UNESCO Social and Human Sciences
 
You are in the MOST Phase I website (1994-2003).
The MOST Phase II website is available at: www.unesco.org/shs/most.
 


 

PROGRAMME DE RECHERCHE
IRMC/MOST

Mondialisation, ajustement et transformations
des sociétés rurales dans les pays arabes méditerranéens

recherche comparée avec la rive nord de la Méditerranée

Lettre de liaison n°1 - 1998


Le programme MOST-IRMC Mondialisation, ajustement et transformations des sociétés rurales dans les pays arabes méditerranéens est la suite directe de la recherche collective dirigée par Mohamed Elloumi dans le cadre de l’IRMC sur Politiques agricoles et stratégies paysannes dont les résultats ont donné lieu à publication en 1997. A cette occasion, les enjeux de la mondialisation sur le devenir des sociétés et des espaces ruraux du pourtour méditerranéen sont apparus de manière suffisamment patente pour engager l’IRMC à développer un nouveau programme sur ce thème, avec le soutien de l’UNESCO à travers le programme MOST depuis avril 1996.

La mise en place d’un réseau méditerranéen de recherche dans le cadre de ce programme correspond à un double souci, d’échange d’informations scientifiques et de promotion d’études de terrain, qui permettent d’évaluer à différentes échelles les modalités et les effets de la mondialisation et des politiques d’ajustement sur les sociétés rurales des pays arabes méditerranéens, en s’appuyant sur des comparaisons avec les pays de la rive nord.

La lettre du réseau, dont c’est la première livraison, amorcera la réflexion commune sur les notions qui charpentent le projet, favorisera une meilleure connaissance réciproque des équipes participantes, fera état des recherches de financement et des manifestations scientifiques liées au programme, et comportera une rubrique bibliographique.

C’est par un travail scientifique en réseau, dont la lettre est le manifeste et le produit, que pourront être restitués les "jeux d’échelle" de la mondialisation.

    Jean-Philippe BRAS
    Directeur de l’IRMC


 
Editorial

Lors de la rencontre de Tunis (20-22 février 1997) qui lançait le projet commun d’une étude sur la mondialisation, l’ajustement et les transformations des sociétés rurales méditerranéennes, les chercheurs présents étaient convenus de participer à l’élaboration d’une lettre de liaison.

La première livraison de cette lettre nous permet aujourd’hui de mesurer les résultats acquis depuis un an.

Dans une première phase, notre réseau, pour fonctionner, a dû recourir à la valorisation d’un potentiel scientifique constitué antérieurement.

Aussi la deuxième phase est-elle conditionnée par la recherche de financements spécifiques permettant aux différentes équipes de mener des enquêtes de terrain originales. Des démarches sont en cours auprès des institutions internationales et toute suggestion en ce sens serait bienvenue.

La vocation de cette lettre de liaison trimestrielle est d’engager et d’approfondir une réflexion commune sur les thèmes du programme, de connaître les activités et les publications des différents membres du réseau.

Son contenu, comme sa forme (1), est donc appelé à s’enrichir, grâce à votre concours, et elle ne saurait exister que par vos contributions et par les informations que vous souhaitez y inclure.

Ce bulletin devrait aussi, dans la mesure du possible, diffuser l’information sur des travaux récents ayant trait à la mondialisation, au monde rural et aux mutations des sociétés rurales méditerranéennes.

Dans ce premier numéro, nous avons souhaité, en particulier, clarifier quelques aspects du programme et, pour répondre aux suggestions de certaines équipes, faire ressortir les perspectives de travail en commun.

    Mohamed ELLOUMI
    coordonnateur scientifique du projet MOST/IRMC
1. Pour le logo et le sigle de la lettre du réseau, nous attendons vos propositions.


PROGRAMME DE RECHERCHE

Le séminaire de lancement, organisé à Tunis, les 20-22 février 1997 et qui a réuni les représentants d’équipes de recherche des pays de l’aire de référence, a abouti à l’explicitation de la problématique et à l’identification des axes de travail pour les années à venir.

De la mondialisation

La mondialisation est l’aboutissement d’un processus historique d’ouverture des économies nationales à la concurrence, aux capitaux, à la technologie et à l’information. Elle tend à généraliser les règles et les lois du marché. Mais cette ouverture résulte aussi, dans de nombreux pays, de la volonté des pouvoirs publics de s’insérer dans l’économie mondiale, afin d’en capter des bénéfices éventuels.

Au côté des autorités politiques nationales, les organisations monétaires internationales ont joué un rôle déterminant dans ce processus. Le F.M.I. et la BIRD ont orchestré la libéralisation des économies des pays en développement et leur insertion dans l’économie mondiale en encourageant la mise en oeuvre de programmes d’ajustement structurel.

Dans les pays industrialisés, ce processus a nécessité également l’ajustement des politiques nationales. La signature d’accords régionaux tend à faire face aux mutations de l’environnement international.

La mondialisation devrait donc se traduire par des transformations profondes des systèmes productifs nationaux et du marché du travail. Elle devrait induire une réorganisation des entreprises par leur organisation en réseaux d’unités de petites dimensions autorisant une gestion flexible de la production et de la main-d’oeuvre. Cette adaptation de l’allocation des ressources au nouveau contexte international aurait donc pour conséquence de réorganiser le tissu économique de chaque pays.

Cependant, la mondialisation ne se répercute pas de manière uniforme sur tous les pays, sur les régions d’un même pays, sur les groupes sociaux d’une société donnée. D’un pays à l’autre, ses effets diffèrent selon la capacité de celui-ci à capter les retombées de la croissance mondiale, selon le degré d’ouverture de son économie. D’après différentes estimations, il semblerait que les pays développés accapareraient entre 50 % et 80 % des bénéfices issus de l’augmentation des échanges internationaux. Ils seraient suivis, en ce sens, par les nouveaux pays industriels d’Asie. Les autres pays en développement ne récolteraient qu’une faible partie des gains escomptés de la mondialisation.

A l’intérieur d’un espace national, les régions les mieux intégrées à l’économie internationale et les mieux pourvues en infrastructures pourraient améliorer leur performance économique et profiter ainsi des effets induits de la mondialisation. Par contre, les régions démunies risquent d’être plus encore marginalisées du fait de l’aggravation de la concurrence et de la nécessaire compétitivité à laquelle elles ne sont pas préparées.

Les accords du GATT qui régissent les échanges commerciaux internationaux, devraient avoir pour effet d’augmenter le volume des échanges des produits agricoles, tout en exacerbant la concurrence, en provoquant une ouverture minimale des marchés à l’importation et surtout en renchérissant la facture alimentaire des pays importateurs. Or, la société rurale de la plupart de ces pays garde une importance considérable par son poids dans la population totale, par sa contribution au revenu national et à l’emploi.

Les différents accords qui donnent corps au processus de mondialisation auraient ainsi sur ces sociétés rurales des effets directs et indirects, la mondialisation renforçant l’intégration entre différentes économies, notamment au niveau régional.

Les axes de recherche

Le séminaire de lancement du programme (Tunis, 20-22 février 1997), en réunissant les représentants des différents pays méditerranéens, a permis de préciser la problématique et d’identifier trois axes de travail :

Axe 1 : les implications ou effets différentiels de la mondialisation par pays, régions et groupes sociaux ;

Axe 2 : les transformations des politiques publiques, de leur mode d’articulation avec l’environnement international et de leur capacité de médiation au regard du niveau local et des groupes sociaux ;

Axe 3 : les stratégies des acteurs telles qu’elles se déploient en relation avec les transformations de l’environnement national et international.

Axe 1 - Formes d’émergence de la mondialisation :
le GATT et/ou le PAS au regard de chaque pays

La conclusion des négociations de l’Uruguay Round et la création de l’OMC à Marrakech en avril 1994, constituent à la fois l’aboutissement du processus d'institutionnalisation de libéralisation des économies de la majorité des pays de la région et un nouveau départ pour la mondialisation des économies et des échanges.

Entamées en 1986 et conclues en 1994, les dernières négociations du GATT ont coïncidé avec la période de mise en oeuvre des Programmes d’Ajustement Structurel dans les pays du Sud et ont été pour beaucoup dans la mise en oeuvre de la réforme de la Politique Agricole Commune dans les pays de l’Union Européenne.

L’accord de Marrakech, vient aussi renforcer, approfondir et donner un cadre institutionnel aux orientations déjà contenues dans les PAS. Il confère en plus une portée internationale à des dispositifs qui, jusque là, étaient circonscrits dans les espaces nationaux.

Les accords du GATT comprennent des dispositions assez globales qui concernent l’ensemble des relations commerciales entre les pays, et des dispositions spécifiques au secteur agricole.

Les dispositions de premier type, même si elles ne touchent pas directement le secteur agricole, peuvent avoir des répercussions indirectes sur ce secteur tant dans le nord que dans le sud de la Méditerranée. Ainsi par exemple le démantèlement des accords multifibres (AMF) va-t-il complètement transformer le volume et les flux des échanges de produits textiles et de ce fait se répercuter sur l’emploi dans l’ensemble des pays et par effet indirect sur l’emploi agricole et rural.

Les dispositions qui concernent directement le secteur agricole comprennent trois principaux volets : l’accès minimum au marché intérieur, la réduction du soutien interne des prix agricoles et la réduction des subventions à l’exportation. En plus il faut signaler que les accords du GATT reconnaissent l’utilité des mesures sanitaires et phytosanitaires mais cherchent seulement à en contrôler l’usage.

Ces dispositions ne vont certainement pas se répercuter de façon uniforme sur l’ensemble des pays de la région. Ainsi, en ce qui concerne le secteur agricole et alimentaire, si les accords du GATT peuvent favoriser une concurrence plus loyale, ils suscitent toutefois deux inquiétudes, à savoir l’obligation d’un accès minimum de 3% qui constitue une ouverture risquée des marchés intérieurs à la concurrence extérieure et la forte probabilité de voir, sur un autre plan, le prix des produits alimentaires de base augmenter sensiblement (entre 3 et 30% selon les modèles et les hypothèses de base).

Sur un autre plan et pour certains pays, la conclusion d’accords de coopération régionale et/ou d’accords de partenariat constitue la recherche de moyens pour atténuer les retombées négatives de la mondialisation.

Si les effets des PAS et de la réforme de la PAC sont relativement bien étudiés, les accords du GATT et les autres accords de niveau régional n’ont pas encore donné lieu à des analyses synthétiques. Pour cela, il nous semble important que chaque équipe nationale de recherche fasse le point sur les questions que soulèvent, dans son pays de référence, les accords du GATT, ainsi que les autres accords de libre échange régionaux. Il s’agira, par la suite, d’en dégager des hypothèses sur les dispositifs qui sont mis en place en réponse à ces mutations au niveau national, par différents acteurs et groupes sociaux.

Axe 2 - Dispositifs étatiques et société civile

Partant de l’idée que les mutations de l’environnement international ne peuvent pas rester sans incidence sur le rôle et la fonction de l’État, nous nous proposons de vérifier le bien fondé d’une telle hypothèse, en considérant dans un premier temps les transformations des modalités et des instances de développement. Dans un second temps, nous étudierons les relations de l’État avec la société civile et notamment le rôle accordé aux différentes ONG.

Nouvelles interprétations du développement et mutation des instances de développement

Il s’agit de procéder à une analyse des politiques de développement engagées par les États dans les années 60-70 afin de rechercher quels sont les changements les plus importants en relation avec la mondialisation : l’État a-t-il tendance à abandonner les schémas globaux de développement pour être davantage attentif aux actions et initiatives locales ? Dans quelle mesure prête-t-il davantage d’attention au marché intérieur et surtout extérieur, abandonnant dans le même temps les objectifs d’autosuffisance alimentaire ? Dans quelle mesure les instances gouvernementales interviennent-elles pour réguler le marché ? Est-ce qu’ en réaction à la mondialisation, elles auraient tendance à pratiquer une politique plus libérale et plus ouverte ou au contraire à adopter de nouvelles mesures protectionnistes ? Peut-on parler de désengagement de l’État ? Dans l’affirmative, quelles sont les formes que prend ce désengagement et quelles en sont les traductions au niveau des politiques de développement ?

Nouvelles pratiques : modification des relations de l’État avec les différents acteurs sociaux sur le terrain

En relation avec les modifications de la politique de développement et des objectifs qui lui sont assignés et dans les cas où l’on observe une mutation du rôle de l’État, il importe d’étudier les nouvelles formes de régulation des relations entre les différents partenaires. Pour ce faire il s’agit de répondre aux séries de questions suivantes.

Quelles sont les formes de la politique fiscale et d’aide aux agriculteurs ? L’État a-t-il pris de nouvelles dispositions en vue d’encourager la formation d’organismes coopératifs ou d’associations ? Dans quelle mesure ces organisations sont associées dans la gestion des relations, voire des conflits, entre les différents partenaires au sein, par exemple, des filières de production ?

Quels discours l’État produit-il à l’intention des acteurs du monde rural (en termes de privatisation, de productivité, d’ouverture de marché, de compétitivité) ? Quels sont les messages transmis aux ruraux et notamment aux agriculteurs par le biais des organismes étatiques (comme par exemple les " vulgarisateurs " des ministères de l’agriculture) et celui des médias ?

Quel est le type d’intervention que l’État met en place à l’intention des " groupes sociaux fragiles " en milieu rural ? S’agit-il de programme d’aide ou de soutien à ceux qui sont ou qui risquent de devenir les nouveaux exclus du " système " ?

De nouveaux acteurs : les ONG, relais de l’État, expression de la société civile ou médiateurs autonomes ?

Dans le cas où l’on observe le désengagement de l’État de certaines fonctions, l’espace laissé ainsi vacant est occupé par des structures non étatiques. Il s’agit alors de caractériser ces ONG qui interviennent sur le terrain en milieu rural et d’identifier les fonctions qu’elles prennent en charge (production, collecte, information, commercialisation, etc.). Peut-on, en définitive, dresser une typologie de ces organisations en fonction d’un certain nombre de paramètres tels que leur type d’activités, leurs membres, leur relation avec l’État ?

Axe 3 - Relations entre mondialisation et dynamique des sociétés rurales : stratégies et pratiques des acteurs

Les agricultures méditerranéennes ont connu, au cours des dernières décennies des changements profonds que la mondialisation a accélérés en créant un nouveau contexte économique, social, politique et institutionnel de production et d’échanges.

La nécessité d’améliorer la productivité explique l’accroissement de l’intensité capitalistique dans l’agriculture de l’Europe méditerranéenne, la spécialisation, la concentration foncière et la diminution rapide des actifs agricoles. Ces transformations aussi rapides soient-elles, placent cependant les pays du nord dans des positions inégales au cours de leurs processus d’évolution. Il en est résulté un double dualisme, d’une part, entre les régions (plaines, bassin) présentant des spéculations intensives et à forte capitalisation et les régions marginales (montagnes, collines et plateaux intérieurs) et, d’autre part, entre les agricultures d’entreprise fortement spécialisées et les agricultures fondées sur des systèmes de production diversifiés et qui ont conservé un caractère familial.

Dans les pays de la rive sud, le problème de l’économie et de la société rurales se posent principalement en termes de dualisme agraire et de déséquilibres socio-économiques du monde rural. Ces deux caractéristiques demeurent les données constantes des campagnes par suite de l’absence ou de l’insuffisance de politiques de restructuration foncière profonde ou de développement économique et social global.

Par ailleurs, au moment où l’expansion du modèle productiviste se confirme, malgré ses inconvénients multiples, les agricultures des pays du Sud de la Méditerranée demeurent à des stades divers de la transition technologique ; avec des systèmes agraires où dominent des systèmes de production très hétérogènes, des modes de faire valoir pré-capitalistes, dont en particulier le métayage, des structures foncières peu adaptées aux exigences d’une agriculture moderne et compétitive et la surexploitation des ressources naturelles (eaux, sols, forêts, ressources pastorales...).

Sur le plan méthodologique, la recherche comparative sur les processus et les dynamiques agricoles et rurales sous l’effet de la mondialisation, aura intérêt à combiner les diverses échelles d’analyse.

L’approche macro-économique et macro-spatiale éclairera les modes d’articulation des agricultures du Nord de la Méditerranée dans l’espace européen, et les modes de régulation par la PAC. L’intervention de celle-ci entraînera-t-elle une inflexion des systèmes de production vers de nouvelles orientations productives et une spécialisation régionale plus poussée ? Ou permettra-t-elle au contraire le maintien d’une certaine diversité des systèmes de production et des structures agraires ?

Dans les pays de la rive sud, les politiques d’ajustement structurels et de mise à niveau, engendreront-elles des alternatives régulatrices au désengagement des États ?

A l’échelle locale, et micro-économique, l’approche comparative implique une analyse des changements majeurs se produisant au niveau des stratégies des acteurs intervenant au niveau des filières et des réseaux, des " systèmes exploitation-famille ", de la hiérarchie spatiale (espaces dynamiques, déprimés, intermédiaires) et des systèmes fonciers.

Au nord comme au sud de la Méditerranée, se pose par ailleurs le problème des modalités et des possibilités de développement des régions marginales. Au nord, ces régions sont en voie de dépeuplement, tandis qu’au sud, leur poids démographique demeure important malgré l’intensité de l’exode rural. Les opportunités de développement et d’insertion dans l’économie nationale voire mondiale sont-elles les mêmes : productions agricoles spécialisées (produits fermiers), tourisme vert, élevage extensif, entretien des milieu naturels, PME locales... Existe-t-il en définitive des possibilités de multiplication des emplois durables dans une perspective globale de maintien des activités économiques et de la population ?

Quels effet enfin aura la mondialisation sur l’évolution démographique des campagnes ?



 
LES PERSPECTIVES DE TRAVAIL POUR 1998

Si l’année 1997 a été celle de la mise en place du programme et de la création d’une dynamique de réseau, l’année 1998 sera celle de la mise en oeuvre des projets de recherche sur le terrain au niveau de chaque pays.

L’objectif des ces recherches étant de faire apparaître une synergie entre les différentes thématiques (la lettre du réseau pourra servir de support à cette dynamique). Dans cette perspective, il est suggéré à chaque équipe d’engager un débat préliminaire sur le concept de mondialisation (dans une perspective interdisciplinaire), de faire un bilan des travaux édités dans chaque pays en relation avec la mondialisation et, en parallèle avec cette réflexion commune, de conduire des recherches de terrain.

Organisation d’une table ronde à Tunis en novembre 1998

Pour l’année en cours nous proposons l’organisation d’une table ronde consacrée au thème mondialisation et sociétés rurales : état des questions et des recherches. Si les effets de l’ajustement structurel ou ceux de la réforme de la PAC sur l’agriculture ont déjà donné lieu à une littérature abondante, l’impact de la mondialisation sur les sociétés rurales reste peu abordé notamment dans les pays méditerranéens.

Les travaux sur la mondialisation et la libéralisation des économies portent en effet le plus souvent sur les échanges commerciaux et sur le tissu industriel des pays en question.

La compréhension des effets de la mondialisation sur les sociétés rurales pose en fait deux types de problèmes.

Le premier est relatif à l’objet même qu’est la mondialisation. Car, contrairement aux politiques macro-économiques décidées dans le cadre des Etats-nations, les contours de la mondialisation et les aspects qui ont un impact direct sur la société rurale sont encore flous.

Ainsi par exemple les accords de ZLE entre les PTM et l’UE qui ne concernent pas directement le secteur agricole et de ce fait leur impact sur la société rurale ne sera pas direct. Toutefois les effets de tels accords sont si importants sur les secteurs autres que l’agriculture que celle-ci risque d’être fortement perturbée. Il s’agit donc pour nous de pouvoir dans un premier temps saisir la signification de la mondialisation au regard des sociétés rurales des pays de la zone de référence de notre projet.

D’autre part la difficulté de saisir les effets de la mondialisation sur les sociétés et l’espace rural relève du fait que l’on a tendance à s’interroger sur des phénomènes nouveaux avec des outils anciens. Il s’agit alors de s’interroger sur les outils des sciences sociales et de leur capacité de rendre compte des évolutions en cours.

La mise en place de recherches de terrain

La phase actuelle de notre projet de recherche doit privilégier la mise en place de recherches de terrain au niveau de chaque équipe nationale.

Ces recherches devraient être centrées sur les stratégies des acteurs en relation avec les transformations de l’environnement national et international.

Il peut s’agir de stratégies d’acteurs collectifs : organisations professionnelles, associations de producteurs etc... ou encore de formes d’organisation faisant référence ou réactivant des types d’organisations anciennes. La promotion d’organisations paysannes peut être considérée comme une alternative au désengagement de l’état et à la forme des instruments d’intervention en milieu rural. Ces organisations peuvent être analysées dans d’autres cas comme une réponse des sociétés rurales à la libéralisation de l’économie.

Mais il peut s’agir tout autant de stratégies ou de comportements d’acteurs pris individuellement ou au sein de structures familiales plus ou moins larges.

La mise en place de ces recherches devrait tenir compte à la fois de leur importance comme réponses aux implications de la mondialisation et montrer en quoi elles illustrent l’articulation entre les modifications dans les instruments d’intervention de l’État en milieu rural et le fonctionnement des systèmes productifs.

Rencontre Jeunes chercheurs

L’idée de départ était de réunir pendant une semaine des jeunes chercheurs (doctorants) travaillant sur le thème de la mondialisation et les sociétés rurales dans l’aire de référence de notre projet. Cette rencontre devait regrouper à la fois les doctorants et des chercheurs seniors dans le cadre d’un séminaire avec, à la fois, des conférences sur le thème de la mondialisation et les sociétés rurales, et des présentations de projets de thèse ou de recherches post doctorales.

Les discussions avec différents membres du réseau ont fait évoluer cette idée dont la réalisation pourrait prendre la forme suivante : l’identification dans chaque pays de l’aire de référence d’un doctorant qui a pris comme sujet de thèse la mondialisation et la société rurale dans son pays d’origine. Autour de ces étudiants, une formation doctorale associant différentes universités sera mise en place (une note sera élaborée par Pierre CAMPAGNE pour présenter ce projet).

Dans l’immédiat il me semble que les deux propositions peuvent être combinées. Ainsi la tenue d’une rencontre jeunes chercheurs pourrait être le prélude à la constitution du groupe de base pour la mise en place de la formation doctorale. Les étudiants retenus suite à cette rencontre et qui sont intéressés par la poursuite de la formation constitueraient le groupe de la deuxième proposition.


INFORMATIONS DIVERSES

Calendrier des activités 1996-1997

* avril 1996 : le comité scientifique du programme MOST-UNESCO agrée le projet de recherche présenté par l’IRMC-Tunis

* 20-22 février 1997 : réunion de lancement et de constitution du réseau participation : Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte, Palestine, Jordanie, Turquie, Grèce, Albanie, Italie, France, Espagne, Portugal. Adoption d’une plate forme et élaboration d’une problématique commune

* mai 1997 : premier rapport d’orientation

* mai-juin 1997 : constitution des équipes dans chaque pays et définition des projets de recherche pour chaque équipe : la problématique élaborée à Tunis , lors de la rencontre de février 1997, a servi de base à l’élaboration d’un projet de recherche adapté aux spécificités de chaque pays et qui prend en considération la possibilité d’établir une comparaison avec les recherches des autres équipes.

* juillet 1997 : Participation de deux chercheurs de l’équipe tunisienne à la table ronde Effets de la mondialisation sur les populations marginales, organisée à Tunis par le Centre d’information des Nations Unies dans le cadre de la Journée mondiale de la Population. Les deux communications sont disponibles et peuvent être obtenues auprès du secrétariat de l’IRMC.

* 6 novembre 1997 : réunion du comité de pilotage MOST/IRMC à Tunis.

* 15 et 16 décembre 1997 : participation de huit membres du réseau au séminaire international sur les Sociétés rurales dans les pays du Sud de la Méditerranée organisé à Tunis, à l’occasion de la célébration du Centenaire de l’Institut National Agronomique de Tunisie (INAT).

* 17 décembre 1997 : réunion de travail entre les membres du réseau présents à Tunis, en présence du directeur de l’IRMC, pour discuter des thématiques de recherche et des modalités de fonctionnement du réseau. Deux thèmes devant structurer les activités de recherche du réseau ont été proposés : (1) La mondialisation au regard des sociétés rurales et des outils des sciences sociales ; (2) le rôle des organisations dans la gestion des mutations induites par la mondialisation.

* janvier 1998 : accueil et co-encadrement de Mlle Hamida BELGAIED, étudiante à l’Université de Montpellier dont la thèse porte sur Le comportement des agriculteurs dans les périmètres irrigués dans le contexte de la mondialisation.

* 23 janvier et 23 février 1998 : réunions du Comité de pilotage MOST - IRMC Tunis.

Les financements

Il est nécessaire de faire du réseau plus qu’un simple lieu d’échange d’expériences ou qu’un forum de rencontres. Afin d’impulser des recherches originales et susceptibles de se prêter au comparatisme, nous recherchons des financements conséquents capables de couvrir les besoins de fonctionnement du réseau et d’apporter un soutien aux équipes qui le souhaitent. Pour l’instant, nous pouvons compter sur une subvention de 15 000 dollars, accordée pour 1998 par l’UNESCO, dans le cadre du programme MOST. Ce soutien financier devrait pourvoir être reconduit en 1999. En accord avec les responsables du programme MOST, l’utilisation de la première subvention devrait privilégier les recherches de terrain. Trois équipes (hors Tunisie) recevront une aide de 5 000 dollars chacune pour mener des enquêtes sur un thème retenu en commun accord.

En outre, une stratégie de recherche de financement s’est déployée à plusieurs niveaux :

Au niveau de l’UNESCO : suite aux recommandations du secrétariat de MOST, plusieurs équipes équipes ont contacté les commissions nationale de l’Unesco. Les propositions de projet devait être soumises en février 1998 et plusieurs équipes ont reçu un accueil favorable (Tunisie, Maroc, Portugal, Espagne, France). L’Albanie, par contre, a eu une réponse négative. L’équipe jordanienne n’a pu prendre contact avec la commission nationale de son pays.

Au niveau international : une demande a été formulée à la Fondation Agnelli, une autre à la Fondation Ford (au Caire), mais la réponse a été, dans les deux cas, négative.

Notre demande auprès de la DG I de l’UE (Micro-action dans le cadre du MEDA) n’a pas encore obtenu de réponse.

Pour les organisations des Nations Unies (FNUAP, PNUD), l’équipe tunisienne a formulé une proposition auprès du FNUAP qui a montré une disposition à soutenir les activités du projet en ce qui concerne les aspects portant sur la mondialisation et la dynamique des populations.

A ce sujet il semble qu’une proposition au niveau régional a plus de chance d’aboutir auprès de ces instances que la proposition d’une équipe isolée. Il serait souhaitable de coordonner les demandes nationales de financement et de les regrouper à une échelle régionale.

Au niveau national : l’équipe tunisienne a soumissionné à un appel d’offre national dans le cadre du Programme National Mobilisateur de la recherche en science sociale et humaine (Financement du Secrétariat d’État à la Recherche Scientifique et à la Technologie). Elle a pu obtenir une subvention de près de 35 000 $ pour trois ans.

Nous invitons les responsables nationaux à nous faire part des démarches entreprises pour l’obtention de financement. D’autre part il nous semble qu’au stade actuel il est urgent que la recherche de financement soit développée de façon plus concertée et avec la participation du plus grand nombre possible d’équipes nationale.

Références bibliographiques

Cette rubrique a pour objectif de signaler des publications (articles, rapports ou ouvrages) qui nous semblent d’un grand intérêt pour les débats dans le cadre de notre réseau.
Nous souhaitons recevoir de votre part des bibliographies sélectives et, éventuellement, des notes de lecture qui seront insérées dans la prochaine livraison de la Lettre de Liaison.

Toutes les langues sont acceptées.

A terme, nous envisageons d’élaborer une base bibliographique sur la mondialisation et les sociétés rurales.


Appel à candidature
pour les recherches
de terrain

 

Trois équipes du programme bénéficieront d’une subvention de soutien pour la réalisation d’une recherche de terrain (voir problématique page 6). Nous demandons aux équipes intéressées de présenter un projet de recherche
comprenant, outre le titre,
un argumentaire,
le nom des chercheurs impliqués,
un planning de réalisation et les besoins de financement.

Les différentes équipes
de recherche sont invitées
à présenter dans les plus
brefs délais leur candidature.
Le comité de pilotage sélectionnera les propositions en avril 1998.
Seront privilégiées les équipes ne bénéficiant pas d’une subvention nationale
ou de moyens propres.


 
Présentation des équipes de recherche du réseau - janvier 1998
 
Les membres du réseau ont reçu, en mai-juin 1997, le premier rapport d’étape (dans sa version française), ainsi qu’une lettre d’accompagnement. A l’exception de l’Egypte et de la Palestine, les différentes équipes nationales nous ont communiqué les premiers éléments d’information sur leurs membres et les projets individuels de recherche.

Afin d’actualiser les informations sur les membres de chaque équipe nationale nous vous demandons de nous renvoyer, avant la fin mars 1998, la fiche jointe en annexe.

A L B A N I E

Coordonnateur : Adrian CIVICI, doyen de la Faculté d’Agriculture, Université de Tirana.
- Dir GËDESHIR, Centre d’études économiques et Sociales, Tirana.
- Androuaqi GJERGJI, ethnologue et anthropologue, Institut National de la Culture Populaire, Tirana.
- Ibrahim HAÇKAJ, bureau régional de la banque mondiale à Tirana.
- Dir KRISTO, chercheur en agronomie générale et environnement - Université agricole de Tirana, Faculté d’agriculture.
- Sabri LAÇI, Université de Tirana.
- Bari MUSABELLIU, économiste agraire, Université de Tirana.
- Majlinda OSMANLLIA, ministère des Finances, département des Analyses Macro-économiques.

A L G É R I E

Coordonnateur : Slimane BEDRANI, économiste, CREAD-Alger.
- Ahmed BOUAITA, agro-éconimiste, CREAD-Alger.
- Abdelmajid DJENANE, agro-économiste. Institut des Sciences Economiques-Alger.

E S P A G N E

Coordonnateur : Felisa Cena delgado, agro-économiste université de Cordoue.
- Eladio Arnalte, agro-économiste, université de Valence.

G R È C E

Coordonnateur : Dimitris GOUSSIOS, sociologue-géographe, Université de Thessalie.
- Constantin TSIMBOUKAS, agronome, Université Agricole d’Athènes.
-Theodossis ANTHOPOULOU, économiste-géographe, Université de la mer Égée.
- Stavriani KOUTSOU, agronome-sociologue, Institut Technologique de Thessalonique.
- Antonios MOYSSIDIS, sociologue rural, Université de Pantio d’Athènes.
- Alexandre KOUTSOURIS, agronome, responsable à l’Unité de développement rural, Agence de développement ANKA, et chargé de cours à l’Université agricole d’Athènes.
- Byron KOTZAMANIS, démographe, Université de Thessalie.
- Lionidas KAZAKOPOULOS, sociologue agricole, Université Agricole d’Athènes.
- Nikos KROMMYDAKIS, chercheur en aménagement et développement rural, Université de Thessalie.
- Prodromos MARKADIS, chercheur en aménagement et développement rural, Université de Thessalie.
- Marie-Noël DUQENNE, économiste-staticienne, conseiller au ministère de l’Agriculture - Athènes.
- Napoléon MARAVEGIAS, économiste, Université agricole d’Athènes.

E G Y P T E

Coordonnateur : Mohamed Hassen ABDELAL, Centre de Recherche Sociale, Université américaine du Caire.
- Reem SAAD, Centre de Recherche Sociale, Université américaine du Caire.
- Hania SHOLKAMY, chercheur.

F R A N C E

- Pierre CAMPAGNE, agro-économiste, Institut Agronomique et Méditerranéen de Montpellier.
Anne-Marie JOUVE, agro-économiste, Institut Agronomique et Méditerranéen de Montpellier.
- Florence JACQUET, agro-économiste, Institut Agronomique et Méditerranéen de Montpellier.
- Laure de CENIVAL, Solagral, Paris.

I T A L I E

Coordonnateur : Paola BERTOLINI, Faculté d’Économie Politique, Université de Modène.

J O R D A N I E

Coordonnateur : Mohamed Faiez TARAWNAH, anthropologue, Institut d’Archéologie et d’Anthropologie, Université de Yarmouk - Irbid.
- Ibrahem H. ABID, économiste, département d’Économie, Université de Yarmouk - Irbid.
- Anna-Christine JANKE, socio-anthropologue, Institut d’Archéologie et d’anthropologie, Université de Yarmouk -Irbid.
- Abdelaziz Ali KOUZAALH , sociologue, Université de Yarmouk -Irbid.
- Moâfak MOHADINE, chercheur.
- Fadwa Noamane Mohamed SAABI, chercheur.

M A R O C

- Najib AKESBI, économiste, Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II - Rabat.
- Mohamed MAHDI, sociologue, École Nationale d’Agriculture de Meknès.
- Ali ABIDAR, agro-économiste.
- Zoubir CHATTOU, anthropologue, École Nationale d’Agriculture de Meknès.
- Jeanne CHICHE, socio-géographe, Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II-Rabat.
- Larbi ZAGDOUNI, DDR, Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II-Rabat.

P A L E S T I N E

Coordonnateur : Kamal EL HABBASH, directeur général de la Planification, ministère de l’Agriculture.

P O R T U G A L

Coordonnateur : Fernando Oliveira BAPTISTA, agro-économiste, Universita de Técnica - Lisbonne.
- Fernando LOURENÇO, sociologue, Universida de Técnica - Lisbonne.
- Maria Carlos RADICH, historienne, Instituto Superior de Ciências do Trabalho e da Empresa-Lisbonne.
- Isabel RODRIGO, sociologue, Universita de Técnica - Lisbonne.
- Joaquim ROLO, agro-économiste, Instituto Nacional de Investigaçao Agraria- Lisbonne.

T U N I S I E

Coordonnateur : Mohamed ELLOUMI, agro-économiste. Institut National de la Recherche Agronomique de Tunis (INRAT), chercheur associé à l’IRMC.
- Ali ABAAB, chercheur, Secrétariat d’État à la Recherche Scientifique.
- Laurent AUCLAIR, agro-économiste, ORSTOM-Tunis.
- Mohamed-Salah BACHTA, agro-économiste, Institut National Agronomique de Tunisie (INRAT).
- Lilia BEN SALEM, sociologue, Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis I.
-Ridha BOUKRAA, sociologue, Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis I.
- Abdallah CHERIF, géographe, Faculté des Lettres de la Manouba - Tunis I.
- Raia CHOUBANI, juriste, Faculté de droit et des Sciences Juridiques de Sfax.
- Abdelkarim DAOUD, géographe, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Sfax.
- Alia GANA, sociologue, École Supérieure d’Agriculture de Mograne.
- Mohsen GARA, agro-économiste, Institut National de la Recherche Agronomique de Tunisie (INRAT).
- Mohamed HAMMAMI,agro-économiste, École Supérieure d’Agriculture de Medjez-el-Bab.
- Taoufik HARZLI, agro-économiste, Institut National Pédagogique et de Formation Continue Agricole- Sidi Thabet.
- Fethi HICHRI, sociologue, Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis I.
- Mustapha JOUILI, économiste, Institut Supérieur de Gestion de Sousse.
- Abdelmajid LACHNEB, agro-économiste, Centre National de Documentation Agricole-Ministère de l’Agriculture-Tunis.
- Nouredine NASR, agro-économiste, Institut des Régions Arides-Gabès.
- Khaled NOUICER, géographe, Faculté des Lettres de La Manouba - Tunis I.
- Mohamed Béchir SAI, agro-économiste, Institut de l’Olivier-Tunis.
- Zeyneb SAMANDI, sociologue, Centre d’Études et de Recherches Économiques et Sociales-Tunis.

T U R Q U I E

Coordonnateur : Ahmet SAHINOZ, économiste. Faculté des Sciences Économiques de l’Université de Hacettepe, Ankara.
- Ahmet SALTIK, coordonnateur d’opérations à la Fondation du Développement de Turquie.
- Aydin ÖNES, agro-économiste, Faculté d’Agronomie de l’Université d’Ankara.
- Bagünsen ERGENKON, anthropologue, assistant de recherche à l’Université du Moyen-Orient.
- Cüneyt OZANSOY, juriste, Faculté de Droit à l’Université d’Ankara.

Membres du comité de pilotage du programme

 
Lilia BEN SALEM, sociologue à la Faculté des Sciences Humaines et Sociales (Tunis I)
Jean Philippe BRAS, directeur de l’IRMC
Abdellah CHÉRIF, géographe Faculté des Lettres (Tunis I)
Mohamed ELLOUMI, Coordonnateur et chercheur à l’INRAT
Anne-Marie PLANEL, directeur adjoint de l’IRMC
 
Fiche d’information sur les membres du réseau

Nom : ......................................................................................................

Prénom : ..................................................................................................

Titre et qualité : ........................................................................................

Discipline : ...............................................................................................

Institution : ...............................................................................................

Adresse professionnelle : ...........................................................................

Tél : ........................................................................................................

Fax : ........................................................................................................

E-mail : ....................................................................................................

Thèmes de recherches en cours : ................................................................

................................................................................................................
 
Principales publications se rapportant aux thématiques du programme.


To MOST Clearing House Homepage