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PROJET MOST FINALISÉ
PROJET INTERNATIONAL DE RECHERCHE
| Le projet présent, agréé
par l'UNESCO en avril 1996, s'insère dans le cadre de son programme
MOST-Gestion des Transformations Sociales. A la lumière des
orientations du programme et, entre autres, du thème de la gestion
locale et régionale des transformations économiques, technologiques
et environnementales, le Comité Scientifique a sélectionné
et approuvé ce projet.
Objectifs du projet
Objectifs du projetLa mondialisation de l'économie et le développement des flux transnationaux se doublent de changements dans le rôle des Etats et de réélaborations des identités locales. L'intelligibilité de ces tendances et phénomènes suppose des recherches pluridisciplinaires portant simultanément sur líéconomie mondiale, les politiques nationales et les transformations sociales.
Le marché mondial des produits
agro-alimentaires, les politiques agricoles et les sociétés
rurales figurent parmi les principaux sites d'observation et d'illustration
de ces transformations et de leur interdépendance. La situation
régionale du bassin méditerranéen connaît
des mutations rapides qui relèvent soit du processus de
mondialisation de l'économie et des échanges, soit
des ajustements au niveau des relations entre les pays et les
groupes de pays, soit encore des réformes des politiques
des pays qui cherchent ainsi à adapter leur économie
au nouveau du contexte international.
Le projet entend contribuer à
la compréhension des mutations qui affectent les sociétés
rurales des pays arabes méditerranéens, à
la lumière des évolutions économiques de
la région et en rapport avec les transformations observables
dans les pays de la rive nord. Il répond à quatre séries complémentaires de considérations :
1. Conduire une approche comparée
entre sociétés des deux rives de la Méditerranée.
2. Entreprendre des travaux de terrain
et d'enquête permettant d'appréhender le rôle
et le comportement des acteurs.
3. Apprécier la portée
et les limites des développements les plus récents
du libre-échange :
4. Contribuer à la réflexion
des décideurs locaux sur les modalités d'insertion
dans l'économie régionale et mondiale. Dans cette
perspective, une place de choix serait accordée au rôle
des sociétés civiles dans la genèse et la
gestion des transformations des agricultures et des sociétés
rurales.
Méthodologieaire de référence
pays arabes méditerranéens
: Egypte, Jordanie, Palestine
pays tiers méditerranéens
de la rive nord : Turquie, Albanie pays membres de l'Union Européenne : Grèce, Espagne, Portugal, Italie, France options méthodologiquesLa pluralité des échelles postule non seulement le comparatisme mais également la pluridisciplinarité. A l'expertise des agro-économistes s'associeront les compétences d'autres spécialistes des sciences sociales : sociologues, anthropologues, historiens, géographes, politologues, juristes. L'analyse des phénomènes dans leur profondeur historique et dans leurs dimensions locales, nationales ou régionales, qu'elle emprunte la forme d'études de terrain ou de modélisations, privilégiera tout à la fois l'observation des acteurs non étatiques et la réflexion sur les capacités régulatrices des Etats.
En effet, les tendances significatives
des changements affectant le contexte international et les économies
nationales se traduisent, dans la plupart des cas, non point par
un désengagement des Etats mais par une mutation de leur
rôle et une nouvelle distribution des compétences
et des initiatives entre pouvoirs centraux et collectivités
locales, instances officielles et organisations non gouvernementales.
Axes d'investigationLes investigations se déploieront suivant cinq axes principaux :1. Les changements du contexte international induits par les accords multilatéraux et par les nouvelles donnes de la géopolitique régionale. 2. Le rôle régulateur, potentiel et effectif, des accords bilatéraux Union Européenne-Pays Tiers Méditerranéens : l'impact d'une libéralisation des échanges excluant les produits agricoles de son champ d'application immédiat. 3. Les capacités de médiation des États nationaux à travers leurs politiques agricoles. 4. Les ressources et contraintes stratégiques des acteurs des sociétés rurales au regard du nouveau contexte et leur capacité de négociation pour influencer les nouvelles décisions.
5. La contribution des formes de mobilisation
et d'intervention des agriculteurs et du monde rural à
l'expression et au développement d'une société
civile : la désagrégation des structures anciennes,
líémergence de nouveaux acteurs et de nouvelles
modalités díorganisation (communautés villageoises,
groupements ou associations de producteurs, associations de développement), líintervention díacteurs extérieurs
(ONG nationales et internationales).
DispositifLe projet est coordonné par M. Mohamed ELLOUMI, chargé de recherche, et le Directeur de l'Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain (IRMC), assistés sur le plan scientifique par un Comité de pilotage et de suivi.Il s'inscrit dans le prolongement d'une recherche collective conduite durant les trois dernières années sur le thème Politiques agricoles, stratégies paysannes et développement rural au Maghreb et en Méditerranée occidentale, dont les résultats sont en cours de publication dans la collection "Recherches sur le Maghreb Contemporain" de l'IRMC aux éditions Alif (Tunis). Il bénéficie ainsi des assises díun réseau de travail, actif et structuré, appelé à s'élargir et se développer à raison d'une équipe par pays constitutif de l'aire de référence. Chaque équipe, organisée elle-même en réseau, assumera la responsabilité de la mise en oeuvre, à l'échelle locale et nationale, des orientations du projet. Sous les auspices de l'UNESCO/MOST, un premier séminaire réunira à Tunis, au début de l'année 1997, les représentants de chaque équipe nationale. Il arrêtera, suivant un calendrier de travail de trois années (1997-1999), les modalités pratiques d'une stratégie d'exécution du projet en trois volets :
1. Inventaire et réalisation des
études de cas dans chacun des pays considérés
Les résultats scientifiques attendus
Les résultats institutionnels attendus
Transfert et diffusion des résultatsLe transfert et la diffusion des résultats seront réalisés principalement sous trois formes:
BudgetLe budget sommaire présenté ci-dessous se rapporte aux dépenses de fonctionnement de l'ensemble du réseau, à l'exclusion des frais de recherche de terrain exposés par chacune des équipes.
Il prévoit néanmoins
une dotation minimale en faveur de celles-ci pour leurs dépenses
courantes de fonctionnement. Le financement du budget sera assuré par une contribution initiale de l'UNESCO et des subventions sollicitées auprès d'organisations internationales et d'organismes nationaux.
Institutions impliquéesL´initiative du projet résulte de la coopération de plusieurs institutions et groupes de recherche. Elle vise l´élargissement et le renforcement progressif du réseau international sur le thème, fondé sur une conception ouverte et dynamique du réseau de chercheurs. Les institutions à l´initiative du projet disposent de nombreux correspondants stables dans les différents pays (France, Espagne, Portugal, Grèce et Italie) qui seront associés au réseau. Un effort sera réalisé pour identifier et intéresser des institutions et des chercheurs au projet dans les pays où la recherche sur le thème est encore peu développée.
Centre de recherche en économie appliquée au développement (CREAD) Institut supérieur d'économie (ISE, Sétif) Institut national agronomique (INA, El Harrach)
Au Maroc:
En Tunisie:
En Egypte:
En Jordanie et en Palestine:
En Turquie:
En Albanie:
Mohamed ELLOUMI et l'Institut de Recherche
sur le Maghreb Contemporain (IRMC) - Tunis
Carlos S. Milani, Division des sciences
sociales, de la recherche et des politiques
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