le responsable au niveau de l'UNESCO à Paris de ce projet, et les membres du groupe de coordination. Une nouvelle équipe, celle de la Roumanie, qui n’avait pas participé au précédent séminaire, nous y a rejoint avec profit.

Le groupe s’est réuni dans un hôtel regroupant toutes les équipes sur place. En dehors des réunions de travail formelles, l'équipe de coordination a pu travailler avec chacune des équipes, de sorte à approfondir tant des questions liées à la recherche (réorientations) que le règlement des questions pratiques (rapports financiers).
 

4. Evaluation globale du séminaire: contributions positives

Le fait de se rencontrer et d’avoir des échanges basés sur des terrains différents mais articulés autour de la même problématique a permis d’approfondir les liens entre les équipes de chercheurs et a stimulé les réflexions scientifiques. Les points de comparaison et la problématique d’ensemble sont apparus plus clairement, ouvrant mieux les pistes de réflexion communes.

Le séminaire a aussi permis de clarifier et de repréciser certains concepts ou méthodologies à la lumière des différentes expériences de travail de terrain. Il en a été ainsi des concepts "d’empowerment", de "genre" et d’environnement urbain.

Les équipes ont pris note de suggestions et de réorientations à introduire dans leur travail de recherche et/ou d’analyse, tant dans les discussions de groupe que durant les entretiens personnels avec l’équipe de coordination. Les discussions de face à face sur les projets restent irremplaçables, même si la voie électronique facilite les suivis...

L’équipe de coordination est d’avis que ce deuxième séminaire, tout comme le premier, a été non seulement un moment privilégié où chacun tire des enseignements des expériences des autres et offre la possibilité d'approfondir sa propre réflexion, mais est encore indispensable car il facilite le recentrage des projets sur une problématique et une méthodologie communes. Par ailleurs, il a permis d’harmoniser les étapes futures de travail pour aboutir au résultat final de manière coordonnée. Ces séminaires sont donc indispensables aux recherches collectives de ce type.
 

5. Difficultés rencontrées et insuffisances dans le fonctionnement du projet

Il a semblé au groupe de coordination que les temps d’échange informels ont été insuffisants durant ce séminaire. Le prochain séminaire devra veiller à éviter ce problème, car ces moments de rencontre et de sociabilité sont fondamentaux pour renforcer le fonctionnement et l'homogénéité du réseau.

Le séminaire a comblé une insuffisance constatée par tous, le manque d’échanges entre les équipes durant l’année, dû au fait que le réseau fonctionne principalement dans le sens équipe-groupe de coordination. En dehors des séminaires, les échanges scientifiques entre les équipes ont encore lieu de façon trop limitée, alors qu'il serait souhaitable de profiter des ressources d’Internet mises à disposition des équipes.

L'approche recherche-action est trop variable, allant de l'absence d'insertion sur le terrain (pas de travail et de réflexion conjoints avec les multiples acteurs pour analyser la situation et les changements à mettre en œuvre), jusqu'à l'extrême opposé, la confusion des rôles entre chercheurs et intervenants.

Au niveau méthodologique, il a été constaté que certaines équipes n'utilisent pas suffisamment les méthodes qualitatives d'enquête, comme les entretiens non-directifs, les interviews d'informateurs, l'observation participante. Pour homogénéiser la recherche collective des suggestions ont été faites pour remédier à cela (renforcement des équipes par d'autres chercheurs, insistance sur l'utilisation des méthodes qualitatives, suggestions pour l'approche recherche-action, etc.).

Durant le séminaire, le groupe de coordination a dû prendre à regret la décision de rompre la collaboration avec l’une des équipes, celle du Bénin, dont le travail de recherche était en décalage total avec les autres projets. Le groupe de coordination va proposer sous peu une autre équipe de recherche africaine, suffisamment avancée dans ce thème pour pouvoir intégrer tardivement le groupe.

Par ailleurs, durant l'année, quelques équipes ont rencontré des difficultés sur le terrain ce qui a entraîné, pour l'une d'elles, la nécessité de modifier son terrain, pour une autre, un éloignement de la problématique centrale. Une encore, intégrée en cours de route au projet, n’a pas encore pu combler tout le retard pris. Dans certains cas sont apparues des insuffisances au niveau de la composition des équipes de chercheurs, qui pourraient nuire dans la phase suivante (développement des enquêtes et analyse). Des propositions ont été faites par le Groupe de Coordination pour remédier à chacune de ces difficultés. La situation plus précise de chaque équipe est exposée plus loin.
 

6. Construction du réseau des équipes de chercheurs

En dehors du développement de la recherche en elle-même, la construction du réseau des équipes de recherche est un processus riche et intéressant à décrire. L'on y retrouve des écoles de pensée différentes, des contextes culturels, politiques et historiques variés, des trajectoires personnelles de recherche et/ou de militance diverses, ou s'ajoutent les facteurs personnels et le jeu des rapports de pouvoir dans les équipes. Ceci, conjugué à des terrains non-indifférents à ces situations de chercheurs, à des thèmes sensibles (comme les relations de genre ou les politiques urbaines), dans un contexte de crise qui peut engendrer de la violence, a créé des situations fort variables, avec des modifications en cours de recherche. Les rapports et la communication entre les équipes sont soumises à ces variables, affectés par l'idée que chacune des équipes a de l'autre, et créent des relations de pouvoir inter-équipes. Cet ensemble de questions rapidement évoquées produit des idées, des démarches et des analyses "trébuchantes", parfois conflictuelles et de toutes manières nouvelles et enrichissantes. La recherche collective n'est pas un processus neutre.
 

7. Apport conceptuel du séminaire de Dakar: "l’empowerment"

L’un des thèmes centraux des différents projets de recherche est celui de l’empowerment. Répondant à un souhait des participants, et pour assurer que l’approche de ce thème soit bien partagée par tous de la même manière, nous proposons d'en résumer les contours tels qu'ils sont apparus au cours des débats, et tels qu’ils pourraient servir d’axe structurant pour le projet.

L’empowerment se définit comme un processus de développement des capacités de négociation pour aboutir à une attribution plus équitable du pouvoir. Ce n’est pas un concept réservé aux "femmes", cependant dans l’étude qui nous intéresse, nous nous pencherons effectivement sur l’empowerment des femmes par rapport aux hommes, à différents niveaux, familial, local, global ou national. Cet intérêt ne repose pas seulement sur une revendication de rapports plus équitables dans la société entre hommes et femmes, mais il est utile de lancer l’hypothèse suivante: l'empowerment peut-il mener à une transformation de la société qui permette de rompre avec le développement inégal, non plus alors seulement en termes de genre mais plus général.

Cette question générale peut ensuite se diviser en plusieurs questions complémentaires:

7.1. • l’empowerment que l’on observe dans certaines situations est-il de type conjoncturel, ou est-il un empowerment de transformation ? s’agit-il, lors de la prise de plus grandes responsabilités des femmes par rapport aux hommes, uniquement de surtravail dans la sphère de la reproduction sociale, ou celle-ci mène-t-elle à une prise de conscience transformatrice ? à quelles conditions l’empowerment féminin constaté dans certaines situations (notamment lors de la participation dans des luttes sociales) est-il irréversible?

7.2. • quels facteurs font ou empêchent que la participation des femmes dans des organisations communautaires contribue à transformer leur perception et la réalité des rapports de pouvoir entre hommes et femmes, que ce soit au niveau micro (famille), méso (organisations) ou macro (national)?

7.3. • des conditions politiques favorables (comme une municipalité sensible à un empowerment des femmes) ont-elles une influence positive et définitive sur ce processus, ou celui-ci dépend-il fondamentalement et/ou exclusivement d’une transformation de la conscience de genre au niveau de la cellule familiale ? quelle influence exerce l’ouverture vers l’extérieur (de la participation des femmes) sur cette transformation de la conscience de genre chez les femmes et les hommes ?

7.4. • le développement économique et social actuel (crise économique, désengagement de l’Etat-providence et/ou absence de l’État, responsabilisation économique croissante des femmes au niveau familial, ...) accélère-t-il la transformation des rapports entre hommes et femmes et modifie-t-il le processus d’empowerment ? Comment se fait le passage d’un renforcement de la position économique des femmes à une modification des rapports de pouvoir ?

7.5. • par -rapport à la question urbaine, en quoi l'incorporation de cette variable de genre contribue-t-elle à des transformations, notamment dans la définition des politiques urbaines? Ce n’est pas la transformation des relations de genre en soi qui intéresse ici, mais de savoir en quoi celle-ci modifie la définition, la planification et la mise en œuvre de politiques de la ville. Comment se fait le passage du niveau "participation à des actions concrètes dans le domaine urbain" au niveau "vision plus générale", où peut être abordé le thème de la transformation de la société ? Comment s’est réalisé l’empowerment politique des femmes lorsque celui-ci s’est construit sur des propositions concrètes de transformations urbaines ?

7.6. • pourquoi et dans quelles conditions les femmes, plutôt que de s'organiser collectivement, se replient-elles sur des stratégies individuelles/familiales ("privatisation de la lutte")? Comment se traduit ce repli en termes de transformations des relations de pouvoir entre hommes et femmes et en termes de définition de politiques urbaines?

Cet ensemble de questions liées à l'empowerment englobe les interrogations propres à chaque projet de recherche, l'ensemble des réponses devant ensuite constituer un des apports originaux du projet global.
 

8. Problématique et méthodologie communes / Articulation des projets de recherche

En préparation du séminaire de Dakar, le Groupe de Coordination avait demandé à chaque équipe d'exposer, après une année de travail de terrain, sa problématique et sa méthodologie de sa recherche. Ces sujets, repris au cours du séminaire, ont été retravaillés au cours des diverses discussions pour définir une problématique et une méthodologie communes. L'articulation des divers projets s'est clarifiée à travers cet exercice.

problématique commune: le thème "empowerment" travaillé au séminaire de Dakar a servi à structurer la problématique commune. En effet, dans la diversité des terrains, même s'ils sont caractérisés par des traits communs (un environnement urbain soumis aux conséquences des crises économiques et des déséquilibres sociaux), prêter une attention centrale aux rapports sociaux entre hommes et femmes et à leurs transformations a permis de faire ressortir une préoccupation commune: les transformations dans les relations de genre vont-elles dans le sens d'un "empowerment" des femmes ou de leur surexploitation. Ces transformations modifient-elles les perspectives des villes et de leur environnement ?

La problématique commune des différentes recherches est bien l'analyse des transformations des relations de genre, à travers l'abordage de phénomènes révélateurs, différents selon les terrains, qui traversent les questions de l'environnement et de l'urbain (exemples: la lutte contre une inondation annoncée; la gestion de l'eau ou des déchets,...). Cette question mène à poser l'hypothèse plus large déjà énoncée: l'empowerment des femmes peut-il mener à une transformation de la société qui ne reproduise plus le développement inégal.

méthodologie commune: l'analyse de la transformation des relations de genre et de l'empowerment des femmes dans les villes ne peut être abordée par des enquêtes de type quantitatif. Les questions méthodologiques, qui avaient déjà été soulevées au séminaire de Saint Domingue, étaient particulièrement intéressantes à aborder à nouveau après cette première année d'enquêtes. L'approche recherche-action, que chaque équipe a essayé de mettre en œuvre en fonction de son expérience passée et de son insertion sur le terrain pouvait également être analysée avec profit après cette année de terrain.

A propos de la recherche-action, il faut rappeler qu'elle ne doit être confondue ni avec la recherche participative, ni avec la militance, où la recherche scientifiquement rigoureuse serait absente. Il s'agit d'une approche, où le fait de faire réfléchir et analyser la réalité par les acteurs eux-mêmes les met en situation de vouloir la transformer. Cette approche permet à la recherche d'être plus rigoureuse car les enquêtés peuvent vérifier les informations et analyses tirées des enquêtes; de ne pas couper la recherche des propositions de transformations de la réalité; et enfin d'impliquer les principaux intéressés dans la formulation et la mise en œuvre des actions.

Au niveau des enquêtes, l'application d'une gamme variée de méthodes de recherche qualitatives est fondamental: entretiens libres auprès d'un nombre limité de personnes; interviews d'informateurs et de l'ensemble des acteurs concernés; entretiens de groupe, observation participante, etc. Si pour certains sujets des questionnaires fermés peuvent avoir leur utilité, dans le cadre de ce projet il s'agit de privilégier les méthodes qualitatives. Or l'on constate encore des réticences de la part de certains chercheurs, une inquiétude à accepter que ces méthodes soient aussi scientifiques et rigoureuses que celles qui produisent des chiffres et des tableaux, données jouissant parfois, cela est vrai, d'une plus grande reconnaissance sociale. Le recours régulier à des enquêteurs qui remplissent des questionnaires est une des conséquences de cette attitude, alors qu'il serait souhaitable d'avoir, autant que possible, recours aux chercheurs les mieux formés pour effectuer ce recueil d'informations. Le souci d'avoir un équilibre dans les équipes de chercheurs tant en termes de genre que de spécialisation a également été souligné.

articulation des projets:

Le cadre général du projet, une problématique et une méthodologie communes, et un calendrier de travail conjoint doivent permettre d'élaborer une analyse comparative des projets articulés entre eux.

Cette articulation, telle que le travail déjà réalisé le laisse entrevoir, se présente comme suit:

- le projet en Argentine doit nous éclairer sur comment la participation des femmes dans des organisations communautaires pour des actions de type assistancialiste modifie leur rôle, leur participation aux décisions et actions à d'autres niveaux, les rapports de pouvoir entre hommes et femmes ("empowerment, question 6.2")

- le projet en République Dominicaine devrait nous faire comprendre si l'"empowerment" observé au cours des luttes sociales passées se confirme, ou si l'on revient à une situation de surcharge de travail des femmes; un élément dramatique nouveau, les conséquences du cyclone "Georges" qui a dévasté l'île en septembre de cette année, sera probablement révélateur ("empowerment, question 6.1")

- ailleurs, au Brésil, une municipalité engagée, favorable à la défense de l'environnement et à plus de justice sociale, notamment dans les relations de genre, nous permet de poser les mêmes questions dans un contexte politique différent; il permet d'étudier les conséquences de la participation de militantes féministes dans les instances du pouvoir sur l'incorporation de la variable de genre dans les politiques urbaines ("empowerment, question 6.3")

- au Sénégal, l'accroissement constant des responsabilités économiques des femmes et de leur prise en charge des problèmes au niveau communautaire pourrait être révélateur de modifications des rapports de pouvoir entre hommes et femmes au niveau familial, avec des conséquences qu'il faudrait analyser au niveau des quartiers et de la ville ("empowerment, question 6.4")

- au Burkina Faso, l'initiative de femmes d'assumer la gestion d'un service de base auparavant inexistant nous interroge sur leur rôle dans la définition, planification et mise-en oeuvre de politiques de la ville. Cette initiative concrète transforme-t-elle leur vision de l'organisation de la société et mène-t-elle à un empowerment politique ? ("empowerment, question 6.5")

- dans des contextes historiques, politiques et culturels fort différents, en Bulgarie et Roumanie, se posent des questions complémentaires, comme celle de comprendre pourquoi et dans quelles conditions les femmes se replient plutôt sur des stratégies individuelles pour faire face aux difficultés, et comment interpréter cette stratégie au niveau des transformations des rapports entre hommes et femmes dans la ville, sachant qu'il s'agit de sociétés en transition vers une économie de marché et affrontant une désorganisation importante des réseaux urbains ("empowerment, question 6.6").

Si un projet peut être plus concerné par une question que par une autre, néanmoins chaque terrain présente des éléments se rapportant aux différentes questions. C'est l'ensemble qui permettra, par l'analyse comparative et la complémentarité des éléments de réponse, d'apporter une contribution à cette question de l'empowerment dans le cadre de la ville et de l'environnement.


ANNEXES


ANNEXE 1: Liste des participants au séminaire de Dakar et adresses

Sénégal:

    M. Jean-Jacques Guibbert
    M. Mohamadou Abdoul
    Mme Pauline N'Diaye
    Mme Lucy Fané
    M. Ousseymou Fall
    M. Charles Mohamed Touré
Programme Prospective Urbaine, ENDA, B.P. 3370, Dakar
tel: 221 - 822 46 28
fax: 221- 822 26 95
e-mail: ppu@ enda.sn

Burkina Faso: Mme Kadidia Tall

03 BP 7170, Ouagadougou 03
tel: 226 -36 21 58
fax: 226-36 30 32
e-mail: kadital@fasonet.bf

Bénin: M. Albert Attolou
Mme Thérèse Ali

Université Nationale du Bénin, B.P. 526, Cotonou
tel: 229 - 35 10 92
fax: 229 - 30 02 56 ou 30 55 50
e-mail: attolou@syfed.bj.refer.org

Argentine: M. Alvaro San Sebastian
M. Norberto Inda

Gral. Enrique Martinez 542, 1426 Buenos Aires
tel et fax: 54-1-553 12 37
e-mail: asanse@fadu.uba.ar

Brésil: Mme Sonia Alves Calio

NEMGE, Universidade de São Paolo
adresse (home): rua Dr. Cicero de Alencar 96 , 05580 080 São Paolo SP
tel (home): 55-11-210 90 67
fax: 55 11 818 43 08
e-mail: cimulher@ax.apc.org

République Dominicaine: Mme Isabel Rauber

adresse (home): calle 15 n° 6809 entre 68 y 70, Playa, Ciudad de la Habana, Cuba
tel: 537 - 23 57 29
fax: 537 - 24 51 98
tel à Santo Domingo: 1809 - 685 43 88
e-mail: rauber@ip.etecsa.cu

Bulgarie: Mme Iskra Dandolova

Institut de Sociologie, Académie Bulgare des Sciences, P.O.Box 29, Sofia 1504
tel: 359 - 2 - 43 87 55
fax: 359 - 2 - 80 37 91
e-mail: dandolo-far@bgace5.uacg.acad.bg

Roumanie: Mme Cosima Rughinis

Université de Budapest, ICCV, Boulevard 13 Septembrie n. 13, Bucarest, sector 5
tel/fax: 40-1-411 48 05
tel (home): 40 - 1 - 630 13 51
e-mail: cosima@iccv.ro

UNESCO-Paris :
M. Germán Solinís
MOST-UNESCO
fax: 33 - 1 - 45 68 57 28
e-mail: g.solinis@unesco.org

Coordination suisse:

    Mme Yvonne Preiswerk
    M. François Hainard
    Mme Christine Verschuur

    ANNEXE 2: Programme séminaire de Dakar, 19-26 septembre 1998

Samedi 19 septembre
Arrivée des participants à l'hotel. Rencontre informelle

Dimanche 20 septembre
matin: Premiers contacts. Mise en perspective globale.
après-midi: Sénégal: exposé/discussion

Lundi 21 septembre
Visite de terrain à Pikine
Visite de Dakar en fin de journée

Mardi 22 septembre
matin: Amérique Latine: exposé/discussion (Rép. Dominicaine)
après-midi: Afrique: exposés/discussion (Burkina et Bénin)
soirée: Redéfinition projet Sénégal

Mercredi 23 septembre
matin: Amérique Latine: exposés/discussion (Argentine et Brésil)
après-midi: Europe de l'Est: exposés/discussion (Bulgarie, Roumanie)
soirée: Redéfinition collaboration avec Bénin

Jeudi 24 septembre
Toute la journée: visite de terrain à Kaolack
(Association de Promotion des Femmes Sénégalaises, Mutuelle de Crédit des Femmes)

Vendredi 25 septembre
matin: Analyse de l'avancement de l'ensemble des projets de recherche. Comparativité. Cadre commun pour le travail en 98-99
midi: Visite de Gorée
après-midi et soirée: Révision par équipe des projets de recherche. Règlement des questions financières par équipe.

Samedi 26 septembre
matin: Croisement urbain /environnement /genre. Problématique et méthodologie. Organisation du travail pour l'année 98-99.
midi: Fin du séminaire; départ des participants


ANNEXE 3: Progrès dans l'avancement des recherches par équipe

Argentine: Projet d'amélioration de l'environnement des quartiers défavorisés dans la ville de Campana

Le projet avance de manière très satisfaisante. Beaucoup de travail a été réalisé: réunions avec les différents acteurs, enquêtes de divers types, approfondissement de la problématique, et une somme importante de données a été recueillie et présentée. L'équipe semble bien insérée sur le terrain, les questions se sont précisées avec le développement du travail de recherche-action.

Diverses modifications ont eu lieu dans ce projet: l'équipe a été remaniée (décès d'un chercheur, intégration d'un nouveau chercheur), des événements politiques importants ont eu lieu (changements de majorité, élections de comités de développement), et un fait environnemental majeur, la perspective d'une inondation. Une grande mobilisation autour de ce dernier fait a mis en lumière les nouveaux rôles des "manzaneras" dans la prise en charge des problèmes environnementaux du quartier. Le programme des "manzaneras" a changé de nature en raison des changements politiques. Certaines femmes ont été élues au Comité de développement du quartier; leur rôle positif dans la lutte réussie contre les inondations semble être reconnu.

La question centrale dans ce projet , telle que cela a été clarifié lors du séminaire de Dakar, est la suivante: un projet de type "assistencialiste" comme celui des "manzaneras" peut-il se transformer en un processus d'"empowerment" des femmes participant à ce programme ? Si oui, qu'est-ce qui a permis d'en changer la nature ?

Responsable: Alvaro San Sebastian, CEA, Université de Buenos Aires.
Adresse: Gral. E. Martìnez 542, Capital Federal, 1426, Argentine.
e-mail: asanse@fadu.uba.ar

Brésil: Villes, environnement et rapports de genre: le cas de la municipalité de Santo André

Ce projet a rencontré de grandes difficultés. L'équipe a décidé de modifier le terrain de l'enquête, les chercheurs se sentant menacés dans le terrain initial. La recherche a maintenant lieu dans une "favela" du centre de la ville de Santo André. La favela se trouve sur un terrain situé sous des pylônes électriques de haute tension, une partie des habitants a été relogée ailleurs, la population restante lutte pour être elle aussi relogée dans de meilleures conditions. Le développement de la recherche a donc souffert un retard important, et reste encore à un point relativement embryonnaire au niveau de la favela même. Par contre, le recueil d'informations auprès des autres intervenants (services techniques de la mairie) est mieux fourni.

Diverses recommandations ont été transmises à l'équipe: mieux centrer la problématique sur un enjeu, et non un foisonnement d'enjeux; compléter la collecte de données par diverses méthodes, qui ne limitent pas à des questionnaires; développer une approche plus subtile qui n'écarte pas une partie des enquêtés; intégrer au mieux la sociologue qui a été contactée pour renforcer l'équipe; mieux différencier le rôle de chercheurs de celui d'intervenants directs, développer les rapports avec des associations de base. Il y a un décalage dans la durée des deux démarches recherche-action: l'action est un processus long qui ne doit pas pour autant laisser la recherche en attente.

Ce projet de recherche se situe dans un contexte particulier, avec une municipalité engagée, qui affirme vouloir contribuer à des améliorations environnementales et oeuvrer en faveur d'une plus grande justice sociale, notamment par-rapport au déséquilibre entre hommes et femmes. L'intérêt particulier de cette recherche pourrait être de savoir si ce contexte politique a une influence sur les transformations dans les relations de genre et l'amélioration de l'environnement étudiées dans le cadre de ce projet.

Responsable: Sonia Alves Calio, NEMGE (Noyau d'Etudes Femmes et Rapports sociaux de Genre), Université de São Pãolo, et Centre Information Femme.
Adresse: NEMGE, USP, Cidade Universitaria, São Pãolo, 05 508 900 SP
e-mail: cimulher@ax.apc.org

Santo Domingo: Problèmes environnementaux dans les quartiers de La Cienaga et Los Guandules, à Santo Domingo et relations de genre. Participation des femmes dans et avec l'organisation CODECIGUA.

Cette recherche se déroule de manière très structurée, avec une équipe qui travaille de manière collective et qui a des compétences complémentaires. Diverses méthodes d'enquête ont été utilisées, allant de l'observation participante aux questionnaires ouverts, interviews d'informateurs, entretiens de groupe, enquêtes auprès des associations de quartier et des techniciens d'associations militantes. Les contacts et le recueil d'informations auprès des responsables municipaux ou d'éventuels autres acteurs (entrepreneurs privés, église, etc.) font encore défaut. Des documents de réflexion et de synthèse des premières données recueillies ont déjà été fournis. Cependant, des présentations plus explicites des résultats des enquêtes de terrain ont été sollicités, en préalable à leur interprétation et analyse.

Cette étude devrait notamment apporter des réponses aux interrogations sur la participation des femmes aux organisations de quartier et ses conséquences éventuelles: transformations de la "conscience de genre", modifications des relations de pouvoir entre hommes et femmes au foyer et au niveau du quartier, influence sur la définition de politiques urbaines.

Un fait environnemental majeur, le cyclone "George", qui a dévasté l'île en septembre 1998, va modifier le cours de l'enquête et mettre en évidence de nouveaux faits sociaux. Il servira peut-être de révélateur des rapports sociaux entre hommes et femmes qui se mettront en place dans les associations de quartier.

Responsable: Isabel Rauber
e-mail: rauber@mail.infocom.etecsa.cu

Burkina Baso: Gestion des déchets urbains à Ouagadougou par une association dirigée par des femmes

Cette équipe, qui connaît très bien son terrain, a recueilli des informations de base (bibliographie, entretiens auprès de responsables politiques de différents niveaux), et travaillé à la formulation et à la réalisation de questionnaires fermés dirigés aux familles et aux responsables d'association et municipaux. Une certaine confusion de rôles au niveau du projet de développement et au niveau de la recherche a difficulté le centrage de la recherche sur une problématique et un enjeu clairs. L'équipe de recherche s'est renforcée, avec la participation de jeunes diplômés pour réaliser des questionnaires. Mais l'éventail de méthodes d'enquête est encore restreint, et l'équipe compte trouver une personne qui puisse contribuer au recentrage de la problématique, à l'application d'autres méthodes et à l'analyse des données.

En l'absence de données d'ordre plus qualitatif et du dépouillement des questionnaires, il y a encore peu à dire sur la progression de la réflexion dans ce projet. La question centrale, telle qu'elle est apparue au cours du séminaire, sera celle de comprendre dans quelle mesure l'initiative concrète de femmes pour remédier à une insuffisante gestion municipale des ordures peut mener à leur empowerment et influencer la définition et mise en oeuvre de politiques de la ville.

Responsable: Kadidia Tall
Adresse : 03 BP. 7170 Ouagadougou 03, fax (226) 36 30 32,
e-mail : Kadital@fasonet.bf

Sénégal: Recherche-action-prospective: Ville, genre, environnement à Pikine

Ce projet a du mal à centrer sa problématique, le séminaire a servi à la retravailler. Cela a entraîné des enquêtes également peu ciblées, et des méthodes de recherche incomplètes. Cependant cette étape a servi à faire progresser la réflexion au sein de l'équipe et à déblayer les informations de base. La recherche se centrera dorénavant sur l'évolution des rôles économiques des femmes dans la gestion d'une entreprise de traitement de poisson, dans un projet de ramassage d'ordures et dans la gestion des bornes fontaines.

Le projet s'interrogera sur la modification des rapports de pouvoir entre hommes et femmes en rapport avec l'évolution des rôles économiques des hommes et des femmes, au sein de la famille et au niveau plus élargi, et étudiera la forme que prend leur participation aux organisations de quartier, en rapport avec l'évolution de ces rôles politiques et économiques.

Responsables : Jean Jacques GUIBBERT et Mohamadou ABDOUL
Adresse postale : Enda Tiers Monde, Programme Prospective Urbaine,
5, rue Kléber, B.P. 3370, Dakar, Sénégal.
e-mail : ppu@enda.sn

Bénin: Assainissement urbain à Cotonou

La collaboration avec ce projet a été rompue en raison du décalage important du travail fourni par rapport aux autres projets, des difficultés internes de fonctionnement de l'équipe ainsi que de la qualité de la réflexion produite.

Bulgarie: Les enjeux d'une société en transition vers l'économie de marché: desurbanisation et transformation de l'identité de la femme urbaine et des rapports familiaux

Cette recherche a positivement évolué, la problématique et les thèmes traités ont été recentrés. De nombreuses enquêtes ont été effectuées, et sont en phase de dépouillement. L'équipe a progressé dans son approche des relations de genre, qui s'est affinée en conséquence d'études bibliographiques et des premiers résultats bruts de recherche. L'aspect qualitatif reste encore à développer.

Les éléments novateurs dans cette recherche proviennent du contexte, une société en transition, où les valeurs et les règles économiques et politiques sont en bouleversement. Les réseaux urbains et les problèmes environnementaux sont particulièrement affectés par cette situation.

La question telle qu'elle apparaît plus clairement est de comprendre pourquoi les femmes se replient sur des stratégies plutôt individuelles pour répondre à la crise, et comment est vécue la dégradation des rapports entre hommes et femmes auparavant -semblerait-il- plus égalitaires. Comment cette question se traduit-elle en termes de définition des politiques urbaines et de prise en compte des problèmes environnementaux.

Responsable: Dr. Iskra Dandolova, Institut de sociologie, Académie bulgare des sciences
Adresse: 15, rue San Stefano, 1504 Sofia, Bulgarie
e-mail: dandolo_far@UACG.ACAD.BG

Roumanie: Etude d'un bloc d'immeubles squattérisés du centre de Bucarest, à Zabrauti, et ses problèmes environnementaux; relations entre hommes et femmes

Ce projet se propose d'étudier une communauté installée dans des blocs d'immeubles squattérisés du centre de Bucarest, avec des conditions matérielles très déficitaires (installation illégale, problèmes d'adduction d'eau et d'électricité, occupation des logements en surnombre, mauvaise gestion des ordures ménagères, violence, etc.), et l'évolution des rôles entre hommes et femmes dans cette communauté.

Cette équipe de recherche a rejoint le réseau tardivement, et n'a pas encore comblé son retard. La variable des relations de genre doit encore être mieux appréhendée. De par le contexte historique, l'approche recherche-action n'est pas connue et demande à être travaillée. L'équipe semble solide et très disposée à combler ces insuffisances. Il y a encore peu à dire sur le contenu de cette recherche.

Tout comme la recherche en Bulgarie, les premier éléments montrent des approches individualistes pour faire face aux problèmes. Les intervenants extérieurs (dans ce cas des agences de développement des Nations Unies et la Municipalité) souhaitent avoir des éléments de compréhension pour encourager une participation de la population aux programmes d'amélioration du cadre de vie. Un élément nouveau est intervenu: la légalisation des contrats de logement. Par rapport à ce facteur, le projet pourra étudier comment évoluent les rapports de pouvoir et le degré de participation des femmes et des hommes aux programmes. Dans le cadre de notre projet de recherche MOST, l'interrogation centrale est de savoir pourquoi il y a cette stratégie de repli individuelle, si et comment les femmes interviennent dans la définition de programmes d'amélioration des conditions de vie et comment évoluent les rapports entre hommes et femmes dans ce contexte.

Responsable: Prof. Zamfir
Institut pour l'Amélioration de la Qualité de la Vie
Adresse: Bd 13 Septembrie n° 13, Bucarest sector 5
e-mail: cosima@iccv.ro


ANNEXE 4: CALENDRIER DES FUTURES ETAPES

Les divers travaux à présenter sont spécifiés dans le point "structure des rapports d'équipe et du document final" . Afin d'assurer que les travaux des équipes avancent au même pas, et pour permettre à la Coordination de préparer les documents de synthèse, il a été demandé à chaque équipe de fournir ses travaux selon un calendrier conjoint. Les premières parties (présentation globale du terrain de recherche, problématique et méthodologie de recherche) ont déjà été préparées par les différents équipes, notamment à l'occasion de la préparation du deuxième séminaire à Dakar. Il s'agit donc surtout d'une rédaction finale, où sont intégrées les éventuelles remarques retenues durant le séminaire.
 
1. Planification du travail de chaque équipe et présentation globale du terrain de la recherche  décembre 1998
2. Problématique et méthodologie de recherche février 1999
3. Méthodologie de recherche-action, présentation des différents acteurs et rapports entre équipe et divers intervenants  juin 1999
4. Mise au propre du corpus de la recherche août 1999
5. Premier jet des pistes principales d'analyse et de recommandations septembre 1999
6. Réalisation du troisième séminaire général septembre 1999
7. Rapport final  décembre 1999
 
Il reviendra au Groupe de Coordination de préparer les documents de synthèse entre chaque étape réalisée par les équipes. Le rapport final comptera des parties rédigées par le Groupe de Coordination (synthèses) et des parties élaborées par chacune des équipes.

Le séminaire final de septembre 1999 sera un moment de préparation de ce document final. Une synthèse des apports théoriques, incluant le croisement des thèmes de recherche et l'analyse comparative ainsi que les recommandations globales y seront discutés, pour constituer la réflexion et l'apport communs de ce projet de recherche.


ANNEXE 5: Structure des futurs rapports d'équipe et du document final

Le document final sera constitué de parties rédigées par chaque équipe et de parties rédigées par le Groupe de Coordination, basées sur les apports des uns et des autres durant toute la durée de ce projet (échanges par Internet, envoi de rapports intermédiaires, séminaires).

Chaque équipe produira divers types de travaux:

  • des contributions spécifiques que le Groupe de Coordination inclura dans une synthèse de l'ensemble des contributions par thèmes
  • le rapport extensif de sa recherche (en fin de projet)
  • une synthèse du corpus de recherche (à être inclue telle quelle dans le document final).
Chaque rapport extensif de recherche par équipe suivra le schéma suivant:
  • Première partie
    • Problématique
    • Méthodologie de recherche
    • Conception et mise-en-oeuvre de la recherche-action (avec présentation des divers acteurs en présence, insertion de l'équipe dans le terrain)
  • Deuxième partie
    • Description du terrain de recherche (contexte économique et politique, environnement urbain, groupes et rapports sociaux, -notamment relations de genre-)
     
  • Troisième partie: corpus de la recherche
    • présentation des données recueillies
    • analyse
    • conclusions
     
  • Quatrième partie
    • recommandations et formulation de politiques publiques
Le document final de l'ensemble du projet suivra le schéma suivant:
  • Introduction théorique.
  • Réflexions sur le croisement des trois thèmes (villes, environnement et rapports sociaux entre hommes et femmes) compte-tenu des différents terrains de recherche; problématique générale.
  • Présentation du travail collectif de recherche, méthodologie, approche de recherche-action.
  • Contribution de chaque équipe: synthèse du corpus de recherche des différents terrains.
  • Reprise et développement des questions centrales dégagées dans le point antérieur: apports théoriques.
  • Mise en commun des recommandations de chaque équipe et tentative de propositions générales.


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