UNESCO Social and Human Sciences
 
You are in the MOST Phase I website (1994-2003).
The MOST Phase II website is available at: www.unesco.org/shs/most.
 


 
Commission nationale suisse pour l’UNESCO
Comité MOST
Christine Verschuur et François Hainard
 

« RENCONTRE DE LA HABANA, CUBA »
DU PROJET MOST : VILLES, ENVIRONNEMENT ET RAPPORTS SOCIAUX HOMMES-FEMMES

12-17 novembre 2000
COMPTE-RENDU ET SUITE DU PROJET
également disponible en anglais

  1. Introduction
  2. Objectifs de la rencontre
  3. Déroulement de la rencontre
  4. Evaluation globale de la rencontre
  5. Bilan de la recherche
  6. Nouvelle problématique générale pour la suite du projet
  7. Bilan sur le fonctionnement du projet
  8. Suite du projet
  9. Diffusion des résultats
  10. Liste de participants


1. Introduction

Le projet de la Commission nationale suisse pour l'UNESCO "Villes, environnement et rapports sociaux entre hommes et femmes" a été approuvé par le programme MOST de l'UNESCO en juin 1996. Les recherches dans le cadre du réseau constitué de sept équipes de chercheurs se sont déroulées pendant trois années, de 1997 à fin 1999, et ont abouti aux premiers résultats en 2000. La publication finale se rapportant à cette recherche comparative est prévue pour la fin de l'année en cours.

Le programme MOST de l'UNESCO a proposé de réaliser fin 2000 une rencontre du réseau à Cuba, où se trouve l’une des têtes des équipes de recherche du réseau.
 

2. Objectifs de la rencontre de Cuba

Cette rencontre avait défini les objectifs suivants :

  • Faire un bilan de ce programme de recherche-action en réseau.
  • Elaborer une proposition afin de poursuivre la réflexion en réseau sur la manière d'incorporer les résultats des recherches dans la définition de nouvelles politiques publiques.
  • Définir les perspectives du projet: pistes prioritaires de recherche à approfondir en réseau, en correspondance avec les résultats des recherches, les priorités de MOST et de la coopération suisse, et actions.
3. Déroulement de la rencontre

La rencontre a eu lieu à La Habana, Cuba, du 12 au 17 novembre 2000. Elle a comporté :

  • Une présentation rapide des avancements de chaque équipe depuis le dernier séminaire à São Paolo, et un bilan général des recherches par équipe;
  • De brefs exposés des travaux ou programmes des personnes invitées extérieures au réseau: transformation du travail des femmes et mondialisation au Mexique, notamment avec une présentation de l'évolution de la situation dans les "maquilas"; programme "cités durables" de l'UNCHS/UNEP et intégration d'une perspective de genre; programme de l'Unité « Condition des femmes et égalité des sexes » de l'UNESCO;
  • Des visites dans les quartiers de La Havane, où la responsable de l'équipe dominicaine travaille aussi depuis plusieurs années et où des initiatives intéressantes de participation de la communauté à la rénovation des quartiers ont été développées;
  • Une table-ronde au siège du bureau régional de l'UNESCO pour l'Amérique latine, pour présenter les principaux résultats de la recherche;
  • Une analyse critique du fonctionnement du réseau;
  • La discussion sur les perspectives du projet, avec la très récente approbation ( deux jours avant la rencontre de Cuba) par la coopération suisse du principe d'une deuxième phase du projet;
Les participants à la rencontre (voir coordonnées en annexe) étaient les responsables des équipes latino-américaines et africaines, le responsable au niveau de l'UNESCO à Paris de ce projet, et les membres du groupe de coordination. La table-ronde à l'UNESCO – Cuba comptait sur la présence de plusieurs responsables municipaux ou universitaires cubains, des membres du bureau UNESCO, et une personne de l'EPF de Lausanne, de passage à Cuba, travaillant sur la problématique de la planification urbaine participative.
 

4. Evaluation globale de la rencontre

Les visites de terrain ont été intéressantes pour l'ensemble des participants, étant donné le contexte socio-économique et politique unique de Cuba. Ces expériences donnaient un éclairage nouveau aux questions posées dans le cadre de cette recherche.

Les échanges conceptuels durant ce séminaire ont été très riches et ont montré l'importance de la réflexion produite durant ces recherches, le renforcement des capacités de recherche sur ce thème de la plupart des équipes, l'importance du réseau et de la mise en commun des concepts sur lesquels est bâtie cette recherche, et la diversité des expériences des populations concernées par ces terrains de recherche.

Il est apparu clairement que la recherche approfondie, de type qualitatif, sur une longue durée, apporte un regard utile au travail et à la réflexion que peuvent élaborer des programmes opérationnels, qui n'ont pas ces mêmes perspectives. La vision qu'ont ces derniers sur les transformations sociales apporte de son côté des éléments différents et intéressants pour notre recherche.

L’équipe de coordination est d’avis que ce type de rencontre entre des chercheurs se penchant sur des processus de transformation de manière approfondie et des chargés de programmes, opérant sur des périodes plus ramassées, a tout à gagner de ces moments de discussion collective. Il n'a malheureusement pas été possible d'intégrer dans cette rencontre des responsables municipaux (techniques et politiques), ainsi que des représentants des organisations étudiées, comme cela était initialement prévu, car la confrontation d'idées entre ces divers acteurs semble nécessaire à l'engagement d'un débat sur la construction de nouvelles politiques publiques. Par contre nous avons pu compter sur la présence de nouvelles personnes des agences internationales de développement qui fut extrêmement utile.
 

5. Bilan de la recherche

Chaque équipe a présenté un bilan de la recherche effectuée dans le cadre de ce projet depuis trois années. Celui-ci a été présenté sous forme de réponses entre autres aux deux interrogations suivantes: quelle était la question de départ, quelles sont les principales conclusions. Le bilan sur le fonctionnement du réseau a fait l'objet d'un débat ultérieur.

Tirer de ces bilans les points communs et les interrogations nouvelles que suscitent ces confrontations d'idées, de terrains et de questions, dans cet échange rendu possible par la recherche en réseau, nous semble important pour formuler la nouvelle problématique qui guidera la suite de notre recherche.

  • Malgré leur rôle dans la définition et la mise en œuvre d'initiatives de gestion de l'environnement ou de gestion de la vie dans les quartiers, et malgré leur volonté d'être associées à la prise de décisions, les possibilités de participation des femmes aux côtés des hommes dans la vie publique se heurtent à des obstacles et à des résistances. Ces obstacles se situent aux niveaux identitaires, culturels, sociaux, économiques, politiques.
  • Lorsque des pratiques politiques sont identifiées, elles apparaissent de manière subreptice et en tous cas non reconnues, non légitimées. Ces pratiques ont par conséquent du mal à être institutionnalisées, pérennisées. Elles sont cependant des ouvertures importantes.
  • Dans cette recherche, où le politique ne se limite pas au domaine formel ni exclusivement public, des recherches ont montré que les changements (ou le maintien) des relations de genre au niveau domestique entraînent des effets au niveau public et inversement. Cela va dans le sens de notre hypothèse selon laquelle des changements dans les paradigmes de développement ne peuvent se manifester ou se confirmer que si les relations de genre se transforment elles aussi, et inversement.
  • Le rapport étroit entre les changements environnementaux et ceux des relations de genre doivent être croisés avec la question de l'accès plus équitable aux prises de décisions, notamment celles concernant l'environnement.
  • Des aspects comme le renforcement des capacités économiques ou le regroupement des femmes (organisations, fédérations, réseaux,…) ont une influence décisive mais non suffisante pour modifier l'accès inégal aux prises de décisions.
  • La formation reste un des éléments essentiels pour contribuer à lever les obstacles.
  • La volonté politique des autorités est un facteur favorable mais non suffisant pour assurer les transformations des relations de genre pour accéder à une participation plus équilibrée dans la vie publique. Il existe généralement une réticence à transférer de manière importante des compétences et du pouvoir à d'autres instances. Cela nous fera aborder la réflexion sur la gouvernance urbaine à travers le prisme du genre et de l'environnement.

6. Nouvelle problématique générale pour la suite du projet

Sur la base de ces résultats, le groupe a discuté les premiers éléments en vue de la constitution d’une problématique pour la suite de la recherche :

Analyser, sur la base des recherches effectuées sur les relations de genre et l'environnement urbain, les processus d'accès et de participation des femmes et des hommes aux prises de décision dans les villes, en particulier au niveau local et dans le domaine de l'environnement. Identifier les mécanismes permettant de soutenir l'accès des femmes aux prises de décision et la reconnaissance de leur place dans ce domaine. Pour ce faire, repérer les obstacles et résistances et les stratégies innovatrices inhérentes aux pratiques sociales qui interviennent dans la reformulation des politiques urbaines et favorisent une gouvernance urbaine propice à un développement urbain équitable, participatif et durable.

Le repérage des résistances sera central dans les recherches. Le problème des villes est en effet, davantage qu'un problème de moyens, un problème de gestion. Les autorités doivent jouer le rôle de "facilitateur" et non seulement de "pourvoyeur" de moyens : rompre les attitudes de dépendance, trouver des sources différentes de financement des actions, obtenir les autorisations nécessaires, sont des exemples d'une stratégie de renforcement des capacités de négociation des populations, et en particulier des femmes, actuellement écartées des lieux de décision.

Dans une recherche articulée autour de la notion de genre, il importe aussi de redonner toute la place qui convient à la valeur des visions et des rêves, inhérente à cette approche, et d'aborder les questions de manière holistique, conformément à la réalité vécue par les femmes.

L'environnement est un bon analyseur, qui permet - avec la notion de genre - cette approche transversale des pratiques sociales, autour des problèmes du quotidien, de la gestion des conflits, et finalement des difficultés d'accès aux décisions et à la définition des choix politiques.

Il faudra ainsi croiser plus systématiquement ces trois variables - l'urbain, l'environnement et les relations de genre-, et se pencher sur certaines questions spécifiques :

  • "scaling-up": comment obtenir une diffusion ascendante des stratégies innovatrices ayant une perspective de genre en matière de politiques environnementales urbaines
  • "mainstreaming" : comment généraliser l'intégration de la perspective de genre dans les prises de décision en matière de politiques environnementales urbaines
  • "indicateurs" : repérer et/ou construire des indicateurs permettant de mesurer la dimension de genre dans les processus de prise de décisions
En tant que projet de recherche-action, soutenir l'empowerment des femmes, les transformations des relations de genre, sans oublier les changements dans la construction de la masculinité, pour une gouvernance urbaine selon de nouveaux paradigmes de développement passera par des actions à trois niveaux principaux : le renforcement des capacités économiques, des capacités d'organisation et de la formation.
 

7. Bilan sur le fonctionnement du réseau

Comme dans tout bilan critique, les dysfonctionnements et carences ont été davantage soulignés que les aspects positifs. Au vu des résultats satisfaisants nous relèverons d'abord les contributions positives:

  • Le travail conjoint, favorisé par le réseau, a permis de mener une réflexion novatrice;
  • La recherche en réseau a été l'occasion d'organiser déjà quatre séminaires globaux et deux régionaux où ont été échangés des réflexions, idées, points de vue, méthodes, où ont été visités des terrains différents; ces échanges ont alimenté la réflexion et forcé l'ouverture vers d'autres approches et poussé à une lecture critique mutuelle, toujours enrichissante et fructueuse.
  • Des liens de travail et d'amitié se sont forgés, malgré les éventuelles dissensions, souvent liées à des problèmes culturels de communication. Ces liens favorisent la continuité du travail en réseau, peut-être sous diverses formes, mais en rapport les uns avec les autres. L'intérêt constant montré pour ces rencontres, le bilan positif qui est fait à la fin ainsi que le regret mutuel de quitter ces moments d'échange privilégiés en témoignent.
Plusieurs difficultés peuvent cependant être répertoriées :
  • La confusion des rôles de l'équipe de coordination, qui doit à la fois animer un réseau, diriger scientifiquement des recherches, et gérer l'administration d'un projet, est nuisible. L'aspect le plus négatif est la notion de contrôle comptable des dépenses de recherche, qui a entraîné chez certains un malaise ou le sentiment qu'il y aurait des rapports de défiance de la coordination envers les équipes.
  • Des problèmes techniques ont entravé le fonctionnement : manque de maîtrise des outils informatiques ; surcharge de courrier électronique ; difficulté de maîtrise écrite de la langue française; éloignement de certains terrains du lieu de résidence des chercheurs; rythmes de travail intenses parfois mal vécus par certaines équipes; budgets mal adaptés aux coûts de la vie dans certains pays;.
  • Il existe des objectifs établis pour la DDC et pour MOST. Si pour tous les deux, il est question d’apporter une contribution substantielle aux thèmes du réseau , il est tout d’abord souhaité de produire des connaissances. MOST insiste également sur les processus de constitution de réseaux de scientifiques, susceptibles d’appuyer à la prise des décisions et sur l'aspect "échange de connaissances". La DDC s'intéresse à la production de connaissances en réseau, pour influencer ses pratiques de coopération au développement et soutenir sa réflexion. Ces deux objectifs doivent être encore explicitement exprimés pour avancer en harmonie. Le renforcement des compétences est également un objectif partagé qui encourage le travail en réseau.
  • Au niveau des relations personnelles, certains éléments freinent le bon fonctionnement. Comme le réseau est relativement récent (avant la mise en route de ce projet de recherche, les équipes qui l'intègrent ne travaillaient pas ensemble mais avaient seulement des liens individuels avec la coordination), il faut compter sur un temps de mûrissement avant que le groupe ne fonctionne comme un véritable réseau. La composition de certaines équipes et les rapports intra-équipes ont parfois rendu difficile le fonctionnement régulier d'échanges vers l'extérieur de l'équipe au sein du réseau. Par ailleurs, les relations dans le réseau sont parfois traversées des rapports Nord-Sud et des rapports de genre, qui peuvent susciter un sentiment d'inégalité, même devant la recherche et induire une difficulté dans la communication.
  • Les différences entre les équipes ne sont pas reconnues. Or, les équipes du réseau doivent avancer au même rythme, car le décalage de l'une met en péril l'avancement de toute la recherche. Cela fait partie des tâches de la coordination d'y veiller, sachant que cela a été parfois mal vécu par certains, comme une forme d'imposition de rythme extérieur. Les conditions de travail différentes de chaque équipe entraînent également des difficultés : la plupart des chercheurs ne font pas partie d'une institution les rémunérant de manière stable, ce qui impose à chacun de multiples engagements pour assurer un salaire ou le fonctionnement de la recherche elle-même; la surcharge devient importante et nuisible au déroulement serein de la recherche.
Le réseau a eu un fonctionnement de type centripète, sans que les équipes ne développent suffisamment d'échanges entre elles. La coordination s'est surtout concentrée sur les réorientations scientifiques des rapports de recherche, ainsi que le suivi des exigences bureaucratiques. Les documents de réflexion et les rapports des différentes équipes mis en circulation par la coordination n'étaient que partiellement lus par les uns et les autres et ont rarement fait l'objet d'analyses ou d'observations critiques. Si le manque de disponibilité en temps est une explication, la cause doit surtout être recherchée dans le manque d'appropriation du réseau par chacun. Or le but du réseau est de créer une nouvelle forme de production et d'échanges de savoirs, une nouvelle culture du travail de recherche; il faut engager un processus d'autocritique de l'attitude de dépendance telle qu'elle s'est manifestée dans le réseau.
  • Le groupe de coordination réalise une somme de tâches et de responsabilités dont ne sont pas suffisamment informées les personnes liées au réseau, ce qui comporte le risque d'incompréhension des exigences de la coordination. La nécessité de garder une coordination centrale et une certaine verticalité pour certains aspects a été soulignée par les membres du réseau, pour orienter l'ensemble, garantir une rigueur scientifique, faire le tri dans les informations à faire circuler, garder les traces du travail et organiser les rapports avec ceux qui soutiennent financièrement le projet. Cela dit, la coordination doit œuvrer à ce que les observations critiques mutuelles se développent progressivement entre les équipes, de manière continue et non seulement lors des séminaires annuels.
Divers souhaits ont été émis pour rendre plus utile et efficace ce réseau : accroître la tenue de séminaires régionaux ; avoir des séminaires plus rapprochés; organiser des séminaires où seraient présentées des contributions formelles d'intervenants du réseau même ou extérieurs; encourager les possibilités de participer à d'autres séminaires sur des thèmes proches des nôtres; favoriser les échanges d'articles, de sites web intéressants; réserver davantage de temps pour les visites de terrains, qui sont considérés par tous comme un des éléments les plus enrichissants et utiles, et qui pourraient être organisées également selon d'autres modalités; se connecter à d'autres réseaux, ce à quoi chacun doit contribuer.

Il a été proposé d'élaborer une "charte" du réseau, afin de dépasser les carences constatées et améliorer son utilité.

Eléments pour une « Charte du réseau »

  • Les membres du réseau doivent s'approprier le réseau. Il est une propriété collective des équipes et de la coordination qui le composent. Il exige des attitudes proactives et non de type assistantiel. Ces activités consistent notamment à échanger de l'information, de la documentation, à rechercher des fonds pour le développement des activités, à contribuer à organiser des séminaires régionaux ou globaux.
  • Le réseau de ce projet MOST sera plus performant s'il est connecté à d'autres réseaux. En partageant l'information il s'enrichira. Chaque chercheur doit y contribuer.
  • Les observations critiques collectivement élaborées lors de la rencontre de Cuba doivent être prises en compte afin de remédier aux carences techniques , gestionnaires, scientifiques et méthodologiques
  • Le réseau ne se renforcera que par l'existence d'une confiance mutuelle. La performance du réseau est liée à sa capacité de gérer et de résoudre les conflits.
  • Il faudra valoriser de manière collective et individuelle la richesse du réseau, tant pour l'extérieur que pour chacun des membres constitutifs.
  • L'accord sur la grille conceptuelle commune est la condition du renforcement du réseau, qui passe par l'élaboration de savoirs construits par convergence. Le réseau s'articulera autour de la problématique commune et se développera autour d'une attente partagée, celle d'avoir, en tant que chercheurs, une incidence, une légitimité et un poids institutionnel différent grâce au réseau. La production et l'échange de connaissances dans ce cadre influence positivement la capacité de négociation des acteurs de terrain (inclus les chercheurs) face aux décideurs.

8. Suite du projet

Un nouveau projet de recherche-action va être élaboré ; il se basera sur les éléments mentionnés au point 5.

Au retour de la rencontre de Cuba, la coopération suisse a confirmé l'engagement financier dont nous pourrons disposer pour la suite du projet. Cette deuxième phase devra considérer trois aspects principaux :

  • Approfondir la recherche sur une problématique qui portera sur la compréhension des obstacles et des résistances à une participation équitable entre hommes et femmes dans les prises de décisions relatives aux domaines des politiques environnementales urbaines. Les thèmes d'empowerment et de gouvernance restent centraux dans la réflexion.
  • Soutenir la mise en œuvre d'actions par les populations locales, en rapport avec les recommandations de la première phase su projet.
  • Réfléchir collectivement au passage des recommandations aux constructions de nouvelles politiques urbaines prenant la dimension genre en compte.
La deuxième phase du projet portera sur quatre ans et comptera sur un financement du même ordre que la première phase (de trois ans). Les terrains seront pour certains différents pour répondre de plus près aux interrogations suscitées par les conclusions de la première phase. Les terrains doivent par ailleurs, dans la mesure du possible, essayer de coïncider avec les pays dits "de concentration" de la coopération suisse ou qui l'intéressent particulièrement en raison de leur potentiel comme "modèle".

Il est déjà acquis que Cuba sera intégré dans le projet, en raison du contexte particulièrement intéressant de développement participatif dans les quartiers et des contraintes spéciales qui pèsent sur l'environnement urbain. De plus, l'équipe travaillant sur la République dominicaine a déjà réalisé une recherche-action dans un quartier de La Habana, ce qui garantit que le terrain soit "en phase" avec les autres où une recherche-action est déjà en cours dans le cadre de ce projet. Elle pourra mettre à profit l'expérience acquise dans la recherche à Santo Domingo, que ce soit au niveau du renforcement des compétences de l'équipe (en partie composée des mêmes personnes) ou de certaines conclusions de l'étude.

Parmi les nouveaux terrains pressentis se trouve la Palestine, soutenue par la coopération suisse, où un groupe de recherche avec lequel nous sommes en rapport pourrait bénéficier utilement de notre soutien, et où le contexte particulier pourrait apporter des éclairages nouveaux à nos interrogations.

Les terrains en Europe de l'Est devraient être modifiés, pour s'adapter à la problématique principale définie lors de cette rencontre et pouvoir contribuer à la réflexion sur l'empowerment et la gouvernance. Ceci fait encore l'objet de discussions et de mises au point.

Les autres projets spécifiques (Sénégal, Burkina Faso, Argentine, Brésil) verront de légères modifications, mais plutôt en termes d'élargissement de leur rayon de recherche et d'action ou au niveau de la composition des équipes.

De nouvelles modalités de fonctionnement seront mises en place dans le cadre de ce nouveau projet pour aller vers une appropriation collective du réseau.
 

9. Diffusion des résultats

Dans notre projet, la diffusion des expériences de terrain et des analyses des chercheurs, notamment auprès des décideurs et praticiens du développement font partie des actions prévues dans cette recherche-action. Cette diffusion est en accord avec les directives du programme MOST, qui donne priorité à la communication des résultats en tant que mesure susceptible de contribuer à la construction de nouvelles politiques publiques.

Des propositions pour la diffusion des résultats de la première phase de la recherche ont été convenues à La Habana, allant dans le sens d'une responsabilité partagée. Un projet d'ensemble a été élaboré intégrant diverses propositions.

Public cible
Différents supports seront utilisés selon le public ciblé. Nous souhaitons nous adresser en priorité aux :

  • décideurs
  • communauté de chercheurs, réseaux
  • organisations de base et population impliquées
  • praticiens du développement, étudiants, spécialistes et grand public sensibilisé à la problématique du développement
Langues
Cette recherche a l'originalité de s'être déroulée en prenant le français comme langue de communication. Vu la rareté des recherches effectuée dans le domaine des relations de genre dans cette langue, nous donnerons une grande importance à la diffusion en français

Etant donné que plusieurs terrains sont situés en Amérique latine, région qui souffre également du manque de diffusion de travaux dans ce domaine une traduction en espagnol sera assurée. Enfin, de sorte à toucher l’ensemble de la communauté scientifique anglo-saxonne, noue publierons aussi en anglais.

Supports
Divers supports ont été suggérés au cours de la rencontre, tous choisis en fonction du public ciblé :

  1. Livre résumant les principaux résultats (150 pages): praticiens du développement et grand public.
  2. Ouvrage comportant l'ensemble des résultats des recherches (environ 300 pages): communauté scientifique.
  3. Brochure d'une cinquantaine de pages avec mise en page imagée: décideurs et agences internationales, organisations non gouvernementales.
  4. Articles de synthèse ou par terrain : public variable selon journal ou revue (à voir selon opportunités par chacun).
  5. Cassettes vidéos : deux types de présentation de l'information, selon si elle est destinée aux décideurs ou aux organisations de base.
  6. Publications pour les organisations de base.
  7. Plaquette présentant le projet et le réseau.
Coordonnées par Christine Verschuur et François Hainard, ces nombreuses propositions seront ventilées entre les différents membres du réseau.


LISTE DES PARTICIPANTS AU SEMINAIRE DE CUBA
12 à 17 novembre 2000

Sénégal: M. Karim Dahou
Programme Prospective Urbaine, ENDA, B.P. 3370, Dakar
tel: 221 - 822 59 83 / 24 96
fax: 221- 822 26 95
e-mail : karim@enda.sn

Burkina Faso: Mme Kadidia Tall
03 BP 7170, Ouagadougou 03
tel: 226 -36 21 58
fax: 226-36 30 32
e-mail: kadital@fasonet.bf

Argentine: M. Alvaro San Sebastian
Gral. Enrique Martinez 542, 1426 Buenos Aires
tel et fax: 54-1-553 12 37
e-mail: asanse@fadu.uba.ar

Brésil: Mme Sonia Alves Calio
adresse (home): rua Dr. Cicero de Alencar 96 , 05580 080 São Paolo SP
tel (home): 55-11-210 90 67
fax: 55 11 818 43 08
e-mail: socalio@altavista.net ; socalio@uniube.br ; SoniaCalio@aol.com

Cuba: Mme Isabel Rauber
calle 15 n° 6809 entre 68 y 70, Playa, Ciudad de la Habana, Cuba
tel: 537 - 23 57 29
fax: 537 - 24 51 98
e-mail: rauber@ip.etecsa.cu

UNESCO-Paris:
M. German Solinis
MOST-UNESCO
fax: 33 - 1 - 45 68 57 28
e-mail: g.solinis@unesco.org

Coordination suisse
M. François Hainard
Université de Neuchâtel
Pierre-à-Mazel 7, 2000 Neuchâtel, Suisse
tel : 41 – 32 – 718 14 25
e-mail: francois.hainard@seco.unine.ch

Mme Christine Verschuur
5 chemin des Vergers, 01210 Ferney Voltaire, France
tel: 33 – 4 50 40 10 17
e-mail : christineverschuur@compuserve.com

Autres participants extérieurs au réseau:

UNCHS - Kenya
M. Jean Christophe Adrian
UNCHS, Programme Cités Durables
P.O.Box 30030, Nairobi, Kenya
tel: 254 – 2 – 62 32 28
fax : 254 – 2 – 62 37 15
e-mail: Jean-Christophe.Adrian@unchs.org

UNESCO - Paris
Mme Lydia Ruprecht
Bureau de programmation stratégique, Division genre, jeunesse et groupes prioritaires
UNESCO, 1 rue Miollis, 75732 Paris Cedex 15, France
tel: 33 – 1 – 45 68 13 42
e-mail: l.ruprecht@unesco.org

Mexique
Mme Luisa Gabayet
Centro de Investigaciones y Estudios Superiores en Antropologia Social de Occidente
Av. España 1359, Col. Moderna, 44190 Guadalajara, Jal. Mexico
tel: 3 - 810 79 42
fax : 3 - 810 83 26
e-mail: gabayetl@foreigner.class.udg.mx
e-mail: Lgabayet50@aol.com

BUCO (Bureau de coopération suisse)-Cuba
M. Olivier Berthoud
coordinateur COSUDE à La Havane
calle 18, entre 1a y 3a, Miramar, edificio PNUD, La Habana
tel: 24 15 12, ext 57.
e-mail: habana@sdc.net


To MOST Clearing House Homepage