17.03.2017 - Africa Department

Triennale de l'ADEA 2017: Seule la décolonisation de l’éducation peut transformer l’Afrique (Only in french)

L’intégration des langues maternelles dans le système éducatif africain peut être un moyen de construire une nouvelle Afrique selon les participants de la triennale de l’ADEA 2017 sur l’Education et la Formation en Afrique. Ils se sont réunis, ce mercredi, au centre de conférence Abdou Diouf de Diamniadio sur le défi des moyens pour revitaliser l’éducation dans la perspective du Programme universel 2030 et de l’agenda 2063 pour l’Afrique.

Trois jours de réflexion durant lesquelles des décisions et des orientations vont être prises pour booster l’éducation en Afrique. Pour ces panélistes venus de divers horizons, l’éducation Africaine est malade et si cela continue, elle risque d’être conduite au cimetière.

Selon le coordonnateur de la triennale, Mamadou Ndoye, « l’éducation, c’est pour la transformation de la société et si elle doit faire cette mutation, elle doit être en interaction avec la société et tous les domaines. Et cela nous pose un autre problème, car nous avons des approches de planification et de mise en œuvre qui sont souvent sectorielles, nous n’avons pas encore appris à travailler au niveau multisectoriel or aujourd’hui , il faudra des approches intégrées qui vont demander des partenariats beaucoup plus larges avec les communautés de base, avec les entreprises, tout cela pour permettre à l’éducation d’avoir un impact sur la marche de la société », renseigne l’ancien secrétaire exécutif de l’ADEA.

Plusieurs de manquements de compétences à savoir les compétences techniques, professionnelles scientifiques et technologiques ont été abordés lors de la triennale de Ouagadougou en 2012 mais ces carences sont toujours d’actualité selon toujours M. Ndoye. "Toutes ces compétences doivent être corrigées pour promouvoir un leadership africain d’innovation pour construire les futures sociétés apprenantes et les futures économies du savoir, cela reste actuel aussi dans notre réflexion", a rappelé Mamadou Ndoye.

Ces trois jours de réflexion dans le cadre du Programme universel 2030 et de l’agenda 2063 dégagent une position commune pour la première fois, "pour revitaliser et renforcer l’éducation à tous les niveaux" selon Mataco, représentant de l’Unesco, qui poursuit en déclarant que « l’Agenda 2063 requiert des liens forts pour transformer les systèmes éducatifs africains hérités de la colonisation ».

A l’en croire, l’éducation africaine doit être décolonisée par l’intégration des langues maternelles. Cela va hausser le taux de la scolarité et accroître les niveaux et la qualité.

« L’éducation africaine est malade et si nous ne faisons pas des efforts, nous risquons de le conduire au cimetière », estime Wadrago venu représenter Moussa Faki Mahamat, président de la commission de l’Union Africaine. Selon lui, « l’union Africaine est le destin de l’Afrique et nous devons travailler pour atteindre les objectifs fixés et créer des conditions pour que l’éducation africaine se développe », a- t- il averti.

Le premier jour des travaux la triennale de l’ADEA a été présidé par le ministre de l’Enseignement supérieur Mary Teuw Niane et la secrétaire exécutive de l’ADEA, Oley Dibba WADDA. En effet, une table- ronde ministérielle et une session plénière seront au menu de cette journée de réflexion sur la revitalisation de l’éducation africaine.

Cheikh Makhfou Diop




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